Sons
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Cinévore24

446 abonnés 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2024
"-J'ai rien fait ! -Alors qu'est-ce que tu fous en prison ?"

6 ans après son très bon premier long, «The Guilty», un huis-clos en temps réel bien tendu comme il faut, le réalisateur danois Gustav Möller nous revient avec ce drame-thriller carcéral, traitant notamment du rapport de domination et de la bascule du sens moral dans cette zone grise, particulièrement glissante et dangereuse.

La talentueuse Sidse Babett Knudsen (La Fille de Brest, Westworld) y incarne avec conviction Eva, cette femme évoluant dans un décorum très masculin (dont on ne sortira quasiment jamais, renforçant le sentiment d'enfermement de nos protagonistes).

Gardienne bienveillante et professionnelle envers les détenus dont elle avait la garde, elle va se retrouver face à Mikkel, celui qui lui a enlevé son fils.
Déterminée à se venger et gardant ce secret pour elle, elle va être transférée dans la même unité, réputée dangereuse, que Mikkel, et dorénavant se résoudre à faire de sa vie un enfer, quitte à se mettre en danger, à transgresser les règles en place et à dépasser la ligne rouge.
Usant de son poste et de son uniforme pour avoir le dessus et soumettre ce détenu imprévisible et violent, elle va se retrouver prise à son propre piège, manipulée à son tour par celui dont elle a voulu se venger.

Portrait de 2 êtres emprisonnés chacun à leur façon, devant vivre avec leur culpabilité et leurs "fantômes", et où la notion de pardon semble perdue d'avance, une œuvre assez immersive et maîtrisée, mais où l'empathie a un peu de mal à se faire pour Eva, surtout au vu de ce qu'elle fait subir à Mikkel.
Quant à l'histoire, certaines facilités scénaristiques viennent impacter la crédibilité de son déroulé (a-t-on aussi facilement accès à tout, même dans une prison danoise ?), et celle-ci se perd un peu dans ce qu'elle voudrait vraiment nous raconter quand la bascule s'opère entre Eva et Mikkel et que leurs rapports évoluent dans une ambiguïté constante.
La structure narrative de son précédent film était, elle, plus maîtrisée dans son ensemble.

Un drame carcéral et psychologique que j'ai malgré tout bien apprécié (notamment grâce à son casting et sa réalisation), mais un peu fragile au niveau scénaristique pour en faire une œuvre véritablement marquante. 6,5-7/10.
evariste75
evariste75

210 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2024
Chef-d'œuvre absolu, film chrétien sur la rédemption, la vengeance, la "réinsertion"... Un véritable thriller psychologique qui se dénoue petit à petit... Sans vouloir dévoiler l'histoire, le film, c'est le titre! Décrit le milieu carcéral danois...
Sinaloc
Sinaloc

16 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2024
Vu en avant-première. Sons est un très bon film qui traite non pas de la vie carcérale, mais des relations gardes-détenus, notamment à travers l'histoire d'une gardienne de prison et d'un violent prisonnier, qui semblent être liés par quelque chose. L'histoire est très intéressante, avec des personnages plus complexes qu'on l'imagine, et le film ne souffre pas de beaucoup de lenteurs. Sons est ainsi un très bon film danois, et cela fait plaisir de voir ce genre de films qui nous rappellent toute la qualité que le cinéma danois a à nous offrir.
Artkolepsy
Artkolepsy

12 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2024
Découvert à Reims Polar. Après le brillant The Guilty, Gustav Möller signe de nouveau un film parfaitement maitrisé. 95% des réalisateurs se seraient laissés porter par des élans d'humanisme et de bons sentiments, nous dirigeant sans surprise vers un dénouement cousu de fil blanc. Chez Möller, on passe à tour de rôle de l'empathie à l'antipathie pour ses personnages, sans deviner l'issue de l'intrigue, grâce à un scénario écrit avec une précision d'horloger. Mention spéciale pour les 2 comédiens principaux.
Philippe Dussert
Philippe Dussert

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2024
Vu en avant première et grosse claque..film à la fois très sensible et très intelligent..avec des acteurs parfaits
Ca parle de vengeance et de pardon (avec soi-même), de parentalité et bien entendu de l'univers carcéral..
A voir..vraiment.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juillet 2024
Eva (Sidse Babett Knudsen) est une gardienne de prison qui aime son travail, pourtant ingrat, et l’exerce avec le plus d’humanité possible. Son comportement change du tout au tout à l’arrivée d’un nouveau prisonnier, Mikkel, incarcéré dans le quartier de haute sécurité où Eva réussit à se faire muter.

"Sons" est le deuxième film de Gustav Möller, auréolé par le succès de son premier, "The Guilty" en 2018. Il se déroulait en temps réel, dans un centre d’appel de la police. La même unité de lieu est respectée dans "Sons" qui ne sort quasiment pas de la prison où Eva travaille. Ce sentiment de claustrophobie est encore accentué par le format de l’image et par le son spatial.

"Sons" se déroule dans une prison, un lieu éminemment cinématographique et souvent filmé: "Un condamné à mort s’est échappé", "Le Trou", "Midnight Express", "Les Évadés", "Un prophète", "Dog Pound", "Ombline", "La Taularde", Éperdument"… sans parler de la série "Prison Break". Le plus souvent, la prison est vue du côté des taulards. Ici, c’est le point de vue d’une gardienne qui prévaut – comme dans le récent "Borgo" qui se déroulait en Corse et était inspiré d’un fait divers meurtrier.

Le film est tendu par une question : quel lien unit Eva et Mikkel ? Son titre nous a mis sur une piste, sans qu’on puisse avec précision en tirer des conclusions. La bande-annonce laisse planer le doute et le première moitié du film aussi. Lorsque la réponse se dévoile, Sons prend un tour différent. Le spectateur n’est plus suspendu à une question sans réponse mais à une situation dont le film explore désormais les développements. Il est difficile d’en parler sans dévoiler cette fameuse réponse, sinon pour dire que le pluriel de son titre nous offre une clé d’explication.

"Sons" est un film oppressant et puissant. Est-il totalement crédible ? je ne connais pas assez le milieu pénitentiaire et ses usages pour l’affirmer ; mais j’ai trouvé que les libertés que s’autorisait Eva sur la personne de Mikkel dépassaient largement ce qu’un gardien est en droit de faire. Deuxième réserve : j’ai trouvé peu crédible le changement de comportement d’Eva dans la seconde partie du film, qui abandonne soudainement le sadisme dont elle avait fait preuve jusqu’alors.

Reste l’interprétation remarquable des deux acteurs, qui réussissent l’un comme l’autre à faire passer toute une gamme d’émotions dans un jeu pourtant tout en retenue. Chez Eva, le désir de vengeance et la compassion ; chez Mikkel, la violence rentrée qui menace à chaque instant d’exploser et la fragilité du gamin mal dégrossi.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2024
Après le brillant exercice de style qu'était The Guilty, le cinéaste suédois-danois Gustav Möller reste déterminé à faire frissonner son public avec son deuxième long-métrage, Sons, à l'écriture et à la mise en scène tout aussi incisives. Il faut avouer, cependant, que certaines situations posent question, quant à leur crédibilité, dans cette confrontation hostile entre une gardienne de prison et un taulard terrifiant. Mais puisqu'il ne s'agit pas d'un documentaire sur l'univers carcéral en Scandinave, accordons à la fiction le droit de prendre la liberté de parfois passer outre au peu de vraisemblance d'une poignée de scènes. Car pour ce qui est de la tension et de l'absence de temps mort dans son quasi huis-clos en quartier de haute sécurité, Sons est rarement pris en défaut. Le film ne montre jamais la matonne en dehors de l'exercice de ses fonctions, taisant une vie privée que l'on devine sans plaisir, pour une raison qui est révélée relativement tôt. C'est un film aimable comme une porte de prison, mais qui sait nuancer de touches de gris sa noirceur qui serait sinon insoutenable. Sons a été écrit pour l'immense Sidse Babett Knudsen, absolument prodigieuse de bout en bout et dont la prestation vaut presque, à elle seule, la peine de s'aventurer dans les geôles du désespoir.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2024
Le film est un huis-clos carcéral absolument haletant et époustouflant dans la rigueur de sa réalisation, au plus près des personnages et de leurs sentiments. Car c’est bien la psychologie des personnages qui fait tout le sel du film. L’actrice principale vue dans Borgen est sidérante dans le rôle de gardienne de prison agie par des éprouvés intenses et ambivalents. L’acteur principal est lui aussi tout-à-fait exceptionnel passant de la rage à des émotions plus complexes. Le film laisse des traces durables tant le scénario et les dialogues sont tendus à l’extrême. Pour moi un réel chef-d’œuvre.
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2024
Gustav Möller est un réalisateur sans concession qui livre une fois de plus ici, à l'instar de "Den Skyldige " un film dense, sans pathos ni facilité scénaristique. Sans musique, clinique, le film livre une confrontation dure et poignante entre une mère de famille, gardienne de prison ( Sidse Babett Knudsen est une fois de plus remarquable ), et un nouveau détenu qu'elle reconnait aussitôt. Son monde va alors vaciller, entre vengeance et pardon. Violent, cru, ce face à face nous parle de mémoire, de rédemption, du devoir d'avancer. D'une force rare...
ls___m
ls___m

5 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2024
Film incroyable, l’intrigue est très bien menée tout le long du film. On y croit et on ne décroche pas du film. La photographie et surtout le son sont spectaculaires. Le réalisateur tient à merveille ce projet
Jean-Luc Macé
Jean-Luc Macé

18 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 juin 2024
Sans dévoiler le nœud de l'intrigue, je n'ai pas réussi à entrer dans ce film, plusieurs incohérences manifestes m'en ont empêché. Dommage !
folyr
folyr

37 abonnés 72 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juillet 2024
Invraisemblances du milieu carcéral, incohérences psychologiques, tout le long du film, scènes incrédibles au point d'être risibles, malgré le talent de Babett Knudsen, c'est un ratage complet,
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juillet 2024
"Sons" en compétition cette année à la Berlinale est un drame carcéral avec des qualités. En effet le réalisateur danois Gustav Möller (The Guilty) livre aux spectateurs un huis clos carcéral anxiogène, parfois puissant avec une Sidse Babett Knudsen est méconnaissable en surveillante implacable qui dissimule un secret et met en scène sa vengeance à travers un jeu diu chat et de la souris insidieux et sadique il est dommage que l'ensemble ne soit pas toujours convaincant et perde en crédibilité.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2024
Le film débute aussitôt avec une austérité froide et clinique, au sein d'une prison qui l'est de façon logique avec une matonne qu'on devine expérimentée mais aussi brisée par un secret qu'on aura deviné avant même la séance, et qui explique qu'elle semble s'être réfugiée dans le travail. On reste un peu perplexe par son abnégation et le soin professionnel de cette femme alors même qu'on imagine que ça doit être quasi antinomique et paradoxal de vouloir aider ou du moins être humaine avec des individus qui lui renvoie évidemment le souvenir douloureux d'un drame intime, mais pourquoi pas, à chacun sa croix ?! Une croix, un fardeau qui se confirmera ensuite. Prenant et sous tension l'immersion dans la prison est d'abord impressionnant par contre, certains passages semblent en 2024 dans une démocratie européenne peu plausible comme une gardienne seule qui surveille un détenu entièrement dénudé (?!). Après "The Guilty" Gustav Möller signe un nouveau film impressionnant de maîtrise surtout sur la dimension psychologique, juste un peu dommage que certaines scènes soient trop démonstratives et hors réalismes techniques.
Site : Selenie.fr
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2024
J'avais adoré The guilty qui est parvenu à faire d'une conversation téléphonique un film incroyable. Ici Moller nous plonge dans le milieu carcéral qui reprend cette notion de huis-clos, et il maîtrise bien la chose ! La bande-annonce et le titre nous laisse à penser qu'il existe un lien entre la gardienne et le prisonnier, mais quel est-il ? Que s'est-il passé ? Pourquoi ? C'est ici que tout l'interêt se trouve. Malheureusement, dès lors qu'on connaît la réponse, la tension disparaît, une autre approche apparaît et qui est moins accrocheuse. Un très bon film, très nordique et puissant.
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