Le film accroche tout de suite grâce au descriptif précis et réaliste de l’univers carcéral. S’ajoute une intrigue dure et en tension, portée par l’actrice principale, surveillante de prison qui exprime à la fois une retenue douloureuse, une agressivité dangereuse, un manichéisme désespéré, de la souffrance toujours. Lorsqu’on pense avoir compris, on se retrouve avec d’autres questions, subtilement amenées par le réalisateur. La culpabilité hante tout le film. Une séance tendue.
Eva gardienne de prison exemplaire fait soudain face à un dilemme lorsqu'un jeune homme qu'elle a reconnu est transféré dans l'établissement pénitentiaire où elle travaille. Sans dévoiler son secret Eva sollicite sa mutation dans l'unité de ce nouveau détenu. Qui est Iversen Mikkel qui perturbe notre irréprochable gardienne de prison qui ne semble ne pas avoir de vie en dehors de ces murs gris et sans pitié. Transférée au quartier de Haute Sécurité, elle croise son regard, a t-il fait semblant de ne pas la reconnaître ? Le prisonnier 017 est différent des autres incarcérés. A coups de couteau il a planté à plusieurs reprises, de la poitrine au visage, un compagnon de cellule. Cet homme est très dangereux, il est condamné à 16 ans de prison ferme pour meurtre commis en détention. Eva en tous vas lui faire vivre l'enfer. L'amour d'une mère pour son enfant est-il inviolable, qu'il soit un meurtrier ou une victime ? Eva va être son cauchemar à Mikkel qui va se retrouver le nez cassé et le crâne fracturé. Mais elle se retrouve prise à son propre piège, contrainte aux exigences de 017 qui la menace de porter plainte contre elle pour coups et blessures, ce qui risquerait de lui faire perdre son travail, voir même de finir en prison. Se sentir coupable, dépassée, responsable des crimes et délits commis par ses propres enfants peut conduire des mères perdues à baisser les bras et ne plus avoir le courage de supporter leur échec éducatif. Une haine latente qui ne se résorbe pas devant les comportements incontrôlables et impulsifs d'un fils irresponsable. Qui de la mère en souffrance ou du délinquant irrécupérable a l'emprise sur l'autre ? On ne peut pas tous les sauver. C'est comme ça. Ma note sera de 3,34 sur 5. Parce que. Une approche du milieu carcéral juste et sans exagérée démonstration, une violence éprouvante au quotidien, une actrice Sidse Babett Knudsen qui nous touche au cœur.
film poignant, des émotions fortes, en tension tout le long du film. Le son et les plans sont très intéressants et apportent de la puissance à l'atmosphère du film.
Sons est un film formidable. On est happé par l'ambiance carcérale, d'un réalisme inégalé. On est immergé dans le film du début à la fin. Les acteurs sont excellents, B Knudsen absolument incroyable ! A voir absolument !!
Le film n'est pas mauvais, plutôt réaliste sur l'ambiance carcérale. Le scénario peut déconcerter mais il est intéressant. Il semble que le film a été tourné en 4/3, les dialogues ne sont pas très élaborés. Malgré ses défauts, il a une bonne dose de suspens et on le regarde jusqu'à la fin.
L'acteur principal est extraordinaire. Il a "une gueule". Au fond de soi, on reste toujours une mère quoi qu'il advienne et on fait de son mieux mais on n'y arrive pas toujours : "On ne peut pas tous les sauver"
Performance frappante de l'actrice principale. L'écriture taiseuse sublime l'atmosphère pénitentiaire dont l'aspect documentaire se déploie élégamment au cours de l'action.
Le mieux que je puisse dire sans spoiler est que mon empathie et mon niveau d’adhésion aux actions de plusieurs des personnages a changé au fil du film, mais je ne suis pas restée indifférente et cela m’a donné à réfléchir car mon empathie n’est pas forcément allée là où j’aurais cru / voulu.
C’est à ce titre que j’ai trouvé le film efficace.
J’ai lu dans des critiques que certaines situations de l’histoire sont irréalistes du point de vue du fonctionnement du quartier de sécurité d’une prison, et que cela a pu faire décrocher des spectateurs.
Je pense qu’il est important de préciser que le but du film n’est pas de donner une représentation fidèle de l’univers carcéral.
Sans spoiler, le propos est une réflexion sans jugement sur les deux facettes du rôle de la prison dans la société : punition, réinsertion. Et la notion de pardon. Et aussi l’impact de l’emprisonnement.
Ou placer le curseur ? Punir et ne pas réinsérer ? Punir tout en réinsérant ? Jusqu’où punir ? Pardoner et réinsérer en risquant la récidive ? La punition empêche-t-elle la réinsertion ? Qui sera « irrrécupérable » ? Qui sera brisé par la punition ? Peut on pardoner ? Et peut on SE pardonner ?
Les réponses à ces questions seront différentes selon que l’on est victime, coupable, parent de la victime, parent du coupable, ou gardien de prison. Tout dépend du crime commis, de la personnalité du coupable et de celle de la victime. Le coupable condamné n’est pas le seul à purger une peine. Il a une mère.
Les personnages du film et les situations qu’ils vivent nous posent ces questions.
A vous de juger si le film vous donnera des réponses. C’est bien de cela qu’il s’agit. De jugement.
Dès que je vois Sidse Babett Knudsen dans un casting, j'y vais les yeux fermé. Encore une fois, elle est très juste. Mais le film m'a un peu déçu. J'aurais espéré plus de violence, peut-être pas physique, mais au moins psychologique. Bref, c'était pas mal, mais un peu long et aurait pu être mieux à mon avis.
Le lieu est très bien choisi et fonctionne bien pour ce thriller dans un huis-clos. Pour ce qui est des acteurs, beaucoup moins convaincu par ces personnes que l’on retrouve à chaque série ou film danois. Sidse BK ne tient pas là son rôle le plus réussi. Le réalisateur arrive vite à nous plonger dans quelque chose d’assez angoissant et de prenant, mais on tourne assez vite en rond avec l’impression que l’histoire stagne.
Un film totalement invraisemblable où l'excellente actrice de borgen a du mal à croire ce que le scénario lui demande de jouer. Même si le point de départ est intéressant et le rapport de force surveillant détenu s'inverse,il y a trop d'éléments qui ne fonctionnent pas dans les situations proposées. L'arrière plan chrétien est lui aussi très maladroit. On est très loin du film "la dernière marche" avec Sean penn où la question du mal et du repentir était magistralement posée avec susan sarandon dans une position proche de la protagoniste de ce film