Je suis pourtant très ouvert et éclectique sur les films que je vois. Je comprends que le personnage est confus du fait de sa maladie. Mais ça n’a aucun sens. Tout est mélangé, confus, et on ne comprend pas vraiment le but du film. Rien avoir avec The father par exemple qui utilisait la confusion à bon escient et qui restait compréhensible. Une déception.
Un célèbre documentariste accorde sa dernière interview pour dire toute la vérité sur ce qu’a été sa vie…
Paul Schrader (The Card Counter - 2021) adapte ici le roman de Russell Banks et nous plonge en plein coeur d’une oeuvre introspective avec pour thèmes principaux, la maladie, la rédemption et la fin de vie. Malgré sa courte durée, le film peine à convaincre et à aucun moyen il nous sera donné l’espoir d’y remédier. L’intrigue ne cesse d’alterner passé et présent, voir les deux à la fois, si bien que l’on finit par s’y perdre, faute d’une réelle chronologie.
Côté distribution, Jacob Elordi vole la vedette au reste du casting, face à une Uma Thurman sous-exploitée et un Richard Gere qui surjoue plus que de raison un malade au bord de l’agonie. Enfin, le scénario faussement complexe et les ressorts dramatiques trop appuyés auront eu raison de notre patience, ce drame sociétal sur fond de rédemption et de culpabilité n’éveille en nous rien d’autre que de l'ennui, dommage.
Les gens ne comprennent pas la finesse du cinéma de Paul Schrader : tant pis pour eux. Ils ratent l'un des derniers grands films d'un des derniers grands maîtres du cinéma américain contemporain...
Leonard Fife (Richard Gere / Jacob Elordi pour les séquences de sa jeunesse), célèbre documentariste, est gravement malade. Il décide de livrer une dernière interview, en présence de son épouse (Uma Thurman), dans laquelle il va se livrer comme il ne l’a jamais fait. Sur le papier, l’histoire est alléchante. C’est pourtant assez ennuyeux. Le montage avec des aller-retours pas forcément chronologiques, est fatiguant et n’apporte rien. Le récit est très lent, il n’y a pas de rythme. De plus, le héros est antipathique, Richard Gere ne lui apporte aucune humanité, si bien qu’on n’a aucune émotion, peu importe ce qui lui arrive. Le personnage d’Uma Thurman n’apporte rien de fou non plus. Certaines originalités ne servent à rien (exemple : faire apparaître pendant quelques scènes le héros vieux (sous les traits de Richard Gere) avec le décor et les protagonistes de sa jeunesse à la place de Jacob Elordi). Ce n’est pas mauvais dans l’ensemble mais c’est ennuyeux et sans grand intérêt.
ce thème, sur les déserteurs Américains des guerres des années 60, qui passaient, fuyants, la frontière naturelle vers le Canada, n'avait pas été abordé au cinéma Americain. BRAVO !!!
Dommage comme beaucoup ici je suis déçue j'attendais peu être trop du film déjà le sujet n'est pas très gai ,et l'histoire se traine un peu en longueur et le titre du fim je ne vois pas trop ,heureusement Richard Gere est exellement
Richard Gere est très bien. Ce flashback d'un signal reconnu pour son engagement politique se concentre sur les relations qu'il a eu avec les femmes qu'il aimait qu'il a quitté. C'est très sombre et inachevé. On s'ennuie ferme c'est souvent le cas au stade terminal. On aurait aimé le même film avec François Mitterrand
Fraîchement accueilli par la critique, cet opus testamentaire de Paul Schrader, constitue sa seconde adaptation ("Affliction " 1997) d'un roman de Russell Banks ( disparu en 2023 et auquel est dédié le film), mérite pourtant largement d'être vu.
Réflexion crépusculaire sur un cinéaste documentariste, " O Canada" pourra déconcerter par le manque de fluidité du déroulement du scénario. Le personnage, vit ses derniers jours et on peut supposer que ses souvenirs se mélangent en lui, c'est vraisemblablement ce que tente de traduire le cinéaste.
Sorte de puzzle sur un homme dont on comprend qu'il fût entouré de réussites, de reconnaissance sociale, mais aussi porteur d'une culpabilité ( faut il voir son cancer comme un retour du refoulé ?) qui le taraude.
Personnalité progressiste, traversée sans doute par le sentiment de lâcheté ( on comprendra en voyant le film ) et coupable d'abandon, auteur d'un rejet majuscule, dans une autre vie qu'il a cherché à oublier.
Le spectateur sera livré à lui-même pour tenter de compenser les vides chronologiques de ce parcours existentiel, en décalage entre réussite sociale et vérité intime.
On a ici sans doute affaire un des titres les plus Bergmaniens de Schrader ( "cris et chuchotements " n'est pas loin) également écrivain, dont les travaux sur Bresson, Dreyer et Ozu sont entrés dans l'histoire de la cinéphilie.
Assez curieusement, les parties qui mettent en scène Richard Gere malade ( acteur vedette du très connu "Américan gigolo" de Schrader ) sont (selon moi) les moins réussies de l'ensemble, souvent maladroites, elles déséquilibrent même parfois le propos ( c'est d'ailleurs la faiblesse du film ).
L'affiche prestigieuse ( Gere et la toujours sublime Uma Thurman ) ne doit pas faire illusion : on est en présence de cinéma d'auteur au sens strict. Le spectateur éventuel est prévenu.
Alors qu’il se meurt d’un cancer en phase terminale, Leonard Fife (Richard Gere) accepte de raconter sa vie, face caméra, à deux de ses anciens étudiants. Avant de devenir un documentariste célèbre, Fife a grandi aux Etats-Unis. Il s’y est marié deux fois, y a eu plusieurs enfants, mais a abandonné les siens pour fuir au Canada, soi-disant pour échapper à la conscription en 1968 mais en fait pour fuir lâchement un quotidien qu’il ne supportait plus. Amy (Uma Thurman), qui fut son étudiante trente ans plus tôt, avant de devenir sa femme et sa productrice, assite à l’enregistrement et découvre des pans de la vie de Leonard qu’elle ne connaissait pas.
"Oh, Canada" est l’adaptation fidèle de l’avant-dernier roman de Russell Banks, l’immense écrivain américain qui allait mourir quelques mois après la publication de sa traduction française. C’est un roman et désormais un film triplement hanté par la mort : celle de Russell Banks qui, atteint d’un cancer, savait sa fin prochaine en l’écrivant, celles, à venir, de Paul Schrader (78 ans) et de Richard Gere (75 ans), dont la fin des impressionnantes carrières (le premier fut l’un des plus grands scénaristes du Nouvel Hollywood, le second une star des années 80) est plus rproche que le début.
Comme le roman, le film se plaît à entretenir la confusion sur les souvenirs de Leonard. Sous l’effet des médicaments et de la maladie, le vieillard, exténué, en perd le fil, s’interrompt, se contredit, revient dans le temps ou saute des époques. Au risque d’y perdre le lecteur comme le spectateur, film et roman restituent très subtilement ce récit désordonné, passant du noir et blanc à la couleur, où les amantes de Leonard prennent parfois les mêmes visages (ainsi d’Uma Thurman qui joue à la fois sa dernière épouse et la femme de l’ami peintre à laquelle il rend visite en chemin vers la frontière canadienne).
Le film a suscité chez moi exactement la même réaction embarrassée que le roman. Je n’y ai rien compris. Ou, plus précisément, pour essayer de mettre des mots sur ce ressenti bien laconique, je n’ai pas compris le point de vue de l’auteur et de son héros : s’agit-il du repentir d’un homme qui ne veut pas quitter la vie sans avoir avoué ses fautes ? s’agit-il plutôt d’un ultime tourment sadique qu’il inflige à sa femme ? d’un jeu machiavélique auquel il se livre avec ses anciens élèves pour leur montrer, aussi décati soit-il, qu’il les surpasse toujours ? Leonard Fife est-il un honnête homme ? un lâche ? un salaud ? On me répondra peut-être que je n’y ai rien compris. Et l’hypothèse de mon manque de clairvoyance me remplit de honte. On me répondra peut-être aussi que c’est tout à la fois. Que la richesse du livre comme du film est précisément de laisser toutes ces options ouvertes. À quoi je répondrai à mon tour qu’hélas ce brouillard trop obscur m’a décontenancé.
Ce film ne peut laisser indifférent, il peut être clivant, certains le trouveront long et confus. Pour ma part, ce film m’a énormément touché, cet homme en fin de vie qui tient à faire face à sa lâcheté et ce sous le regard de sa dernière femme est bouleversant. Il est servi par une bande son exceptionnelle, tout comme les acteurs et actrices avec une mention spéciale pour Richard Gere !
Oh Canada ou plutôt oh quel navet…. Le personnage, bien joué par Richard Gere, n’a aucun intérêt, les flashbacks en noir et blanc pour que l’on comprenne , le « héros » âgé qui se retrouve avec les personnages de sa jeunesse, tout cela rend le film confus en plus d’être très ennuyeux!
Un film qu’il faut laisser décanter quelques jours, je pense….Oh Canada est le début de l’hymne canadien qu’on n’entend la fin du film….C’est vrai qu’il y a une certaine émotion dans les confessions de Richard Gere ( très vieilli dans le film). Ces confessions sont faites face à une caméra, l’homme est vieux et cancéreux, il parle de sa jeunesse où il dut s’expatrier au canada, Richard Gere est aidé par Uma Thurman , sa femme beaucoup plus jeune qui s’occupe de lui face aux caméras indiscrètes...Ce sont des confessions parfois touchantes, parfois pragmatiques Comme pour définir la personnalité d’un cinéaste ( est- ce un autoportrait, Schrader n’est il pas d’origine canadienne?)….In fine, on ne peut rester insensible au film cette introspection parfois douloureuse , sorte de testament improvisé..Je conseille sans insister….