Oh, Canada
Note moyenne
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75 critiques spectateurs

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Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 décembre 2024
Alors qu’il se meurt d’un cancer en phase terminale, Leonard Fife (Richard Gere) accepte de raconter sa vie, face caméra, à deux de ses anciens étudiants. Avant de devenir un documentariste célèbre, Fife a grandi aux Etats-Unis. Il s’y est marié deux fois, y a eu plusieurs enfants, mais a abandonné les siens pour fuir au Canada, soi-disant pour échapper à la conscription en 1968 mais en fait pour fuir lâchement un quotidien qu’il ne supportait plus. Amy (Uma Thurman), qui fut son étudiante trente ans plus tôt, avant de devenir sa femme et sa productrice, assite à l’enregistrement et découvre des pans de la vie de Leonard qu’elle ne connaissait pas.

"Oh, Canada" est l’adaptation fidèle de l’avant-dernier roman de Russell Banks, l’immense écrivain américain qui allait mourir quelques mois après la publication de sa traduction française. C’est un roman et désormais un film triplement hanté par la mort : celle de Russell Banks qui, atteint d’un cancer, savait sa fin prochaine en l’écrivant, celles, à venir, de Paul Schrader (78 ans) et de Richard Gere (75 ans), dont la fin des impressionnantes carrières (le premier fut l’un des plus grands scénaristes du Nouvel Hollywood, le second une star des années 80) est plus rproche que le début.

Comme le roman, le film se plaît à entretenir la confusion sur les souvenirs de Leonard. Sous l’effet des médicaments et de la maladie, le vieillard, exténué, en perd le fil, s’interrompt, se contredit, revient dans le temps ou saute des époques. Au risque d’y perdre le lecteur comme le spectateur, film et roman restituent très subtilement ce récit désordonné, passant du noir et blanc à la couleur, où les amantes de Leonard prennent parfois les mêmes visages (ainsi d’Uma Thurman qui joue à la fois sa dernière épouse et la femme de l’ami peintre à laquelle il rend visite en chemin vers la frontière canadienne).

Le film a suscité chez moi exactement la même réaction embarrassée que le roman. Je n’y ai rien compris. Ou, plus précisément, pour essayer de mettre des mots sur ce ressenti bien laconique, je n’ai pas compris le point de vue de l’auteur et de son héros : s’agit-il du repentir d’un homme qui ne veut pas quitter la vie sans avoir avoué ses fautes ? s’agit-il plutôt d’un ultime tourment sadique qu’il inflige à sa femme ? d’un jeu machiavélique auquel il se livre avec ses anciens élèves pour leur montrer, aussi décati soit-il, qu’il les surpasse toujours ? Leonard Fife est-il un honnête homme ? un lâche ? un salaud ?
On me répondra peut-être que je n’y ai rien compris. Et l’hypothèse de mon manque de clairvoyance me remplit de honte. On me répondra peut-être aussi que c’est tout à la fois. Que la richesse du livre comme du film est précisément de laisser toutes ces options ouvertes. À quoi je répondrai à mon tour qu’hélas ce brouillard trop obscur m’a décontenancé.
domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2024
Ce film ne peut laisser indifférent, il peut être clivant, certains le trouveront long et confus. Pour ma part, ce film m’a énormément touché, cet homme en fin de vie qui tient à faire face à sa lâcheté et ce sous le regard de sa dernière femme est bouleversant. Il est servi par une bande son exceptionnelle, tout comme les acteurs et actrices avec une mention spéciale pour Richard Gere !
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2024
Paul Schrader, 78 ans, cette année, semblait dans une de ses meilleures périodes cinématographiques, ces derniers temps. Mais c'était avant Oh, Canada, adaptation d'un livre testamentaire du grand écrivain Russell Banks, laquelle laissera au mieux dubitatif. Son personnage principal, proche de la fin, y raconte sa vie, lors du tournage d'un documentaire qui lui est consacré. Las, sa mémoire est plus trouée qu'un gruyère et il est difficile de faire le lien entre différentes périodes de la vie du héros, voire même de croire à tous ces souvenirs épars. Pour un peu, on se croirait dans Providence, l'un des films les plus virtuoses de Resnais, mais Schrader ne parvient pas à donner à ce puzzle émotionnel autant d'étoffe qu'il le souhaiterait. Toutes les scènes ne semblent pas connectées entre elles et il est difficile de se faire une idée précise de la véritable personnalité de celui qui est interprété, avec un certain brio, d'ailleurs, par Richard Gere. Cet homme a t-il été finalement un lâche ou doit-il ne nourrir aucun regret sur les décisions qu'il a prises ? Sans doute n'en sait-il rien mais le problème c'est que le spectateur n'est pas plus avancé, guère aidé par la confusion qui règne, volontairement, dans Oh, Canada.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 décembre 2024
Rarement le propos d'un film m'aura aussi peu intéressé.

Cette histoire de photographe qui s'exile au Canada ne présente pour moi aucun intérêt : les péripéties de sa vie sont communes et sans relief.

Le contraste avec ce qui nous est montré est d'autant plus perturbant : sur son lit de mort, le photographe va être interviewé par deux étudiants journalistes avec tout un procédé très impressionnant, et en présence de sa femme. On s'attend a minima à avoir de lourdes révélations : un complot contre l'Etat américain, ou une double vie a minima. Que nenni, les secrets du pauvre homme consistent en quelques coucheries, des enfants abandonnés un peu partout et le refus d'aller au Vietnam. La belle affaire.

L'histoire est inintéressante, et Paul Schrader décide donc d'en faire des tonnes sur le dispositif du film. Nous avons donc droit à au moins quatre époques différentes dont les trames temporelles s'entremêlent, filmées dans des formats très différents (c'est pratique, comme ça on ne peut pas se tromper !).

Un procédé spécifique est utilisé, que j'ai trouvé très déplaisant : les personnages jouent (parfois) dans les scènes du passé avec leur physique actuel, ce qui ne contribue pas à rendre ces scènes crédibles. De la même façon la voix off appartient à plusieurs personnages, ce qui là non plus n'aide pas à entrer dans la narration. A vrai dire, on est parfois perdu dans cet embrouillaminis stylistique.

J'ai beau réfléchir, je ne trouve aucune qualité à ce film.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2024
Festival de Cannes, séance "mais quel gâchis". Oh, Canada rejoint gentiment la liste des mauvais Paul Schrader, long, très niais, et qui oublie de caractériser son personnage principal alors qu'il est censé tenir le film fermement (tout le scénario n'étant basé que sur sa vie). Que sait-on de Leonard Fife, documentariste fictif (on précise, car on a vu pas mal de gens tomber dans le panneau : ce n'est pas le biopic d'une personne existante), quand la lumière de la salle se rallume ? Pas grand chose, puisque les fameux documentaires sont expédiés en quelques images d'une dizaine de secondes, dont on comprend tout juste les sujets (alors qu'ils doivent être les illustrations des convictions du personnage). A la place, Paul Schrader vous propose une vitrine-expo de deux monstres sacrés du cinéma, juste ici pour faire vendre le film, mais qui n'ont rien d'autre à dire que "Où est ma femme ?!" (Richard Gere) et "Là, mon chéri." (Uma Thurman), des sous-performances qui font (très) mal au cœur. Si vous parvenez à ne pas vous endormir (un exploit), vous pourrez aussi profiter de Jacob Elordi (Priscilla, Euphoria), qui tente de tirer son épingle du jeu, une tentative qui ne peut malheureusement pas compenser les infernaux flashbacks en boucle, désordonnés ("parce qu'il perd la boule, quand il raconte ça"... Merci Paul, on n'avait pas saisi, au cinquième saut dans le temps, changement d'épouse impromptu - car il les confond -, noir et blanc qui apparaît sans qu'on ne l'ait demandé, écran 4/3 qui est clinquant... Bref, une mise en scène aussi bordélique que possible). Et encore, vous n'avez pas vu le final très sirupeux qui en veut uniquement à votre boîte de kleenex... A la sortie, on ne sait pas trop ce qu'on a vu, si ce n'est une œuvre chaotique dans sa mise en scène, mollassonne, cucul dans son final, qui manque cruellement de contextualisation du travail de son personnage, et qui limite ses deux vedettes-phares à une phrase-clé chacune. "Où est ma femme ?!", pas devant ce film, on espère.
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2024
Dès les premières minutes on sent une sorte de chape de plomb dans une mise en scène lourde et empesée, dans des décors très clichés bourgeois, jusque dans la mise en place du plateau de l'interview, en adéquation avec cet artiste mourant qui paraît plus comme le Parrain d'un famille mafieuse ou d'un patriarche d'une dysnastie quelconque. Le concept du vieux qui va raconter sa vie que finalement personne ne connaît et, pire que tout, dont on comprend assez vite qu'on sen fout royalement ! En gros, le vieux mourant s'offre une sorte d'auto-pardon en se confessant pour nous raconter qu'il était un séducteur hors catégorie et un goujat de haute volée mais comme il est mourant et qu'il est à confesse on tente de nous le rendre touchant. Mais il reste un homme inintéressant et on cherche le but de cette histoire où il ne se passe strictement rien de passionnant. Le dispositif narratif avec les flash-backs est tout aussi boursouflé, sans fluidité ni rythme malgré un travail sur la photographie soigné et quelques passages esthétiquement valable. On frôle le navet, quelle déception surtout pour Jacob Elordi seul à sortir son épingle du jeu...
Site : Selenie.fr
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 décembre 2024
Un célèbre documentariste accorde sa dernière interview pour dire toute la vérité sur ce qu’a été sa vie…

Paul Schrader (The Card Counter - 2021) adapte ici le roman de Russell Banks et nous plonge en plein coeur d’une oeuvre introspective avec pour thèmes principaux, la maladie, la rédemption et la fin de vie. Malgré sa courte durée, le film peine à convaincre et à aucun moyen il nous sera donné l’espoir d’y remédier. L’intrigue ne cesse d’alterner passé et présent, voir les deux à la fois, si bien que l’on finit par s’y perdre, faute d’une réelle chronologie.

Côté distribution, Jacob Elordi vole la vedette au reste du casting, face à une Uma Thurman sous-exploitée et un Richard Gere qui surjoue plus que de raison un malade au bord de l’agonie. Enfin, le scénario faussement complexe et les ressorts dramatiques trop appuyés auront eu raison de notre patience, ce drame sociétal sur fond de rédemption et de culpabilité n’éveille en nous rien d’autre que de l'ennui, dommage.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 octobre 2025
Paul Schrader propose une introspection complexe à travers les confessions de Leonard Fife, un documentariste en fin de vie interprété par Richard Gere. Le film alterne entre différentes époques, passant du noir et blanc à la couleur. Une structure narrative, bien que riche en intentions, qui peut dérouter par son manque de linéarité, rendant l'immersion (et notre implication en tant que spectateur) parfois difficile. Confus et brouillon.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 644 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2024
Paul Schrader est de retour sur la Croisette avec "Oh Canada", une adaptation du roman de Russell Banks, auteur engagé dans la littérature américaine. Richard Gere y incarne un célèbre documentariste canadien en phase terminale et se livrant dans une interview sur son passé qui le hante. Le réalisateur décrit alors ce testament de manière non-chronologique, volontairement brouillonne. Ces allers-retours entre Gere et Jacob Elordi ne séduisent pas et se noient dans leurs propres écritures, au point que le spectateur ne se sent pas concerné par la vie de l'auteur.
Cinememories

583 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2024
"Connu pour avoir scénarisé plusieurs scénarios de Scorsese (Taxi Driver, Raging Bull, La Dernière Tentation du Christ), Paul Schrader retrouve enfin le chemin de la Croisette. À peine sorti de sa trilogie de la rédemption (First Reformed, The Card Counter, Master Gardener), le cinéaste se penche à présent sur la mélancolie d’un vieil homme sur son lit de mort dans Oh, Canada. Ses confidences sont ainsi étalées dans une ultime interview, celle qui défait les vérités et les mensonges racontés."

"Tout un pan de l’histoire de Leonard est un amalgame de récits entrelacés et réfutés par ses proches, notamment sa femme Emma (Uma Thurman). Si elle semble incarner l’image de son âme sœur depuis toujours, la trajectoire de Leonard est pourtant jonchée d’incertitudes. Détient-il seulement la vérité de son parcours ? Est-il prêt à faire la paix avec les mensonges qu’il a construits tout ce temps ? Quelle que soit sa réponse, il était au moins certain que son lien étroit avec le Canada facilite la communion avec les fantômes de son passé. Dans cette intrigue au ton solennel, et structurée en flashback, Richard Gere et Jacob Elordi se partagent le premier rôle en fonction de l’époque. Le cinéaste se permet toutefois des tentatives audacieuses en effaçant les frontières temporelles. Cela ne dure malheureusement que le temps de quelques plans d’une réelle tendresse, avant que tout s’effondre dans le labyrinthe mental dans lequel le spectateur est amené à traverser."

"Si Leonard Fife n’est pas le héros de sa propre histoire, il devient un personnage de fiction par défaut. En hommage à l’auteur du roman d’origine, Russell Banks, décédé l’an passé, Schrader met le doigt sur la nostalgie d’une époque où l’on pouvait purger toutes ses peines et ses regrets d’un coup de volant. En regardant dans son rétroviseur, il se remémore et n’a de cesse de réécrire son passé au fur et à mesure qu’il entre en contradiction avec la figure angélique qu’on se fait de lui. Dommage que cette vision soit assez incompatible avec le portrait de carrière du cinéaste, bien qu’il reconnaisse l’existence de chemins de traverse. Nous sommes toutefois assez loin de frôler la mort cérébrale dans Oh, Canada, une fable lacrymale qui lance Paul Schrader sur la route de la démence. "

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
mat niro

462 abonnés 2 156 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2025
Un film déprimant ! Paul Schrader s'inspire de la maladie de son ami Russell Banks pour transposer sur grand écran une interview d'un documentariste canadien campé ici par Richard Gere, méconnaissable faut-il l'avouer. Ce récit retrace la riche vie de ce personnage en phase terminale d'un cancer. C'est très bavard mais aussi confus, malgré une bande son de qualité. Rien ne nous est épargné sur les détails de la maladie et les flashbacks contribuent à perdre un peu plus l'attention du spectateur que je suis. Un film larmoyant qui manque cruellement d'épaisseur dans sa mise en scène. Je le déconseille.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2025
Avant sa mort, un documentariste canadien souhaité à tout prix donner un ultime entretien de confessions. Alors que ses souvenirs s’entremêlent, le vieil homme livre ses dernières forces dans ce projet. Le film parvient à nous immerger dans la tête de cet homme, à nous emmêler dans ses souvenirs, entre réalité et fiction. Mais au final, on en retient pas grand chose… La réalisation est réussie, mais le rendu est sans grand intérêt.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2024
Vu à Cannes mais comme un beau soufflé survendu par la promo, on s'ennuie ferme devant cet oeuvre " testament" pours son réalisateur et son acteur principal qui se retrouve après avoir tourné ensemble des films devenus des classiques.
Ici on emmène le spectateur sur de nombreuses voies scénaristiques sans issue qui répondent aux pertes de mémoires et autres petits arrangements du personnage principal. Soit on accepte le subterfuge et on se laisse porter soit on s'agace et on décroche vite du film, ce qui fut mon cas
RomainP
RomainP

9 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2024
Merveilleux film sur ce qu’on laissé derrière soi. Richard Gere, Jacob Elorie et Uma Thurman sont fantastiques !
Alexandre Mayet
Alexandre Mayet

20 abonnés 67 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2024
Film très moyen qui raconte une histoire à priori simple mais qui aime l’imbriquer dans des effets de mise en scène complexes qui ne servent ni l’émotion ni la compréhension du film.
Les meilleurs films de tous les temps