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Nisan21
14 abonnés
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2,5
Publiée le 21 avril 2025
Visuellement intéressant, le propos du film laisse songeur. Si le concept de témoignage subjectif testamentaire d’un homme sentant sa fin est amené d’une manière originale, le récit devient brouillon et perd quelque peu le spectateur.
Au-delà des péripéties biographiques, au-delà des séquences délibérément effleurées ou de celles au contraire sur lesquelles il a décidé de s’arrêter, Paul Schrader a su réaliser un film qui trouble et qui fascine sans jamais chercher à se rendre aimable ou complaisant, dans une esthétique qui aspire à une certaine sécheresse. Les quelques paysages que l’on croise dans "Oh, Canada", ces quelques étendues mythiques de l’Amérique que sublime une bande originale aux lisières de la musique folk et de la country, achèvent d’illustrer le lyrisme tragique et chancelant d’un certain cheminement vers la mort. Et Richard Gere, magistral.
Paul Schrader propose une introspection complexe à travers les confessions de Leonard Fife, un documentariste en fin de vie interprété par Richard Gere. Le film alterne entre différentes époques, passant du noir et blanc à la couleur. Une structure narrative, bien que riche en intentions, qui peut dérouter par son manque de linéarité, rendant l'immersion (et notre implication en tant que spectateur) parfois difficile. Confus et brouillon.
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3,0
Publiée le 28 janvier 2025
« Quand vous n'avez plus d'avenir, il ne vous reste que le passé. » C'est justement ce qui intéresse Malcolm et son équipe qui viennent interviewer Leo Fife, un célèbre documentariste en phase terminale. Le récit d'une vie pour eux, une sorte de testament pour lui... "Oh, Canada" est une réflexion sur la vie et la mort à travers les pensées d'un homme confus, dont les souvenirs se mélangent et semblent altérés par la maladie. « Il n'y a pas d'autres choix pour échapper à deux alternatives que dans créer une troisième. » Hanté d'un sentiment de culpabilité, Leo raconte des moments idéalisés, et même inventés. Une rédemption tardive et touchante, mais racontée de manière un peu expéditive. Je ne connais pas le livre de Russell Banks, mais les différents événements évoqués dans le film sont trop brefs. Pourtant, ce ne sont pas les personnages intéressants qui manquent et par prolongement leurs relations et choix. C'est ce qui est frustrant, mais l'ensemble du casting est particulièrement convaincant, ce qui a suffi à me faire apprécier l'ensemble.
Avant sa mort, un documentariste canadien souhaité à tout prix donner un ultime entretien de confessions. Alors que ses souvenirs s’entremêlent, le vieil homme livre ses dernières forces dans ce projet. Le film parvient à nous immerger dans la tête de cet homme, à nous emmêler dans ses souvenirs, entre réalité et fiction. Mais au final, on en retient pas grand chose… La réalisation est réussie, mais le rendu est sans grand intérêt.
Un film exigeant plutôt réussi, même s'il est assez déconcertant dans sa construction et son scénario. La thématique de la mémoire qu'on entend laisser à sa mort, ou la vérité au regard de la légende de son vivant, est bien illustrée. Il y a surtout un Richard GERE excellent, qui ne cabotine pas, et Uma THURMAN subit un peu cette présence. Réalisation plutôt bien maîtrisée.
L’infatigable (et très âgé) Paul Schrader en a fini avec sa passionnante mais inégale trilogie sur la rédemption et revient avec l’adaptation d’un roman de Russell Banks, auteur qui lui avait valu l’un de ses meilleurs films, le polar Affliction. Ici, loin de ses derniers films ou de ce petit chef-d’œuvre qu’était ce suspense enneigé, il revient avec une œuvre sélectionnée en compétition officielle à Cannes cette année qui agit comme une douce caresse. Une œuvre apaisante qui nous fait voyager dans les souvenirs d’un homme malade qui décide de se confier à sa femme avant sa mort. Un long-métrage toujours dans l’entre-deux qui nous cueille par sa simplicité, son aspect tragique caché sous le vernis d’une apparente douceur. Entre deux époques, entre mémoire avérée et mémoire troublée, entre deux pays et entre deux tonalités. Oh, Canada est peut-être une œuvre mineure de son auteur, mais une œuvre qui touche en plein cœur avec un casting inattendu qu’il fait plaisir de revoir pour certains et de révéler encore pour d’autres.
Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné: https://www.lemagducine.fr/festivals/fnc-montreal-2024-oh-canada-paul-shrader-avis-10071708/
Inintéressant, film sans structure. Sans message... (?) Ou c'est un message sur la pertinence de recueillir le témoignage d'une personne mourrante qui ne sait plus tout à fait ce qui a été ou non ?
Une mise en scène juste un peu (trop) sophistiquée empêche de saisir facilement la chronologie du récit et de comprendre quand le film illustre le discours direct de Leonard Fife, le documentariste confessant, ou quand il documente le récit. Le film conduit cependant à des réflexions intéressantes sur les remords/regrets en fin de vie (la nécessité ou non de les exprimer, à l'intention de qui ?) et sur la propriété intellectuelle d'un récit d'une autobiographie, au plan moral autant que pécuniaire.
Oh Richard Gere ! Il prouve, si c’était encore nécessaire, que c’est un immense acteur dans ce film qui marque ses retrouvailles avec Paul Shrader qui l’avait lancé il y a 24 ans dans American Gigolo
Quel ennui, tabernacle ! Rien à dire sur la réalisation. Paul Schrader est une personnalité du cinéma qui n'a plus à faire ses preuves. La mise en scène est soignée, les plans sont travaillés, et le jeu des acteurs est remarquables. Le problème majeur réside dans le manque d'intérêt du scénario. Richard Gere a menti et il se sert de cette ultime interview avant de mourir pour dire la vérité. Pourquoi pas ? A condition que les fluctuations de sa vie aient un quelconque intérêt. Malheureusement, c'est loin d'être le cas. Alors qu'il ait menti sur ses passions n'empêche en rien les bâillements. A éviter.
Richard Gere lâche la bride Dans « Oh, Canada », le dernier film de Paul Schrader (scénariste de Taxi Driver), Richard Gere campe impeccablement Leonard Fife, un réalisateur de documentaires en fin de vie. Son personnage jeune est interprété par le longiligne Jacob Elordi, lui aussi très convaincant. Dans le huis clos guindé et kitsh d’une grande maison de Montréal qu’on situerait volontiers dans le quartier de Westmount, les flashbacks et les swaps entre les deux hommes qui n’en sont qu’un plongent le spectateur dans un maelstrom enivrant à l’image de l’existence du héros, ses femmes et ses tranches de vie successives. Refaisant, face caméra, le film de sa vie, Fife n’enrobe son discours dans aucun velours, peu importe l’impact sur sa troisième femme Emma (Uma Thurman) qui le toise stoïque, fidèle à son poste d’aidante. Quand le générique de fin est apparu, je voulais continuer à me noyer dans cette puissante évocation de ce qu’une vie peut contenir d’amours et de non dits.
#ohcanada #paulschrader #taxidriver Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Ce film crée un certain malaise, le personnage n'étant pas particulièrement sympathique, on ne comprend pas facilement ce qu'il se passe et quel est l'intérêt de ce qu'on voit, mais on finit par y repenser et trouver du mérite à un film qui prend des risques et interroge.