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Thierry Delarue
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3,5
Publiée le 30 mars 2025
Depuis qu'il a fait innocenter un meurtrier récidiviste l'avocat Jean Monier ne défend plus que des criminels. Sa rencontre avec Nicolas Milik, accusé du meurtre de son épouse fait pourtant vaciller ses convictions. Au fur et à mesure de son travail pour sa plaidoirie il se convainc de l'innocence de son client. Monier se jette à corps perdu dans sa défense. Une femme alcoolique, un homme triste et désemparé qui ne comprend pas de quoi on l'accuse. Ému par le drame ressenti par cet homme (Un Gregory Gadebois excellent, comme souvent), un avocat peut-il se permettre de croire en son innocence ? Là est la question que doit se poser le professionnel. Et la longueur et la lenteur d'une procédure judiciaire commencent remuant témoignages et souvenirs accompagnés des émotions qui vont avec. Nicolas Milik est incarcéré, son cas ne va pas en s'arrangeant, la seule visite qu'il reçoit est celle de son avocat. L'alcool efface les mémoires et engendre bien des malheurs. Un papa en prison, une maman assassinée, et les enfants dans tout ça ? Peut-on admettre que l'on se trompe ? Comment rester insensible à ces catastrophes humaines et sociales, même pour un avocat de la défense. Tout l'avenir d'une famille est en jeu. En faire une affaire personnelle et en perdre son impartialité. Allez jusqu'à la faute professionnelle et prendre le risque de se faire radier du barreau. C'est ce jeu d'équilibriste auquel se hasarde Jean Monier. Il s'agit d'un vrai drame de la vie et les affects sont à vif ! L'accusation solide, tient debout, l'acte de Nicolas Milik est prémédité. S'en suit l'attente du verdict qui de tout décide après trois ans de détention provisoire. Peu importe la sentence, une affaire criminelle reste déroutante pour tous ses protagonistes. Celle-ci particulièrement! La vérité et la conclusion de ce film va vous scotcher. Ma note sera de 2,77 sur 5. Parce que Daniel Auteuil réalisateur signe un bon film adapté d'une histoire vraie surprenante jusqu'au bout.
rythme lent, anomalies dans le scénario, erreurs de casting (p.e. Belaidi peu crédible dans le role d'avocate générale)... bref ce n'est pas parce qu'on est un bon acteur qu'on est un bon réalisateur.
Le film s'inscrit dans la lignée des récents films de police / justice français sur fond de procès avec une volonté de réalisme, comme La nuit du 12 ou Anatomie d'une chute. S'il n'est pas au niveau des deux cités il n'en est vraiment pas loin, avec deux interprétations d'une très grande justesse, aidant à être pleinement immergé dans ce procès. Le film nous pose des questions intéressantes et les traitent intégralement, c'est une grande réussite.
Mais quelle mouche pique donc le cinéma français, qui depuis quelques années enchaîne les films de prétoires, genre américain par excellence ? Je ne vais pas m'en plaindre, on a eu quelques perles ("Anatomie d'une Chute" ou "Le Procès Goldman" pour ne pas les citer). "Le Fil" ne jouera pas dans la même catégorie. Adapté de chroniques écrites par un avocat pénaliste, "Le Fil" raconte l'histoire d'un père de famille nombreuse, accusé d'avoir assassiné son épouse alcoolique. Il sera défendu par un avocat talentueux, mais encore traumatisé d'avoir fait acquitter un tueur en série il y a 15 ans. L'intrigue est finalement classique, l'intérêt est ici la plongée dans la psyché de l'avocat, persuadé que son client est innocent, à la fois par conviction et nécessité. Mais le film mélange maladroitement deux lignes temporelles, la préparation du procès pendant 3 ans, et le procès lui-même, sur 3 jours. Les lignes sont souvent brouillées, il est parfois difficile de savoir ce qui se passe quand. Par ailleurs le récit n'est pas des plus adroits, avec quelques petits passages à vide. Heureusement, "Le Fil" reste poignant à suivre. Les séquences de procès, sans casser la baraque, fonctionnent bien. Et surtout, les deux interprètes sont très bons. Daniel Auteuil, malgré un âge bien trop élevé pour jouer un actif (75 ans !), fait ressentir le poids du trauma sur ses épaules. Grégory Gadebois convient très bien à ce rôle de veuf à l'air bonhomme et simplet, qui va instiller les doute au fur et à mesure de la procédure.
Un très bon film qui m'a passionnée du début à la fin. L'histoire d'un avocat très impliqué dans sa mission : défendre à tout prix un homme accusé du meurtre de sa femme alors qu'on ne peut prouver sa culpabilité. L'accusé est un homme simple, un bon père de famille qui clame son innocence. On suit donc le procès avec des séquences flash-back expliquant certains éléments. Mais la tension et le suspense sont bien présents. Ce film est un thriller psychologique et le dénouement est surprenant. les acteurs sont tous époustouflants. Pour moi, c'est le meilleur film de Daniel Auteuil.
"Ce film est vraiment marquant. Il montre à quel point une même situation peut donner lieu à des récits totalement différents selon la manière dont on l’observe. L’être humain possède mille facettes insoupçonnées, et la justice, bien que loin d’être parfaite, demeure essentielle pour tenter de préserver une certaine objectivité."
Inspiré d'une histoire vraie et réalisé par Daniel Auteuil, « Le fil » nous fait suivre le procès d'un crime de sang à la Cour d'Assises. Dès les premières minutes, le sujet se révèle tout à fait passionnant et il est impossible de décrocher une seule seconde... malgré quelques longueurs inhérentes à tous les films de prétoire. L'enquête judiciaire est ultra-réaliste et on en suit toutes les étapes à travers la relation étroite et souvent ambiguë qui se créé entre l'accusé et son avocat. Bien sûr, le scénario est construit de telle manière qu'on hésite en permanence entre la culpabilité ou l'innocence du personnage principal. Cette démarche intellectuelle pleine de doutes et d'hésitations permet au spectateur de toucher du doigt la difficulté de rendre la justice. Le film répond ainsi à de nombreuses questions concernant les affaires criminelles... et en pause également plein d'autres tout aussi intéressantes. Côté interprétation, inutile de préciser que le grand Daniel Auteuil est absolument parfait en avocat, obnubilé par son client... mais il faut particulièrement signaler la prestation géniale de Gregory Gadebois, hallucinant de vérité en père de famille, coupable ou non, mais clairement dépassé par les événements. Je conseille vivement, sans la moindre hésitation !
un excellent travail de scénario qui m 'a beaucoup surpris car les derniers AUTEIUL avaient tendance à m 'endormir le dernier tiers est une vari réussite c 'est quasiment impossible de deviner la fin et c 'est très agréable d 'etre surpris de cette façon
Daniel Auteuil porte et sauve the film long, lent, sans rythme. Les acteurs secondaires ne sont pas tjs crédibles. on a donc globalement du mal à tenir la longueur de ce film procès qui tient assez peu debout. les 5 dernières minutes sont surprenantes, mais ne sauvent pas ce film de l'ennui.
"Le Fil" : Daniel Auteuil au sommet de son art dans un drame poignant
Avec Le Fil, Daniel Auteuil prouve une fois de plus pourquoi il est l’un des plus grands acteurs français de sa génération. Ce film, d’une rare intensité, tisse avec subtilité une histoire de transmission, de blessures enfouies et de quête identitaire. Loin des productions formatées, Le Fil se distingue par une mise en scène sobre mais puissante, portée par une écriture d’une grande finesse et une interprétation magistrale.
Une histoire intime et universelle
Le film explore la relation entre un père et son fils, marquée par les non-dits, les regrets et une tendresse maladroite. Plutôt que de sombrer dans le pathos, Le Fil adopte une approche tout en retenue, où chaque regard, chaque silence en dit long sur les émotions des personnages. La force du scénario réside dans sa capacité à capter l’essence de liens familiaux complexes, où l’amour se heurte parfois à l’incapacité de le dire.
Daniel Auteuil, impérial
Il n’y a pas de film sans un grand acteur, et Le Fil trouve en Daniel Auteuil un interprète à la hauteur de ses ambitions. Il incarne son personnage avec une justesse bouleversante, naviguant entre pudeur et éclats d’émotion, offrant une prestation d’une sincérité désarmante. Peu d’acteurs savent exprimer autant avec si peu : un frémissement dans la voix, un regard fuyant, une posture crispée… Tout son jeu repose sur cette économie de moyens qui fait les grands comédiens. Face à lui, le reste du casting se montre à la hauteur, notamment dans les confrontations les plus intenses, où les dialogues résonnent avec force et authenticité.
Une mise en scène au service du récit
Le réalisateur adopte une approche élégante et épurée, privilégiant les plans fixes et les cadres serrés pour mieux capturer l’intimité des personnages. La photographie, sobre mais soignée, accentue la mélancolie qui imprègne le film, tandis que la musique, discrète mais poignante, accompagne avec justesse les moments les plus forts. Rien n’est superflu, tout est maîtrisé, et c’est précisément cette sobriété qui rend Le Fil si puissant.
Un film profondément humain
Au-delà de son intrigue familiale, Le Fil parle à chacun de nous. Il évoque ces blessures que l’on porte sans toujours les comprendre, ces relations que l’on voudrait réparer sans savoir comment s’y prendre. C’est un film sur le temps qui passe, sur les occasions manquées et sur l’espoir, toujours, d’un nouveau départ.
Conclusion : un chef-d’œuvre d’émotion et de justesse
Le Fil est un bijou de cinéma, un film d’une grande sensibilité porté par un Daniel Auteuil exceptionnel. Rarement un drame familial aura sonné aussi juste, avec une telle économie de moyens et une telle puissance émotionnelle. Une œuvre qui reste en mémoire longtemps après le générique, comme un écho discret mais persistant aux relations qui façonnent nos vies.
Je n'aime pas les films qui se déroule devant une cour de justice, mais celui-ci a le mérite de montrer des beaux paysages de Camargue. J'ai aimé le parallèle avec la tauromachie (même si je n'aime pas ça non plus : qu'est-ce que j'aime au final ? ;-)) J'ai trouvé mauvaise l'actrice qui joue l'amante de l'avocat et la procureure générale un peu jeune. Un film qui m'a scotché, qui montre que les méchants n'ont jamais une tête de méchant et que tout ce petit monde bien pensant peu passer à côté du crime premier.
C'est lent, c'est mou, le procès traité est intéressant mais loin de l'être assez pour en faire un film. Le film est intercalé d'images de taureaux on comprend pas d'où ça sort... Très moyen je me suis clairement ennuyé.