Daniel Auteuil avec François Cluzet et Vincent Lindon représentent les quelques grands acteurs venus des années 1970 et 80 qui parviennent encore à maintenir la qualité d’ensemble de leur filmographie, se faufilant entre les scénarios quelques fois un peu paresseux qui sont le quotidien du cinéma français actuel. Sur presque cent films tournés depuis 1973, les films excellents sont plutôt nombreux et hormis ceux des tout débuts la plupart sont dignes d’intérêt avec à chaque fois un jeu juste et impliqué proposé par le grand acteur qui n’a cessé de progresser vers l’épure. Ses derniers films ou séries posent leur intrigue dans le milieu judiciaire qui semble fasciner Daniel Auteuil. « Le mensonge » (2020) de Vincent Garenq et « Un silence » (2024) de Joachim Delafosse ont été rejoints par « Le fil » que Daniel Auteuil à lui-même réalisé. Le scénario s’inspire d’une histoire vraie extraite du « Livre de maître Mô » écrit par l’avocat Jean-Yves Moyart. Un avocat réputé qui n’a plus plaidé au pénal depuis une affaire douloureuse remontant à quinze ans se trouve à nouveau confronté à un cas de conscience alors qu’il remplace occasionnellement sa compagne (Sidse Babett Knudsen) pour une garde à vue comme commis d’office. L’avocat fait face à un homme interprété par Gregory Gadebois, un des plus grands acteurs français de sa génération, dont l’humanité et surtout la situation familiale (cinq enfants à charge) percutent la conscience de celui qui avait décidé de se protéger. Possiblement accusé du meurtre de sa femme, cet homme simple et d’évidence aimant ne peut être coupable ? Telle est l’intime conviction de maître Jean Monier qui va s’emparer de l’affaire en y mettant toute son âme peut-être pour effacer la trace d’une affaire qui l’a meurtri. Encore faut-il ne pas faire d’un cas judiciaire une affaire personnelle règle d’or du dur métier d’avocat. Comme autrefois André Cayatte, c’est de la fragilité de la vérité judiciaire dont veut nous parler Daniel Auteuil. Formidablement aidé par un Gregory Gadebois qui apporte sa pâte humaine pour démontrer que tous les êtres aussi simples peuvent-ils paraître ont plusieurs facettes. Le scénario écrit par Auteuil et Steven Mitz offre un suspense très efficace même si les retournements finaux ôtent beaucoup de sa crédibilité au récit. Cette cinquième réalisation de Daniel Auteuil si elle pose des questions est sans doute un peu trop maligne même si le spectateur peut y prendre plaisir. On pourra donc préférer les adaptations de Pagnol réalisées par le grand acteur sans doute plus dans son élément au sein de l’univers du grand écrivain, provençal comme lui.
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3,5
Publiée le 20 janvier 2025
Pour son cinquième long-métrage, Daniel Auteuil, qui est une fois de plus très bon, propose un drame judiciaire inspiré d'une histoire vraie dans lequel il incarne un avocat qui décide en quelque sorte de reprendre du service pour défendre un homme accusé d'avoir tué sa femme... Nicolas est du genre un peu bébête, un homme loyal qui ne semble pas être capable du pire, mais qu'en est-il réellement... Bien que très bien fait et surtout prenant, "Le fil" semble être très souvent un énième film judiciaire sans avoir une petite particularité, mais c'est pourtant le cas avec une réflexion intéressante sur le métier d'avocat qui prend encore plus de consistance au cours d'une dernière partie aussi marquante que glaçante. En somme, un bon film qui est rondement bien mené grâce à un solide scénario, engageant jusqu'au bout avec des scènes de procès captivantes et très bien incarné par l'ensemble du casting.
film austère, vu par hasard car j'aime bien les films de procès. Daniel Auteuil s'en sort bien et nous captive avec cette histoire de faits divers. fin inattendu pour ma part. bon moment de cinéma
« Le Fil », réalisé par Daniel Auteuil, est un drame judiciaire qui explore la complexité de la vérité et de la justice. Le film met en scène Jean Monier (Auteuil), un avocat retraité qui reprend du service pour défendre Nicolas Milik (Grégory Gadebois), accusé du meurtre de sa femme. La performance des acteurs est solide, notamment celle de Gadebois, qui incarne avec justesse un homme dont la culpabilité reste incertaine jusqu’à la fin. Cependant, malgré une mise en scène efficace et un suspense bien maintenu, le film souffre de quelques longueurs et d’un rythme parfois lent. En somme, « Le Fil » est un film prenant qui, sans révolutionner le genre, offre une réflexion intéressante sur la relativité des témoignages et l’incertitude judiciaire. Note : 3/5.
Malgré des longueurs, le scénario est implacable, juste, original, et étonne jusqu'au bout. Auteuil et Gadebois sont très bons. Aurore Auteuil dans un petit rôle.
Le fil. Daniel Auteuil toujours cantonné aux mêmes rôles depuis quelques années mais pourtant cela fonctionne une nouvelle fois. Réalisation sobre et efficace. Quatre étoiles.
A FUIR Vraiment dans quelle galère est allé ce pauvre Daniel Auteuil, rarement vu un tel navet, dans lequel il déambule, sale, mal rasé, crasseux, Entouré d acteurs qui jouent mal, pour un scénario prétentieux, un décor laid , des exercices de caméra ratés, des effets métaphysiques avec des images de taureaux qui veulent donner un sens profond !! Et la fin est la cerise sur le gâteau, qui se révèle vraiment immangeable Fuyez, allez vous divertir ailleurs car le cinéma ce n est pas cela
Si l'affaire est particulièrement sordide, ce film est une merveille dans sa construction, avec de solides premiers rôles, Auteuil en tête dans le rôle d'un avocat qui a au crépuscule de sa carrière probablement tout vu ... enfin presque.
Certes le film est classique dans sa construction et sa réalisation mais les fan de Auteuil seront ravis car nous le retrouvons tel que nous l’aimons: simple, naturel, tellement vrai. ici il endosse le rôle d'un avocat devant défendre un homme accusé du meurtre de sa femme.Tout au long du film nous partageons la conviction de D Auteuil. Le twist final a de quoi surprendre! UN vrai bon film judiciaire.
GADEBOIS en nounours apparemment bienveillant est magistral. AUTEUIL en avocat d’assises empathique est exceptionnel dans ses plaidoiries intelligentes. BELAIDA en procureure générale est glaciale et chirurgicale. Coupable ou non coupable, le suspense ne se dénouera qu’aux dernières minutes et le film est admirablement construit pour cela. Epilogue impressionnant !
Film peu original, on sent la fin venir de bien loin. C'est bien joué, on passe un agréable moment mais ce n'est pas non plus un chef d'oeuvre comme Daniel Auteuil en a joué par le passé. Pourtant c'est évident qu'il est un grand acteur mais il manque pour moi beaucoup d'émotions dans ce film ...
Bref, a voir mais pas non plus absolument a voir ...
Daniel Auteuil est un bon comédien mais un mauvais réalisateur. Il le prouve une fois de plus. Un film de prétoire sans âme, sans finesse sans direction d'acteurs et bien sûr on fait une petite place à fifille qui ne serait pas actrice sans son papa car elle est très mauvaise ! Toutes les ficelles sont grosses comme les grosses mains de l’accusé en gros plans toutes les cinq minutes. La mauvaise interprétation de Bach n’arrange rien. Glenn Gould au secours !
Un grand thriller glaçant et pesant impeccablement réalisé et interprété par Daniel Auteuil. L'image est soignée, le casting est impeccable, l'histoire intrigante, le parallèle avec le taureau et le torero dans l'arène sonne très bien avec les thématiques du film. j'ai découvert après l'origine du scénario : c'est l'une des affaires (la plus bouleversante) du livre "Le livre de Maître Mô" de Jean-Yves Moyart.
Bon scenario. Musique débile. Tous les films français sont d'une nullité absolue en matière de musique de fond, quelle horreur. Prises de vues parfois grotesques, zoom ridicules et flous plus que flous.. Rythme on ne peut plus lent. Daniel Auteuil est figé du début à la fin, il ne laisse transparaître aucune émotion qui pourrait emballer le spectateur. En somme, film plat qui ne laisse aucun souvenir. Peut se regarder tout de même si l'on n'a pas sommeil.