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LLDS76
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4,5
Publiée le 1 février 2026
Encore un grand film de Michel Franco. Cette fois il dresse le portrait d'une relation de domination terriblement toxique sous fond des difficultés à rêver et à vivre en tant qu'immigré aux Etats-Unis. Un film complexe, terrifiant, politique à tout instant. À voir absolument.
Dans la veine du cinéma parfois provocateur du mexicain Michel Franco qui insiste souvent sur les tares du capitalisme et la lutte des classes, ce nouvel opus m'a moins convaincu. L'esthétique porno chic, le manque de réalisme de certaines situations - un sans papier mexicain qui passe illégalement la frontière pour retrouver sa maîtresse richissime etc etc
Le fllm parle surtout de négociation autour du désir et du pouvoir ( attraction sexuelle argent, identité etc)
Reste que tout ici est parfaitement maîtrisé et joué mais il faut une petite dose d'imagination pour trouver crédible ce récit
C est très étrange comment est monté la bande annonce , elle donne l’impression d un film pleins D intrigues , alors que pas du tout mais très bon film
DREAMS: titre trompeur car ce film ne fait pas du tout rêver. Scénario creux, plat, sans intérêt. Quelques belles scènes de danse , c"est tout. Film commercial . On peut éviter de le voir ...sans regrets
Mais où donc est passé le Michel Franco de ... tous ses 8 films précédents ? Le Michel Franco clivant mais passionnant de, par exemple, "Daniel & Ana" ou de "Les filles d'Avril". Il avait pourtant un sujet en or à traiter : les rapports de domination de la part des américains des USA sur les américains du Mexique (Ben oui, les mexicains sont tout autant des américains que les habitants des Etats-Unis et c'est déjà ouvrir la porte à une forme de domination en ne réservant l'appellation d'américains qu'aux seuls habitants des Etats-Unis !). Il a choisi d'illustrer ces rapports de domination avec un couple soi-disant amoureux : elle, Jennifer, riche habitante des Etats-Unis, lui, Fernando, pauvre et excellent danseur classique. Jennifer domine Fernando par ses moyens financiers, puis Fernando domine Jennifer par sa force physique. Quant à l'amour entre elle et lui, à l'exception de 3 ou 4 scènes assez ridicules où le couple est censé s'envoyer en l'air, on se demande où il se cache. Alors oui, il y a bien à un moment un mexicain émigré aux Etats-Unis qui fait la remarque que lorsqu'un mexicain arrive à traverser la frontière, il arrive à bien se faire accepter quand il se contente de "laver le cul" des gringos, mais qu'il n'en est pas de même s'il prend la place d'un véritable habitant des Etats-Unis. Le reste du temps, on s'ennuie ! Je vais être franc : en matière de danse, je préfère de beaucoup la danse contemporaine à ce que j'appelle la danse à tutu. Eh bien, dans "Dreams", les moments que j'ai préférés furent des moments de danse classique !
Une histoire contemporaine et cruelle, mais traitée de manière trop distante et désincarnée à l'écran (avec son enchaînement de scènes fixes et cutées, et qui n'ont pas toujours de lien entre elles) pour m'accrocher à elle et à son "couple", qui n'a pas vraiment l'occasion d'exister au sein de ce film. Sans oublier ses scènes de cul (et plus) assez gratuites.
Dommage, surtout après le très touchant «Memory», bien plus habité et sincère.
Au péril de sa vie, Fernando (Isaac Hernandez), un jeune Mexicain, franchit la frontière américaine et rejoint à San Francisco son amante Jennifer (Jessica Chastain). Le couple vivait jusqu’alors sa brûlante liaison à distance : lui à Mexico où il apprend la danse classique, elle à San Francisco où cette richissime héritière dirige avec l’argent de son père une fondation artistique qui a une antenne au Mexique où elle se rend de temps en temps. Mais, contre l’avis de Jennifer, Fernando veut vivre aux Etats-Unis.
Michel Franco est un réalisateur mexicain dont les précédents films m’ont terriblement secoué. Je ne me suis toujours pas remis de l’épilogue de "Después de Lucia". On aurait pu croire avec son film précédent, "Memory", où jouait déjà Jessica Chastain, qu’il avait atteint une forme d’apaisement. Mais fort heureusement ce n’est pas le cas. "Dreams" nous secoue tout autant. Il le fait à la façon unique des films de Michel Franco, avec un effet retard qui se manifeste après le film, lorsqu’on y réfléchit et qu’on remet les éléments du puzzle ensemble.
À ceux qui ne l’ont pas encore vu, il serait criminel de trop en dire. On les invitera donc à se ruer en salles et à ne pas lire les lignes qui suivent. Avec les happy few qui l’ont déjà vu, on peut partager les réflexions qui suivent.
spoiler: Commençons par ce titre bizarre. À quoi renvoie-t-il ? Ou, pour le dire plus précisément, à quels rêves renvoie-t-il ? Aux rêves de Fernando ? ou à ceux de Jennifer ? Des rêves d’amour ? Car de l’amour, il y en a. Nous y reviendrons. Des rêves d’ailleurs ?
Dreams raconte une histoire d’amour. Se serait-il intitulé « Love », un tel titre aurait eu autant sinon plus de sens. Car il n’y a pas que du sexe entre Fernando et Jennifer. Du sexe, il y en a beaucoup, filmé avec une rare crudité : on ne montera plus un escalier intérieur de la même façon et on imagine ce qu’on ne voit pas d’une dernière scène de sexe traumatisante. Mais la relation entre Jennifer et Fernando ne se résume pas à cela. Ce serait trop facile d’y voir seulement pour elle l’expression d’une libido envahissante et pour lui le moyen d’accéder à une vie meilleure. Il y a de l’amour qui circule entre eux et qui rend leur relation d’autant plus troublante.
Car ce couple est inégalitaire.
Inégalité d’âge. Elle lui rend une bonne vingtaine d’années – même si leur âge précis n’est jamais mentionné (le goujat que je suis est allé vérifier sur Wikipédia l’âge de Jessica Chastain et trouve qu’elle porte très bien ses quarante-huit ans) – s’inscrivant ainsi dans une lignée décidément très contemporaine de femmes mûres en couple avec des hommes plus jeunes qu’elles (Nicole Kidman dans "Babygirl", Virginie Efira dans "Victoria", Emma Thompson dans "Mes rendez-vous avec Léo", Fanny Ardant dans "Les Jeunes Amants", Cécile de France dans "La Passagère"…).
Inégalité d’origine : Fernando vient du Mexique, est entré illégalement aux Etats-Unis et vit sous la menace permanente d’en être expulsé.
Et surtout inégalité de statut : Jennifer est immensément riche alors que Fernando n’a pas le sou. Elle dépense le PIB du Burundi en toilettes toutes plus époustouflantes les unes que les autres. J’ai passé le film à écarquiller les yeux devant chacune de ses apparitions dans des tailleurs d’une élégance folle, dans des robes de soirée d’une géniale simplicité, chaussée sur des talons vertigineux.
Dreams pose une question : cette relation-là est-elle viable ? L’amour sera-t-il le plus fort ? On sait la réponse que tous les films hollywoodiens sans exception y auraient donné depuis "Cendrillon" en passant par "My Fair Lady" et "Pretty Woman". Elle aurait été positive. J’y ai d’ailleurs cru moi-même, convaincu de la force du lien qui unit Fernando à Jennifer, et peut-être formaté par les scénarios auxquels Hollywood nous a habitués. Mais, évidemment, rien ne s’est passé comme prévu. Dans son dernier quart d’heure, "Dreams" bifurque vers autre chose que je n’avais pas prévu. Il y a deux coups de théâtre. Le premier, c’est l’attitude de Fernando, qui n’est guère crédible, qui ne se comprend que si elle caractérise le comportement en dernier recours d’un individu aux abois : le viol, la réclusion, la vengeance. Le second, c’est la réaction de Jennifer, aidée par son frère. Et cette dernière scène quasi muette dans laquelle résonne pour longtemps un cri désespéré de souffrance restera durablement inscrite dans ma mémoire.
Très intéressant film de Michel Franco qui réussit un film fascinant , Drame amoureux autant que métaphore de la relation toxique entre son Pays , le Mexique et les États-Unis . Chez lui les rapports entre les êtres (Sociaux, Raciaux, Economiques, politiques) sont loin de n’être que des questions théoriques mais se traduisent des rapports physiques ! Jessica Chastain incarne avec classe un personnage somme toute détestable et le danseur Isaac Hernández impressionne de part son jeu !
Scénario sans aucun intérêt, dialogues intimes très souvent obscènes pour exciter le bourgeois, placements de produits outranciers et ridicules tellement ils sont répétés, reste tout de même quelques prises de vues et cadrages assez réussis mais cela ne suffit pas pour sauver ce film du naufrage.
Le cinéma de Michel Franco est souvent cruel, et certains diraient même sadique. Dans ce film il se contente d'être brillamment méchant.
Le propos est simple : Jennifer, riche américaine, et Fernando, pauvre danseur mexicain, vivent une idylle passionnée à Mexico, où Jennifer dirige une fondation pour une partie de son temps. Lorsque Fernando vient la rejoindre à San Francisco (en passant la frontière illégalement), les choses se gâtent.
Si l'attraction mutuelle est toujours aussi forte, la différence de classe sociale, teintée évidemment d'un racisme sous-jacent, pose à l'évidence un problème, que Jennifer a toutes les peines à résoudre.
Les développements de l'intrigue sont assez maigres, mais le film vaut surtout pour trois éléments : la sensualité ébouriffante qui se dégage de ce couple et de leurs ébats, la classe impériale de Jessica Chastain et l'élégance racée de la mise en scène.
L'ensemble de ces éléments rendent Dreams éminemment agréable à regarder, si l'on est pas réfractaire au caractère froid du cinéma de Michel Franco.
Dérangeant. Dreams décortique une relation sentimentale entre une richissime américaine et un immigré illégal mexicain. Il a la beauté et le courage, elle a le pouvoir et l'argent. Elle est folle amoureuse, harceleuse et le manipule à l'excès, il défie les lois et devient extrèmement violent et inexcusable. Leur relation passionnelle mais bancale et toxique est montrée de façon neutre, quasi clinique. Au spectateur d'en faire sa propre leçon.
Le cinéma de Michel Franco est d'une froideur extrême et on peut lui reprocher, notamment avec ce nouveau film, son caractère minimaliste. Le film prend son temps pour décrire une histoire d'amour contrariée entre une femme riche et un immigré clandestin mexicain. Si les rapports de force apparaissent en filigrane, le regard clinique du cinéaste n'empêche pas l"apparition d'une certaine tension érotique. Le final brutal, comme souvent chez Franco, peut laisser perplexe mais il permet au cinéaste d'éviter tout manichéisme. Dreams est un film mal aimable que l'on peut trouver tour à tour ennuyeux, dérangeant et profondémment misanthrope.
Dreams révèle le racisme ambiant de l’amerique puritaine. Jessica Chastain en fille de riche est froide comme la glace quand il s’agit de montrer son petit ami mexicain à ses amis ou sa famille. Le film traite bien le jeu de cache-cache entre les deux amoureux. Un très bon film illuminé par la beauté pure Jessica Chastain.
Film assez outrancier et la réalisation esthétiquement froide et cassante. De belles scènes de danse cependant. L'histoire est très convenue, on peut s'en passer.