Dreams
Note moyenne
3,1
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64 critiques spectateurs

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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2025
Dreams est assurément un titre ironique qui s'inscrit dans un film délibérément froid, aux scènes courtes et aux ellipses nombreuses. Michel Franco, qui a l'habitude de réaliser aussi bien aux États-Unis qu'en son Mexique natal, synthétise son expérience des deux cultures dans une histoire passionnelle et plutôt crue, soumise au grand écart qui existe entre ses deux protagonistes, moins en termes d'âge qu'économiquement et socialement. Volontairement, le film creuse les clichés pour mieux les absorber et les commenter dans un style sarcastique et cruel. Oui, son héroïne américaine est riche, mondaine et cynique, face à son partenaire mexicain, plus jeune, innocent et ambitieux. Dans un va-et-vient entre San Francisco et Mexico, Franco va à l'essentiel pour suggérer le racisme ordinaire et le sentiment d'arrogance supérieure d'une classe et partant, d'une nation vis-à-vis d'une autre. Cela résonne plus fort dans le contexte politique d'aujourd'hui, mais ce n'est que la continuité d'un état d'esprit qui perdure depuis longtemps. Sexe, argent et mépris de caste : les ingrédients ne sont pas inédits, mais efficacement illustrés, dans un récit à l'os, sans effets superflus. Jessica Chastain prend le risque d'interpréter un rôle de femme peu aimable et manipulatrice et s'en tire avec grâce, parfait complément et contraire d'un Isaac Hernández, presque novice au cinéma et véritable étoile de la danse, qui a certainement puisé dans sa propre existence pour rendre une copie aussi impeccable. L'alchimie de leur couple, tout en tension et en intoxication, fonctionne en tout cas parfaitement.
Direct-actu.fr
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Dreams de Michel Franco s’inscrit dans une romance trompeuse où l’amour sert de façade à une lutte de classes implacable. Fernando, jeune danseur mexicain, rêve d’une reconnaissance et d’une vie meilleure aux États-Unis, convaincu que sa relation avec Jennifer, Américaine influente, peut lui ouvrir un monde inaccessible. Entre désir charnel, domination feutrée et ascension sociale illusoire, le film déconstruit le mythe américain et expose un plafond de verre invisible, mais infranchissable.


Dreams de Michel Franco s’inscrit dans une romance trompeuse où l’amour agit comme un voile posé sur une lutte de classes implacable. Le film débute comme une histoire de passion et de promesse, avant de révéler une mécanique de domination froide et méthodique, où chaque geste intime renvoie à une hiérarchie sociale impossible à abolir. Derrière le fantasme d’ascension sociale se dessine un monde verrouillé, où les privilèges se transmettent et se protègent, sans jamais réellement s’offrir.

Fernando, jeune danseur mexicain porté par un talent rare et une détermination farouche, rêve d’une reconnaissance internationale et d’un avenir meilleur aux États-Unis. Convaincu que sa relation avec Jennifer, riche Américaine influente, peut lui ouvrir les portes d’un univers inaccessible, il s’engage dans un parcours où l’espoir se confond avec la survie. Jennifer incarne une réussite sociale héritée, protégée par des réseaux invisibles et une position que rien ne semble pouvoir ébranler. Leur relation repose sur un déséquilibre fondamental, l’un aspirant à s’élever, l’autre contrôlant les limites de cette élévation.

Michel Franco observe avec une lucidité implacable la manière dont le système tolère l’excellence tant qu’elle reste rentable et inoffensive. Fernando peut être admiré, désiré, applaudi, mais jamais pleinement intégré. Le film montre comment la mobilité sociale promise fonctionne davantage comme un récit consolateur que comme une réalité accessible. La relation amoureuse devient alors un espace ambigu, où la générosité affichée masque une peur profonde de perdre ses privilèges.

La tension entre amour physique et amour psyché traverse tout le film. L’intimité charnelle donne l’illusion d’une égalité possible, mais agit surtout comme un anesthésiant temporaire face à une réalité sociale verrouillée. En contrepoint, le désir de reconnaissance révèle une violence structurelle plus profonde, où aimer ne suffit jamais à franchir les frontières imposées. La danse, nourrie par les références à Roméo et Juliette et Le Lac des cygnes, devient une métaphore tragique, opposant la grâce du corps à une fatalité sociale écrite d’avance.

Sans jamais appuyer son propos, Dreams déconstruit le mythe américain de la réussite par le mérite et interroge la place réelle laissée aux individus venus d’ailleurs. Michel Franco filme cette impasse sans pathos, en observateur sévère d’un monde où la réussite demeure un privilège héréditaire, et où l’ascension sociale, lorsqu’elle semble possible, exige toujours un renoncement profond à soi-même.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 janvier 2026
 DREAMS - Michel Franco | ⭐ 2,5/10

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Après le très beau et élégant Memory, souvent cité parmi les plus beaux films de 2024, on était en droit d’attendre beaucoup de ce nouveau projet de Michel Franco, d’autant qu’il retrouve Jessica Chastain en tête d’affiche. La déception n’en est que plus brutale. Le film est raté de bout en bout, prisonnier d’une mise en scène froide et clinique qui enferme les personnages et le récit dans des cadres rigides, trop composés, dans un souci d'esthétisation permanente.

Tout est surligné, appuyé, martelé. Les scènes enchaînent les clichés les plus lourds sur la difficulté d’intégration des immigrés mexicains aux États-Unis, sans jamais laisser place à la nuance ou à la complexité. Les personnages secondaires, en particulier le père et le frère, sont réduits à des figures caricaturales censées incarner la défiance ou l’hostilité vis à vis de l'immigration mexicaine.

Jessica Chastain se démène pour sauver l'ensemble du marasme mais finit par surjouer dans un rôle qui ne lui laisse aucun espace de respiration. Le film accumule par ailleurs des scènes sexuelles, qui finissent par devenir risibles et produire un effet franchement gênant : à force de répétition, l’immigré est fétichisé, ramené à une forme d’animalité où sa valeur semble se mesurer à sa seule capacité à satisfaire sexuellement sa partenaire. Je trouve également problématique de mettre encore en scène une scène de viol de cette manière en 2026.

La dernière partie enfonce définitivement le clou : le récit bascule vers un fil narratif ridicule, embarrassant et mal joué, dont on peine à saisir le sens ou l’intention.

Michel Franco signe ici un film lourd, maladroit et profondément décevant, qui passe complètement à côté de son sujet, qui, à force d'en faire trop, finit par se retourner contre lui-même.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
NathalieTbct
NathalieTbct

12 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Une exploration de la nature humaine fascinante, originale malgré un sujet a priori cliché. Dès le départ on se dit que ces deux là n'ont rien en commun, n'ont rien à faire ensemble. Mais la passion charnelle semble les emporter au-delà du raisonnable, comme les talents de danseur de Fernando semble l'emporter au-delà de ses rêves. Dreams. un film à découvrir.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2026
En voilà une romance bien cynique et clinique à laquelle je ne m'attendais pas tellement au vu de l'affiche et du synopsis. C'est effectivement le premier film de Michel Franco que je vois donc je ne m'attendais pas à cette mise en scène très froide mais d'un autre côté, ce fut une bonne surprise !
spoiler: Jennifer et Fernando sont amoureux. Mais Fernando est mexicain et Jennifer américaine, faisait partie d'une certaine caste. Et le problème survient alors lorsque Fernando traverse illégalement la frontière pour aller rejoindre sa dulcinée. Un amour rendu impossible par les frontières mais surtout sociales car Jennifer, même si elle aime profondément Fernando, ne peut se permettre de rendre cette relation publique. Dès qu'elle se permet un écart, elle est très vite rattrapé par la société, son entourage et plus particulièrement sa famille qui lui font gentiment comprendre que c'est pas vraiment l'homme ou même la vie qu'elle mérite. En effet, elle peut regarder les mexicains de loin et de haut avec sa fondation mais hors de question de s'en approcher de trop près. L'incarnation de l’hypocrisie bourgeoise de gauche dans une Amérique livrée à la droite Trumpiste. Alors, de son côté, Fernando, qui n'est pas naïf, tente de mener sa vie malgré l'expulsion qui plane comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Danseur de ballet de haut niveau, il parvient à trouver une place dans une école mais cette vie-là ne plait pas tellement à Jennifer qui veut garder son amant secret et caché.

L'affiche est d'ailleurs très révélatrice de cette relation particulièrement inégale : Jennifer a le droit d'être au centre, dans la lumière, tandis que Fernando est caché. Le rapport de domination est également très intéressant, c'est Jennifer qui domine, qui est au-dessus, qui écrase presque Fernando (aussi sur l'affiche), qui a le droit de jouir de son boy toy comme elle le souhaite et qui est frustrée dès qu'il décide de partir. spoiler: Mais comme la vie n'est pas manichéenne, ce rapport de force s'inverse de manière assez brutale dans la seconde partie. Ce qui peut d'ailleurs perdre un peu le spectateur car nous avons alors sous les yeux un film particulièrement pessimiste avec une fin nihiliste à souhait. Le film se termine tout aussi brutalement d'ailleurs. Personnellement, j'aime beaucoup ; je redoutais d'ailleurs une fin heureuse et mielleuse qui aurait tranché avec le ton du film.
Ce qui n'empêche pas pourtant le réalisateur de filmer cet amour avec passion, notamment à travers des scènes de sexe assez intenses qui ne sont pas juste là pour alimenter le désir voyeuriste du spectateur mais qui en disent beaucoup sur cet amour aussi passionné que discret. Une relation animale dans l'intimité mais pratiquement inexistante en dehors.
Bref, on ressort de "Dreams" un peu sonné, presque gêné et avec une chanson d'ABBA dans la tête.
norman06

425 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2026
On peine au début à entrer dans cette improbable histoire d'amour distanciée mais le film devient progressivement captivant. Jessica Chastain est une fois de plus sublime.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2026
Quand une soi-disant "élite" financière aux idées "avancées" ( pour l'affichage et des déductions fiscales ? ) cache un rejet très violent de ceux qui n'en sont pas.
Par l'appropriation égocentrique, l'indifférence aux épreuves et engagements professionnels des gens qu'on prétend aimer passionnément et par les décisions cachées monstrueuses avec une totale hypocrisie.
Un film qui fait froid dans le dos , finalement assez politique et tenant en haleine jusqu'à sa fin.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2026
Ce film, est un peu d'actualité en vue de ce qu'il se passe aux USA.

Une histoire d'amour entre une riche américaine et un danseur de ballet mexicain. Avec des hauts et des bas de cet amour. Les deux sont capables du pire.

J'ai aimé l'interprétation de Jessica Chastain. Très convaincante en femme riche et manipulatrice qui veut garder le contrôle.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2026
D'emblée il y a un rapport de domination claire, elle est plus âgée, plus expérimentée, plus riche et socialement plus puissante, lui est mexicain, danseur étoile talentueux mais qui n'existe artistiquement et socialement que par la volonté de Jennifer/Chastain. Ainsi se pose plusieurs questions autour de la sincérité des sentiments : est-elle réellement amoureuse du jeune danseur ou est-ce juste une lubbie de luxe comme cure de jouvence ?! Est-il réellement amoureux où est-ce un moyen d'avoir ses papiers et/ou une place dans un ballet américain ?! La mise en scène s'attache donc à rester à distance, discrète et élégante comme l'est Jennifer dont la garde robe éblouissante est le seul éclat visuel, la fille à son papa reste sinon assez discrète dans l'ombre du père et de son frère. Mais c'est aussi le feu sous la glace, si les sentiments restent flous le désir et la chair est évidente et assumée. Fernando/Hernandez paraît aussi peu malin qu'intéressant, excepté la danse il a tout du simple ToyBoy, et surtout il organise une "punition" qui ne peut que se retourner contre lui. On aurait aimé un peu plus de nuances et de complexité. Au final, on pense beaucoup (toute proportion gardée !) à "Dogville" (2003) pour pour sa ligne directrice mais surtout pour sa fin nihiliste.
Site : Selenie
Goéland
Goéland

39 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2026
La relation entre un jeune danseur de ballet Mexicain talentueux et une héritière américaine, plus âgée, richissime et philanthrope. Une tension entre deux visions de l’avenir, entre deux mondes. A travers les rêves et les frustrations des deux amants, Franco nous montre la réalité de la vie des migrants à San Francisco aujourd’hui, le gouffre séparant les patriciens, en contrôle, des plébéiens étrangers, fussent-ils talentueux.
Par séquence, il inverse les rapports de domination, de façon très habile, comme lorsque la riche américaine, qui ne parle pas l’espagnol, se trouve exclue d’une discussion entre amis mexicains.
Le film est puissant, aussi dans les scènes de sexe, du genre torride. La mise en scène colle bien à la narration, parfois survoltée, parfois froide mais toujours intense. Les acteurs sont magnifiques, Jessica Chastain, au sommet de son art dans un rôle exigeant, Isaac Hernandez, fluide, éblouissant.
Lofi
Lofi

8 abonnés 19 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 janvier 2026
Très ennuyeux
Déjà vu
Trop long
Et puis trop de clichés jjusque dans les tenues de Jessica Chastain. Les rousses ne portent pas toujours du vert, orange, beige et blanc !
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 janvier 2026
Mais qu’est ce Jessica Chastain est allée faire dans ce film ? Avait elle soudain des pulsions exhibitionnistes ? L’histoire n’a ni queue ni tete, comment expliquer l’attirance de cette richissime femme d’âge mur pour un gamin mexicain sans le sou ?
Il y a un ton, un certaine esthétisme mais beaucoup de scènes malaisantes où Jessica Chastain donne à admirer sa plastique. Au moins ce film nous montre qu’une femme riche traite les hommes dont elle a envie à peu près aussi mal que les hommes riches traitent leurs petites amies … Le matriarcat n’est donc pas la panacée que certaines nous présentent.
ffred

1 987 abonnés 4 254 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2026
Plutôt aimé les films de Michel Franco vus jusqu’ici (sauf Después de Lucía, détesté), et celui-ci, sorti en toute discrétion, est plutôt une réussite. La mise en scène du réalisateur mexicain est comme toujours précise et soignée, même si le scénario est un peu en dents de scie : ça démarre très bien, puis ça ralentit un peu avec un creux au milieu, avant de reprendre de l’intensité dans la dernière partie, avec un dénouement terrible. Avec bien sûr une interprétation sans faille de Jessica Chastain (toujours impeccable), rarement aussi troublante et ambiguë, et Isaac Hernández (vrai danseur de ballet), qui nous gratifient de quelques scènes de sexe assez torrides. Au final une chronique amère et cruelle sur le rêve américain, mêlant habilement immigration illégale, pouvoir, lutte des classes et l'argent qui finit par fausser souvent toutes relations.


Bref, un bon sentiment au final, pour une demi-surprise, mais une œuvre qui marque malgré tout
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2026
"Dreams" explore ce lien entre une femme installée dans un confort absolu et un jeune danseur immigré. Jessica Chastain impressionne par son rôle à la fois puissant et profondément vulnérable. Les scènes de sexe, très sensuelles, jamais gratuites, sont parmi les plus belles du film : érotiques, élégantes, presque suspendues hors du temps. Là où le film divise, c’est dans sa bascule vers le thriller. À vouloir injecter une tension plus brutale, le récit perd de sa cohérence. Cette dimension est maladroite et vient casser le ton général.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2026
C’est une histoire de rapports : rapports sexuels, rapports de classes, rapports de forces. Des rapports entre une héritière états-unienne d’âge mûr et un jeune danseur mexicain. Où l’amour et le désir sont mis à l’épreuve (cruelle) d’un certain ordre familial, social, voire politique. L’auteur, Michel Franco, taille au scalpel dans la matière d’un sujet aux résonnances très contemporaines, ouvrant toutes sortes de considérations sur l’inégalité, le racisme, le cynisme, l’ambiguïté, la dignité, la liberté… Il fait souffler sur ses personnages principaux un vent tantôt chaud (les pulsions, les désirs), tantôt froid (les frustrations, les calculs, les jeux de domination). Sa manière de voir et de montrer est très carrée sur la forme et implacable sur le fond. Elle est précise dans sa décomposition du rêve américain. Sans espoir superflu sur la nature humaine. Radicale et impactante. Sous son regard, Isaac Hernández est convaincant et Jessica Chastain (également coproductrice), parfaite.
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