De Michel Franco (2026) . Un film assez bouleversant qui vous met mal à l'aise tant la violence sociale qui en émane est forte et interroge . Que vaut le désir d'émancipation sociale face à la puissance des conventions et le statut social ? Au début le film commence un peu à la façon d'une romance entre une personne certes belle mais surtout riche et influente et un beau jeune homme , un beau danseur sans le sous, qui plus est étrangers mais en quête de réussite et d'émancipation de son milieu d'origine . Mais rapidement le drame s'installe en déployant sa trame irréversible . Le film questionne sur tous ses bien pensants au coeur soit disant grand ouvert mais qui ne veulent rien céder à leur statut social et leur niveau de vie . Les choix de l’héroïne qui confond aimer et appartenir en se jouant de son amant , sont d'une brutalité sans nom jusqu'à la scène finale effrayante qui va sceller les deux destins et mettre fin au désir de réussite et d'émancipation du jeune danseur . On ressort du film bouleversé avec en plus une colère sourde ! Magifiquement interprété notamment par le jeune Isaac Hernández, dans le rôle de Fernando et la belle Jessica Chastain dans le rôle de Jennifer .
A la manière de Haneke, Michel Franco cinéaste mexicain parfois accueilli du bout des lèvres par la critique, présente une fois encore son regard-miroir pour révéler l'intériorité très sombre d'un personnage féminin ( mais aussi d'une famille ) appartenant selon les critères extérieurs à l'élite sociale, culturelle, intellectuelle, mais pourtant dénué de sentiments moraux.
Réflexion à fleuret moucheté, sur la lutte des classes, dont la violence finit par se montrer au grand jour, derrière les apparences. Pourfendeur décapant de l'hypocrisie sociale, Michel Franco aime secouer son spectateur !
Cinéaste aussi constant dans sa manière de faire du cinéma que sur la forme qu’il lui octroie, le Mexicain Michel Franco revient à un cinéma âpre, sec et froid comme il l’affectionne, après un détour vers une œuvre plus douce et dramatique (le très beau Memory). Il retrouve d’ailleurs Jessica Chastain pour une histoire de relation amoureuse complexe avec, en arrière-plan, l’immigration aux États-Unis, sujet ô combien abrasif et d’actualité. Malheureusement, il livre peut-être son film le plus mineur en contournant plus que de raison ce sujet brûlant et ne nous convainc qu’à moitié sur le pan du relationnel, des apparences, des rapports de force et des différences sociales. Dreams est un film souvent trop plat et froid pour nous toucher et qui survole bien trop ses diverses thématiques pour nous emporter complètement. Néanmoins, le cinéma de Franco a quelque chose de vrai et de glacial, visuellement comme formellement, qui fait toujours son petit effet et empêche de s’en détourner.
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Fernando est un jeune danseur de ballet mexicain qui a le rêve américain aux bouts des pieds. Il vit depuis quelques temps une idylle avec une très riche américaine, dont l’influence est importante dans le domaine de l’art. Le film est composé de deux parties. La première s’attache à nous montrer cette relation d’amour impossible mais forte, charnelle. Tels Roméo et Juliette, ils ne peuvent se séparer malgré l’amour impossible. Le réalisateur nous plonge alors dans de très esthétiques scènes d’amour. Puis le film bascule, et provoque le malaise et la sidération. Michel Franco traite de nombreux sujets peut être trop, où tout semble sans nuances.
Drame érotique ! Voilà un genre un peu oublié qui revient sur nos écrans grâce au mexicain Michel Franco après son très intéressant Despues de Lucia de 2012 et le consternant Sundown de 2021. Alors, cette fois, ces 98 minutes sont-elles à classer dans le haut ou le bas du panier ? Fernando, un jeune danseur de ballet originaire du Mexique, rêve de reconnaissance internationale et d’une vie meilleure aux États-Unis. Convaincu que sa maîtresse, Jennifer, une Américaine mondaine et philanthrope influente, l’aidera à réaliser ses ambitions, il quitte clandestinement son pays, échappant de justesse à la mort. Cependant, son arrivée vient bouleverser le monde soigneusement construit de Jennifer. Elle est prête à tout pour protéger leur avenir à tous deux, mais ne veut rien concéder de la vie qu'elle s'est construite. Deux sujets pour un même film, c’est sans doute un de trop pour Michel Franco qui va très vite abandonner celui qui traite des conditions de vie des migrants aux USA pour se consacrer à l’affrontement physique et psychique des deux amants. Se laisse voir quand même. La lutte des classes dans toute sa splendeur… ou plutôt son horreur. C’est l’histoire – qu’on pressent d’emblée impossible – à cause des frontières politiques mais aussi sociales. Il s’agit ici de l'incarnation parfaite de l’hypocrisie bourgeoise de gauche dans une Amérique livrée à la droite Trumpiste. Mais, au lieu d’affronter franchement cette problématique, Franco la fuit à force d’ellipses, de scènes courtes et d’une froideur ambiante, tant dans les décors que dans les rapports « humains ». Au lieu de le dénoncer ouvertement, le film se contente de suggérer le racisme ordinaire et le sentiment d'arrogance supérieure d'une classe et partant, d'une nation vis-à-vis d'une autre. Certains regretteront peut-être un trop plein de scènes de sexe. Mais, soyons honnêtes, elles sont plus que de simples ébats amoureux ; elles ne sont pas là pour provoquer, mais pour révéler les personnages, au service de l’histoire. Et c’est assez rare pour être souligné. Chez ce cinéaste, les relations intimes sont aussi des relations de pouvoir. Ce film est sensuel, brutal et beau à la fois, même si, je me répète, il passe en partie à côté de son vrai sujet. Jessica Chastain, prend ici le risque d'interpréter un rôle de femme peu aimable et manipulatrice et s'en tire avec talent, en parfait complément et contraire d'un Isaac Hernández, presque novice au cinéma et véritable étoile de la danse de l'American Ballet Theatre, qui a visiblement puisé dans sa propre existence pour rendre une copie aussi impeccable. L'alchimie de leur couple, tout en tension et en intoxication, fonctionne en tout cas parfaitement. Ajoutons à ce duo sulfureux les belles prestations de Rupert Friend et Marshall Bell. En plein show de téléréalité permanent de Trump, le film tient du cauchemar bien réel. Une réflexion profonde sur notre monde et le cynisme ambiant.
Cete histoire tacle vraiment le réalité d’aujourd’hui dé plein fouet. J Chastain y est plus magnifique que jamais, amoureuse d’un danseur aussi talentueux qu’énigmatique. Le rêve américain existe t il encore ?
C'est remarquablement tourné et écrit, c'est formidablement joué MAIS si c'est pour nous apprendre que certains êtres manquent totalement de courage pour soutenir leurs émotions et leurs idées, alors, non, nous le savons déjà, ce type de personne courent les rues. Une belle coquille un peu vaine en quelque sorte.
J’y suis allé en ne sachant rien sur l’histoire et en ne lisant aucune critique.
C’est probablement pour ça qu’au début j’étais un peu perdu. Le film s’introduit avec une mise en scène lente, peu de dialogues et une présentation minimale des personnages. Après, au fur et à mesure que le film avance, j’apprécie l’œuvre de plus en plus en découvrant plusieurs thématiques : amour/désir, danse, immigration (avec une petite critique des États-Unis). Jusqu’à arriver au dernier acte du film que j’ai détesté, sans spoiler, le film change de ton drastiquement (un peu comme « Parasite »), sauf que dans la manière de changer, c’était trop brusque, pas spécialement subtil dans l’approche, avec en plus, une scène violente présentée de manière gratuite. Ce genre de scène ne me scandalise pas quand c’est des films qui, tout le long, cherchent à choquer comme « Orange mécanique » ou « Irréversible », mais là ce n’est pas spécialement le cas (surtout que ça sort de nulle part).
La note de 2,5/5, c’est pour le 3/4 de l’histoire qui était sympa (sauf le dernier acte !), et le travail sur les plans d’ensemble qui, pour beaucoup, étaient assez beaux.
Mais comme c'est un film américain qui ne prend pas partie pour rester dans la bien-pensance, spoiler: le fin appuie le fait que les deux côtés sont mauvais avec une scène de viol totalement gratuite , le film se perd dans son propos initial...dommage.
le film aurait pu etre intéressant si les personnages n'étaient pas aussi insipides. le film est notamment assez dangereux surtout sa 3eme partie qui est du pain bénie pour l'extrême droite.
Le récit d'une liaison qui va d'un extrême à l'autre. L'histoire est sympa, et notamment le fait de voir à quel point les deux personnages vivent intensément la chose. Par contre je trouve dommage qu'on ait pas su comment ils se sont rencontrés.