Dreams
Note moyenne
3,1
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67 critiques spectateurs

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NathalieTbct
NathalieTbct

13 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Une exploration de la nature humaine fascinante, originale malgré un sujet a priori cliché. Dès le départ on se dit que ces deux là n'ont rien en commun, n'ont rien à faire ensemble. Mais la passion charnelle semble les emporter au-delà du raisonnable, comme les talents de danseur de Fernando semble l'emporter au-delà de ses rêves. Dreams. un film à découvrir.
roroland
roroland

17 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2026
C est très étrange comment est monté la bande annonce , elle donne l’impression d un film pleins
D intrigues , alors que pas du tout mais très bon film
Tristan_Casting
Tristan_Casting

3 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2026
Le potentiel était là,

Mais comme c'est un film américain qui ne prend pas partie pour rester dans la bien-pensance, spoiler: le fin appuie le fait que les deux côtés sont mauvais avec une scène de viol totalement gratuite
, le film se perd dans son propos initial...dommage.
Direct-actu.fr

410 abonnés 589 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Dreams de Michel Franco s’inscrit dans une romance trompeuse où l’amour sert de façade à une lutte de classes implacable. Fernando, jeune danseur mexicain, rêve d’une reconnaissance et d’une vie meilleure aux États-Unis, convaincu que sa relation avec Jennifer, Américaine influente, peut lui ouvrir un monde inaccessible. Entre désir charnel, domination feutrée et ascension sociale illusoire, le film déconstruit le mythe américain et expose un plafond de verre invisible, mais infranchissable.


Dreams de Michel Franco s’inscrit dans une romance trompeuse où l’amour agit comme un voile posé sur une lutte de classes implacable. Le film débute comme une histoire de passion et de promesse, avant de révéler une mécanique de domination froide et méthodique, où chaque geste intime renvoie à une hiérarchie sociale impossible à abolir. Derrière le fantasme d’ascension sociale se dessine un monde verrouillé, où les privilèges se transmettent et se protègent, sans jamais réellement s’offrir.

Fernando, jeune danseur mexicain porté par un talent rare et une détermination farouche, rêve d’une reconnaissance internationale et d’un avenir meilleur aux États-Unis. Convaincu que sa relation avec Jennifer, riche Américaine influente, peut lui ouvrir les portes d’un univers inaccessible, il s’engage dans un parcours où l’espoir se confond avec la survie. Jennifer incarne une réussite sociale héritée, protégée par des réseaux invisibles et une position que rien ne semble pouvoir ébranler. Leur relation repose sur un déséquilibre fondamental, l’un aspirant à s’élever, l’autre contrôlant les limites de cette élévation.

Michel Franco observe avec une lucidité implacable la manière dont le système tolère l’excellence tant qu’elle reste rentable et inoffensive. Fernando peut être admiré, désiré, applaudi, mais jamais pleinement intégré. Le film montre comment la mobilité sociale promise fonctionne davantage comme un récit consolateur que comme une réalité accessible. La relation amoureuse devient alors un espace ambigu, où la générosité affichée masque une peur profonde de perdre ses privilèges.

La tension entre amour physique et amour psyché traverse tout le film. L’intimité charnelle donne l’illusion d’une égalité possible, mais agit surtout comme un anesthésiant temporaire face à une réalité sociale verrouillée. En contrepoint, le désir de reconnaissance révèle une violence structurelle plus profonde, où aimer ne suffit jamais à franchir les frontières imposées. La danse, nourrie par les références à Roméo et Juliette et Le Lac des cygnes, devient une métaphore tragique, opposant la grâce du corps à une fatalité sociale écrite d’avance.

Sans jamais appuyer son propos, Dreams déconstruit le mythe américain de la réussite par le mérite et interroge la place réelle laissée aux individus venus d’ailleurs. Michel Franco filme cette impasse sans pathos, en observateur sévère d’un monde où la réussite demeure un privilège héréditaire, et où l’ascension sociale, lorsqu’elle semble possible, exige toujours un renoncement profond à soi-même.
Shawn777

839 abonnés 4 037 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2026
En voilà une romance bien cynique et clinique à laquelle je ne m'attendais pas tellement au vu de l'affiche et du synopsis. C'est effectivement le premier film de Michel Franco que je vois donc je ne m'attendais pas à cette mise en scène très froide mais d'un autre côté, ce fut une bonne surprise !
spoiler: Jennifer et Fernando sont amoureux. Mais Fernando est mexicain et Jennifer américaine, faisait partie d'une certaine caste. Et le problème survient alors lorsque Fernando traverse illégalement la frontière pour aller rejoindre sa dulcinée. Un amour rendu impossible par les frontières mais surtout sociales car Jennifer, même si elle aime profondément Fernando, ne peut se permettre de rendre cette relation publique. Dès qu'elle se permet un écart, elle est très vite rattrapé par la société, son entourage et plus particulièrement sa famille qui lui font gentiment comprendre que c'est pas vraiment l'homme ou même la vie qu'elle mérite. En effet, elle peut regarder les mexicains de loin et de haut avec sa fondation mais hors de question de s'en approcher de trop près. L'incarnation de l’hypocrisie bourgeoise de gauche dans une Amérique livrée à la droite Trumpiste. Alors, de son côté, Fernando, qui n'est pas naïf, tente de mener sa vie malgré l'expulsion qui plane comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Danseur de ballet de haut niveau, il parvient à trouver une place dans une école mais cette vie-là ne plait pas tellement à Jennifer qui veut garder son amant secret et caché.

L'affiche est d'ailleurs très révélatrice de cette relation particulièrement inégale : Jennifer a le droit d'être au centre, dans la lumière, tandis que Fernando est caché. Le rapport de domination est également très intéressant, c'est Jennifer qui domine, qui est au-dessus, qui écrase presque Fernando (aussi sur l'affiche), qui a le droit de jouir de son boy toy comme elle le souhaite et qui est frustrée dès qu'il décide de partir. spoiler: Mais comme la vie n'est pas manichéenne, ce rapport de force s'inverse de manière assez brutale dans la seconde partie. Ce qui peut d'ailleurs perdre un peu le spectateur car nous avons alors sous les yeux un film particulièrement pessimiste avec une fin nihiliste à souhait. Le film se termine tout aussi brutalement d'ailleurs. Personnellement, j'aime beaucoup ; je redoutais d'ailleurs une fin heureuse et mielleuse qui aurait tranché avec le ton du film.
Ce qui n'empêche pas pourtant le réalisateur de filmer cet amour avec passion, notamment à travers des scènes de sexe assez intenses qui ne sont pas juste là pour alimenter le désir voyeuriste du spectateur mais qui en disent beaucoup sur cet amour aussi passionné que discret. Une relation animale dans l'intimité mais pratiquement inexistante en dehors.
Bref, on ressort de "Dreams" un peu sonné, presque gêné et avec une chanson d'ABBA dans la tête.
traversay1

4 552 abonnés 5 503 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2025
Dreams est assurément un titre ironique qui s'inscrit dans un film délibérément froid, aux scènes courtes et aux ellipses nombreuses. Michel Franco, qui a l'habitude de réaliser aussi bien aux États-Unis qu'en son Mexique natal, synthétise son expérience des deux cultures dans une histoire passionnelle et plutôt crue, soumise au grand écart qui existe entre ses deux protagonistes, moins en termes d'âge qu'économiquement et socialement. Volontairement, le film creuse les clichés pour mieux les absorber et les commenter dans un style sarcastique et cruel. Oui, son héroïne américaine est riche, mondaine et cynique, face à son partenaire mexicain, plus jeune, innocent et ambitieux. Dans un va-et-vient entre San Francisco et Mexico, Franco va à l'essentiel pour suggérer le racisme ordinaire et le sentiment d'arrogance supérieure d'une classe et partant, d'une nation vis-à-vis d'une autre. Cela résonne plus fort dans le contexte politique d'aujourd'hui, mais ce n'est que la continuité d'un état d'esprit qui perdure depuis longtemps. Sexe, argent et mépris de caste : les ingrédients ne sont pas inédits, mais efficacement illustrés, dans un récit à l'os, sans effets superflus. Jessica Chastain prend le risque d'interpréter un rôle de femme peu aimable et manipulatrice et s'en tire avec grâce, parfait complément et contraire d'un Isaac Hernández, presque novice au cinéma et véritable étoile de la danse, qui a certainement puisé dans sa propre existence pour rendre une copie aussi impeccable. L'alchimie de leur couple, tout en tension et en intoxication, fonctionne en tout cas parfaitement.
Timothée Anciaux
Timothée Anciaux

19 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2026
Aux pays des rêves . Nous cuivrons cette petite fille, dans un moment critique pour elle. Son père refais sa vie. Va rt elle conserver sa place? Vous le saurez en regardant être belle histoire. Une belle histoire.
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