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Simon Bernard
207 abonnés
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2,0
Publiée le 5 mai 2024
Alors qu'il travaille comme commissaire-priseur dans une salle de ventes parisienne où il est mis sous pression, André est interpellé par une avocate à Mulhouse. Un tableau extrêmement précieux et perdu depuis des décennies aurait été retrouvé chez un particulier. André fait appel à son ex-femme avec qui il a gardé des liens professionnels forts pour l'aider dans son expertise de l'oeuvre. En salle le 1e mai.
spoiler: "Le tableau volé" a quelques bons points à faire valoir. Les acteurs sont crédibles et on prend Plaisir à découvrir le binôme Lutz-Drucker qui crève l'écran. Malheureusement, j'ai trouvé l'intrigue plutôt confuse, probablement à cause de coupes brutales lors du montage. Certains personnages ont des révélations ou des comportements qui m'ont parus rapides, quand ce n'est pas tout bonnement inexpliqué. De plus, les scènes humoristiques sont basées sur le décalage paris - province, ce qui est un peu lourd à la longue. On remarquera une apologie de l'art dans sa forme la plus capitalistique et snob, où seule la valeur marchande compte.
Film vu en avant-première en présence du réalisateur, Pascal Bonitzer ; Pascal Bonitzer, célèbre critique puis réalisateur, nous projette ici l'étude d'un milieu, trop peu souvent étudié, des commissaires-priseurs, mais également celui de l'art plus généralement. Ce monde nous est décortiqué par l'intermédiaire d'une histoire vraie, une spoliation d'œuvre d'Egon Schiele par les Nazis, retrouvé à Mulhouse des années plus tard. Tirée d'un fait divers, Bonitzer jongle parfaitement entre le suivi réaliste de l'histoire, donnant du fond et le coté fictionnelle pour donner de la forme, mais aussi dénoncer ce milieu empli de mensonge. L’ambiance est constamment palpable et stressante sur l’acquisition de ce tableau jusqu’à en devenir étouffante parfois. Le malheur des personnes ressort de toutes les façons, les travers de ce milieu angoissant. Alex Lutz est remarquable tout comme Arcadi Radeff, qui avec son personnage, est le point d'orgue de cette œuvre, clairement le rôle et l'interprétation la plus notoire de ce métrage. Cependant, le film est assez lent, ne montrant pas toujours l’essentiel et l’on a parfois du mal à bien rentrer dans le film
Bon jeu d’acteur d’Alex Lutz et Lea Drucker. Je m’attendais à un film dont l’intrigue reposerait sur “Le Tableau Volé”, c’est en réalité une caricature sociale dans laquelle est opposé vulgairement prolétariat et élite culturelle. Martin, est si vertueux qu’il en devient niais, Aurore est sans intérêt voire irritante Il y a trop d’intrigues inintéressantes et trop peu de focus sur LE TABLEAU et sa vente qui mériteraient bien plus de développements. Les coulisses du marché de l’art ne sont qu’abordées en surface. Trop tôt dans le film, le doute est levé sur l’authenticité du tableau et ce qu’il en adviendra.
Film vu en avant-première à Paris: la réalisation est assez télévisuelle, avec des faux-raccords et invraisemblances. Le jeu des acteurs est assez décevant en outre:
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2,5
Publiée le 17 mai 2024
« Je ne veux pas de ce tableau, je ne veux pas avoir de sang sur les mains ! » Le ton est donnè! il ne manque plus que Alex Lutz pour incarner le commissaire-priseur [...] Histoire vraie d'un tableau retrouvè (Les fameux « Tournesols fanès » disparu durant la guerre et rèapparu comme par miracle dans les annèes 2000) avec des personnages plus ou moins isolès dans leurs certitudes! Qui d'autre que Pascal Bonitzer pouvait mettre en scène cette enquête dans le monde secret de l'art ? Ce dernier traite le sujet avec intelligence et goût en exposant un monde de richesse où il y a très peu d'argent! On ne rèclame pas forcèment un chef d'oeuvre de sa part mais il manque cependant une saveur à ce « tableau volè » dont la destinèe est assez incroyable! Reste l'interprètation des acteurs, en particulier le très convaincant Alex Lutz et la très fantasque Louise Chevillotte en stagiaire! On peut souligner ègalement la prèsence de Alain Chamfort (touchant) qui tient le rôle du père! Une oeuvre à rèèvaluer...
Ce film nous permet de passer un bon moment, l’intrigue (inspire d’une histoire vraie) est intéressante sans être palpitante ; les acteurs et actrices sont tous très bons. On découvre un peu le monde de l’art de l’intérieur. En revanche, le côté étrange de la stagiaire est totalement inutile. Un bon film du dimanche soir !
Egon Schiele, salle des ventes. Un impeccable jeu d’acteurs, remarquable Alex Lutz. Sur fond du marché de l’art où se brassent des millions, des rapports familiaux, collégiaux et amoureux se tissent avec le doigté du réalisateur.
Une comédie agréable, conduite par un scénario bien ficelé, de bons acteurs dans leurs rôles et leurs dialogues, qui déroule l’intrigue tout en préservant le suspense et avec des tâches d’un l’humour fin. Le scénario abouti on dévoile un excellent équilibre dans les différentes scènes pour la liberté narrative de cette histoire vraie. Les personnages finissent par être touchants dans leur respect d’une certaine humanité. J’ai passé un délicieux moment.
Le film est si décevant. Les dialogues sont tartes même si les acteurs ne sont pas mauvais. La mise en scène tristement fade. Le montage lourd : on ouvre et on ferme une porte à chaque séquence. Ça masque peut-être le fond du film qui est assez vide. Si peu à dire sur le monde. A part une petite morale de fin digne d’une dissertation de 3 eme.
Réalisation sage et classique, belle photographie, acteurs épatants, BO discrète, soit un bon film français soigné... La relation tendue entre LUTZ Commissaire-priseur intéressé et CHEVILLOTTE sa stagiaire coincée est remarquablement rendue. Il aime les belles voitures, les belles montres et le whisky tourbé. DRUCKER est aussi impeccable étonnamment coopérante dans la vie de son ex. La star du film : "Les tournesols" d'Egon SCHIELE, dont l'histoire est réellespoiler: (tableau volé par les Nazis, puis offert à un collabo) . A voir...
Très déçue par ce film, qui est bien interprété mais qui manque de rythme, bourré de bons sentiments et assez faible au scénario. Des séquences qui tombent comme un cheveu sur la soupe, des conflits de personnages obscurs. Et tout le monde ou presque prononce "Chil" le nom du peintre, je pense que quand on bosse dans le monde de l'art, on sait qu'on prononce "Schieleu".
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3,0
Publiée le 5 septembre 2024
Lorsqu'un tableau d’Egon Schiele est découvert, la vie de toutes les personnes impliquées de près ou de loin est chamboulée. Du commissaire-priseur aux ayants droit en passant par les propriétaires actuels et les intermédiaires, Pascal Bonitzer s'intéresse à cette galerie de personnages au sein d'une histoire chorale qui n'accorde pas suffisamment de temps à chacun pour développer correctement chaque sous-intrigue. C'est un peu le point noir du film, mais c'est aussi ce qui le rend dynamique avec toutes ces relations qui se font et se défont. Le plus intéressant reste cette immersion dans les coulisses du marché de l’art et ces questions sur la valeur d'une œuvre et le poids de l'histoire dans la transaction. Si tout est vu par le prisme de l'argent, il y a quand même une bonne part d'humain et c'est ce qui fait le charme de cette petite comédie agréable à suivre.
Pascal Bonitzer signe une comédie sur le marché de l'art en relatant la vente d'un tableau volé par les nazis et disparu depuis soixante ans. Alex Lutz, Léa Drucker, Nora Hamzawi et Louise Chevillotte s'amusent à retranscrire des dialogues soigneusement ciselés. Toutefois, "Le Tableau volé" souffre de certaines digressions dans des intrigues secondaires qui ne contribuent que peu à l'avancement de l'histoire principale.
Le cinéma a le pouvoir de nous déplacer dans des univers inconnus et de nous faire rêver à d'autres destins que ceux que nous avons choisis. "Le Tableau volé" est un film sans autres ambitions que de nous plonger dans le monde de l'Art, de ses professionnels, de ses clients, et de toute la galaxie qui l'entoure. Reconnaissons qu'il le fait très bien, avec un scénario bien huilé et parfaitement crédible : quand une situation héritée devient une source d'émerveillement. Un tableau connu qui refait surface, après la disparition des accapareurs issus de la guerre. Une avalanche d'argent qui tombe sur un jeune garçon incrédule qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Mais avant cette fin, il y a un savoureux préambule : le commissaire-priseur blasé joué avec brio par un Alex Lutz cinglant ( très loin de ses one-man shows comiques ) ; ses relations tendues avec une jeune assistante mystérieuse ( troublante Louise Chevillotte ) ; l'ex-femme Lea Drucker détachée et complice qui ne veut pas renoncer à l'état amoureux ; l'avocate apporteuse d'affaires qui reste fidèle à son éthique... Bref, un petit monde qui s'agite autour d'un tableau qui peut donner un formidable coup de boost à la carrière de chacun. Mais il faudra avant cela échapper aux peaux de bananes et aux coups tordus, car le milieu n'est pas, à proprement parler, un monde d'enfants de coeur. Le film est plaisant par ce côté instructif. Mais il va plus loin grâce à la jeune actrice Chevillotte très impénétrable dans ses relations compliquées avec son père, joué par l'inattendu Alain Chamfort. Les acteurs sont tous parfaits et le spectateur en sort conforté dans l'envie de fréquenter davantage les salles de ventes. Ne serait-ce que pour s'initier aux plaisirs des beaux objets... C'est là un des atouts incontestables de ce joli film.