3232 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
342 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
122 critiques
3
131 critiques
2
48 critiques
1
15 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Peter Franckson
81 abonnés
1 363 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 mai 2024
L’idée de départ, tirée d’une histoire vraie, est bonne, celle de retrouver un tableau [spoiler: « Tournesols fanés », inspiré par ceux de Vincent Van Gogh (1853-1890)] du peintre autrichien Egon Schiele (1890-1918) dans une maison vendue en viager à une femme veuve, vivant avec son fils, à Mulhouse, tout proche de l’aéroport, et détenu auparavant par un Français (mort à 98 ans !) ayant collaboré, pendant la seconde guerre mondiale, les nazis l’ayant récompensé en lui cédant une peinture, d’art « dégénéré », spoliée en 1942 à un marchand d’art juif (Karl Grünwald, laissant des tableaux en Alsace, avant de fuir l’Autriche annexée en 1938) . Malheureusement, le scénario (alors que Pascal Bonitzer est loin d’être un débutant comme scénariste), au lieu d’être linéaire, est parasité par l’introduction de personnages digressifs, principalement Aurore, la stagiaire du commissaire-priseur André Masson (Alex LUTZ), mythomane, menteuse et aux relations compliquées avec son père (grande sobriété du chanteur Alain CHAMFORT, 74 ans) mais aussi l’ex-femme de Masson (Léa DRUCKER) spoiler: qui prend des bains et tombe amoureuse de la notaire de Mulhouse qui a découvert le tableau (quel intérêt ?) . Le milieu décrit est plein de gens arrogants, cupides, attachés au luxe (montres, belles voitures comme André Masson) et n’est pas vraiment passionnant, les personnages gravitant autour du commerce de l’art, souvent antipathiques et suscitant peu d’intérêt. Une narration linéaire simple, voire un moyen métrage, aurait suffi. On est loin de « La femme au tableau » (2015) de Simon Curtis, à la narration plus classique et émouvante.
Ça parle un peu du métier de commissaire-priseur à travers la spoliation d’un chef d’œuvre redécouvert des décennies plus tard dans le salon d’un modeste ouvrier de Mulhouse. Il est donc question d’enchères que Bonitzer fait monter très vite dans son scénario éclaté de l’étude parisienne aux amours conjuguées des uns et des autres. Via des personnages souvent inattendus comme cette stagiaire qui en remontre à son patron priseur, que son ex soutient comme elle peut. Elle est aussi sa collègue. Tous les personnages sont vrais, tellement profilés dans un esprit familial où chaque parent serait content de se retrouver. Avec des dialogues ad-hoc, parfois cinglants (ça tire à boulets rouges) des réparties du même tonneau. De celui dont on fait le bon vin. Et les bons films ! Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Très bon film sur le retour à la lumière d'une œuvre inestimable dérobé par les nazis de. Immersion dans le monde de l'art et son commerce. Film très fin porté par des comédiens au top.
Dans la catégorie « films délicieux », voyez le dernier long métrage en date de Pascal Bonitzer, qui s'était déjà brillamment illustré de la sorte avec son « Cherchez Berthe » (2012) - même affichiste, semble-t-il, dans les deux cas ! Notais en son temps pour « Berthe » : « Histoire (et dialogues) bien écrits, mise en scène et interprétation en rapport, pour une comédie enlevée ». Appréciation à l'identique pour « Le Tableau », PB et son habituelle coscénariste, Agnès de Sacy, passant avec bonheur des sphères du pouvoir au monde de l'art (qui est d'ailleurs aussi affaire de pouvoir – et d'argent). Alex Lutz campe avec conviction un « auctioneer » de la célèbre maison britannique « Christie's » (pardon, « Scottie's »), spécialiste des ventes de tableaux de la période moderne, passant avec aisance de Bonnard à Seurat – quand son quotidien, déjà synonyme de très belles enchères, se trouve bouleversé par une découverte exceptionnelle, celle, grâce à une consoeur de province, d'un Schiele disparu depuis 1939... PB fait de cette affaire, inspirée par des faits réels, un conte moral, grâce à des personnages remarquables, dont notamment un propriétaire de chef d'oeuvre improbable, figure de Candide mulhousien (Arcadi Radeff, alias « Martin »), ou une stagiaire étonnante (Louise Chevillotte, alias « Aurore ») - mais aussi une « ex » de bon conseil (Léa Drucker, alias « Bertina »), et même un père (?) de stagiaire, rôle où l'on a du mal à reconnaître le chanteur Alain Chamfort... Un très agréable moment, de bon cinéma français !
Intéressante histoire qui se déroule tranquillement , qui nous rappelle les horreurs de la deuxième guerre mondiale , ce tableau retrouvé miraculeusement par un ouvrier peu argenté…….
Les dialogues font mouche et se n’est que dans la dernière partie du film qu’ils s’essoufflent un peu, ce qui est dommage puisque c’est à ce moment que la naïveté du scénario se manifeste (le commissaire priseur qui se laisse berner par un amateur d’art). Agréable moment cependant
Ce film nous fait découvrir l’univers fascinant des ventes d’art, aux enchères vertigineuses, à travers 2 mondes que tout oppose, mais qui vont se télescoper grâce à un tableau célèbre resurgit du passé. Il se dégage, de la belle composition collégiale des acteurs, un film à l’atmosphère feutrée, avec des intrigues qui se recoupent, et une émotion réelle.
Alex lutz de film en film m etonne beaucoup, je le considère aujourd'hui comme un acteur vraiment brillant, apres avoir visionné ces derniers films tel que en plein feu, une nuit,cinquième est,vortex, dans des registres très différents il arrive à tirer son épingle du jeu. Dans le tableau volé il joue un commissaire-priseur froid, cynique et mono maniaque dans une maison de vente d art prestigieuse, en conflit avec tout le monde et notamment une stagiaire qui le méprise, quibrecoit une lettre d une avocate mentionnant qu un de ses client, un ouvrier,détient un tableau disparu pendant la seconde guerre mondiale. Il va se rendre sur place avec son ex femme travaillant dans le même milieu mais à Lausanne joue par une excellente Léa drucker, tout deux vont authentifier un egon chill. Cette trouvaille va être pour la famille d ouvrier un chamboulement et surtout pour le commissaire-priseur un ébranlement dans ses certitudes. Le film est assez plaisant et réussi, car bonitzer par ses dialogues incisif et percutant, montre bien les manipulations et surtout une critique sur la bulle financière sur l art contemporain qui est aujourd'hui un problème, mais aussi en toile de fond les différences de classe
Une belle surprise, un moment très agréable dans un milieu méconnu, éloigné de notre quotidien. C'est un pur moment de détente que je vous conseille fortement.
En suivant le parcours exceptionnel d’une œuvre magistrale du peintre Egon Schiele, adaptation d’une histoire vraie, le film est une Incursion fine dans l’implacable marché de l’art et ses exigences crûment définies et représentées par le personnage principal l’excellent Alex Lutz . Autour de cet événement se croisent et évoluent des personnages attachants, dont le réalisateur ménage les secrets créant un suspense émotionnel captivant. Une belle séance
Voilà une bonne surprise, avec une intrigue qui tient la route et avec des acteurs qui jouent juste. Bonitzer parvient à ne pas tomber dans les clichés "déjà vus" du gentil provincial un peu simplet et naïf contre le parisien du monde de l'art véreux et snobinard. on passe un excellent moment à suivre la nouvelle vie de ce tableau oublié et les péripéties de la vie des personnages, qui révèlent chacun une part de leur secret...
Très bien joué, très bien réalisé, donne en plus envie de courir au MAM ou un peu plus loin à Bâle si riche en musées ou à Cologne au Ludwig pour voir de l’expressionnisme allemand ! Et pour cela, pas besoin heureusement d’avoir trouvé un Rembrandt dans son grenier… Quelles belles surprises aussi que les rôles de Martin (ce jeune homme ira loin) et du père d’Aurore (j’ai découvert au générique de fin qui se cachait derrière lui ; il est déjà, lui, allé très loin mais c’était un plaisir de le retrouver ici !).
L'histoire est plutôt intéressante, c'est bien filmé, bien joué notamment le jeune acteur dépassé par l'apparition de ce tableau de maître. On voit un peu le monde des commissaires priseurs, ce qui n'est pas si courant, intéressant de découvrir l'envers du décor. Agréable à regarder.