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Ratafia
10 abonnés
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3,0
Publiée le 9 avril 2026
Sujet pointu et intéressant, intrigue cohérente, interprétation sans reproche (même les seconds rôles), dialogues parfaits, mais le film reste terne,... A cause d'une mise en scène sans trop de reliefs ? peut-être. Dommage en tout cas.
Malgré des dialogues parfois abscons et un exposé plutôt embrouillé, le film baigne dans l’atmosphère particulière du marché de l’Art décrit d’une façon qui me paraît relativement subtile.
Un thème intéressant et bien traité qui permet de découvrir ce qui se passe quand une œuvre authentique est découverte chez un particulier. Le public ignore, la plupart du temps, la complexité des démarches et transactions qui vont jusqu'à la vente du tableau. Alex Lutz domine son sujet et le jeune Martin (Arcadi Radeff) s'en sort pas mal dans le rôle du jeune ouvrier qui ne veut pas que sa vie soit chamboulée par ce tableau. Par ailleurs, le réalisateur réussit à peindre, sans exagération, les différents milieux sociaux en présence pour donner plus de relief à l'histoire.
A la lecture du synopsis, les perspectives de thèmes potentiellement captivants étaient nombreuses. Notamment l'immersion dans l'univers méconnu des salles des ventes et des commissaires-priseurs, les transactions liées à certaines acquisitions qui se négocient en dehors des circuits classiques, mais aussi spoiler: la spoliation des biens juifs par les nazis durant la seconde guerre mondiale et l'art moderne que ces derniers considéraient comme un art dégénéré, la surprise de retrouver une œuvre que l'on croyait disparue ou détruite depuis des années ... Mais rien de tout ça dans ce film d'une platitude soporifique où tous ces sujets sont survolés, parfois à peine effleurés, par des personnages sans aucune épaisseur qui semblent traverser cette histoire sans s'y intéresser vraiment. Moi non plus.
« D’après une histoire vraie » est toujours une accroche attractive . « Le tableau volé » est excellent dans le genre avec des acteurs très justes. Alex Lutz est une très désagréable et attachant courtier d’art , Léa Drucker -son ex dans le scénario- parfaitement juste , Comme l’avocate associée (spoiler: dont on comprend qu’elles ont eu un coup de foudre réciproque , il fallait bien un peu de LGBTQ+) et le jeune inventeur du tableau… et l’histoire annexe de la jeune stagiaire vengeresse ne nuit pas à l’ensemble …
Dans un univers complexe que Celui des ventes d'œuvre... Un film doux ou l'on ne voit pas le temps passé... Des acteurs bien dans leur rôle... J'ai adoré.... Un bonjour de la corse
Avec une tendre pudeur, l'intrigue rend en réalité hommage à ces anonymes qui par honnêteté et par hasard réparent des injustices ou participent à une réhabilitation. Aussi la figure candide d'Arcadi Radeff s'oppose-t-elle parfaitement à celle du spécialiste Alex Lutz dans un rapport divergent à l'argent et à la réussite. Déplorons par ailleurs le caractère inutilement insaisissable de la stagiaire. Hormis cela, le récit se contente de nous immiscer aux salles d'enchères à travers la découverte d'une toile victime des agissements nazis. Pas de réel suspense ni d'enjeux narratifs mais la volonté de mettre au jour une petite victoire, apparemment anodine, mais aux conséquences effectives pour les concernés. Faussement banal.
J ai aimé ce film sur plusieurs points. Tout d abord le casting qui est Nickel. Le scénario sur l art et le tableau volé. La différence de classe. Par contre incompréhension du comportement de Aurore envers son père, pourquoi lui ment elle ?
"LE TABLEAU VOLÉ" de Pascal BONITZER. Comédie dramatique française. Comment dépeindre une jolie toile où 5 écorchés vifs portent un grand intérêt pour une vieille croûte inestimable. Le scénario est imaginé à partir de l'histoire réelle du tableau, du peintre expressionniste autrichien Egon SCHIELE, "Les Tournesols fanés". Si vous aimé l'histoire de l'art, si vous vous intéressez au marché peu scrupuleux de l'art, si vous avez vu "LA FEMME AU TABLEAU" de Simon CURTIS, qui traite du même sujet de la spoliation et du dénigrement de l'art sous toutes ses formes (nommé "art dégénéré") ce film vous parlera. Si vous ne cochez pas ces cases, rien de grave. Vous découvrirez des mondes intéressants et impitoyables qui ont existé et qui existent encore. Détail non négligeable, les interprètes jouent à la perfection. Mention spéciale pour le jeune acteur Arcadi Radeff. Belle gueule et belle prestation. On va certainement entendre parler de lui.
Le tableau de tournesols d’Egon Schiele a disparu pendant la guerre, comme beaucoup d’œuvres volées aux familles juives, et n’a jamais été retrouvé. Depuis 70 ans, il est accroché aux murs de la maison de famille que Martin, jeune chimiste ouvrier partage à Mulhouse avec sa mère. Tous les deux en ignorent totalement la valeur. Martin travaille à l’usine. Au hasard d’une revue d’art sur le peintre, il reconnait le tableau. André Masson commissaire-priseur d’une célèbre maison de vente reçoit une lettre de leur notaire. Il veut absolument récupérer le tableau, dont la vente serait alors le clou de sa carrière. Il est affublé d’une stagiaire qu’il n’a pas choisi, et qu’il peine à comprendre.
Alex Lutz et Léa Drucker, les deux acteurs principaux du film, donnent parfaitement le change. Leur duo ex-couple à l'écran, fonctionne à merveille. Arcadi Radeff, quant à lui, qui endosse le rôle du jeune Martin, est saisissant à l’image. Une scène interpelle, quand Bertina raconte l’histoire du marchand d’Egon Schiele, qui tentait de faire passer des œuvres à la frontière autrichienne, tout en fuyant le nazisme. L’histoire rejoint peut-être ici l’histoire intime de la propre famille de l’actrice Léa Drucker, dont le personnage apparaît très ému.
L’affiche du film un peu cheap et la bande annonce sympathique, laissaient entrevoir une comédie plaisante, quand le film se déploie pour se révéler beaucoup plus profond finalement. Les dialogues ciselés sont assez jubilatoires, dans une première partie pleine de cynisme d’un milieu dans lequel on ne se fait pas de cadeaux. Pour ensuite basculer dans une seconde partie dans laquelle les personnages révèlent toute leur part d’humanité, et prennent soin les uns des autres. Et la fin n’en est alors que plus belle.
Le film « Le tableau volé » aurait tout aussi bien pu s’appeler, « Un tableau volé pour un jeune homme intègre ».
Le tableau volé (France – 1h40) de Pascal Bonitzer avec Léa Drucker, Alex Lutz, Arcadi Radeff, Louise Chevillotte, Nora Hamzawi, etc.
On est au-delà du récit historique car on se concentre vraiment sur l’historie de la confrontation des mondes. Les vendeurs , les petites gens. Leur ignorance et l’appât des marchands. En cela les acteurs sont intéressants et cela m’a même réconcilié avec Lutz. L’histoire simple de ce jeune est touchante car il a eu de la chance en s’entourant de personnes compréhensives
Le sujet initial est digne d'intérêt mais rendu presque banal, étouffé par trop de personnages secondaires et leurs petites histoires accessoires. Son traitement est traité trop en surface, les séquences s'enchaînent sans réelle ambition artistique. La mise en scène est en outre quelconque et platonique.