C’est un chef d’œuvre de cinéma qui évite les travers du film documentaire sur le commerce d’art, grâce notamment à la vraisemblance des situations, très bien amenées et surtout à l’épaisseur du traitement psychologique des personnages secondaires qui du coup se retrouvent être à eux seuls captivants. C’est l’excellente critique du Figaro qui m’a donné envie de le voir.
Très bon film en plongée dans le milieu de l art et des ventes aux enchères. Alex lutz impeccable comme d habitude , enfilant le costume de cet expert en art.
J’ai passé un excellent moment lors de la projection du Tableau Volé. Le sujet est passionnant, les acteurs sont super, les dialogues sont très bien écrits. La fin est très belle, Par contre, certains mystères, notamment autour du personnage de la stagiaire, ne sont pas élucidés à la fin, ce qui laisse un sentiment assez étrange. C’est qui cette fille??? Pourquoi ment-elle tout le temps? Pourquoi le réalisateur construit-il toute une part du récit autour d’elle sans aller jusqu’au bout de son idée? J’ai comme l’impression qu’il manque un bout de film.
Le film de Pascal Bonitzer est une belle invitation à découvrir les coulisses du milieu des salles de ventes aux enchères. Admirablement servi par l’interprète d’Axel Lutz en commissaire -priseur cynique et provocateur., il met ds manière un peu manichéenne en relief l’opposition entre le milieu ttes raffiné des ultra-riches habitués des enchères à six chiffres et plus, et celui d’une famille ouvrière de la banlieue de Mulhouse ayant hérité par hasard d’un tableau d’Egon Schiele issu d’une spoliation par les Nazis à une famille juive autrichienne avant la guerre. L’intrigue se suit agréablement sans que l’on croit vraiment aux personnages. Une belle découverte, le jeune comédien qui joue le rôle de l’ouvrier qui , à une vie bouleversée par cet argent qui lui tombera du ciel. préfèrera poursuivre .sa vie comme avant. A méditer !
Les séances se suivent et ne se ressemblent pas en ce début de mois !
Après un huit-clos haletant la veille (Border Line), c'est avec l'impression d'avoir enfilé mes plus belles charentaises que j'ai découvert le dernier film de Pascal Bonitzer, que l'on pourrait ranger dans la catégorie "cinéma de papy". Ce genre si particulier qui n'est jamais désagréable (comme je l'avais déjà évoqué pour le dernier Woody Allen), et dans lequel on se sent même plutôt bien, comme enroulé dans un bon plaid, une tisane de camomille à la main.
Le problème est que cela ne suffit généralement pas à faire un bon film...
Après un départ prometteur, une scène savoureuse avec une amatrice d'art bourgeoise et raciste, et une bonne installation de l'intrigue principale, le film commence à perdre régulièrement de vue son sujet, en prenant divers chemins de traverse, dont on se demande bien ce qu'ils apportent au récit. La storyline parallèle de l'assistante mythomane ne présente aucun intérêt, tout comme celle sur les relations amicales tendues du jeune propriétaire du tableau qui ne mène finalement à rien...
Malgré cette volonté de multiplier les fils narratifs, le film devient rapidement plan-plan et finit par trop ronronner, renvoyant quelque chose d'assez désuet, entre l'épisode d'Arabesque et une enquête de Miss Marple, et complexifiant inutilement l'intrigue (difficile de s'y retrouver avec tous ces noms d'avocats et d'héritiers).
Le film a toutefois le mérite de proposer des personnages complexes et de chercher à confronter deux mondes : celui privilégié de l'art et les classes populaires, mais sans toujours parvenir à éviter l'écueil du stéréotype.
L'ensemble est porté par de bonnes performances d'acteurs, avec la toujours excellente Léa Drucker et le très convaincant Alex Lutz, qui parviennent parfaitement à incarner cette dualité complexe entre cynisme et humanité. Mentions spéciales aux seconds rôles également avec N. Hamzawi, A. Chamfort A. Radeff et L. Côte, tous formidables. Bien que servant une intrigue totalement inutile, Louise Chevillotte s'en sort plus qu'honorablement !
Il est rare de trouver des scénarios aux portraits psychologiques si délicatement écrits. Les personnages sont subtils, les comédiens se régalent à jouer ces dialogues très fins. Certes, c'est un cinéma basé sur la parole et la psychologie, certains le trouveront peu spectaculaire ni stylisé en matière d'image et de son. Pourtant, c'est très bien. On a cassé le moule des films subtils et intelligents comme celui-ci.
L’histoire est intéressante, le film se suit avec plaisir mais le jeu des acteurs n’est pas à la hauteur, pas d’aspérité, pas d’émotion. Seul Arcadi Madeff sort du lot avec un jeu criant de vérité
Un film dans le milieu contemporain des marchands de tableaux où l'argent dégouline, on n'a pas forcément envie de s'y précipiter. On peut pourtant sans hésiter aller voir celui-ci, encore un bon film français dans cette période faste. Un scenario solide et bien ficelé, une petite promenade parmi les milieux sociaux entre Paris et l'Alsace (quelques médiocrités de la culture bourgeoise auraient pu être évitées) et de bons acteurs, parmi lesquels Alex Lutz, évidemment au-dessus du lot.
tout est survolé rien n'est fouillé. c'est long c'est sans intérêt. la stagiaire menteuse professionnelle on ne sait pas pourquoi, le commissaire-priseur le commissaire-priseurhautain et alcoolique on ne sait pas pourquoi, ils sont toujours potes avec sa femme on ne sait pas pourquoi, bref rien n'est clait
sans plus, des personnages caricaturaux, des situations faciles.... bref, un film du dimanche soir à la télé, un téléfilm. On sort de la salle en se disant qu’on a passé un moment OK…. et qu’on a aussi perdu un peu son temps.
Très bonne surprise que ce film inspiré d'un fait bien réel. Humour et émotion en même temps qu'une peinture acérée du monde des arts . On ne s'ennuie pas une seconde. L'interprétation est magistrale.
Un bon moment de cinéma, autour d'un thème à la fois connu et méconnu : les spoliations nazies. Le réalisateur nous ouvre une porte sur le monde de l'art, de la vente aux enchères. Le contraste entre ce monde qui brasse des millions et des apparences, et le milieu modeste, qui se débat et où l'on parle avec plus de franchise. Un poil manichéen ? En tous cas les personnages sont convaincants, et se déplacent dans ce tableau, parfois à la croisée des chemins entre ces 2 mondes. Niveau acteurs, un sans fautes.
Je tape des mains pour ce film comme le commissaire priseur tape du marteau. Une fiction qui rejoint tout à fait la réalité, le scénario pourrait être réel, Une excellente interprétation des acteurs et notamment d'Alex Lutz en Officier Ministériel de Ventes aux Enchères publiques. On rentre dans les coulisses de la préparation d'une vacation d'oeuvres d'art, de l'approche pour dénicher une pépite qui pourrait enflammer les collectionneurs, déchainer les adjudications après maintes stratégies pour mettre à la une, et au catalogue cette pièce unique qui a survécu à la spoliation de la deuxième guerre mondiale. J'ai mis 5 étoiles parce que je pense que ça le mérite, que je suis généreuse et donc je dirai : "Et ça j'achète" !
Alex Lutz est jubilatoire avec la finesse de son jeu, comme souvent. Malheureusement, comme beaucoup de films aujourd’hui, ça va trop vite à l’essentiel et à l’efficacité. Il ne reste pas grand-chose après coup.