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inspecteur morvandieu
92 abonnés
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4,0
Publiée le 1 septembre 2024
Ce n'est pas tant le petit monde de l'art que celui des commissaires-priseurs, pas forcément familier du public, qui forme le décor du film de Pascal Bonitzer, milieu généralement cossu que le réalisateur sait rendre intéressant en lui gardant un peu de son mystère, c'est-à-dire en évitant la démonstration ou l'explication de texte. Il en restitue néanmoins le mercantilisme sous une forme feutrée et sans éclat. L'aristocratie du commerce. Dans cette histoire simple, exemplaire, d'un tableau volé avant-guerre et réapparu chez de modestes provinciaux, les personnages dévoilent d'emblée des caractères et des rapports sociaux justes à travers des dialogues incisifs et bien écrits. Il flotte comme un léger parfum de polar -que n'est pas le film, pas plus qu'il n'est un film sur la spoliation- concernant l'authenticité du tableau ou bien sa vente aux enchères programmée. Précisément, l'enjeu du sujet de Bonitzer est la vente d'une oeuvre d'art. Et même lorsqu'il s'en détache pour donner quelques indices plus intimes ou du corps à ses personnages, le cinéaste ne perd pas le fil de son récit. Les interprètes sont très biens. Ils naviguent dans un microcosme où -c'est peut-être le message principal de Bonitzer- la passion de l'art semble absente.
Sorti début mai, vaut le détour si vous le croisez dans un cinéma. Le marché de l'Art en toile de fond, le cynisme et les coups fourrés règnent en maître dans ce microcosme jouant au jeu de qui veut des millions d'un tableau spolié par les nazis et retrouvé au hasard d'un viager par un jeune hors de ce milieu. L'histoire est menée façon jeu de piste et thriller de salon. Ce qui le démarque d'un simple film bien fait, ce qui serait déjà bien, c'est la qualité des dialogues, vifs et caustiques, et de leur excellente interprétation par Alex Lutz et Léa Drucker, on connaît leurs talents, par Nora Hamzawi, inattendue dans ce rôle, par Louise Chevillotte et Arcadi Radeff, belles decouvertes. La musique est également remarquablement juste.
Inspiré de l’histoire vraie d’une toile d’Egon Schiele spoliée par les nazis et retrouvée dans un modeste appartement de la région mulhousienne dans les années 2000, Le tableau volé prend la forme d’une comédie sur le petit milieu des maisons de vente aux enchères d’œuvres d’art et de ses excès en tous genres. Globalement solide, jamais déplaisant, le film n’évite cependant pas la caricature – que peut donc bien manger un ouvrier y compris dans un restaurant chic parisien, mises à part des grosses frites bien grasses ? – et souffre d’un scénario qui évolue assez étrangement vers un « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». S’il aurait gagné à faire des choix plus tranchés, ce long-métrage tout à fait honnête de Pascal Bonitzer nous fait néanmoins passer un bon moment.
L’histoire d’un tableau volé à la guerre et retrouvé par hasard par un spécialiste chargé d’estimer un bien à vendre. C’est touchant, plutôt bien interprété.
Un film qui nous plonge dans un univers méconnu au cinéma, le monde des commisseurs priseurs. Le film a de nombreux points positifs, comme les acteurs qui sont vraiment très bons et immersifs. L'histoire est prenante, et intéressante mais elle est pour moi beaucoup trop secondaire, elle aurait pu être amené plus rapidement dans le film, et mis plus en avant. Le film est tout de même divertissant, et transcendent de vérité... J'aurais aimé voyager plus dans cette univers, peut être voir plus les commisseur priseur en action, une série dans cette univers serait vraiment le bienvenu!
En bref, une bonne comédie peut être un peu légère mais qui est quand même agréable a regarder !
Le tableau volé fait partie de ces petits films français qui ne payent pas de mine et sans trop de publicité, et qui se retrouve être tout simplement excellent. Sans prise de tête, on passe un super moment en suivant cette histoire prenante, avec Alex Lutz qui est vraiment un super acteur, je pense qu'il peut tout jouer.
L'histoire aurait pu être intéressante si elle avait été mieux racontée. La réalisation atone, et l'écriture des personnages à peine ébauchée, plombent ce film. Par exemple spoiler: Pourquoi la stagiaire ment-elle tout le temps à tout le monde ? On n'en saura presque rien. Des trois djeuns travaillant à l'usine, on ne saura pas grand chose non plus. Bref, ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas passionnant du tout.
J'ai adoré ce film que je désespérant de voir. Alex Lutz est excellent comme souvent. Une mention spéciale à Louise Chevillotte qui tout au long du film s'épanouie.
J'adore ce film. Tous les personnages sont riches en émotions, et ce qui se joue à chaque instant entre eux nous remplit soit de joie, soit de philosophie, soit d’exaspération, soit d’émotion tendre. Les acteurs connus et moins connus comme ce jeune Martin époustouflant nous ravissent. Le monde du marché de l'art est plutôt bien dépeint.. si j'ose ce jeu de mot :-)
Autant la découverte d'un tableau disparu depuis la 2e Guerre mondiale est un puissant moteur pour montrer le dessous du monde des commissaires priseurs, des avocats américains, de la restitution des oeuvres juives spoliées. Tout cela n'est qu'effleuré par Pascal Bonitzer. Et c'est bien dommage. Il aurait fallu creuser davantage dans cette voie où les crabes pullulent... Hélas on a des scènes, avec une stagiaire : Aurore, mythomane au dernier degré. Et qui vient casser l'intrigue du film, SANS RIEN APPORTER au récit ? Sauf vers la fin ...Mais que de faux suspense entre deux. ! Alex Lutz - que je ne connaissais pas - est excellent dans son rôle de commissaire priseur chez Scottie's. Laura Drucker est aussi bien dans son rôle de Bertina... Le scénario aurait demandé plus d'écriture sur la restitution des oeuvres spoliées...Dans ce film on apprend RIEN
Un film sympathique en soit, porté par un Alexandre Lutz charismatique dans un environnement assez peu représenté au cinéma et avec une histoire en soi assez intéressante. Et si les grosses lignes de l'histoire mérite un récit, il reste dommage que les relations soient gentillettes et/ou caricaturales et finalement peu crédibles. Difficile d'attacher la moindre importance à la relation entre André et Aurore, de croire à la bienveillance caricaturale d'une partie du monde de l'art vis-à-vis de Martin, de réellement se satisfaire de cette relation entre Martin et ses amis expéditivement brossée ou de comprendre certains personnages à commencer par Aurore qui ne cesse d'être au cœur de situations étranges. spoiler: A quel moment l'ex femme peut-elle par exemple trouvé acceptable d'amener Aurore dans la chambre de son Ex mari alors que ce dernier dort, et encore plus de la laisser seul dans l'appartement en laissant supposer une relation proche entre les deux personnages, alors qu'il semble évident que ce n'est pas le cas . Manque flagrant de finesse d'écriture qui donne cependant étrangement une énergie plaisante à ce film maladroitement décalé.
très belle surprise pour un film que je n’avait pas forcément envie de voir. bon scénario bien tenu des acteurs très impliqués dans leurs rôles et une belle leçon de vie en commun autour de xe tableau. à conseiller fortement