En apparence le film "Quand vient l'automne" traite du conflit entre une mère et sa fille qui "s'envenime" par une intoxication aux champignons. Derrière la surface un peu thriller du film on a deux autres thématiques. Peut on faire oublier son passé à sa famille - on ne révèlera pas ce "passé" mais on va dire dans les grandes lignes qu'il a un rapport avec la sexualité. Et un second thème sur le notion de famille choisie ou recomposée versus la famille du sang. Ce n'est pas une comédie, on y entend souvent parler de la mort . François Ozon, un peu comme son équivalent Almodovar perd du mordant avec l'âge tout en gardant une petite dose de kitsch pour ses fans. Pas un chef d oeuvre mais au desssus de nombreuses comédies dramatiques françaises.
À vrai dire, je ne suis malheureusement que peu surpris par les films de François Ozon hormis l'assez bon "Grâce à Dieu". Le spectateur fait toujours face à des scénarios convenus avec une mise en scène de téléfilm et une pseudo-subversion qui n'en est en fait pas une. En revanche, Ozon bénéficie pour chacun de ses films d'un casting très classique mais qui doit coûter une grosse somme d'argent à la production. "Quand vient l'automne" est donc une comédie dramatique sans grande originalité qui tombe bien trop souvent dans la caricature. Tout est dit, peu est suggéré ou de façon tout à fait évidente. La psychologie des personnages n'intéresse pas le réalisateur qui ne se concentre que, comme à son habitude, sur le caractère dramatique de certaines scènes pour en faire des rebondissements.
Mais que j'apprécie les films lents ! Quand un film par sa lenteur nous fait percevoir la nostalgie ou la beauté de la nature ou encore le temps qui passe ... Mais là, nous est servi un polar campagnard très lent ! Ça frise l'oxymore ! Il y a des plans dont on ne perçoit comme utilité que le remplissage pour étoffer un scénario famélique ! Alors, pour sauver ce film du naufrage, il reste une campagne bourguignonne superbement filmée aux couleurs d'automne et, et , et ... une performance exceptionnelle d'une Hélène VINCENT au sommet de son art ! Elle tient le film à elle seule !
Délicatesse et finesse Il y a le bien, il y a le mal, et au milieu coule la vie, cousue de vérités et de silence, Une pure merveille portée par de très bons acteurs Magnifiquement réalisé Un bijou!
Michelle est une femme âgée ravie de recevoir sa fille Valérie et son petit-fils Lucas pour les vacances dans sa maison à la campagne. Entretenant une relation difficile et assez inconfortable avec Valérie, la situation s'aggrave lorsqu'elle sert à Valérie des champignons vénéneux lors du déjeuner. Convaincue que sa mère a tenté de la tuer, elle part avec Lucas. En salle le 2 octobre.
spoiler: "Quand vient l'automne" est une œuvre perturbante dont je ne sais pas quoi penser. D'un côté, j'ai aimé le mystère qui plane autour du personnage de Michelle. On ne connaîtra jamais réellement ses intentions meurtrières envers sa fille et l'interprétation est de mise. Malheureusement, l'intrigue nous en dit trop soit ne nous en dit pas assez. J'ai un sentiment de frustration à la fin de la séance. François Ozon nous donne l'impression de nous crier des vérités troublantes puis se rétracte : en fait non. J'ai cru deviner des bouts de twists dans l'épilogue, qui s'est finalement révélé très pauvre en narration et n'apportant rien au récit initial selon moi.
Très déçue par ce film. Les premières images sont belles, dans le quotidien touchant d'une vieille femme, à la campagne, parée des couleurs d'automne. Quand les dialogues commencent, c'est convenu, froid. Et malheureusement, ça le reste tout au long du film. Ce qui m'a gênée le plus, en dehors d'une histoire à dormir debout, c'est que c'est très mal joué globalement. Le petit garçon, je n'y ai jamais cru, ni petit, ni plus grand, il est complètement creux. Faire resurgir les morts, c'est éculé et ridicule dans le contexte. Zéro émotion d'un bout à l'autre. J'attendais de comprendre quelque chose, d'être surprise, qu'au moment du dénouement, je me dise: quelle belle arnaque!... nada. Un flop total.
A partir d’une histoire, débutant (cueillette des champignons) et finissant en automne (brâme du cerf), se déroulant dans la Nièvre, et centrée sur deux amies de longue date, Michèle Giraud (Hélène VINCENT, 81 ans) et Marie-Claude Perrin (Josiane BALASKO, 74 ans), François Ozon réalise un film fourre-tout, proche d’un téléfilm, sans réelle ligne directrice, abordant trop de sujets : les relations difficiles parents-enfants spoiler: [la fille de Michèle (Ludivine SAGNIER, 45 ans), en instance de divorce et odieuse avec sa mère, et Vincent, fils de Marie-Claude, qui vient de sortir de prison pour trafic de stupéfiants] , les relations grands-parents-petits enfants (spoiler: Lucas qui vit avec sa mère à Paris, son père travaillant à Dubaï et dont la grand-mère Michèle souffre de son absence ), poids du passé (que les « braves gens » vous rappellent) et hasard forcé. Cela évoque « Le roman d’un tricheur » (1936) de Sacha Guitry, « Jalouse » (2017) de David et Stéphane Foenkinos et même, « Harry, un ami qui vous veut du bien » (2000) de Dominik Moll. Une intrigue peu passionnante mais Hélène Vincent porte le film grâce à son talent. A voir comme un film impressionniste, au fil des saisons, plus façon Claude Monet que Vincent Van Gogh et bien loin du Caravage (qui a peint le personnage de Marie-Madeleine), plus baroque et à la peinture contrastée.
Un réel manque de rythme dû à un montage catastrophique qui fait que du remplissage. Cependant le casting est assez investi et rend le métrage touchant.
Une comédie dramatique qui a des apparences de thriller. Elle lui emprunte la même construction narrative. Des pièces éparses d’un puzzle que, peu à peu, le spectateur rassemble pour reconstituer l’image finale. Cette image, ce film, c’est la vie, ses difficultés, la séparation (que ce soit le deuil ou autre chose) puis la fin, la mort. C’est empreint de social et de familial comme l’est la marque de fabrique habituelle de François Ozon. « Quand vient l’automne » est bien entendu une métaphore. C’est celle des saisons, comme les séquences de la vie, qui passent peu à peu du printemps à l’automne qui précède l’hiver. L’automne est encore une belle saison. La suite qui s’annonce sera potentiellement plus rude. En ce premier jour de sortie nationale, le thème et son message semblent avoir attiré un public de seniors, bien placés pour comprendre ce dont il s’agit. Une scène (répétée) se situe sur le registre onirique. Comme les allégories, j’ai toujours pensé que c’était le truc quand on ne sait pas trop comment faire passer autrement à l'écran une idée, un sentiment. Bon, ça reste d’usage limité ici sans être pesant. Donc ça va, sinon je n’aurais pas aimé.
Avec Quand vient l’automne, François Ozon délaisse l’ironie mordante qui a souvent marqué son cinéma pour signer un drame intime et mélancolique. Porté par l’interprétation magistrale d’Hélène Vincent et de Josiane Balasko, le film s’inscrit dans une veine sobre, presque crépusculaire, où le poids des souvenirs et des regrets pèse sur chaque plan. Un thriller intime sous les couleurs de l’automne
Ozon s’attaque ici au temps qui passe et aux silences de l’existence, en suivant Michelle (Hélène Vincent), une femme âgée vivant paisiblement dans un village bourguignon. Son quotidien bien réglé est bouleversé par l’irruption d’un élément perturbateur, réveillant des blessures enfouies. Là où d’autres cinéastes auraient opté pour un pur drame psychologique, Ozon instille une tension diffuse, jouant sur les non-dits et l’ambiguïté des relations.
Si la mise en scène est d’une élégance indéniable, on peut toutefois reprocher au film une certaine froideur. Ozon, en choisissant une approche minimaliste, sacrifie parfois l’émotion brute au profit d’une rigueur presque clinique. Pourtant, la prestation d’Hélène Vincent transcende ce parti pris : son regard hanté et ses gestes mesurés disent bien plus que les dialogues parfois trop écrits. Face à elle, Josiane Balasko impose une présence plus terrienne, offrant une dynamique intéressante entre ces deux figures féminines. Une réalisation épurée mais parfois distanciée
Le travail sur l’image est d’une grande subtilité. La photographie automnale, signée Manuel Dacosse, baigne le film dans une lumière tamisée, où les tons ocres et dorés contrastent avec la solitude pesante de l’héroïne. La caméra d’Ozon capte avec délicatesse les moindres frémissements, mais cette retenue peut parfois frustrer : on aimerait que le film ose davantage dans ses élans tragiques.
Si Quand vient l’automne impressionne par son atmosphère et la justesse de ses interprètes, il lui manque peut-être ce supplément de fièvre qui faisait la force d’un Sous le sable ou d’un Jeune et Jolie. Le film séduira les amateurs de drames contemplatifs mais pourrait laisser sur le bord du chemin ceux qui attendent une montée en puissance plus affirmée.
Tout est calme, tout est feutré, tout est ordinaire. Minable parfois. Les violences sont ordinaires, comme les plaisirs, les secrets, les mensonges, l'impunité, les amours belles ou malheureuses. Comme dans la vraie vie. Le film est très bien porté par Hélène Vincent, lumineuse et juste. Les autres acteurs sont à la hauteur. Mention spéciale pour Pierre Lotin, étonnant et émouvant.
Un film assez complexe sur les relations familiales, portée par Hélène Vincent, très touchante dans son rôle, celle de Michelle. Cette dernière est grand-mère et adore son petit-fils, mais ne le voit pas aussi souvent qu'elle l'aimerait. Sa relation avec sa fille est chaotique, et l'intoxication aux champignons ne va pas arranger les choses... L'histoire est assez lente mais l'interprétation des personnages est poignante. Beaucoup de non-dits, des doutes qui planent et des rapports familiaux difficiles entraînant plusieurs conséquences. « Quand vient l'automne » est un beau drame, à son rythme mais bien écrit.
dernière mouture de François Ozon dont on attend toujours d'être dérangé, pour le coup il faut attendre longtemps pour que l'action prenne et pourtant on n'en gardera pas grand-chose,
Après la légèreté de Mon crime, le crû 2024 de François Ozon aborde un registre beaucoup plus sombre que l’on pourrait imaginer sortir du cinéma de Claude Chabrol. Comme dans un film de ce dernier, nous sommes en apparence face à un drame typiquement français qui laisse petit à petit apparaitre doucement un cadre plus mystérieux. Plus le film avancera, plus on s’interrogera sur les réelles actions et motivations des personnages, un peu comme dans la vie, sans en avoir véritablement le fin mot (chose qu’on pourra peut-être un peu regretter). Alors qu’on aurait pu craindre d’assister à un drame nombriliste comme le cinéma français peut nous en servir de temps en temps, on est surpris de s’intéresser aux destins de ces protagonistes et aux mystères les entourant. Servi par les grandes actrices que sont Hélène Vincent, Josiane Balasko, Ludivine Sagnier et Sophie Guillemin accompagnées par Pierre Lottin et le jeune Garlan Erlos, Quand vient l’automne est une œuvre assez envoutante qui prouve une fois de plus que François Ozon est capable de naviguer avec aisance entre différents registres.