Quand vient l’automne
Note moyenne
3,6
4162 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

462 critiques spectateurs

5
48 critiques
4
163 critiques
3
167 critiques
2
55 critiques
1
20 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2024
Je ne suis pas une grande fan du cinéma de « François Ozon » mais ce film noir, mettant en scène deux femmes âgées, m’a attiré dés que j’ai vu la bande annonce. Tourné dans un petit village du nord de la Nièvre, « Quand Vient l’Automne » est film plus noir qu’on ne l’imagine. Pendant 1h45, François Ozon construit une intrigue en trompe l’œil. De prime abord, tout est un peu idyllique : la campagne en automne est jolie, la vie paisible, les deux amies semblent soudées et s’aimer, elles se font des confidences, se rendent des services : le premier quart d’heure du film est très tranquille, on pourrait même penser qu’il en se passe pas grand-chose. Mais tout le talent de François Ozon est de cacher la noirceur sous un tas de feuilles mortes. Sur la réalisation, rien d’ébouriffant mais le travail est bien fait, la photographie est jolie, la musique discrète, le film n’est pas trop long et ménage bien ses effets. Je me méfie toujours un peu des films qui se passent en province, et à la campagne, j’ai toujours l’impression qu’on filme la province comme un endroit sans modernité. Ici, si l’on excepte la scène de la fête dans le petit bar (François Ozon sait-il que la musique moderne est arrivée jusqu’en province ?), je ne trouve rien à vraiment redire. Le film, comme je le disais, ménage ses effets. spoiler: On sent qu’il y a quelque chose à comprendre du passé de Michelle et Marie-Claude, quelque chose qui a pourri les relations entre Michelle et sa fille. Cela est distillé par petite goutte : « Ma mère me dégoute », « Est-ce que la police t’a parlé du passé ? ». On imagine un peu ce que cela peut-être, mais on ne devine pas ce qui est dévoilé au milieu du long métrage. Ceci dit, une fois qu’on le sait, on se dit que Michelle ne cache pas non plus un secret si terrible qu’on l’avait imaginé !
Le film joue sur quelques ambigüités : spoiler: Michelle a des absences, que doit-on penser de cette histoire de champignons ? Simple accident ? Acte manqué ? Cette ambigüité sera même encore plus aigue plus tard, car un second drame va advenir. Lors d’une conversation entre les deux copines, l’idée que Michelle ne soit vraiment pas une « mamie confiture » nous effleure de plus près.
Toute l’intelligence du scénario est de ne jamais réellement donner toutes les clefs de ce personnage. Ce scénario, avec le recul, on a parfaitement le droit de le trouver immoral, cynique même. Il y a quand même beaucoup de noirceur dans les personnages de Michelle, de Valérie et de Vincent, le fils délinquant de Marie-Claude. Après, il y a deux trois petites choses que j’ai moins aimé dans « Quand vient l’Automne » spoiler: comme les « hallucinations » de Michelle
et la toute fin 10 ans après l’intrigue : en 2034, donc… où pas grand-chose n’a changé dans ce petit village nivernais, comme si tout en province était toujours immuable, figé, immobile. Le film d’Ozon doit beaucoup à la fine écriture de ses personnages et aussi à la qualité de son casting, au premier rang duquel Hélène Vincent et Josiane Balasko. Deux comédiennes âgées qui se partagent le premier rôle d’un film noir, ce n’est pas si fréquent ! Hélène Vincent est juste comme il faut, gentille et ambiguë, et Josiane Balasko est très bien dans le seul rôle positif du film : cette copine là est une vraie copine. Ludivine Sagnier est de prime abord parfaitement odieuse dans le rôle de Valérie, on se dit qu’elle est ingrate, vénale, que son cœur est sec. spoiler: Elle n’aura malheureusement qu’une seule scène, courte, pour montrer la souffrance psychique qui est celle de son personnage.
Et puis il y a Pierre Lottin, a qui un jour, peut-être, on offrira autre chose que des rôles de petits frappe ! On ne sait pas pourquoi son personnage est incarcéré au début du film, spoiler: on n’en sait pas plus à la fin.
On ne sait pas de quoi il est capable exactement, il est toujours limite inquiétant. Il y a dans sa façon d’incarner Vincent une violence intérieure qui met volontairement mal à l’aise. De tous les personnages du film, c’est surement celui qui est le plus insondable. « Quand vient l’Automne » est un film noir que je trouve, dans son ensemble, assez réussi. C’est un polar rural honnête, à hauteur de vieilles dames, sans manichéisme, et avec juste ce qu’il faut d’immoralité.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2024
A l’automne, on ramasse les champignons. Dans un petit village deux mamies bien sous tous rapports (du moins en apparence) se livrent à cette activité bucolique. L’une d’elle reçoit sa fille et son petit fils et cuisine une bonne poêlée de champis cueillis le matin même… et à partir de là rien ne va se passer comme prévu.
François Ozon, Monsieur un film par an, explore tous les genres possibles depuis près de 30 ans et se livre ici à un exercice chabrolien. Déjà, il s’attaque à la vision idéalisée de la vieillesse ; car nos deux mamies au-delà d’un passé un peu sombre, elles sont coriaces. Mais surtout ce film pose des questions très immorales autour du bien et du mal : qu’est-ce que le bien et le mal ? Mais surtout du mal peut-il naitre le bien ? Autour d’actes manqués et d’actes délibérés ; chacun des personnages de ce conte amorale peut tirer avantage d’un crime et ne se pose pas la question de la vérité et de la justice. Tous coupables, mais personne jugé ; ce tacite accord sans qu’aucun mot ne soit prononcé démontre au combien la justice des hommes peut se positionner au-dessus des lois : démonstration éloquente héritée d’un scénario à la mécanique très bien huilée. Ozon construit un puzzle diabolique autour de personnages aux contours bien ciselés, même si je trouve que le personnage joué par Ludivine Sagnier est trop chargé, surtout au regard des autres pas assez méchants. Metteur en scène de talent, Ozon joue avec talent des non-dits verbaux mais aussi visuels avec la force de ses ellipses vertigineuses et de ses hors champ lourds de sens. Le spectateur doit alors cheminer comme le petit poucet et essayer de remplir sans cesse les blancs laissé par l’auteur. Pousser à opter le point de vue de chacun des protagonistes, on doute sans arrêt, même si la finalité de cette alliance macabre et silencieuse nous éclate en plein visage. Le rythme est lent, épouse celui des deux mamies, même si on aimerait parfois appuyer sur la pédale d’accélérateur. Cependant, cette langueur monotone quelquefois nous permet de mieux capter l’étrangeté se logeant dans de nombreuses situations semblant si banales a priori. On a le temps et surtout l’injonction de se faire sa propre opinion sur la situation et en çà le film aux accents parfois de téléfilm est une grande réussite. Pour résumer un film porté par un duo de mamies délectable au sommet de leur art (Hélène Vincent et Josiane Balasko) ; j’ai beaucoup aimé ce flou moral dans lequel on est plongé.
Une belle fable ironique dans laquelle la mort des uns est peut-être une nécessité pour faire le bonheur de tous… çà fait froid dans le dos, dis comme cela.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2024
Au début, cette grand-mère nous transporte, on a vraiment de la peine dans sa souffrance avec sa fille dure et son envie de vacances avec son petit-fils. Son quotidien est tout simplement très émouvant, très touchant (on retrouve l'amour de sa propre grand-mère) puis il y a comme un malaise qui s'installe et on se questionne... Un mélange de plein de sentiments... Bien fait !
Vu en AVP
au Grand Palace des Sables d'Olonne
avec la présence de François Ozon
et Ludivine Sagnier,
un échange très sympathique !
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2024
Pas un grand Ozon

Un film sur la famille, les secrets. Secrets du passé, secret du présent qui seront ceux du futur. Un film où des éléments sont posés au cours de la narration et où tout fait sens a la fin. Bien construit donc mais dans un rythme un peu trop lent a mon gout qui fait qu'il laisse l'amertume de la déception. Ceci étant un petit Ozon vaut mieux que nombre de films.
MediaShow
MediaShow

167 abonnés 563 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2024
Après plusieurs adaptations, François Ozon revient cette année avec un scénario original. Quand vient l’automne est un film bienveillant et riche en émotion. Il dresse le portrait d’une grand-mère vivant à la campagne après un passé assez sombre à Paris. Partageant toute son amour pour son petit-fils, elle souffre également de la relation avec sa fille ingrate. C’est une protagoniste très attachante, bien développée et qui, derrière sa gentillesse, révèle une partie d’elle plus complexe et émouvante. D’autre part, au-delà de son côté dramatique, cette réalisation dévoile également peu à peu une nouvelle facette, celle d’un thriller. En effet, François Ozon y installe une bonne donne de suspense, notamment sur les enjeux des personnages, mais aussi un vrai mystère quant aux conséquences de cette tragédie.

Mon avis complet : https://mediashowbydk.com/2024/10/12/critique-film-quand-vient-lautomne/
Jeo Jo
Jeo Jo

20 abonnés 141 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2024
Personnages complexes, dualité, ambivalence, secrets, nons-dits, sexualité enfouie, désirs, temps qui passe, nature envahissante on l'on peut se confondre ... On retrouve les thèmes chers à François Ozon en pensant aux films qui on faits sa renommée comme 8 Femmes, Swimming pool, Le Refuge ou Sous le sable.
Cette fois l'histoire de deux amies dans l'automne de leur âge, au passé trouble, s'unissent dans des épreuves qu'elles ont parfois malgré elles, elles-mêmes provoquées.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 octobre 2024
Michelle, une grand-mère sans histoire, vit paisiblement sa retraite dans un village bourguignon avec son amie Marie-Claude, dont le fils est en prison. Elle attend avec impatience son petit-fils qui doit venir pour les vacances de la Toussaint, mais rien ne va se passer comme prévu…

Je ne peux pas en dire plus sur l’histoire, car le film est long à démarrer… voire très long... Alors oui, la lenteur de cette première partie est justifiée par le sentiment de solitude de notre héroïne, dont le réalisateur filme admirablement la routine, mais cela ne m’a pas empêché de m’ennuyer un peu.

Le film alterne les genres, passant d’un drame empreint d’humour noir au thriller.
La partie dramatique du film est d’ailleurs la plus intéressante, avec un flou moral et une zone grise qu’on aurait aimé voir davantage approfondie.
Le réalisateur nous propose le portrait d’une femme mélancolique, à la fois touchant et ambigu, offrant ainsi un rôle en or à Hélène Vincent. Elle est accompagnée d’une très bonne Josiane Balasko, mais il manque tout de même quelque chose pour que leur duo emporte totalement le spectateur.
Malheureusement, le personnage de Vincent, voyou au grand cœur, est assez caricatural.

Ozon joue avec le spectateur en usant habilement des non-dits, des sous-entendus et des ellipses temporelles judicieuses. Le spectateur cherche donc à combler ces vides et à se faire sa propre opinion.
Mais là aussi, même si un réel suspense s’installe quant aux motivations des personnages, plusieurs facilités et incohérences viennent quelque peu gâcher le tableau.

Au final, à trop vouloir s’éparpiller dans les genres, comme dans les thèmes abordés, rien ne prend réellement. Et même s’il n’est pas dénué de qualités, on a finalement affaire à un film mineur dans la filmographie du réalisateur…

https://www.critiquesdunpassionne.fr/
Laurent Boccon-Gibod
Laurent Boccon-Gibod

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2024
Les actrices sont excellentes mais la lenteur du film et le caractère peu crédible du propos dégagent un ennui profond
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2024
Subtile, équivoque, captivante . Cette chronique familiale et policière, à l'orée de l'onirisme, est l'une des plus grandes réussites d'Ozon. Comme à son habitude, le casting est impérial.
laurence l
laurence l

169 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2024
Très beau film qui vous tient jusqu'au bout. Des acteurs ien investi dans leurs rôles. un suspens tout en *douceur *. Après ou est la limite de la vérité ??? c'est du Ozon bravo
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 octobre 2024
Une Véritable Pépite. François Ozon revient en grande forme avec cette Comédie Dramatique Vénéneuse et Captivant dont on reste totalement déboussolé du début jusqu’à la fin. Porté par une Réalisation Somptueuse et Appliqué qui nous plongent progressivement dans une Ambiance Inquiétante et Pesante qui reste omniprésent tout le long du film et qui est accompagné par une Bande Originale très Efficace de Evgueni et Sacha Galperine qui s'accorde parfaitement a l’atmosphère du long métrage. Ensuite le Scénario est Habile et Surprenant qui multiplie avec maestria les fausses pistes pour mieux réussir a nous surprendre avec notamment un Dénouement Final qui laisse Perplexe et Pantois a la fois dont le film parvient avec une Certaine Finesse a aborder des Thématiques comme la Vieillesse,le Temps qui passent,les Faux Semblants et la Mort a travers son Rythme méticuleusement soutenu pendant 1h42 sans jamais laisser place a l'ennuie. Ajouter a cela un Humour Incorrecte ponctué de Dialogues magistralement écrits en passant par une Tension qui s'accentue de minute en minute qui ne relâche jamais la pression ainsi qu'une bonne dose d’Émotion qui apporte énormément au récit sans jamais tomber dans la surenchère ou la mièvrerie. Enfin le Casting est Formidable avec en tête l'actrice Hélène Vincent qui livre une prestation de haut niveau dans la peau de Michelle une Retraité Ambigüe et Sombre dont l'actrice nous épate a travers ce Personnage Féminin Troublante et Mystérieuse, Autour d'elle on retrouve une poignée de Seconds Couteaux au cordeau composer de de Josiane Balasko,Ludivine Sagnier et Pierre Lottin,Sophie Guillermin,Malik Zidi et Garlan Erlos qui livrent une prestation magistrale a leurs personnages respectives tout en complétant cette Distribution Irréprochable. En Résumer, Quand Vient L'Automne est un Véritable Délice Cinématographique comme le Cinéaste François Ozon en a le secret et qui signe ici un de ces plus Beaux Films de sa Filmographie et dont on ne reste absolument pas indifférent avec ce mélange Étonnant entre Thriller et Comédie Dramatique qui s’avère a la fois Troublant,Intense,Poignant et Délectable dont on redemande volontiers.
O.M.A.
O.M.A.

10 abonnés 134 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mars 2025
A mes yeux, ce film est sans aucun intérêt pour les raisons suivantes :

- D'abord, il est TRÈS MAL RÉALISÉ, que ce soit du point de vue de la direction d'acteurs (la caméra se sent à travers eux), du montage (sans ressort), des plans en décors naturels / réels ou de la photographie (plate).

- Quant au SCÉNARIO, les suggestions lourdingues de la dernière partie échouent totalement à rattraper le reste : spoiler: est-ce qu'elle a payé le meurtre de sa fille (on voudrait bien nous le faire croire mais ça ne colle pas avec ce qui précède) ; est-ce que le fils et le petit-fils sont homos ? dans tous les cas : on s'en fout.
Sans parler des ambiguïtés de départ spoiler: (empoisonnement volontaire ? raison des dissensions mère - fille ?)
, dont le traitement est loin de tirer parti. Des éléments pseudo fantastiques ajoutent à tout ça de la mièvrerie au lieu de raviver l'intérêt.

=> un dernier opus de François Ozon (dont j'avais adoré "Ricky" et bien sûr "Huit femmes") plus que décevant et ne méritant pas le label art et essai. Il s'agit véritablement d'un navet, car dénué même de second degré.

Seul point positif : le maquillage spoiler: qui réussit à la fin à ajouter encore de l'âge à l'actrice principale


Conseil pour ceux qui sont intéressés par les problématiques autour des relations parent-enfant spoiler: , les meurtres et la prostitution
: visionner plutôt "Jeanne Dielman" de Chantal Akerman sorti en 1975
Catherine G
Catherine G

15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2024
Encore un grand film de M. Ozon avec des acteurs splendides, une image magnifique et des moments inoubliables. Ne le manquez pas.
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2024
Une vie paisible auréolée de mystère. Valérie arrive dans la maison bourguignonne de sa mère avec son fils Lucas pour y passer une semaine de vacances. Mais rien ne se passe comme prévu.


Excellente interprétation d’Hélène Vincent et de Josianne Balasko
Altaïr06
Altaïr06

6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2024
On s’ennuie vraiment beaucoup dans ce film.
Ça n’en finit pas.
C’est quand même glauque à souhait ces deux grands mères ex prostituees.
Le film est sauvé du naufrage complet par la bonne prestation d’Helene Vincent
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse