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s2d2
50 critiques
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4,0
Publiée le 15 mars 2025
Qui a dit qu'il ne fallait pas donner de rôles aux actrices de plus de 50 ans ? Hélène Vincent et Josiane Balasko prouvent bien le contraire. Il suffit de trouver le bon sujet. Merci François Ozon
Un très bon Ozon avec beaucoup d'humanité, de tendresse parfois et aussi de mensonges, de trahisons . Hélène Vincent est splendide , Pierre Lottin continu sur sa lancée en montrant son talent incroyable, Balasko est très juste . Un beau film
Un bon film, dont il faut souligner l'effort de ne pas tomber dans la facilité d'être une énième comédie humoristique vue et revue. Un film dramatique, qui voit sa qualité être amplifiée par les tragédies des évènements et le très bon jeu des acteurs (mention spéciale à Pierre Lottin qui peut mettre à profit son jeu d'acteur, contrairement à son grotesque rôle dans Les Tuche).
Il fait réfléchir à la profondeur des problèmes familiaux et des sentiments comme la rancœur et le pardon (ou le non-pardon). Concernant la fin, spoiler: elle est habilement réalisée, en étant à la fois triste avec le décès de Michelle ; mais avec une part de "happy ending" puisqu'elle a "vu" une dernière fois le visage de sa fille qui semble enfin lui avoir pardonnée.
Le rythme du film est parfois lent et mou, ce qui ne dégrade pas trop le plaisir du visionnage. Certes, ce n'est pas le film de l'année, mais ça se regarde largement.
François Ozon a beau être un réalisateur que j'apprécie, cela ne l'empêche pas de se perdre à certains moments. Et pour moi, "Quand vient l'automne" est clairement dans la liste de ces films oubliables. Sur le papier, l'idée était pourtant intéressante, le projet proposant une sorte de thriller dramatique au sein d'une histoire familiale assez classique. François Ozon se sert des clichés du genre pour instaurer une ambiance qui est certes convenue, mais qui est totalement compréhensible au vu des choix qui ont été faits. Quand on lance le long-métrage, on passe les premières minutes à découvrir notre personnage dans sa vie, dans des choses banales et ennuyeuses. On croit donc encore assister à un film français moyen, qui adore montrer les choses du quotidien de manière extrêmement balourde. Mais quand les premiers dialogues arrivent, on se rend vite compte que le film a plusieurs mystères, et que l'histoire paraît donc moins classique que prévu. La mise en scène de François Ozon arrive même à créer du suspense, dans des décors de campagne assez bien mis en valeur. Malheureusement, toute cette première partie va rapidement s'avérer vaine, car le reste du film n'arrivera jamais à offrir quelque chose de satisfaisant. Déjà, quand on veut faire de la tension, il est important de compter sur ses comédiens. Et à ce niveau-là, le résultat est plutôt moyen. Dans l'ensemble, ils ne sont pas mauvais, il y a même quelques bonnes interprétations, comme Pierre Lottin. Mais à côté de ça, certains rôles ou certains moments m'ont totalement fait sortir du film. Par exemple, je pense au jeune Garlan Erlos, ou même à certains dialogues d'Hélène Vincent, car je trouve qu'ils récitent parfois trop leurs lignes. Et c'est pour cela que je ne vais pas vraiment venir m'en prendre à eux, car le problème vient peut-être aussi du texte. Globalement, je trouve que le scénario est cousu de film blanc, et qu'aucun mystère ne réussit à transparaître. Hormis une petite révélation au milieu de l'histoire, aucune tension ne réussit à se créer, car le projet manque cruellement d'éléments importants. On passe le film à voir des gens discuter, mais il y a peu de moments où les choses avancent véritablement. Bien sûr, l'histoire évolue, mais le rythme s'avère quand même très lent. C'est dommage d'avoir eu une si bonne idée, pour finalement créer un tout aussi plat, sans réels moments forts. Cette envie de proposer un personnage principal aussi gris pouvait être bien exploitée, mais ça ne l'est jamais réellement. Par conséquent, même si j'aime beaucoup ce réalisateur, j'ai été déçu de sa nouvelle réalisation. Pour conclure, un film qui m'est un peu passé à côté.
dernière mouture de François Ozon dont on attend toujours d'être dérangé, pour le coup il faut attendre longtemps pour que l'action prenne et pourtant on n'en gardera pas grand-chose,
Un bon film avec une histoire osant montrer le réelle, un réel si dur a apprehender puisqu'ici nous parlons d'une cueillette de champignons, de soupes, d'une fille Parisienne, vaniteuse, imbu de sa personne, qui veut priver sa mere de voir son seul petit enfant. Un bon scenario, moi même parisien et ayant une soeur, je ne peux sue me reconnaître dans ce scenario. Bon film bonne thématique, quelques drama pour pimenter la narration. Meilleur que the brutalist sans nul doute, moins elitiste. Voila un vrai film d'auteur a la sauce Ozon.
Sans doute pas le meilleur des Ozon, mais tout de même un spectacle entre le policier et le drame familial qui n’est pas désagréable à regarder. Un peu long au démarrage, le film trouve son rythme de croisière et nous embarque.
Avec Quand vient l’automne, François Ozon délaisse l’ironie mordante qui a souvent marqué son cinéma pour signer un drame intime et mélancolique. Porté par l’interprétation magistrale d’Hélène Vincent et de Josiane Balasko, le film s’inscrit dans une veine sobre, presque crépusculaire, où le poids des souvenirs et des regrets pèse sur chaque plan. Un thriller intime sous les couleurs de l’automne
Ozon s’attaque ici au temps qui passe et aux silences de l’existence, en suivant Michelle (Hélène Vincent), une femme âgée vivant paisiblement dans un village bourguignon. Son quotidien bien réglé est bouleversé par l’irruption d’un élément perturbateur, réveillant des blessures enfouies. Là où d’autres cinéastes auraient opté pour un pur drame psychologique, Ozon instille une tension diffuse, jouant sur les non-dits et l’ambiguïté des relations.
Si la mise en scène est d’une élégance indéniable, on peut toutefois reprocher au film une certaine froideur. Ozon, en choisissant une approche minimaliste, sacrifie parfois l’émotion brute au profit d’une rigueur presque clinique. Pourtant, la prestation d’Hélène Vincent transcende ce parti pris : son regard hanté et ses gestes mesurés disent bien plus que les dialogues parfois trop écrits. Face à elle, Josiane Balasko impose une présence plus terrienne, offrant une dynamique intéressante entre ces deux figures féminines. Une réalisation épurée mais parfois distanciée
Le travail sur l’image est d’une grande subtilité. La photographie automnale, signée Manuel Dacosse, baigne le film dans une lumière tamisée, où les tons ocres et dorés contrastent avec la solitude pesante de l’héroïne. La caméra d’Ozon capte avec délicatesse les moindres frémissements, mais cette retenue peut parfois frustrer : on aimerait que le film ose davantage dans ses élans tragiques.
Si Quand vient l’automne impressionne par son atmosphère et la justesse de ses interprètes, il lui manque peut-être ce supplément de fièvre qui faisait la force d’un Sous le sable ou d’un Jeune et Jolie. Le film séduira les amateurs de drames contemplatifs mais pourrait laisser sur le bord du chemin ceux qui attendent une montée en puissance plus affirmée.
Une super comédie dramatique. Les acteurs sont top, le scénario est plutôt bien ficelé et avec pas mal de surprise, il nous emmène là où ne s'y attend pas. Le film nous emmène à réfléchir sur nos propres actions et les choix que l'ont fait : les réactions ne sont elles parfois pas un peu exagérées ?
Un rythme lent, une mamie dans un trou paumé en Bourgogne.., pas sexy a priori. Seulement voilà, on a la tension, le suspense, et la magie des acteurs quand ils y croient. Mention spéciale à Hélène Vincent.
C'est amusant, en regardant "Quand vient l'automne", j'ai à plusieurs reprises eu l'impression de voir du Chabrol dans l'écriture. Un portrait de deux famille connectées, rongées par le mal-être... voire le mal tout court. Un cadre de terroir (ici, un petit coin de Bourgogne), avec des scènes culinaires (ici, les champignons). Des morts plus ou moins suspectes. Et de l'ambiguïté sur divers faits ou états d'esprits (certains éléments ne seront volontairement jamais éclaircis). Pour autant, François Ozon n'est pas Claude Chabrol. Pas aussi noir, ni aussi caustique. Son film reste néanmoins un drame amer et grisâtre, à l'image de la saison automnale choisie pour introduire le film, et dont les couleurs resteront distillées tout du long. Il offre des personnages intéressants, avec au centre Hélène Vincent en grand-mère au passé trouble, qui livre une très jolie performance. Je reprocherai certains éléments esquissés et trop peu développés à mon goût. Telle que l'enquête policière, assez étrangement présentée. Ou des relations entre personnages qui n'explosent pas toujours alors que certains devraient se demander des comptes. Mais il s'agit dans l'ensemble d'un drame réussi.
Le scénario est très original, on a l’impression au début du film que la relation mère-fille va être au centre du film, puis le type de scénario semble se déplacer vers un thriller, mais en fait pas du tout. Tout le film traite des relations intergénérationnels dans les familles de sang et de cœur.
Ozon manie excellemment l’art du doute, de l’infidélité de la mémoire et du non-dit. Ce film ne montre rien (cf anatomie d’une chute), et très souvent les personnages ont des conversations insipides. Les choses semblent se produire contre la volonté des personnages et même malgré une volonté opposée, MAIS, si cette petite phrase anodine ne révélerait pas la véritable intention du protagoniste ?
Ozon a placé tellement de sens dans quasiment tous les plans. Soit ils ont un sens dans le film soit ils ont un sens dans l’œuvre d’Ozon. J’ai beaucoup aimé le rôle. et symbol de la balançoire dans le jardin.
Et puis avec Ozon on sait que des thèmes seront automatiquement abordés : l’Église, l’homosexualité.
Vraiment on pourrait disséquer tout le film presque image par image pour repartir les responsabilités de chaque personnage dans le drame, mais on aboutirait à rien d’indubitable, on resterait dans le doute. Ça me fait penser à ce niveau à l’affaire du petit Gregory.
Hélène VINCENT et Josiane BALASKO sont deux de mes actrices préférées. Elles sont même en haut de la liste. Elles font ici des prestations remarquables. Pierre LOTTIN travaille à nouveau avec Ozon et sa prestation est largement à la hauteur de l’importance du rôle. Les deux comédiens qui interprètent le personnage du petit-fils, sont parfaits. Ludivine SAGNIER est éclatante. Elle apparaît une fois de plus comme un instrument d’expert dans la direction de Ozon.
L’Ozon 2024 est un excellent cru, à déboucher entre connaisseurs, initiés et novices.