Drame psychologique terriblement ambigu porté par un superbe trio de comédiennes, l’intrigue dévoile ses secrets, ses enjeux, ses nuances, au fil d’une narration parfaitement maîtrisée par François Ozon, capable d’instiller en un plan, un détail, un regard autant le malaise que la tendresse. En refusant d’apporter des réponses tranchées, le récit offre d’interroger la vérité des rapports humains, la construction émotionnelle des enfants, les tréfonds de l’âme. Amoral?...
J'ai toutes les peines du monde à comprendre le cinéma d'aujourd'hui, qu'il soit de France ou d'ailleurs. Je ne comprends pas ce cinéma qui manque de chair et de caractère. Et ça me laisse encore plus circonspect quand je vois des gars comme Ozon qui, vingt ans plus tôt avaient quand même un minimum de style, donner à present dans la purée Mousseline. "Quand vient l'automne"... comment parler de ça ? Question épineuse tant il n'y a pas grand chose à dire à son propos. On s'y ennuie prodigieusement. Parce que sur le papier histoire prometteuse, mais à dormir debout une fois portée à l'écran. On n'y croit jamais. Et le seul élément de scénario qui aurait pu créer un minimum de suspense et d'ambiguité n'est jamais exploité. Mise en scène apathique et dialogues qui le sont tout autant. Heureusement, Hélène Vincent est impeccable, parvenant à éviter le naufrage complet. Pierre Lottin derrière elle n'est pas trop mal. Il fait du Pierre Lottin mais le fait convenablement. S'il avait fallu ne compter que sur Balasko et Sagnier, je t'explique pas le boulot... Un film pour rien, un de plus.
A la Toussaint, deux vieilles dames éprouvent des difficultés avec leurs enfants respectifs. Cela commence plutôt bien, avec la mise en place des caractères dans cette campagne de Bourgogne, et le trouble se met petit à petit en place. Mais je n'ai pas été emballé par l'histoire qui s'est révélée.
Un petit film très charmant, original et sensible, mâtiné de polar, qui explore les relations affectives compliquées entre mère, fille, petit-fils mais aussi entre une vieille dame, son amie, et le fils de celle-ci... Ecrit comme ça, ça peut sembler très ennuyeux, mais ça ne l'est pas du tout. C'est un drame familial dans un riche cadre bucolique où poussent de délicieux champignons.
Quand vient l'automne, où le film dont peut rêver une actrice de 80 ans. Je pourrais dire, Hélène Vincent, l'actrice dont peut rêver un auteur. Sa performance est incroyable, elle est magnifique grâce à Ozon qui la filme comme un gars qui aime les actrices.
Le scénario est bien ficelé et chaque détail est important. Dès le départ, quelque chose de malaisant s'installe mais en réalité, le malaise est encore présent après le film. C'est probablement la marque d'un bon film mais effectivement sur le plan ''moral'' il reste un malaise.
En plus rapide, l'intensité serait sans doute différente et il est important de poser chaque pierre pour arriver à un beau long métrage aussi précis car il faut admettre la précision du réalisateur.
Ce n'est pas le genre de film que je regarderais chaque jour mais franchement il laisse le goût du bon cinéma avec une réalisation au top, une actrice grandiose et de seconds rôles au top avec Lottin et Balasko en prime.
Le duo Pierre Lottin/Hélène Vincent donne le ton à cette histoire d'amour fusion qui traverse et joue avec les générations. De l'amitié aux mensonges inavoués
Film où se mêlent les non-dits, le passé qui laisse des traces et la volonté d'avoir une deuxième chance. J’ai bien aimé les multiples lectures qu’on peut faire de la fin spoiler: (l’implication de la grand-mère ?) : poêlée de champignons vénéneux était un acte manqué ?
J'ai aimé le décor bucolique de l’automne bourguignon et de la cueillette des champignons.
Ce qui commence par une chronique familiale avec toutes ses complexités va prendre une tournure plus surprenante. Avec F. Ozon, on ne sait jamais vraiment où le récit va nous mene. les personnages, les secrets se dévoilent, parfois avec une certaine lourdeur et, des zones d'ombre restent en suspend. H. Vincent est parfaite.
Difficile de savoir dans quelle case est ce 'Ozon : un mélo, un thriller psychologique, une enquête ? Il met du temps à démarrer, heureusement il y a de beaux paysages et l'actrice principale. Mais comme souvent les femmes sont cantonnées aux mêmes rôles : la mamie-gâteau qui garde son petit-fils, la gendarme qui est enceinte (quel intérêt pour l'intrigue), et ce qu'on apprendra du passé de l'actrice principale.
Intrigue d'une grande banalité, dont le nœud central repose sur une invraisemblance: le mauvais garçon qui sort de prison s'en va faire la morale à quelqu'un qui le déteste ! La mise en scène est plate et même parfois maladroite. Si on ne s'ennuie pas, c'est grâce aux 3 acteurs principaux qui sont vraiment excellents.
Un film de suspense, tout en nuance et en équilibre qui aurait mérité ses quatre étoiles n’était l’absence pour le spectateur des tenants et des aboutissants. Pourquoi tout le monde dans cette histoire ment-il? Est-ce la honte, le confort, la facilité de voir comment les choses s’arrangent? Pourtant c’est un joli film avec Hélène Vincent qui est formidable et cette atmosphère délicate et trouble qui nous enveloppe.
Ça ne restera pas comme mon François Ozon préféré mais comme à chaque fois il met formidablement ses actrices en avant et leur permet de s exprimer pleinement. Les personnages sont ambiguës et se dévoilent petit à petit, l ambiance bucolique et pleine de secret confèrent au film un petit brin d étrangeté qui lui sied bien.
Dans un joli village de la Nièvre vit Michelle, spoiler: une ancienne prostituée , à qui sa fille rend visite avec son petit-fils. Bien vite, un drame est évité de peu : Michelle a failli empoisonner sa fille en lui cuisinant des champignons. Par mégarde ? C'est là la question centrale de Quand vient l'automne. On n'en dira pas plus, pour ne pas divulgâcher le film, mais on pourra tout de même raconter que ce film d'Ozon interroge avant tout ce qui constitue une famille, et en particulier une famille heureuse. Le scénario tient une ligne relativement trouble et amorale, comme on est en droit d'attendre chez Ozon, et qui n'est pas sans rappeler Harry un ami qui vous veut du bien, de Dominik Moll. La mise en scène, toutefois, est plutôt guillerette, ce dont on peut se réjouir, car cela place Quand vient l'automne dans le genre de la comédie noire, avec ce que cela implique d'ironie et de distance. C'est en cela plutôt une réussite, aux ambitions toutefois mineures, et que vient gâcher une conclusion en forme de flash forward sans aucun intérêt ; on pourra aussi regretter une direction d'acteurs assez pénible car très démonstrative et caricaturale, qui joue paradoxalement contre la comédie alors qu'elle est censée la surligner.