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La Girelle - Paon (lagirellepaon)
5 critiques
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4,5
Publiée le 10 novembre 2024
un beau film subtil malgré son scénario faiblard qui laisse par ex. à l'état d'esquisse la pauvre L. Sagnier alors que Balasko peut tirer son épingle du jeu des personnages forts et émouvants, deux acteurs principaux à l'interprétation formidable, une photographie, des couleurs... Même si je trouve le travail d'Ozon passionnant, certains de ses films ne m'ont pas plu (notamment sa précédente comédie). Mais celui-ci est un excllent crû
Mis à part la très bonne prestation des actrices principales, Hélène Vincent et Josiane Balasko, on assiste à un bon petit téléfilm, sans plus. Déjà oublié.
Hélène a peur de vieillir, son amie Marie-Claude craint pour l’avenir de son fils qui veille discrètement sur ses deux femmes, tout en donnant le change. Car la solitude vient aussi de l’abandon nous dit Ozon dans cette balade automnale où rien ne parait conforme aux attendus, et aux espérances. Celles de ces vieilles dames tourneboulées par leurs enfants, aux destins contrariés. La fille d’Hélène, ingrate, porte la honte de son passé, le fils de Marie-Claude, récemment libéré de prison, ne sait pas encore où est le bon chemin. La chronique familiale puise dans le fait-divers, un nouvel argument à cette histoire si commune. François Ozon la filme avec l’évidence du naturel et l’assurance de cette distribution sans faille : Hélène Vincent, Josiane Balasko, Ludivine Sagnier, Pierre Lottin, et le jeune Garlan Erlos, une balade en automne en leur compagnie, est bien agréable. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Petit Ozon et mauvais champignons. Querelle mère /fille. Sénilité de l’âge…Témoignages douteux,shaker et ce film agréable grâce aux comedien(nes) et Hélène Vincent trop rare au cinéma.
Ce film, comme souvent chez Ozon, pose des sujets originaux qu'on ne croise pas souvent. Celui-ci s'intéresse aux non dits qui se transmettent de génération en génération, à ce qu'on hérite et ce qu'on transmet aussi d'histoires qui ne sont pas directement les nôtres. C'est plutôt joliment montré et chaque acteur trouve le ton juste. Rien de vraiment spectaculaire, mais beaucoup de justesse. À voir.
Hélène Vincent et Josiane Balasko sont deux copines de "boulot" à la retraite qui finissent leur vie dans un petit village de bord de Loire de la France rurale: Ozon nous attend au tournant spoiler: -dès le générique- et va nous entrainer subtilement vers des situations tout sauf banales, parfois amorales, parfois oniriques. Quoi de plus naturel pour une gentille grand-mère, esseulée, de préparer avec amour l'arrivée de son petit-fils pour les vacances, même si la mère est d'un caractère impossible à gérer, et franchement antipathique. On n'en dira pas plus, car le film est là pour interroger le spectateur: et vous, vous en pensez quoi, qu'auriez-vous fait à la place de Mamy Michelle? Un peu comme le film sorti simultanément le Juré n°2 de Eastwood, comparaison lointaine, mais même mise en scène classique, autour des vies tranquilles de communautés où tout le monde ou presque se connait, dans une ambiance propre aux interprétations et aux rumeurs. Grand rôle de Hélène Vincent, qui joue avec les signes corporels de son âge plutôt que de les cacher. cinéma -novembre 24
Un excellent film avec une atmosphère lourde et intrigante. Des personnages énigmatiques incarnés par des acteurs de talent. Mais le meilleur reste le scénario qui se dessine lentement mais sûrement tout au long du film, et qui oblige le spectateur à faire travailler ses méninges...je n en dirai pas plus sinon que ce film est 1 excellente surprise.
Attention, le rythme de ce Ozon est ULTRA lent. On voit plus de scènes du quotidien d'une vieille dame (merveileusement incarnée par Hélène Vincent) que de scènes permettant d'avancer dans le scénario. Et c'est bien ce qui pose problème. Le synopsis est hyper intéressant et aborde un thème accrocheur. Mais il est traité avec une telle mollesse que ça en devient parfois pénible à regarder. C'est vraiment dommage car le casting est délicieux et match parfaitement. Monsieur Ozon, faites moins de films mais de meilleure facture!
C'est bien joué, bien réalisé. Mais c'est très lent et bien triste. On ressort de ce film passablement déprimé. Vient-on vraiment pour cela? Pas vraiment de moment où on peut se réjouir dans ce monde de tristesse au quotidien. Une fille égoïste et antipathique, un fils délinquant (mais au final pas si méchant et antipathique, même s'il commet l'irréparable) et deux mamies pour lesquelles cela ne se termine pas bien. Pas la moindre lueur dans cet automne un peu sombre.
Film teinté de nostalgie automnale (forêts, temps humide) qui décrit très bien le quotidien solitaire des personnes âgées et l importance des liens familiaux et amicaux. De très belles actrices et bons acteurs, qui a dit qu il n y avait pas de rôle pour les femmes âgées ? Un scénario original, cocasse, parfois dur, parfois tendre... Le petit garçon est formidable.
Un film très délicat, qui éclôt sous nos yeux comme l’automne qui s’installe en ce moment. Belle direction d’acteurs et d’actrices où tout (ou presque) passe par des regards. Une photo et une musique qui se complètent parfaitement. Un film qu’on a envie de revoir un dimanche matin.
L’éclectisme des genres, on le sait, est un des marqueurs du cinéma de François Ozon, « Quand vient l’automne » est huitième film de François Ozon que je vois et à chaque fois je suis surpris…ce dernier film reprend sa veine chabrolienne, avec un thème inchangé, la famille,…Michelle ( Hélène Vincent) une douce grand’mère vit dans un joli village de Bourgogne baigné par la lumière d’automne…Cheveux blancs en auréole, quotidien réglé et cueillette de champignons avec sa meilleure amie Marie-Claude (Josiane Balasko), originaire du cru… . Pour la Toussaint, sa fille Valérie (¬Ludivine Sagnier), rarement à court d’amabilités – « Je ne ¬t’embrasse pas, j’ai la crève » est à peu près sa première réplique, il s’agit encore d’un tour de chauffe, les suivantes seront plus vachardes encore, vient lui confier son fils Lucas, pour les vacances de Toussaint. Michelle leur ¬cuisine une fricassée de champignons cueillis en forêt. Ils vont se révéler aussi toxiques que leurs relations et Valérie rembarque aussi tôt Lucas… Comme le résume sa copine Marie-Claude, dont le propre fils, Vincent (Pierre Lottin) sort à peine de taule : « C’est dur à dire mais avec nos gosses, on a tout raté. » Mais gare aux apparences inoffensives !! Vieille dame indigne , passé empoissonnant, rapports vénéneux...le tableau se charge d’ombres, au fur et à mesure que des détails révélateurs s’éclairent d’une autre lumière…Les personnages ne se comportent pas tout à fait comme ils le devraient, la morale s’avère des plus flexibles, les morts reviennent hanter les vivants et l’on n’est jamais sûr de rien… Remarquablement interprété, plein de non-dits et de « non montrés » c’est une ode aux femmes vieillissantes, remarquablement incarnées par Hélène Vincent et Josiane Balasko, face à Pierre Lottin, qui surjoue un peu le fils du peuple, et à Ludivine Sagnier qui a le mauvais rôle en fille odieuse …Le jeune Lucas (Garlan Erlos) est tout à fait convaincant en petit fils aimant…. C’est un film sur le temps qui s’écoule, la fatigue qui s’installe, la rotation des heures solitaires, la rousseur des frondaisons et les curieux méandres de la transmission avant que ne se déploie le grand ciel de l’hiver.
Cette fois ozon nous offre du chabrol La France rurale Des gens de chez nous 2 mémés qu on découvre en calamiy jane La mort qui rode dans la forêt et ce repas de champignons Hallucinogènes ? Bon appétit et bon film