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Arko Rome
1 critique
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5,0
Publiée le 25 janvier 2025
Magnifique ! Très belle histoire. Des acteurs époustouflants. Le film nous met face au dilemme de "l'intention"... il est troublant, et en même tellement humain. J'ai adoré.
Une vieille femme seule cherche plus de compagnie. Il ne s'agit pas du film le plus gaie de françois Ozon. L'ambiance et souvent morne et triste. Ce qui compte ici c'est la trajectoire que prend l'histoire. On apprend à ne pas se fier aux apparences et à se questionner sur les véritables motivations des uns et des autres. Une comédie dramatique recommandable sans plus.
Dans Quand vient l’automne, François Ozon dépeint son regard sur Michelle, une octogénaire recluse dans un village bourguignon, enlisée dans la routine et l’isolement. Alors que le monde semble l’avoir effacée, abandonnée aux marges de la société, Ozon s'efforce de la rendre visible.
Cependant, par son approche, elle est paradoxalement pris au piège des clichés que le réalisateur semble vouloir déconstruire. Michelle, malgré la complexité qu’il lui prête, demeure prisonnière. En résulte, une femme âgée aussi vulnérable que menaçante, dont les failles deviennent autant de prétextes à sa détérioration.
Quant à la narration, l’intrigue s’ouvre sur un empoisonnement, un acte volontaire ou malencontreux, mais qui deviendra rapidement une faute, une aberration qui doit être interprétée, disséquée, voire pathologisée. Tout du long, Michelle n’est jamais maîtresse de sa propre narration : ses choix sont jugés, analysés et effectués à travers les regards des autres : sa fille, son amie, et même la caméra elle-même, semble davantage la scruter que lui donner de la valeur. Elle devient un objet d’étude, un symbole figé, incapable d’échapper à l’emprise de son histoire.
La tension dramatique du film repose sur des codes récurrents et dépassés : Michelle, définie par son rôle de mère et de grand-mère, porte les stigmates d’un échec familial. Cela s’inscrit dans une longue tradition cinématographique où les personnages féminins (et plus encore les femmes âgées) sont réduits à leurs fonctions domestiques et relationnelles.
Visuellement, par contre, Ozon compose un bel hommage à l’automne. Sa palette chaleureuse sublime l’idée d’un crépuscule de vie, où beauté et déclin coexistent.
Enfin, si le film célèbre la beauté d’une existence en crépuscule, il laisse un goût d’inachevé, presque misogyne. À l’instar de sa protagoniste, la narration, plutôt que d’éveiller des interrogations, enferme le spectateur dans des évidences connues.
Pas une comédie , 2 femmes proche de leur fin de vie ayant des problèmes avec leur enfant respectif. Heureusement , la réalisation tient en haleine jusqu'au bout.
François Ozon est un des rare réalisateur qui surnage dans le marasme du cinéma français. Un film tout en intelligence et en délicatesse comme on n'en fait plus. Beaux acteurs, belle réalisation.
Drame familial bien mené, il y a une certaine tension mêlée à une douce-amère mélancolie. Je me suis laissée porter par ces images automnales, mais j'ai aussi passé 1h40 à attendre un twist, quelque chose qui ferait de ce film un moment inoubliable. Sauf que cela n'arrive jamais, et je suis restée sur ma faim à la fin de la séance...
deux actrices au talent indéniable. Hélène Vincent toute en nuance incarne parfaitement le rôle de grand mère, quand à Josiane Balasko elle campe le rôle d'une mère dont le fils incarcéré est un dur au coeur tendre. derrière ce tableau, se cache une vérité plus grave.
François Ozon met en scène la vie de deux femmes avec beaucoup de légèreté et d'authenticité. Les jugements sont absents ce que j'ai beaucoup apprécié. Il y a des remises en question notoires sur les concepts à l'eimporte-pièce avec douceur et sérénité. Un regard plein d'amour inconditionnel.
François Ozon ne me déçoit pas Scénario suranné, casting de luxe pour des actrices ne semblant pas croire à leurs rôles, les critiques étaient sévères. Pourtant je suis allé voir "Quand vient l’automne". Depuis Tout s’est bien passé en 2021, je sais que François Ozon est prévisible, un peu larmoyant, qu’en jeune quinquagénaire il aborde des thèmes plus vieux que lui, la fin des jours, au moins des jours heureux, mais que, maîtrisant scénario et mise en scène, il atteint son public. Effectivement, j’ai cru à son film, la laideur de Josiane Balasko malade, la maladresse de sa comparse. J’ai même deviné leur extraction sociale à toutes les deux. Les affres de la parentalité, la possibilité infinie de la fraternité et les allers et retours entre tendresse et rudesse me toucheront à l’infini je pense. #quandvientlautomne #toutsestbienpassé #francoisozon #josianebalasko www.ericdugelay.com
De François Ozon (2024). Le vingt-troisième film de F Ozon revient aux sources même du cinéma du réalisateur . Celui d'explorer la famille, ses non-dits et ses secrets qu'ont peut être toutes les familles . Réalisé avec finesse , tact et beaucoup de pudeur dans la façon d'analyser les sentiments, et les blessures enfouies des personnages . Extrêmement bien joué notamment par Hélène Vincent, Josiane Balasko, Ludivine Sagnier et Pierre Lottin . Comme pour beaucoup de films de F OZON , Vous serez happé-at cette histoire familiale douloureuse .
"..on s'endort" A part des petites surprises de situation et un mini-suspense qui dure le temps du film, il ne se passe pas grand’chose dans cet Ozon qu’on attendait meilleur et où l’on s’ennuie. Jolis paysages de campagne et vielles actrices attachantes (H.Vincent/J.Balasko).
Une intrigue haletante, dont on ressort avec une charge émotionnelle très lourde. Ozon explore la notion d'acte manqué, à travers une succession de drames dans une famille d'apparence ordinaire.
La mise en scène nous fait ressentir la solitude de la vieille dame, souffrant de ne pas voir plus souvent son petit-fils. Peut-être que quelques éclaircies nous auraient aidé à mieux digérer l'océan de malheurs qui déferle sur elle – et, par la même occasion, sur nous.