Avis : Bernard et Bianca au pays des kangourous - Page 6
Bernard et Bianca au pays des kangourous
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karimo1984
3 abonnés
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3,5
Publiée le 28 mars 2020
Un plaisir de retrouver ces deux petites souris en Australie. Beaucoup d'aventures mais j aurai aimé une fin un peu plus travaillée. Ce film reste un plaisir à regarder.
Le petit Cody est attachant. Il fait tout pour protéger la maman aigle et ses œufs. Le tandem Bernard et Bianca fonctionne toujours aussi bien. Les méchants sont le braconnier et son acolyte le géant lézard. Nous avons également le frère d’Orville, Willmur, le lézard Franck,.. Cette suite est aussi plaisante à regarder que le premier opus.
Tout premier long métrage d'animation réalisé numériquement en association avec Pixar qui naissait à peine, cette suite a été un échec cuisant au box office... Pourtant, c'est bien lui qui a permis à tous les autres dessins animés numériques que l'on connait très bien maintenant d'exister ! Rien que pour ça, ça vaut le coup d'oeil... Pour le scénario, c'est le même schéma que le premier, avec des personnages différents (et une aide supplémentaire cette fois), si ce n'est que le fond de l'histoire a cette fois-ci été totalement inventé, et les petites souris s'envolent cette fois pour l'Australie ! On a du coup affaire à une sorte d'Indina Jones pour enfants et c'est plutôt cool ! D'ailleurs, ce qui m'a sans doute le plus marquée dans celui-ci, ce sont les scènes spectaculaires lorsque Cody s'envole sur le dos de l'immense aige royal ! Quel enfant ne rêverait pas de faire pareil ?:p
« Bernard et Bianca au Pays des Kangourous » est beaucoup plus beau, tant dans la technique que dans la réalisation, que son grand frère, c’est aussi la première suite d’un grand classique Disney. L’animation traditionnelle est sublime. On a l’impression d’assister à un véritable bon en avant technique depuis le méconnu « Basil, détective privé ». Le véritable succès de « La Petite Sirène » aura sans doute relancé la machine Disney, qui avait perdu de la vitesse durant les années 80. Même s’il affiche un bilan mitigé, et qu’il semble oublié à l’heure d’aujourd’hui, le film possède un grand nombre de qualités : l’animation plus que jamais maitrisée, un choix des couleurs magnifié, une histoire d’aventure assumée, un humour plus présent que dans le film d’origine, une bande son exceptionnel, et bien sûr, des personnages attachants et parfaitement définis. Un Disney à part entière, excellent, mais oublié par la postérité, malheureusement.
Le premier Bernard et Bianca est un classique mais ce deuxième opus est à mes yeux supérieurs. D'abord pour ses thématiques sont d'actualité (écologie, souffrance animale). La trame me rappel Sauvez Willy 3, ce sont des thèmes qui me touche. Mais également pour Cody qui me parait plus attachant que la petite du premier opus, son histoire est plus mémorable. Le cadre de l'Australie sauvage est splendide, on nous offre une évasion vers une destination lointaine, une aventure à savourer.
À la fin du premier opus, les aventures impliquant la petite Penny sont terminées. C'était un personnage attachant, mais la retrouver sentirait le réchauffé. Ce n'est pas le cas de Bernard et Bianca, enquêteurs, qu'on pouvait très pertinemment retrouver sur un numéro 2, un numéro 3...
Mais quel gâchis. Des scènes inutiles à la pelle, ça traîne en longueur, beaucoup de péripéties prévisibles. Quand les personnages ne sont pas fades, il sont grotesques. Et on s'interroge sur le titre du film. Pourquoi ne pas l'avoir appelé "en Australie" ? Je cherche les kangourous.
Bref, un dessin animé extrêmement décevant alors que le premier était magnifique et émouvant.
J'avais huit ans, peut-être neuf. La télé allumée un mercredi après-midi, les volets à moitié fermés contre la chaleur. Et cette sensation, encore intacte aujourd'hui : le cœur qui accélère devant un dessin animé qu'on a pourtant déjà vu dix fois.
Bernard et Bianca, les deux souris de la Société de Sauvetage, partent en Australie sauver Cody, un jeune garçon kidnappé par McLeach, un braconnier bien décidé à mettre la main sur Marahute, une aigle royale géante — et sur les œufs qu'elle couve.
Je l'ai regardé un nombre incalculable de fois, enfant, et ce n'était pas un hasard. Ce film avait quelque chose que peu d'autres Disney de l'époque possédaient : une vraie tension, presque un petit suspense de film d'aventure pour adultes, glissé dans un écrin pour enfants. McLeach, je m'en souviens encore, me terrifiait. Pas un méchant caricatural qu'on regarde en gloussant. Un vrai danger, sec, cruel, incarné. Gamine, je fermais parfois les yeux.
Et pourtant, l'aventure l'emportait toujours sur la peur. Il y avait ce réalisme étrange dans une histoire qui, sur le papier, ne pourrait jamais exister — des souris en mission de sauvetage à dos de libellule — mais qui donnait l'impression, le temps du film, que tout ça était parfaitement crédible. C'est peut-être ça, la vraie force de l'animation Disney de cette époque : nous faire croire à l'incroyable sans jamais nous perdre en chemin.
Le fil autour de Marahute et de ses œufs n'a rien perdu de sa pertinence aujourd'hui. Le braconnage, la disparition des espèces, la cupidité qui écrase le vivant, ce sont des sujets qui, hélas, n'ont pas vieilli d'un jour.
Je le reverrai sans hésiter, et je le recommande sans détour — pas seulement aux enfants, mais à quiconque veut se rappeler que la peur, même dans les films pour enfants, au cinéma, peut aussi être une porte d'entrée vers l'émerveillement.