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3,0
Publiée le 12 décembre 2025
Après "Et la fête continue!", Robert Guédiguian repose sa caméra à Marseille et retrouve notamment Ariane Ascaride qui incarne cette fois-ci une assistante de vie prête à tout pour payer les cours de piano de son petit-fils. Un personnage qui va avoir un effet domino sur les gens de ce quartier qui sont alors confrontés à des dilemmes moraux. Sans excuser certains gestes, le réalisateur cherche à humaniser le plus possible ces personnes imparfaites qui trompent, volent ou trahissent. Il y parvient la plupart du temps à part quand il est question du personnage pitoyable de l'agent immobilier. Entre son caractère et la manière abrupte de son histoire s'emballe, j'ai eu beaucoup de mal avec lui. D'ailleurs, on peut regretter le manque de finesse ou tout simplement de finition dans l'écriture de certains personnages et des sous-intrigues. C'est aussi positif d'un côté, car ça montre que j'avais envie de continuer avec eux et que je n'étais pas désintéressé. Au final, un petit film charmant et attachant avec des beaux décors naturels et un casting assez convaincant.
Un film qui aborde un thème plutôt rarement abordé des femmes qui prennent soin des personnes âgées et dépendentes tout en étant elles-mêmes dans des sitations précaires qui les possent à voler. Une jolie fable touchante même si certaines situations sont plutôt invraisemblables, comme l'histoire d'amour entre deux protagonistes.
Un film social qui tient davantage du téléfilm de France 3, un peu naïf, un peu facile, dans lequel il ne se passe pas grand chose et avec une musique trop présente.
Robert Guédiguian, c’est une valeur sûre du bon cinéma français, presque de terroir puisqu’il met toujours en scène Marseille, sa population ouvrière et ses acteurs fétiches. On sera simplement un peu désarçonné que la pie voleuse soit ici Ariane Ascaride à laquelle son mari, scénariste et réalisateur, confie habituellement un rôle de mère courage (ce qu’elle est finalement aussi), par essence et nature des plus honnêtes. Une fable sociale, presque un conte pour le final. Avec sa morale bien entendu. Son message aussi. Appuyé au cours d'une scène sous la diction de Jean-Pierre Darroussin par un poème de Victor Hugo : "Les pauvres gens". Difficile, sauf à ce que vous ne soyez pas naturellement bons, de ne pas frissonner. Je ne m’y attendais pas mais la salle était pleine en ce premier dimanche de sortie nationale. Preuve que le bouche à oreille et les références d’un cinéaste attirent et retiennent un public. Suffisamment nombreux pour que ce ne soit pas seulement son public.
Hormis " La ville est tranquille" qui m'avait marqué et le sympathique "Marius et Jeannette", j'ai toujours eu un problème avec les films de Guédiguian. Et "La pie voleuse" me procure encore le même sentiment. Dialogues minimalistes et souvent pauvres qui accentuent une artificialité dans la mise en scène, des scénarios lénifiants qui manquent de finesse, et surtout l'impression d'un cinéma vieillot manquant cruellement de modernisme. Ajouté des comédiens pas toujours très bon, n'en déplaise à sa sympathique famille d'acteurs récurents, l'histoire de "la Pie voleuse" aurait pu donner une histoire forte sous l'impulsion d'un Ken Loach ou des frères dardennes, mais avec Guediguian, il manque juste Joséphine ange-gardien pour claquer des doigts dans happy-end mignonet...
Personnages très attachants et acteurs au top dans cette comédie très sympathique. On aimerait que les auxiliaires de vie soient aussi dévoués que l’héroïne
La seule présence de Jean-Pierre Darroussin suffit à apporter à ce film une douce et bienveillante sensibilité... Rien de révolutionnaire dans l'écriture, le fil conducteur se déroulant sans accrocs. Mais avec une grande douceur, toujours. Les amateurs du genre ne peuvent que grandement apprécier.
Tout l'univers de l'auteur marseillais, avec sa troupe au complet et un scénario mêlant la tendresse et la naïveté. Comme souvent, des invraisemblances (spoiler: la relation de Jennifer avec Laurent ) et un peu d'immoralité qui trouve une fin heureuse. Le petit pianiste est, lui, d'un naturel remarquable, tout comme Ariane Ascaride sur qui les années ne semblent avoir de prise.
Guédignan et ses copains dans une fable douce amère dans la chaleur de Marseille. Sans risque, et avec un brin de politique, sa troupe joue à la perfection. Une belle comédie romantique.
Guediguian est de retour à Marseille avec sa bande pour le plus grand bonheur du spectateur. C'est jouissif et malgré quelques défauts on aime ce mélange de soleil et de pluie. Comme la météo changeante l âme des personnages a ses sourires et ses noirceurs. Mais comme le visage d Ariane Ascaride à la fin , c est un film lumineux qui fait du bien.
De Robert Guédiguian (2025). C'est sûr Robert Guéridian aime beaucoup les acteurs et actrices avec qui il travaille depuis bientôt quarante ans . C'est évidant en premier lieu son actrice fétiche Ariane Ascaride , à la fois pleine d'empathie, de tendresse et de courage . Et malgré une morale surtout en début du film , un peu limite, , le fil dégouline en seconde partie de générosité et de bons sentiments . Jean pierre Daroussin comme Gérard Meylan sont formidables . Mais pour autant, est ce le côté un peu tranché de certains personnages, ce côté pathos et ces bons sentiments qui dégoulinent de partout ? Qui font que le propos soule un peu ! Jusqu'à des poncifs sociaux un peu appuyés ! Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan
Un film très décevant quand on aime le cinéma de Guediguian et ses engagements. L’héroïne n’a tellement pas de scrupule à voler les personnes âgées dont elle s’occupe que cela finit par être malaisant. Elle est indéfendable et c’est tout le problème…
Un honnête Guedigian avec l’inévitable Ariane Ascaride. Le scénario pêche par plusieurs invraisemblances ce qui nuit au plaisir que l’on peut avoir à regarder ce nouvel opus.
Un goût d'inachevé. Un sujet brûlant et trés contemporain pas totalement servi par une réalisation pas très inspirée. Dommage car derrière cette légèreté apparente, le film porte des sujets profonds de notre société malade.