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Pascal
256 abonnés
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2,5
Publiée le 2 mars 2025
Robert Guediguian retrouve son cadre marseillais pour nous conter une histoire aux contours sombres.
Si on retrouve son groupe d'acteurs habitués, les personnages qui leurs sont assignés sont ici pourvus de personnalités aux références morales fluctuantes et surtout critiquables.
Mis à part les personnages incarnés par JP Darroussin et Romain Stevenin, le reste du groupe, finalement assez uniformément malhonnête, diffuse une atmosphère somme toute désagréable.
De mon point de vue la poésie de Hugo récitée en fin de projection ne me semble pas totalement résumer ce qu'on vient de voir et m'a semblé même un peu hors du propos.
Pour ma part, depuis quelques titres je ne reconnais plus la patte du cinéaste découvert à ses débuts ( avant " Marius et Jeannette") et dont j'ai suivi pas à pas la filmographie.
Il reste le casting et cette présence incontestablement sympathique de Meylan, Darroussin et Ascaride.
Belle histoire ça parle d'une veille dame qui travaille chez les personnes âgées qui est bienveillante avec eux mais leurs fait les poches de temps en temps pour les cours de piano de son petit fils je connaissais pas l'actrice principale malgré sa longue carrière Belle surprise elle est solaire et incarne parfaitement son rôle les autres acteurs jouent très bien aussi si vous voulez passer un bon moment je vous conseille ce film.
Robert Guédiguian aime sa ville, ses acteurs, ses personnages, les vieux, les jeunes, les défavorisés, leurs qualités et leurs travers...et Moi j'aime Robert Guédiguian et son film. . J'ai adoré ce film, sa délicatesse, l'amour qu'il irradie..J'ai eu beaucoup d'émotions. C'est un conte et donc ça se termine bien. Comment survivre dans le monde sans le cinéma de Guédiguian ?
Un film qui nous interroge, qu'est ce que vieillir, comment, quel bilan tirer de ce passage sur terre ? C'est filmé tout simplement avec une petite musique très personnelle au réalisateur.
A vu « La pie voleuse » de Robert Guédiguian. Le titre s’inspire d’une expression populaire mais aussi d’un opéra bouffe de Rossini car dans ce long métrage la musique a un rôle fondamental. Depuis 1981 et « Dernier été », déjà avec Ascaride, Darroussin et Meylan, Robert Guédiguian nous offre régulièrement un nouvel opus qui se déroule immanquablement à Marseille voir même plus précisément dans le quartier de l’Estaque face au port, avec toujours le même trio d’acteurs. La pie voleuse c’est Maria (Ariane Ascaride) qui est auxiliaire de vie, très dévouée aux personnes âgées et aimant son métier, mais sa condition précaire lui rend difficile de s’octroyer quelques plaisirs. spoiler: Maria déteste renoncer, alors que son mari (Gérard Meylan) joue, Maria vole un peu par-ci par-là pour payer des cours de piano à son petit-fils entre autrespoiler: . Le film, à la forme d’une fable, se prend les pieds dans le tapis parfois à cause de deux histoires qui ont du mal à s’imbriquer. Toute l’intrigue centrée sur le trio des plus âgés est réjouissante, enlevée, émouvante, mais l’action parallèle concernant le trio des jeunes, Grégoire Leprince-Ringuet (pas toujours très juste), Lola Naywack, et la nouvelle venue Marilou Aussilloux (excellente) n’est pas toujours crédible et frise parfois le feuilleton « Plus belle la vie ». On est ému de voir Jacques Boudet dans son dernier rôle, on est ravi de retrouver Ascaride excellente comme d’habitude et Darroussin extrêmement touchant. On aurait aimé que cette fable donne place à une réelle farce acide et amusante à la place de ce scénario un peu convenu, pas toujours vraisemblable et cousu de fil blanc. Mais c’est le plaisir des images gorgées de soleil, de la superbe photographie de Pierre Milot et des nombreuses scènes entre Ascaride et Darroussin qui l’emportent. Voir un film de Guédiguian est un vrai plaisir proche de celui de la réception d’une jolie carte postale d’amis que l’on ne voit pas souvent même si au dos il n’est écrit que des phrases un peu entendues.
Vu tardivement sur canal. Je ne regrette pas de ne pas être allé voir ce film à sa sortie. Quelle daube. Tout est dit, redit, explicite à l’excès. Tout dégouline de gentillesse jusqu’à l’écœurement ( sauf un personnage, le fils de Daroussin ), par ailleurs très caricatural. On atteint le sommet du ridicule avec la romance adultère , et le reste est à l’avenant. On n’y croit pas une seconde et tout nous paraît niais. Et qu’on ne me parle pas de cinéma social et de similitudes avec Mike Leigh , Les frères Dardenne ou Ken Loach. Tout ici est ras des pâquerettes, sans aucun envol émotionnel. Voilà ce que c’est que d être à la fois scénariste, réalisateur et producteur , et de bosser avec une bande de potes : aucune rigueur, aucun interdit, une complaisance absolue. Et une purge pour le spectateur exigeant.
Les personnages : toujours les mêmes ; la morale toujours humaniste au mépris du réalisme. il n'y a que dans les scénarios de Guediguian que les aides ménagères se dévouent H24...à leurs personnes âgées . Elle est victime de son mari joueur, de la société qui ne lui donne pas les moyens de payer des cours de piano à son vituose de petit fils . Mais nous sommes dans un roman à l 'eau de rose avec une happy end... c'est Victor Hugo au pays des bisounours . Quel dommage , cette naïveté mélodramatique d'un tel scénario , ultra prévisible..! pourtant Guediguian est stupéfiant et il n a pas son pareil pour filmer l'atmosphère et les lieux de Marseille...en fait ce que j'ai surtout aimé c'est l atmosphère que Estaque dégage ....ce qu il y a de remarquable dans ce film, c'est le décor.
J’ai trouvé La Pie Voleuse franchement raté. Tout sonne faux : le jeu, les dialogues, même la mise en scène. On a l’impression de regarder une mauvaise série télé quotidienne, sans rythme ni émotion. Les personnages sont creux, l’histoire tourne à vide, et on finit par s’ennuyer ferme. C’est plat, daté, et assez gênant à regarder.
On retrouve dans ce film les ingrédients des films de Guédiguian : sa troupe, son humanisme, les faiblesses mais aussi les forces, les liens tissés entre les individus dont les destins se croisent. Toujours de la bonté, de la tolérance envers les failles des uns, pas de gloriole pour la résistance des autres. Dans cet opus, des personnages solaires unis par la passion de la musique.
Les films de Robert Guédiguian, certains, dont je suis, les attendent avec impatience, si pressés de retrouver ses acteurs fétiches comme Ariane Ascaride, Jean-Pierre Daroussin, Gérard Meylan...mais aussi les nouveaux venus comme Grégoire Leprice Ringuet...bref la grande famille du réalisateur. Marseille, et ici le quartier de l'Estaque, on les aime aussi. La ville est toujours bien plus qu'un décors, elle est souvent l'élément fondamental de l'intrigue. Il faut se rappeler que Robert Guédiguian est au départ un sociologue, et que c'est comme cela qu'il faut voir son cinéma: comment un contexte économique, politique et environnemental peut influencer la vie des gens. Dans la Pie Voleuse, on comprend parfaitement le but du film: montrer que la partie invisibilisée des Français, pourtant les plus nombreux, vit avec trop peu d'argent pour s'offrir l'essentiel. Manger, se loger évidemment, c'est important, mais comment vivre dans une société où la richesse inonde les rues des villes, suscite les convoitises quand on ne peut pas se faire le moindre petit plaisir comme s'offrir une assiette d'huitres ou payer des cours de piano à son petit fils? Ce film est passionnant car il expose ce sujet si peu présent dans le cinéma. Robert Guédiguian y répond avec tout l'humanisme qu'on lui connait, et qu'on apprécie tant. Pourquoi, alors, quelque chose me laisse sur ma faim? Peut-être parce que contrairement à son précédent film "Que la Fête continue" par exemple, qui fait rejoindre l'individuel au collectif (le film est inspiré de la vie de Michèle Rubirola, qui gagna la mairie de Marseille au dernières élections municipales avant de remettre son mandat à Benoît Payan) celui ci s'intéresse plutôt à des démarches uniquement individuelles. Peut-être un film proche de notre époque, un peu désabusé? Les solutions aux maux ne résideraient plus dans le politique mais dans les actes individuels même délictueux? Comme toujours, chez Guediguian l'intelligence, l'amour et l'humanisme finissent toujours par triompher. C'est ce qu'on aime chez ce réalisateur pas si éloigné de Ken Loach.
Un film sur les difficultés de la vie, la vraie, à l'accent bien marseillais. A l'Estaque on suit l'histoire d'une famille pas comme les autres, aux multiples addictions, mais ce qui pourrait être un film ennuyant est finalement gai, poétique aux personnages attachants. Une ode à l'amour et au piano.
Je voulais voir ce film quand il est sorti en salle, je me suis réjoui quand j’ai vu qu’il était sur le replay Canal+. Je l’ai vu un après-midi d’aout 2025, pendant un moment de canicule.
L’histoire est simple : une aide à domicile a une petite tendance à voler les personnes dont elle s’occupe, mais avec tendresse et pour la bonne cause.
Sans briser le suspense, je vais mettre une bonne note et inciter à le regarder.
Pourquoi faut-il regarder ce film ? Avant toute chose pour l’interprétation de Arianne Ascaride et à un degré moindre par celle de Jean Pierre Darroussin, et même les deux ensembles. Mais pas que ça !
C’est aussi une belle histoire du quotidien de gens simples, où les rapports de couple, les rapports père - fils, mère - fille sont mis en tension, sans parler des rapports pauvres-moins pauvres, ou bien pas très riche- un peu plus riche, et ce sans être pudique car ce n’est pas l’histoire de la pauvreté.
C’est du Guédiguian pur jus. On n’aime ou bien on n’aime pas, mais ça sent le sud de la France, ça sent quand même un peu Marseille, L'Estaque pour être précis, même pas assez à mon gout.
C’est bien filmé, un peu intimiste, une belle fresque des rapports humains avec cependant quelques simplifications dans le scénario. Mais ce film saura faire le job de convoyer de l’émotion de l’écran au cerveau du spectateur.
Un anti Hollywood probablement, mais à mettre dans la catégorie Feel Good Movie sans hésiter ... Un de ces films qu’on ne regrette pas de regarder, au contraire. Quand le mot FIN apparait, on regrette de ne pas l’avoir vu plus tôt. Un film qu’on ne peut pas mettre dans la catégorie des chefs d’œuvre en ce qui me concerne, mais que j’ai trouvé quand même que ce film est EXCELLENT.
Je décide de mettre la note de 4,5 et j’invite quiconque à le regarder.
Le cadre "Marseille", des coins méconnus de la ville en décor. Une odeur du Sud, chaleureux, une pointe de Pagnol. Et enfin, une belle histoire de vie au quotidien, sublimée par Robert Guédiguian, Serge Valletti. Ariane Ascaride, émouvante et coquine au fond mais sincère. Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan sont parfaits, 2 caractères. Cette "Pie" n'est pas si voleuse que cela, je pardonne.
Un film de Guediguian tres subtitle derrière cette fable merveilleusement bien interprétée. La mécanique du scénario est très huilée et on sort très ému du film.