Un documentaire sur l’inceste subi par christine Angot quand elle était adolescente. Ce sujet dramatique est au cœur de toute l’œuvre de la réalisatrice / écrivain . Ici elle convoque ses proches pour comprendre et pour évoquer avec une colère antipathique son incompréhension face au déni ou à l’indiffèrence de ce qu’elle a vécu .. Christine Angot peut être détestable , autocentrée , violente et pousser les limites du politiquement correct mais elle dévoile à travers ce documentaire , une vraie souffrance même touchante qui porte un message universel . Comment se libérer de cette violence subie et soigner un traumatisme .. elle a besoin de le partager comme exutoire et guérison ..
Tout le monde n'a pas lu les livres de Christine Angot. Alors ce film est nécessaire. Mettre un visage sur les protagonistes ( mère, belle-mère, ex-mari, fille, compagnon actuel) n'est pas fondamental. Ce que chacun répond aux interrogations de Mme Angot permet par contre d'éclairer l'attitude ( le silence pour beaucoup) de chaque personne. Mention particulièrement glaçante pour la mère et la belle-mère. La voix off qui accompagne les images apparemment idylliques de l'été 1993 donne envie de pleurer. Quant à Mr Ardisson et sa clique, chacun se fera son opinion ...
Le discours désincarné de sa belle-mère qui ne cherche qu'à éloigner le crime dont elle dit ne pas avoir la preuve...Le tableau de son entrée d'appartement représentant un corps de femme déstructuré...Cette façon d'utiliser la langue allemande histoire de bien faire ressentir qu'elle est étrangère à tout ça, ce truc indicible, qui n'est pas son truc...Tout ça est éloquent. C'est trop sale pour elle ! Sa mère est plus authentique même si elle n'a pas les mots pour vraiment consoler sa fille. Heureusement que son ex-mari et leur fille sont eux touchés et émouvants. Il est tellement compliqué de guérir de la honte, d'expliquer la force de l'emprise et pourtant c'est bien ainsi que cela se passe.
Contrairement à la majorité des critiques, je suis sortie très agacée par Christine Angot , comment croire qu'elle a subi subi et subi encore, entre 13 ans et 16 ans et qu'elle a recommencé avec son père alors qu'elle était mariée et maman ! Etrange non ? Elle a prouvé qu'elle a certes une intelligence et une force de caractère hors du commun et elle dit avoir subi ?... De surcroît elle rend tout le monde responsable de son aventure ! Elle culpabilise ses proches pour se blanchir, l' apitoiement de son ex-mari, qui semble effrayé devant elle, sonne faux, idem pour sa fille qui balbutie et cherche laborieusement une phrase pour sortir de cet interrogatoire téléguidé. Je crois Ch.Angot surtout très toxique pour tout son entourage que je plains. Je la laisse avec sa conscience. Elle a fait un bon film, mais elle n'en sort pas grandie à mes yeux, ne soyons pas dupes.
Il y a ceux qui parlent de chef d’œuvre uniquement en relation avec le drame de C.ANGOT, sans relation avec la qualité du film et ceux qui critiquent la violence faite aux membres de sa famille qui ne l'ont pas défendue sans plus de relation avec l'objet cinématographique. C'est un "objet personnel filmé" intéressant et assez bien fait. On y voit des moments très forts (même si certains sont discutables) entrecoupés de moments de vie qui "expliquent" les témoignages. C.ANGOT souhaite qu'on la plaigne et qu'on reconnaisse sa douleur; ce qui visiblement n'aurait jamais été le cas jusqu'à la scène finale. Ceci-dit, les témoignages et des faits qu'elle évoque peuvent semer un certain trouble... Intéressant.
Un immense merci à Christine Angot pour ce film d une puissance époustouflante. Jamais je n étais sorti d un cinéma dans un tel état, entre sidération et fascination. un film d utilité publique, qui devrait être montré à tous les ados a titre pédagogique. Une grande dame d une force de caractère incroyable !
Au delà de l'inceste , une oeuvre majeure sur la vérité, sa quête et sa reconnaissance. Christine Angot arrive à faire exister chacun des protagonistes avec une terrible intensité, soulignant la puissance du déni, des résistances, de la lâcheté d'un côté et l'infini solitude de l'autre. Bravo et merci.
Non je ne trouve pas Christine Angot violente. Elle est toujours prête à entendre ce que l'autre a à lui dire. Ce qui est tout le contraire de la violence. Âpre et dérangeante par moments peut-être mais violente jamais.
Bouleversant , éclairant. Puisse son film et son témoignage nous aider à décentrer nos mots et nos sentiments pour reconnaître la victime d’inceste, sa blessure mortelle.
Angot sait faire du cinéma avec le sens du récit du montage du rythme. J’ai bien aimé le film mais ça reste un récit très personnel j’ai été très touché tout en restant à distance bizarrement.
Puissant! Christine était déjà la meilleure chez Ruquier (et non celle qui a pris la place de ce dernier). La femme puissante c'est Christine, essentielle petite chèvre de M. Sequin de notre temps, et pas que sur l'inceste. J'ai adoré l'atomisation en quelques secondes de MM. Ardisson et Baffie (que j'ai toujours détestés). ,J'attends déjà le deuxième film mais pas grave s'il n'y en qu'à qu'un...