Une famille
Note moyenne
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102 critiques spectateurs

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Helene Tourbine
Helene Tourbine

21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
Une famille va diviser, comme ont divisé chacun des livres de Christine Angot.
On va tout entendre. Qu’elle se répète, qu’elle ressasse, qu’elle ne tourne pas la page, qu’elle est agressive, et comme l’abjection n'est jamais loin, qu'elle n'aurait peut-être rien eu à écrire si elle n'avait pas été violée par son père – sans doute cela viendra par ceux (et celles) qui se marraient avec Ardisson dans cette émission d’un cynisme sidérant en 2000 - ce n’est pas si loin, l’an 2000.
Alors oui, à coup sûr, si sa mère, leur entourage, la société avaient fait leur boulot, Christine Angot aurait eu une vie différente et elle aurait écrit autre chose, ou pas écrit, ou … qu’importe. Elle aurait eu une vie, sa vie, pas une vie marquée au fer rouge à l’aube de l’adolescence par un père qui s'est senti autorisé à être un criminel.
Alors oui, son film est malaisant, inconfortable, oui il y a des scènes qu'on aurait préféré ne pas voir, des réactions (de sa mère, de l’épouse de son père) qu'on aurait préféré ne pas entendre. Angot aussi, probablement, préférerait être ailleurs que devant la porte de sa belle-mère qui a toujours refusé de lui parler.
Angot, elle, parle depuis longtemps. Est-elle entendue ? Comprise ? Soutenue ? Qu’est ce qui a changé dans la lutte contre la pédo-criminalité depuis que les victimes osent se manifester ? La Légion d’honneur est remise à ceux qui en rient.
Son échange avec son ex-mari, bouleversant, prend acte de l’étendue des malentendus. C’est de sa fille, digne et révoltée, que vient l’espoir d’une génération moins soumise à l’omerta sociale, plus éclairée... peut-être.
Emilie Cartier
Emilie Cartier

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2026
Je pense qu'il faut avoir vécu l'inceste pour comprendre la colère de Christine Angot. Comment ne pas l'être, en colère, face à ces proches qui ne semblent pas vouloir comprendre ni reconnaître la souffrance de la victime. C'est si difficile de se retrouver devant un mur fait de déni et d'incompréhension, bâti par la société. Et il n'y a qu'à lire certains commentaires pour s'en rendre compte.

J'ai été touchée, émue par ce documentaire au caractère universel. Ce n'est pas seulement une famille, c'est l'histoire de beaucoup d'entre nous.

J'ai été blessée par la violence des mots. Ce n'est pas Christine qui est violente mais ceux qui préfèrent remettre en doute ce qu'elle a vécu, ou qui minimisent. Et que dire de l'émission d'Ardisson !

J'en retiens une grande souffrance, un grand courage, un poids que l'on porte toute sa vie, une envie de faire bouger les choses. Merci Christine.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 août 2025
Quelle histoire! C’est bouleversant du début à la fin entre moments paradoxalement doux et d’autres plus graves. Le côté artiste de la protagoniste aurait pu être plus développé mais ce n’est pas ce qui importe le plus. Ce qui importe, c’est cette étude familiale et j’ai adoré voir les membres de son entourage l’un après l’autre. On passe par beaucoup de points de vue différents plus ou moins dramatiques. C’est un documentaire choc et le monologue final, c’est le coup de massue. Ames sensibles: s’abstenir comme on-dit. 16/20
weihnachtsmann

1 611 abonnés 5 677 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2025
C’est assez courageux et difficile en même temps de voir comment cette femme cherche la vérité chez les autres. Elle veut qu’on reconnaisse sa souffrance dans son entourage et la forme du documentaire , comme une confession, est très forte.
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2025
Quel courage de s’attaquer à ses blessures les plus intimes! spoiler: Si la forme laisse à désirer , le fond est exceptionnel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2025
Une archive qui peut paraître attendrissante pour d'emblée la balayer, Christine Angot fait preuve d'un courage admirable pour affronter ses souvenirs effroyables.

Un face à face écoeurant, frustrant et abject devant un déni dégueulasse.
Christine doit encore faire face à l'hypocrisie et au mépris de sa ''famille'', heureusement elle n'est plus seule pour obtenir ''justice''.

Trop longtemps déconsidérée, trop souvent bafouée et honteusement moquée, Christine Angot partage sa souffrance pour lutter contre l'inactivité et un silence ignoble.

Un grand bravo à Christine Angot, qui a su rester la tête haute face à toute cette horreur et qui a fait preuve d'une bravoure remarquable tout au long de sa vie.

Une Famille est une confrontation aussi désagréable que nécessaire, le silence étouffe encore trop de personnes.
RitchieGueko
RitchieGueko

26 abonnés 630 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2025
Une Famille est un documentaire de Christine Angot sorti en 2024.
Dans ce documentaire à la thématique très forte, l'autrice confronte les membres de sa famille (sa belle-mère, sa mère, son ex-mari, sa fille etc.) spoiler: face aux viols répétés qu'elle a subi dans son adolescence et lorsqu'elle était jeune adulte de la part de son père
. Ce documentaire transpire la vérité, tant cet épisode traumatisant semble encore marquer Christine Angot. Le spectateur baisse les yeux devant certaines conversations, tant certains font l'autruche face à la victime ( spoiler: la belle-mère et la mère de Christine notamment
). Ce qui dessert en revanche le documentaire, c'est le comportement agressif d'Angot qui veut nécessairement que les gens soient d'accord avec elle, ce qui empêche un dialogue de s'installer. En outre, certaines conversations semblent peu à propos avec le reste ( spoiler: la conversation avec l'avocat suite à la plainte déposée par la belle-mère ou encore la dernière conversation avec sa fille qui semble très mal à l'aise face à cet exercice
).
En conclusion ce documentaire est nécessaire tant il peut être impactant pour comprendre ce que ressent une victime de ce type de faits, mais reste maladroit dans son exécution.
Valjasa
Valjasa

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mars 2025
Je suis assez sidérée par l'unanimité de la critique louangeuse de la presse, qui après avoir été dure avec Angot écrivaine pendant des années, est devenue dythirambique depuis que le sujet "inceste" est devenu plus que tendance, puisqu'elle ne parle que de ça, et puisqu'il faut être sans la moindre nuance du côté des victimes, comme avant on était sceptique avec elles, sans davantage de nuances. Mais le problème c'est qu'on parle de littérature ou de cinéma. les bons sentiments font-ils de bons livres ou films ? Non. Le besoin de se regarder le nombril et de gratter indéfiniment ses blessures... non plus ! On se sent même infiniment gêné à regarder ces histoires de famille qui ne nous regardent pas, car franchement, elle met en scène des gens qui n'ont rien demandé, avec des extraits très longs de ses films de famille, montrant sa fille, son mari, sans jamais sembler leur demander leur avis sur cette exposition médiatique, et bien sûr, concernant ceux qu'elle met le plus en cause comme sa belle-mère ou sa mère, sans jamais respecter leur droit à ne pas vouloir apparaître en public... disant leur nom, montrant leur maison, voire même leur sonnette dans le cas de sa belle-mère qu'elle force à lui ouvrir devant caméras et surtout à faire entrer ces dernières, car la vieille dame voulait lui parler, mais seule à seule. Chacun a sa vérité, Angot force tous les membres de son entourage à faire leur mea culpa, en les prenant en otages médiatiques, et c'est très malaisant. Agressive et violente, elle ne dit jamais ce qui doit la torturer au fond et qui fait qu'elle ne guérit pas de cet inceste même 40 ans après : sa propre culpabilité. Car bien sûr, rien n'est jamais tout noir ou tout blanc (on le savait, avant, au moins dans les oeuvres assez fines du point de vue psychologique)... et il est difficile de croire que cette fille de 13 ans qui n'avait jamais vu son père et avait un tel besoin d'amour paternel n'a pas accepté cette emprise, ne s'est pas laissée séduire tout en s'en voulant, surtout quand on sait le foutu caractère qu'elle a... bien sûr qu'elle aurait pu partir, dénoncer, dire non, et surtout, surtout, à 20 ans en mère de famille, alors qu'elle reprend elle-même contact avec ce père et couche avec lui dans la chambre au-dessus de celle de son mari ! Et aujourd'hui elle va voir celui-ci - devenu "ex", et on le comprend - pour lui reprocher de n'avoir rien fait, rien dit ! Mais qui l'obligeait à coucher avec son père à 20 ans, chez elle ? Qui l'oblige aujourd'hui à garder le nom de ce salaud, quelle n'a pourtant pas porté pendant ses 13 premières années ? Elle ne pose jamais la question, donc elle ne guérira jamais, puisqu'elle analyse les motivations et les réactions de tout le monde, sauf les siennes. Tout le monde autour est montré comme un bloc de lâches bourgeois qui se taisent ou qui se mentent, et lui mentent. Mais elle, blanche colombe et pauvre victime, ne s'aventure jamais à sonder les insondables profondeurs de l'ambiguïté humaine, et la sienne même... Et continuera toute sa vie à remâcher son histoire, à l'exploiter artistiquement, à l'exposer sous prétexte d'art et à en rendre responsable le monde entier. Sans jamais se demander si elle y a gagné quelque chose, à un moment, cet amour paternel qu'elle cherchait désespérément, cette célébrité littéraire après laquelle elle courait ? Cela n'a rien d'incompréhensible ni d'impardonnable et ce serait plus intéressant si ce documentaire était vraiment honnête, au lieu de nous montrer tout l'entourage de cette personne, entraîné dans son obsession, son idée fixe, touché et atteint par cela alors qu'elle aurait pu en préserver, au moins, sa propre fille ? Laquelle a l'air bien embarrassée, à la fin du documentaire, et finit, poussée dans ses retranchements par sa mère, par fondre en larmes... Gêne, encore... Doit-elle encore porter longtemps cette histoire qui n'est pas la sienne, pour essayer d'en libérer sa mère ? Pour finir, dans toute cette noirceur, une réplique drôle, au moins... mais d'un comique involontaire : lorsque Angot, apprenant la plainte déposée par la belle-mère qu'elle a livrée à la vindicte publique, s'exclame : "Mais ils n'ont aucune PUDEUR ! Vraiment aucune PUDEUR !" Cela doit être de famille...
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 338 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2024
Christine Angot lave son linge sale en public, son statut de victime l'autorise à cracher sa colère à la tête de ses proches, à livrer l'adresse de sa belle mère, diffuser des images non autorisées, s'affranchir de tout. Seule sa fille, l'enfant qu'elle aurait aimé être, incarne l'espoir.
Yann26
Yann26

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2024
La détermination pure face au déni et au mépris.
Une vraie leçon de courage.
Un cas d’école de résilience.
arbsn
arbsn

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2024
Véritable bombe qui vous explose au visage. Angot part à la recherche de ceux, dans sa famille, qui savaient ce qu’elle endurait (inceste de son père de ses 13 à 16 ans) sans avoir rien dit ou fait. Il ressort du doc une grande ardeur, une colère, et une violence aussi qui sont propres à Christine Angot. Il gêne aux entournures tellement c’est brut et intime. Il gêne aussi aux entournures parce qu’on se dit parfois qu’Angot a subit une telle violence qu’elle en vient à ignorer ou occulter celle qu’elle commet à son tour ; en tout cas elle la légitime par sa propre violence vécue comme supérieure (et objectivement on peut dire que c’est le cas).
Le doc brille par une réalisation sensible, poignante ; certains plans m’ont laissé complètement bouché bée par leur justesse et leur beauté (dispute devant une toile torturée de femme nue ; Angot pleure en mode mute ; plan resserré sur son visage qui souffre pendant une conversation…). La musique est parfaite et offre des respirations légères très bienvenues.
Grand documentaire.
MORGANE MONNEAU
MORGANE MONNEAU

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2024
Bravo et merci pour toutes ces femmes qui ne sont pas reconnue dans cette société mal saine
Très émouvant, Quel courage !!
Anne D.
Anne D.

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2024
Quand rien ne peut refermer une blessure béante. Quand chaque acte manqué la ravive et quand chaque parole qui ne naît pas de la réelle empathie augmente la brûlure qu'elle génère, alors seule l'obsession envahit les pensées, les paroles et les actes de la personne blessée et empêche de la sorte toute vie sereine, toute vie tout court.

Quand le mépris, énoncé haut et clair, vient encore et toujours entretenir la béance. Ce mépris des critiques littéraires, celui que l'on enrobe dans le soi-disant humour tendance des années 1999/2000, le mépris d'une plainte en justice dont la puissance destructrice est bien plus forte que l'empathie déclarée quelques jours plus tôt.

Ne restent que les débris d'un vase précieux et fragile intentionnellement jeté au sol il y a bien des années dont nul ne pourra jamais recoller les morceaux. J'ai quitté la salle avec le cœur lourd.
Bonave
Bonave

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 mai 2024
Ce film n'est rien d'autre qu'un déballage en public de la terrible rancoeur causée par un traumatisme important subi durant l'adolescence. Il n'y a aucun scénario, l'écrivain ne fait que profiter de sa notoriété pour lister toutes les personnes envers qui elle déverse injustement sa colère... Tout ce que je lui souhaite, c'est que ce "film" ait pu contribuer à diminuer un peu la rage qui la dévore de l'intérieur !
Fêtons le cinéma

841 abonnés 3 596 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2024
Pièce essentielle dans l’œuvre de Christine Angot, Une Famille interroge la réception privée et publique du témoignage de la victime, du silence qu’il génère dans cette première sphère, du bruit qu’il occasionne dans cette seconde, suivant une polyphonie d’autant plus pertinente qu’elle dévoile les limites de la théorie selon laquelle « le monde est ma représentation », ou plutôt les limites du refuge que certains trouvent en cette représentation singulière du monde, et en cela inattaquable forteresse d’une bourgeoisie préférant fermer les yeux. Il s’agit alors pour l’autrice de réfléchir sur l’art, qui n’est pas un espace où le vrai et le faux se mêlent – Angot réfute la définition du roman donnée par la dernière femme de son père – mais un espace où l’on prend conscience de ce que l’on est par le visionnage de ce que l’on a été, un espace de dialogue entre le passé et le présent, entre deux versions d’une même personne, entre l’individuel et le collectif.
Nul hasard si la fille de la romancière apparaît en ouverture et en clausule, à un âge différent : elle incarne le changement de génération et la modification profonde des mentalités, puisqu’elle a été élevée et a grandi dans la connaissance de l’inceste, là où sa mère l’a subi sans avertissement. Une Famille transmet une parole, n’est pas autocentré mais aussi décentré que possible, étendu à tous, comme l’atteste la plaidoirie à venir de l’avocat qui refuse de voir dans l’entrée de force au domicile de Mme Schwarz une atteinte à la vie privée. Regarder le film comme une œuvre privée reviendrait donc à placer Christine Angot dans une position de victime isolée, de refuser l’universalité du combat mené depuis son adolescence et qu’elle poursuit ici habilement en figurant par un montage subtil assemblant un matériau épars (photos, lectures, captations vidéo amateures) la douloureuse mais nécessaire communication.
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