Une comédie plicière sympatique et sans prétention. L'histoire n'est pas follemnt intéressante en soit mais les scènes d'humour(titiller parfois l'administration policière, comique de situations avec Pinot...) qui lui sont rattachées sont efficaces. Gérard Jugnot réalise très bien ce film(le rythme est soutenu) et son interprétation apporte beaucoup au personnage amusant de Pinot.
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3,0
Publiée le 5 janvier 2014
L'acteur-rèalisateur Gèrard Jugnot signe en 1984 une comèdie bien sympathique avec son mèlange de bons sentiments et de pointes parodiques! L'esprit du Cafè de la Gare, dans la satire sans grande mèchancetè de la police, convient parfaitement à Jugnot qui joue un Pinot de quartier plus vrai que nature à la fois brave, bougre et gaffeur! Les seconds rôles sont très rèussis que ce soit la belle (et trop rare) Fanny Bastien, Sim en photographe pas très lègal (« Tu me donnes cinq minutes Cricri s’il te plaît ! ») ou le croustillant Jean Rougerie (« Rendez l’antenne Pinot ! »). C'est souvent drôle et bien troussè avec une formidable chanson de Louis Chedid qui colle parfaitement au film et à la nostalgie d'une dècennie: « Police, police, police, police secours »...
Bon tout d’abord il faut savoir que Pinot simple flic est le premier film réalisé par Gérard Jugnot, je vais quand même le juger normalement. En effet, ce film mérite bien ses deux étoiles quand on y repense, ce n’est pas si mal pour une première réalisation, on a vu mieux mais surtout pire. Bon il y a surtout un truc qui ma bien fait marrer c’est l’affiche du film. Le fait de voir musclor, avec une espèce de mitraillette dans les mains prêt à tirer, une multitude de grenades sur lui et habillé à moitié en gendarme avec un super tatouage de la police nationale, il fallait y penser c’est vraiment pas mal foutu. Pour en revenir au film, les acteurs sont bons, mais ça c’est censé être normal à la base : l’acteur doit bien se fondre dans la peau de son personnage et ici c’est réussi. Le scénario est vraiment simplet et bateau mais à la limite ce n’est pas bien grave. De plus on a le droit à d’assez bonnes scènes burlesques, de situations comiques et de bons gags. Tous ces ingrédients font qu’on passe un assez agréable moment, il ne faudrait quand même pas le voir tout seul, ça risque d’être un peu lourd à force. Sinon c’est un film assez court heureusement, donc bien rempli et qui a atteint son objectif du moins pour moi : faire rire ou sourire.
Un bon film , où l'on découvre le côté humain de Jugnot. Le scénario est bien écrit, c'est une petite histoire , bien montée et réalisée correctement. Il y a de l'humour mais c'est surtout intéressant par l'humanité et la compassion qui s'en dégage.. Jugnot est une "bonne" personne et cela se sent..Un bon moment..
"Pinot simple flic" est le premier long-métrage de Gérard Jugnot en tant que réalisateur. Gros carton à sa sortie (2,5 millions d'entrées), cette comédie raconte l'histoire d'un flic pas très doué mais au grand coeur (Jugnot), qui va tout faire pour aider une jeune toxicomane paumée, Marylou (Fanny Bastien)... On retrouve déjà dans ce film tout ce qui fait le style du Jugnot réalisateur : il prend un sujet fort et dans l'air du temps (ici la drogue) et mêle l'humour et la tendresse. Bien que le scénario ne soit guère original, il n'y a pas de temps mort, les dialogues sont assez réussis (bel hommage aux "Bronzés" quand Pinot dit "En forme de quoi ?" sur un ton triste) et le film est souvent drôle (mon passage préféré c'est dans le métro, quand le personnage joué par Patrice Leconte est incommodé par l'odeur de Pinot et sort un "Ca pue" qui me fait toujours beaucoup rire) mais aussi parfois touchant (la plupart des scènes entre Pinot et Marylou). Gérard Jugnot est parfait dans son éternel rôle du loser au grand coeur. La mignonne Fanny Bastien se révèle très touchante. Dommage qu'elle ait si peu tourné (mais j'ai été content de la revoir dans "Braquo"). Le reste du casting est intéressant, car on retrouve quelques grands noms dont Pierre Mondy, Jean-Claude Brialy et Pascal Légitimus (pour son premier rôle au cinéma). Tous donnent une image pour le moins sarcastique des policiers. Notons enfin une belle musique de Louis Chédid, dont une chanson bien sympa ("Police, police, police secours") et un joli thème mélancolique, ainsi qu'une excellente affiche parodiant "Rambo".
Le film typique des années 80 franchouillard et sympathique, mais qui ne va pas plus loin. Cela est du à la performance de Jugnot assez bon, mais qui joue un personnage de bof parfois horripilant.
Une comédie un peu faible de Jugnot moyennement drôle. En revanche on trouve déjà ce qui sera au centre de sa filmographie à savoir un humanisme profond, et la glorification de héros ordinaire.
Gérard Jugnot est Robert Pinot un gardien de la paix aussi ordinaire que maladroit qui va devenir un jour un héros dans la très bonne premiere comedie mise en scéne par l'acteur coécrite par Christian Biegalski et Pierre Geller ou on trouve la plus belle révélation des années 80.
La 1ère mise en scène de Gérard Jugnot n’a rien d’exceptionnelle, petite comédie sympa à regarder et qui montre de façon simpliste les rapports entre un flic et une voleuse.
Pinot simple flic, c’est aussi beaucoup ce générique au début on l’on entend la voix chaude de Louis Chedid enchainer les « Police, police, police, police, police… Secours « . Ce n’est pas tout à fait multivitaminé d’hormones comme la dernière série policière en date de Canal BRI (2023) car Pinot n’est pas un beau gosse aventurier bagarreur. C’est le simple flic, le petit flic, petit képi, petite moustache, petite taille et zéro abdos. Pour autant, il maîtrise pour son époque et à sa façon les codes de la rue. Il va déployer progressivement une plus grande complexité que les premières images pouvaient le laisser présager. Une sensibilité, une solitude et un art de la transgression qui le sort de son apparente banalité. C’est tout ça Pinot simple flic, presque une histoire de faux semblants. Il est comme un héros tout autant comique que romantique.
Un peu plus tard, retour des rires, quand on verra l’inoubliable Sim en photographe porno un peu efféminé, forcément ça vaut son pesant. C’est aussi Pinot qui accueille sa protégée Marylou, dans son appart tout pourri, de zonard et face aux cris de la junkie : « Tu peux y aller, ici personne t’entend, et si on t’entend, tout le monde s’en fout ». Petit mec, petit appart, petite vie, que finalement tout le monde ignore dans une jungle urbaine où la place dans la chaîne alimentaire de la réussite se fonde souvent sur une part de hiérarchie sociale et se nourrit de l’indifférence, ici crasse. On est 7 ans avant Une époque formidable du même réalisateur, mais il pose ici quelques timides bases d’un regard déjà assez acerbe sur l’écrasement dévastateur de l’isolement dans les massives zones urbaines.
Au final, Pinot simple flic, s’il ne laisse pas un incommensurable souvenir permet pour autant de passer un agréable moment, de forcément se plonger dans une autre époque, tout en constatant évidement que les principaux codes sociaux et sociétaux n’ont que peu bougé en 40 ans… Pinot, c’est un simple flic comme il existe autant de petites vies en apparence, voire de « gens qui ne sont rien » (!!), mais qui méritent finalement tout notre intérêt.
Jugnot calme un personnage tellement sympathique qu'il rend la comédie un peu brouillonne très agréable. On appréciera le fait que ce film est aussi une ode à la jeunesse et que les choses pour ça n'ont pas tellement changé tant le monde d'aujourd'hui est dur.
Pinot simple Flic fait partie de ces comédies populaires nichées au cœur des années 80 encore amusantes aujourd'hui mais ayant par ailleurs assez mal vieilli au niveau de l'humour. Et pas que de l'humour tant c'est la société dans son ensemble qui a changé et c'est comme ça. On y peut rien. Même si finalement, les thèmes que Pinot soulève sont toujours en vogue aujourd'hui. C'est ça qui est assez triste. Les décennies passent. Les gouvernements passent. Les générations passent. Mais il y a toujours des problèmes de violence des jeunes, de manque de moyens chez les flics, de mal-logement. Le film de Jugnot en parle ou en tout cas on le voit à l'écran. Je ne sais pas si, à l'époque, il pouvait se douter que ça n'irait qu'en empirant avec le temps. Quant à l'aspect purement comique, Jugnot endosse l'uniforme de ce Pinot français moyen comme il les accumulera tout au long de sa carrière. Un brave type. Gaffeur certes. A se demander comment il a fait pour devenir flic. Mais romantique. Et touchant. "Qui sait, je deviendrai beau". C'est aussi ça Jugnot. Pas que les gags lourdingues à base de portes qui claquent et de feuilles qui s'envolent. C'est un physique un peu ingrat (petit, chauve, moustachu, voix aigüe) dont il a toujours souffert et qui ne plaira jamais aux filles. Sa solitude dans son HLM amène une tonalité un peu plus grave et dans tous ses films suivants, cette petite musique existera. Il a compris très tôt qu'être un gai luron est un peu juste et que c'est bien de montrer les failles y compris chez un policier grimé en Rambo sur l'affiche. Moins culte qu'un Viens chez moi, j'habite chez une copine ou Marche à l'ombre, Pinot simple flic, exclusivement centré sur la personne de Jugnot là où Michel Blanc préférait partager la vedette, distrait en tournant en dérision le quotidien d'une gendarmerie dans sa lutte contre la petite délinquance. Ou comment un autre membre du Splendid sut se renouveler en passant à la mise en scène avec succès.
"Pinot simple flic", comédie française réalisée par Gérard Jugnot sorti en 1984. Premier film réalisé par l'acteur Gérard Jugnot. Une comédie policière et romantique très bien réalisée avec Gérard Jugnot, Fanny Bastien, Pierre Mondy, Pascal Légitimus et Jean-Claude Brialy. Avec une musique de Louis Chedid. Une comédie populaire drôle et sympathique, avec une partie romantique plus intimiste qui dénote avec le ton donné au départ. Gérard Jugnot y développe les 2 aspects de ses personnages, d'abord le comique, toujours un peu looser ou couard, mais aussi le personnage touchant, bienveillant et capable de se montrer courageux. Un classique du cinéma de comédie populaire des années 80.