Derniers Avis : La Fille d’un grand amour - Page 3
La Fille d’un grand amour
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Mathieu Killian
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3,0
Publiée le 6 février 2025
François Damiens qui prouve qu'il est un acteur capable de jouer un rôle dramatique. Son duo avec Isabelle Carré, fonctionne bien. Un couple qui se revoit après de longue années à l'occasion du visionnage de leur films Ana dont la thématique est leur rencontre.
on s'ennuie assez vite devant ce film plutot lent et ou il ne se passe pas grand chose au final..... un peu déçue.... les paysages du dept 66 sont par contre eux magnifiques !
Pas compris l’intérêt de ce film? On survole les personnages sans en comprendre vraiment la psychologie. À aucun moment du film on sent que ce couple a vécu un réel grand amour. Très décevant
Une certaine artificialité des relations et des dialogues nuit à la profondeur du sujet. Travail de pro au niveau technique que le spectateur grand public ne critiquera pas faute de compétences. Dans l'ensemble un jeu honorable des trois acteurs, et un prix d'interprétation pour le couple de chiens
Quelle agréable surprise. J’ai vu un film touchant qui m’a prise au dépourvu et déposé une discrète larme au coin de l'œil. Ce genre de films qui donnent envie d’être amoureuse, passionnée, triste et heureuse en même temps. Un condensé d’existence. Un film juste, à la seconde près. Rien à enlever ni à rajouter. Le rythme est respecté au métronome. La musique ne s’arrête jamais brusquement quand la portière d’une voiture se ferme et que les passagers sortent de l’habitacle, au contraire : la musique sert le propos avec maîtrise et fait place aux dialogues avec douceur. Et quelle musique : Wagner ! Wagner sans affect, presque en silence. Wagner qui s’impose comme un premier émoi.
L’histoire est ultra-romanesque et aussi romantique, peut-être même un peu plus parce qu’elle est vraie. Une jeune cinéaste en fin d’études à la Fémis présente son projet de long, se pliant au sujet imposé : filmer la rencontre de ses parents. Les siens sont divorcés et ne se parlent plus. Ils jouent le jeu, jamais amers. Sincères, ils ne se souviennent que du meilleur, surtout leur fille. Lors de la projection à l’institution parisienne, ils se revoient. Le trouble s’installe comme au premier jour, il y a une vingtaine d’années. Ils se reconquièrent, ça se fait comme ça, avec la force du destin.
Lui, parisien, cadre sup’ d’une entreprise en pleine réorg’ qui étudie un plan social d’envergure. Elle, brocanteuse en province, au milieu d'une bâtisse historique et de champs de vignes. Entre les deux, leur fille, comme un pont suspendu. Deux solitudes que celle-ci va réunir, à l’insu de son plein gré.
Isabelle Carré joue une partition qui lui convient à merveille : virevoltante, éclatante, vive et enjouée. Aussi solaire que les rayons pyrénéens, aussi légère et fraîche que l’Albe des monts espagnols. Bien qu’elle affiche cette silhouette d’éternelle juvénile, j’ai eu l’impression que depuis qu’elle avait écrit sa vérité intime ces dernières années, elle avait pris de l’envergure, de la maturité. Je l’ai trouvée épanouie et magnifique. Plus actrice que jamais en amoureuse d’un seul homme, de l’homme de sa vie, fût-ce au prix de concessions équivoques. François Damiens, que j’avoue ne pas tellement connaître (je ne suis pas vraiment une fille de comédies), m’a attendrie. Il correspond exactement au personnage (autant moralement que physiquement), cet homosexuel contrarié à une époque où l’on soignait en catimini cette « maladie », attiré par les hommes avec lesquels il se contraint, et amoureux fou de sa femme, la femme de sa vie.
Leur sceau : la fille de ce grand amour.
Ce film est un bijou : élégant, arachnéen, simple et abouti. Qui rappelle la valeur du temps, les couleurs des saisons et la conscience d'habiter son existence pour le meilleur. Construit en poupées russes dont les sept poupées représentent la maternité, la fertilité mais aussi les sept divinités du bonheur.
S'aimer, s'unir, se reprocher, se ré. unir, chacun.e ses souvenirs... Ce film donne à réfléchir sur le mot amour, qu'est ce que celui-ci d'hier à aujourd'hui ?
Pas mal, un film intéressant qui porte sur la génération silencieuse, sur ses mœurs et le poids des secrets. Une époque où être soi n'était pas si simple... Se rajoute à cela la complexité des sentiments...
"La Fille d'un grand amour" est largement inspirée de l'histoire personnelle d'Agnès de Sacy, réalisatrice et scénariste du film.
Un joli film, simple et accessible à tous. Il n'en est pas fade pour autant et s'appuie sur un scénario ciselé. La situation et les ressentis sont exprimés avec beaucoup de pudeur et de délicatesse. Beaucoup de sensibilité, remarquablement portée par les interprètes.
Film dérangeant et parfaitement interprété. Le scénario est original, mettant sur le devant de la scène la seule chose qui nous porte dans le monde, l’élément central de toute vie: L’AMOUR. le vrai celui qui est au-dessus de tous les préjugés, au dessus de ce besoin physique d’évacuer le désir charnel. L’AMOUR, unique acteur jamais abîmé dans cette histoire.
Isabelle Carré, François Damiens, tout comme la jeune Claire Duburcq, sont vraiment excellents, tant ils arrivent à presque nous faire croire à cette histoire assez invraisemblable, en termes de caractères et de comportement des protagonistes. Le film est plutôt agréable à regarder, on ne s'ennuie pas mais on se dit aussi que l'on passe peut-être à côté d'un grand film, celui qui aurait constitué à nous montrer comment ce couple aussi invraisemblable spoiler: ne serait-ce que sexuellement a pu vivre un si grand amour plus de vingt ans durant. Le reste paraît assez anecdotique...