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Fiers R.
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3,5
Publiée le 28 juin 2026
Agnès de Sacy réalise là son premier film en s’inspirant de l’histoire de ses parents. Surtout connue dans le milieu du cinéma pour être scénariste et dialoguiste, elle passe donc à la mise en scène avec un récit en partie autobiographique, ce qui lui donne un cachet authentique qu’on ressent plutôt bien. « La fille d’un grand amour » débute de manière peu conventionnelle. On y voit la fille d’un couple divorcé interviewer ses parents sur leur rencontre pour un projet d’école. Et la projection dudit documentaire va permettre aux parents de se retrouver. On va suivre ensuite cet ancien couple tenter une nouvelle approche au gré de certains mystères dévoilés et de zones d’ombres éclaircies par petites touches pour dépeindre une relation amoureuse peu conventionnelle. Le film est logiquement un petit bijou d’écriture ciselée : concis et développant son beau sujet avec fluidité, passion et un sentiment de vécu permanent traversant les images.
La facture visuelle de ce long-métrage est – il faut bien en convenir – très classique. Cependant, cela lui va plutôt bien et colle parfaitement à ce qui est raconté tout comme à cette plongée nostalgique dans les années 90, retranscrites en toute simplicité et avec beaucoup de réalisme. Le lien amoureux est ici assez unique et c’est ce qui le rend d’autant plus beau et fort. On parle ici de dépression, d’homosexualité refoulée et d’amour platonique dans un écrin aussi simple que beau et délicat. On pourra reprocher à « La fille d’un grand amour » d’être parfois un peu chiche dans l’expression des sentiments des protagonistes, de trop se retenir et d’empêcher l’émotion. C’est un peu vrai mais cela n’empêche aucunement d’y prendre un plaisir certain et non feint.
Cette histoire vraie est en elle-même assez peu commune pour se suffire à elle-même et De Sacy nous en livre l’essentiel sans pudeur mais sans voyeurisme non plus. C’est la sienne, elle la respecte et cela se ressent à chaque coin de pellicule, dans chaque situation – même inventée – et au détour de chaque dialogue. « La fille d’un grand amour » doit beaucoup au choix de ses interprètes. La douce et solaire Isabelle Carré compose une femme résiliente et déterminée avec beaucoup de naturel quand François Damiens étonne dans un contre-emploi étonnant duquel il s’en tire avec les honneurs. Leur duo fonctionne, fait des étincelles et nous touche. Plus une chronique d’un amour pas comme les autres qu’une comédie dramatique et/ou romantique, voilà une œuvre sincère et pleine de charme qui nous a incontestablement touché.
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Film chiant sans rythme, un Damiens peu inspiré et peu crédible , scénario insuffisant. Malgré une toujours excellente Isabelle Carré et une bonne idée de départ, ce film rejoindra certainement les oubliettes.
J'ai trouvé le film plutôt bien dans l'ensemble, surtout grâce à sa fin qui est très belle et apporte enfin une vraie stabilité. Malheureusement, l'intérêt retombe par moments avec des scènes qui m'ont paru assez ennuyeuses, voire inutiles. Le passage entre les différents lieux et les relations manque parfois de clarté, ce qui crée des moments de flottement.
Une fiction autobiographique assez académique et manquant d’intensité dans laquelle la réalisatrice évoque avec délicatesse l’histoire d’amour contrarié de ses parents. 2,25
"Je t'aime moi non plus". Je me suis toujours demandé comment comprendre cette célèbre phrase d’une chanson de Gainsbourg. La réponse est dans ce film, d'une grande humanité. Et avec deux acteurs parfaits. L'ambiance qui se dégage tient aussi beaucoup a cette batisse de rêve au pied des Pyrénées.
C'est fin, c'est soyeux, et c'est dramatique, c'est la vie et elle peut être douce et belle, instable et fragile. La maîtrise des actrices et acteurs comme de la réalisation nous montre la voie. Très beau
Un film plutôt étrange dont on ne comprend pas très bien ou il veut aller et qui mélange maladroitement plusieurs thèmes pas forcément compatibles. Les acteurs n’ont rien a se reprocher mais l’histoire sans grand relief nous perd assez vite en route et on s’ennuie a plusieurs reprises. Un grand amour assez bizarre et finalement peu crédible…
Beau film très touchant et très bien interprété. C'est sensible, pudique, plein de charme et assez original. Très beaux paysages des Pyrénées Orientales, sans tomber dans la carte postale
Comment une passion érodée par le temps peut elle renaître 20 ans plus tard? Voilà le thème qu'a choisi de traiter Agnès de Sacy dans ce film qui demeure plat malgré une bonne interprétation de François Damiens et Isabelle Carré. On s'y ennuie ferme car il n'y a aucune profondeur dans les personnages auxquels on ne parvient à croire.
Pudique et plein de non-dits, ce film est très humain, bien interprété et doux à visionner. J'ai aimé ce récit simple et touchant, ainsi que l'ambiance 90's sur fond de paysages pyrénéens. Isabelle Carré et François Damiens sont remarquables.
De plus en plus habitué à quitter son rôle d'amuseur public, François Damiens forme avec Isabelle Carré un beau duo. Tout en retenue et en délicatesse, il joue un personnage plus complexe qu'il n'y paraît. Suite à un film de sa fille sur la rencontre de ses parents, il va remettre en cause sa vie de cadre et l'on peut le dire d'écrivain raté. N'ayant pas réellement trouvé son public en salle, ce film pudique teinté de nostalgie prend un virage étonnant dans sa deuxième partie. Agnès de Sacy, pour sa première réalisation signe un récit émouvant adapté de la propre histoire de ses parents. Claire Duburcq complète ce duo en incarnant parfaitement la fille de ce couple improbable.
Film autobiographique qui met en scène le vécu de la réalisatrice ado : un « je t’aime moi non plus » des parents tellement délicat. Quelques flash-backs distillés parviendront à éclairer les arcanes de cette relation amoureuse pleine de non-dits traumatiques. CARRÉ lumineuse et DAMIENS touchant, sont les héros de cette résilience de couple si naturelle.