Qu'est ce qui fait qu'un coup de foudre partagé en arrive à de déliter ? Est-il possible que ce qui était un grand amour et qui est mort puisse repartir de façon différente ? Après 30 ans d'écriture de scénarios pour les autres, Agnès de Sacy a choisi ces questionnements pour son premier long métrage en tant que réalisatrice et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a tapé juste. On devine qu'il y a beaucoup d'autobiographie dans ce qu'elle raconte, qui par d'un court-métrage réalisé en 1992 à l'issue de ses études à la Fémis sur le thème des circonstances de la rencontre de ses parents. Dans le film, la fille s'appelle Cécile et ses parents, Ana et Yves, sont là pour assister à la projection. Ils ont divorcé depuis longtemps mais ils vont chercher à se revoir, ne serait ce que pour arriver à se mettre d'accord sur ce que portait Ana le jour de leur première rencontre. La belle réussite de ce film tient beaucoup à sa scénariste et réalisatrice Agnès de Sacy, mais également à François Damiens qui joue Yves, à Isabelle Carré, l'interprète d'Ana, et à Claire Duburcq, lumineuse dans le rôle de Cécile, sans oublier les magnifiques paysages des Pyrénées Orientales, bien mis en valeur par la caméra de Denis Lenoir.
Cette première réalisation de cette scénariste est très intéressante. C’est un beau film d’amour avec un scénario fluide et dense et aussi des dialogues subtils et percutants qui est agréable à suivre. Pour concrétiser tout cela, le duo Isabelle CARRE et François DAMIENS fonctionne à merveille. On passe vraiment un bon moment en leur compagnie.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse au club Lincoln le 21/11/2024)
Une première réalisation tout en réussite. On est vite plongé dans l'histoire et la confusion des sentiments. Il faut ainsi se remettre dans l'époque 1991 pour comprendre aussi le dilemne dans lequel pouvait être le personnage joué par François Damiens. Isabelle Carré et lui sont très bons Ce que j'ai entendu d Isabelle dans les interviews lors de la promotion du film est très fidèle au film.
Pourtant fan de François Damiens, aussi bien dans le comique que dans le dramatique, j'ai détesté ce film... J'ai failli partir au bout d'une heure mais comme il restait 30 minutes je suis resté. mais j'aurais dû partir.... c'est long pour rien. L'histoire n'a ni queue ni tête. parfois il y a un cerf dans ce genre de film qui fait une apparition sans qu'on sache pourquoi. ici c'est une oie. Pourquoi pas mais non, je n'ai pas du tout accroché. Ça plaira sûrement a certains mais moi ça ne l'a pas fait...
J'ai quelques difficultés à être enthousiaste avec ce premier film signé de la réalisatrice Agnès de Sacy. Et pourtant, j'ai aimé certaines choses : la fraîcheur solaire et divine de l'actrice Isabelle Carré, la découverte surprise très agréable de la jeune Claire Duburcq éclaboussant l'écran de son charme irradiant, et l'histoire chaotique de ce couple divorcé qui tente un come-back un peu dingue. Oui mais voilà : l'émotion a eu du mal à passer chez moi, peut-être en liaison avec l'acteur François Damiens qu'il m'est légèrement difficile à voir dans un drame romantique et amoureux. C'est cependant dommage, car cet acteur estampillé "grande gueule" et "comique décalé" possède de vraies qualités dramatiques, que j'avais d'ailleurs déjà pu voir dans le film "Les Cowboys" sorti en 2015. Cocasse et déroutant, comme la vie parfois, mais sans passion, sans folie, sans exaltation. Site CINEMADOURG.free.fr
je me suis ennuyée à les écouter se clasher en permanence, c'est fatigant toutes ces prises de tête et même si on voit leur amour (pas sans toi, pas avec toi) on a du mal a ressentir quoique ce soit et à rentrer dans leur histoire.
C'est dommage car les 2 protagonistes jouent très bien mais on a du mal a trouver l'amour fou dans ce remariage.
Ana (Isabelle Carré) et Yves (François Damiens) sont les parents divorcés de Cécile, étudiante en cinéma, qui leur demande de témoigner dans le film de fin d’année qu’elle doit réaliser pour son école de cinéma. Ana est antiquaire dans le Roussillon ; Yves, écrivain frustré, est banquier à Paris. Face caméra ils racontent leur rencontre et le coup de foudre qu’ils ont ressenti l’un pour l’autre. Ces souvenirs émouvants les rapprochent…
Le premier long métrage de la scénariste Agnès de Sacy (Les Amandiers de Valeria Bruni Tedeschi, Les Envoûtés de Pascal Bonitzer, Yao de Philippe Godeau) est largement autobiographique. En 1992, alors que ses parents étaient divorcés depuis une quinzaine d’années, elle leur avait demandé de raconter leur histoire pour le film de fin d’année que, jeune étudiante à la Fémis, elle devait réaliser. Ils s’étaient remariés trois ans plus tard.
SI ce film original échappe aux standards formatés de la comédie du remariage, c’est sans doute à cause de son fond autobiographique. Loin des schémas auxquels on est habitué, il raconte une histoire somme toute banale. Yves est homosexuel. Il n’a pourtant rien d’une grande folle efféminée. On comprend qu’il ne l’avait pas caché à Ana lors de leur rencontre ; mais on comprend aussi que c’est une des causes de leur séparation.
Un couple qui s’est séparé peut-il se reconstruire ? Les mêmes causes n’ont-elles pas vocation à produire irrémédiablement les mêmes effets ? Sans parler de divorce et de remariage, La Fille d’un grand amour interroge le couple, les concessions qu’il exige de part et d’autre, le moment où ces concessions accumulées deviennent insupportables. Avec la figure lumineuse de Cécile, interprétée par Claire Dubrucq révélée par Bertrand Mandinco, La Fille d’un grand amour interroge aussi la place de l’enfant dans le couple : est-ce le bloc de béton qui le rend indestructible ? ou le prétexte pour ne pas se séparer ? Le titre du film aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : La Fille d’un grand amour ne se réduit pas, comme la photo de son affiche le laissait augurer, à l’histoire d’un couple mais est une histoire à trois.
Si l’idée de base est convaincante, toute la progression du film par les non-dits, les silences sans réel contenus ne font qu’accentuer la sensation de lenteur et d’enlisement. Pas franchement convaincant malgré une BO inspirée.
Scénariste chevronnée, Agnès de Sacy ne pouvait pas, pour son premier long métrage tardif, ne pas revenir sur l'histoire d'amour de ses parents, soumise à des fluctuations, car dissimulant un lourd secret, mais indéniablement profonde. La néo-réalisatrice la traite avec délicatesse et pudeur, peut-être trop d'ailleurs, dans un faux rythme et avec une mise en scène que l'on aurait souhaité plus alerte. Cependant, les superbes paysages des Pyrénées-Orientales et surtout la prestation d'Isabelle Carré, toujours aussi lumineuse, et de François Damiens, comme on ne l'a jamais vu auparavant, d'une touchante fragilité, arrivent à compenser une forme trop peu exaltante. Les derniers instants du film, traversés par un véritable suspense sentimental, sont de nature à faire oublier le peu d'enthousiasme suscité par le récit jusqu'alors, en dépit d'un sujet au fort potentiel. Mais parce que très personnel pour sa réalisatrice, celle-ci n'a pu ou n'a pas voulu pousser les curseurs psychologiques plus loin, optant pour une manière discrète, sans insister outre mesure sur les failles de ses deux personnages principaux lesquelles, somme toute, auraient mérité d'être approfondies un peu plus, de même que le portrait d'une époque, pas si lointaine, où les tabous persistaient sous le vernis conservateur de la "normalité."
Un film d’une grande sensibilité, porté par une histoire touchante et des acteurs remarquables, empreintes de justesse et d’authenticité, qui offre une véritable profondeur à chaque personnage. Isabelle Carré brille une fois de plus par son talent et sa sensibilité, tandis que François Damiens livre une performance incroyablement touchante, pleine de nuances et d’émotion. Une histoire vraie qui ne manquera pas de vous toucher comme il l'a été pour moi.
Une histoire vraie pleine d'émotion qui ne manquera pas de vous marquer.
Une escapade espagnole qui nous fait penser a du Almodovar. Pour son premier film Agnès de Sacy nous plonge dans l'intime... et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on à happé du début à la fin.
Film autobiographique qui met en scène le vécu de la réalisatrice ado : un « je t’aime moi non plus » des parents tellement délicat. Quelques flash-backs distillés parviendront à éclairer les arcanes de cette relation amoureuse pleine de non-dits traumatiques. CARRÉ lumineuse et DAMIENS touchant, sont les héros de cette résilience de couple si naturelle.
C’est le 1er film en tant que réalisatrice d’Agnès de Sacy qui est avant tout une scénariste reconnue dans le milieu. Voilà 94 minutes tout en tendresse comme le cinéma français nous en délivre peu en ce moment. Ana et Yves se sont aimés passionnément puis se sont séparés. Des années plus tard, leur fille, Cécile, réalise un documentaire sur leur rencontre. Ils se revoient à cette occasion. Toujours marqués par leur amour passé, ils vont alors chercher un chemin pour revenir l’un vers l’autre… Un film qui fait du bien en oscillant avec grâce entre la comédie romantique et une certaine gravité, une palette qui sied à merveille au couple qui tient le haut de l’affiche avec un talent exceptionnel. Le film tient son origine du propre court-métrage documentaire d’Agnès De Sacy, réalisé en 1992 à la fin de ses études à la FEMIS. Elle y suivait ses parents, divorcés quinze ans plus tôt, et leur posait à chacun des questions sur leur rencontre. Trois ans après le court-métrage, ses parents se sont remariés, « grâce au film ». On pourra faire le reproche que les dialogues sont très écrits, mais c’était bien là la volonté de la cinéaste et, honnêtement, ça ne manque pas de charme. Le chef-opérateur, Denis Lenoir, a créé un véritable écrin de couleurs et de lumières en filmant admirablement la région de Collioure et Paris. Le film décrit avec tendresse et finesse les rouages des secrets de sa propre famille. Et on se laisse entraîner dans ce doux engrenage. Une pépite qui nous parle de la force de résilience d’ l’amour. Rare et à saisir de suite. Isabelle Carré et François Damiens sont resplendissants se sobriété, de douleur cachée et de drôlerie tout en douceur. Ils portent le film et en sont évidemment le premier atout. Il trouve en Claire Duburcq, une jeune actrice qui leur donne une superbe réplique. Une découverte. Un récit lumineux et mélancolique qui se conclut sur un ultime plan aussi surprenant que touchant. Il y a de la graine de Sautet ou de Truffaut chez cette cinéaste à suivre.
Magnifique film. Très belle histoire d'Amour avec toute la confusion des sentiments souvent associé. Isabelle Carré est extraordinaire de justesse er François Damien est poignant et touchant. Il est important de bien restituer l'histoire dans le contexte social de l'époque. Un film qui fait du bien ,j'ai adoré.