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Camille Perretta
1 critique
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5,0
Publiée le 20 septembre 2025
J'ai beaucoup aimé ce film , le jeu d'acteurs est juste. Marie Gilain nous fait vivre le quotidien émouvant et compliqué des personnes aidantes. Le film est empli d'amour, de réalité, ... Très bien mené, avec des scènes dignes de tableaux impressionnistes. Malgré le sujet, on rit, on est émus ... Un film plein d'humanité, et qui nous fait réfléchir... Nous habitons une société majoritairement validiste et exigeante ... Et si nous faisions un pas de côté et regardions autour de nous, et acceptions la différence ? Bonne séance !
Quelle magnifique interprétation de la part de Grégory Gadebois dans ce film hyper touchant. J'ai été ravie de retrouver Marie Gillain qui se fait de plus en plus rare sur le grand écran. Tout est réussi dans ce film où l'émotion est omniprésente. Je vous le recommande.
Encore un film sur l'autisme et les difficultés que rencontrent les aidants, me direz-vous peut-être. Certes mais celui-ci est à hauteur d'homme, ou plutôt de femme, puisque c'est la relation entre un frère autiste et sa sœur, avocate, et n'élude rien des problèmes rencontrés, même si le scénario se déroule dans un milieu assez favorisé. Comme souvent, il aurait été plus efficace de le raccourcir de vingt bonnes minutes, ce qui nous vaut d'admirer de beaux paysages ! Grégory Gadebois et Marie Gillain sont magnifiques d'humanité.
Oppressant ! Quel dilemme pour Camille : garder ou ne pas garder son frère autiste Pierrot auprès d’elle ?
Elle commence par le « premier choix », au risque de faire éclater définitivement sa cellule familiale (déjà fracturée par son divorce), et de briser sa carrière d’avocate, débutée sous de bons auspices.
Camille, malgré le comportement erratique de Pierrot, parfois violent mais à la recherche du grand amour, le supporte ainsi que tous les tracas au jour le jour.
Grégory Gadebois joue le frère avec beaucoup de sensibilité et une sagesse cachée, sans aucune note de misérabilisme.
Au trois quarts du film – enfin ! –, tout part en vrille.
Camille se résout alors à chercher un autre toit pour Pierrot. Les amis de la famille s’emploient à lui trouver une solution alternative, jusqu’à ce que la réalisatrice Hélène Medigue – et aussi comédienne dans le film – nous conduise à une « happy end » d’une poésie bien inspirée.
Une solution bien dans l'air du temps. Il fallait y penser ! Mais ne dévoilons pas la conclusion de cette leçon de courage et d’espérance…
A part un documentaire en 2018, Hélène Medigue était d’abord actrice dans de très nombreuses séries TV. Ces 100 minutes de comédie dramatique constituent donc sa 1ère réalisation et scénario de fiction. Pierrot, 45 ans, est autiste et vit dans un foyer médicalisé. Déterminée à lui offrir une vie digne, sa sœur Camille le prend chez elle et se met en quête d’un endroit mieux adapté à sa différence. Le chemin est long mais c’est la promesse d’une nouvelle vie, au sein de laquelle chacun trouvera sa place. « Tout en douceur » semble être le meilleur résumé de ce beau moment de cinéma qui s’intéresse plus au sort des « aidants » qu’à celui des « malades ». Emotion garantie avec un casting en état de grâce. Hélène Médigue s’est inspirée très largement de son expérience personnelle puisqu’emme a un frère autiste. Elle nous dit : Être différent, c’est éprouver des limites. Et chacun d’entre nous, au cours de son existence, est amené un jour à éprouver des limites. Que ce soit personnellement, en étant confronté à la maladie ou en accompagnant une personne fragile, dépressive, ou une personne en fin de vie, etc. Oui, si, comme dans la réalité, le « malade » tient énormément de place, il fallait aussi s’intéresser au sort de ceux qui accompagnent, c’est ce que fait avec habileté et tendresse ce très joli film. Pour une première réalisation, la cinéaste s’en sort impeccablement, alternant la caméra sur pied et sa longue focale pour filmer Paris, sa densité urbaine, sa pollution sonore, son rythme agressif parfois anxiogène qui peut donner une sensation d’enfermement et ses deux caméras à l’épaule, parfaitement maîtrisées, pour sublimer la nature sauvage et ses éléments, la terre, la mer, le ciel, la puissance des marées et la force du vent qui apportent un souffle organique et de liberté sur la Côte d’Opale. Oui, à bien y réfléchir, ce film laisse une jolie trace dans le cœur bien après la sortie de la salle. Les intentions sont plus que louables, l’écriture ciselée, la technique est au rendez-vous, et le casting à la hauteur des ambitions. A voir absolument. Enfin, oserais-je dire, Marie Gillain retrouve un vrai 1er grand rôle dans un vrai bon film. Ça faisait longtemps. Elle est parfaite de force et de fragilité conjuguées, face à un énorme Grégory Gadebois, qui reste pour moi, un de nos plus grands acteurs. J’admire à chaque fois, son économie de moyens. D’un geste, d’un regard, sa présence irradie dans chaque situation… du grand art. Les seconds rôles sont également très bien campés par Patrick Mille, la jeune Mathilde Labarthe, Vincent Elbaz, Marianne Basler, sans oublier d’impliquer des artistes autistes dans le tournage. Ce film parvient à raconter sans maquiller, à montrer sans grossir le trait, à révéler notre lenteur à accueillir la différence. Tout simplement beau.
Sensible et très touchant, ce film retrace bien la réalité des familles aidantes tellement démunies face aux difficultés liées à l’accueil des personnes autistes - À voir !
Pas grand chose a reprocher a ce film mais bizarrement pas de grandes emotions non plus. Et meme si les comédiens sont correct , c'est parfois un peu surjoué.
De son histoire Familiale puisqu'elle est la soeur cadette d’un frère autiste la comédienne et réalisatrice Hélène Medigue tire un récit qui prend soin de parler de l’autisme avec justesse , et dit bien qu’il n’y a pas de solution miracle mais son long-métrage est porteur d’espoir , où Grégory Gadebois incarne Pierrot, le double fictionnel de Vincent son frère . Le rôle convenant très bien à l’acteur et s’adosse à sa douceur enveloppante .
Film remarquable de justesse , de finesse .Gregory Gadebois est une nouvelle fois exceptionnel sans oublier la pétillante Marie Gillain trés naturelle et pleine d’humanité. Les Césars n’auront que l’embarras du choix .
Il s'agit du premier long métrage du réalisateur, comme pour Un P'tit Truc en Plus. Décidément, le sujet du handicap mental est à la mode. Mais c'est normal, parce que les gens dits normaux ont tant à apprendre (pour survivre dans ce monde fou) qu'un individu voyant ce monde autrement a de grandes chances de pouvoir indiquer des voies de survie. Et c'est encore ce qui se passe avec ce film : il y a plus que l'histoire (résumée par le synopsis) et son suspense.
Il y a le spectacle de la vie de Pierrot, et celui de des autres personnages (qui est aussi le spectacle de nos vies). Dès l'introduction, on se demande comment vivre dans ce monde pressé, stressé, pollué, envahi de bruits. Le film rend bien cette ambiance (parisienne) ; c'est frappant, et l'on n'imagine pas que cette ambiance puisse aider à résoudre le problème posé - trouver "une place pour Pierrot". Ce n'est pas un enfant, mais un cinquantenaire, c'est-à-dire quelqu'un qui a déjà pris ses marques, autiste ou pas. Pierrot a ses habitudes (par exemple musicales) qui tiennent dorénavant du besoin. Quant à la sœur qui cherche la place, elle semble tout sauf bien placée pour aboutir, elle ressemble à l'ambiance délétère de l'introduction ; elle dit "t'inquiète, ça va" alors que ça ne va pas (comme tant de gens). Elle est hystérique. Elle est à bout (évidemment).
Il y a enfin des personnages immatériels dans ce film. Il sont surtout créés par Pierrot (les autres courent après le vent ?). Il est obnubilé par le film La Mélodie du bonheur (1965) avec Julie Andrews (qui rejoue sa Mary Poppins pour un veuf avec famille nombreuse) - on y trouve cette exclamation : "Quoi de plus irresistible pour un homme qu'une femme amoureuse ?" Pierrot est aussi obnubilé par "Ce n'est rien", la chanson de Julien Clerc -autre personnage immatériel du film. Pierrot l'adore. On comprend mal, vu la complexité des paroles. Est-ce pour la mélodie ? Est-ce pour la tristesse qu'elle véhicule ? Mais c'est pourquoi il nous interpelle. Parce qu'on comprend mal. Et qu'en même temps, parfois, il nous donne des leçons, peut-être pas de savoir-vivre, mais au minimum des leçons de vivre-autrement (il dit bonjour à tout le monde dans la rue, il ne répond pas au téléphone quand il lit, etc). Gadebois interpréte formidablement, sans caricature, cet autiste de 50 ans.
Maintenant, une place pour Pierrot sera-t-elle trouvée ? Allez voir le film ! Vous vous doutez forcément que rien ne sera sûr, qu'elle soit trouvée ou pas.
J'ai adoré ce film plein d'émotion et de sensibilité qui adresse avec talent le thème de la différence. Les acteurs y sont excellents: Gregory Gadebois et Marie Gillain forment un formidable duo, et dans les rôles un peu plus secondaires, Patrick Mille, la toute jeune Mathilde Labarthe et bien sur Vincent Elbaz nous offrent de belles prestations et un jeu juste. Pour ne rien gâcher, l'esthétique du film et le choix des musiques ne peuvent pas laisser indifférents non plus. Félicitation pour ce premier film !
Un film émouvant, avec des interprètes de qualité, surtout Gregory Gadebois, qui est fantastique d’émotion et de transmission dans le rôle de Pierrot. Cependant, quelques maladresses au niveau de la mise en scène m’empêchent de recommander ce film davantage malgré son sujet important, l’intelligence avec laquelle il est traité, et l’émotion qu’il procure.