Avis : Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé - Page 3
Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé
Note moyenne
3,8
545 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
71 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
30 critiques
3
21 critiques
2
10 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Adelme D.Otrante
231 abonnés
1 511 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 2 mai 2025
Alors que le régime de Ceausescu est sur le point de s’effondrer on suit le destin croisé de six roumains proches ou non du pouvoir. Bogdan Muresanu nous parle de ce point de bascule que va connaitre son pays en nous racontant la grande Histoire en utilisant la petite. Et il le fait avec une bonne dose d’humour qui allège l’ambiance de plomb de l’époque, la lettre au Père Noël est par exemple hilarante. Un film sympa sur un monde qui s’écroule.
Un vrai fim « choral ». D’abord parce qu’il conte en parallèle l’histoire, concentrée sur deux jours, de cinq personnages principaux. Ensuite par le formidable épilogue musical qui les relie en les juxtaposant. Chacune des cinq situations décrites gagne en intensité tout au long du film, et certaines idées sont absolument mémorables. L’œuvre constitue à la fois une critique féroce et sarcastique du régime de Ceausescu, et un superbe hommage à différentes formes de « résistance ». Un premier film tout à fait réussi, avec lequel Bogdan Muresanu donne au cinéma Roumain une nouvelle œuvre phare.
« Les Tigres à Paris» Plongée dans le monde des Sri-Lankais de Paris, en tout cas ceux qui soutiennent les Tigres (qualifiés de terroristes internationalement) dans leur pays, en guerre contre leur gouvernement. Un jeune flic d’origine les infiltre. On est pris dans ce monde d’entraide mais surtout violent, mafieux où le parrain a droit de vie et de mort sur ses « sujets ». Les coutumes locales l’emportent sur tout, on pourrait ne pas être à Paris si ce n’est les plaques de rues que l’on reconnaît ! L’intrigue et le suspens sont haletants, et on voudrait vraiment que le jeune flic en sorte vivant…
Un film qui aurait pu être interessant sur les derniers moments du régime Ceaucescu a la fin des années 80 en Roumanie, mais dont le traitement n’est malheureusement pas a la hauteur. Le rythme est beaucoup trop lent pour un film si long (ceci expliquant peut être cela…) et au bout du compte c’est surtout l’ennui qui prédomine. Comme en plus c’est souvent filmé a l’épaule, ce que je n’apprécie pas trop, difficile en ce qui me concerne d’avoir un jugement positif. Ce n’est pourtant pas mauvais loin de la, et vu les bonnes critiques, peut être suis je passé a coté de quelque chose, mais pour les raisons énoncées ci dessus, je reconnais ne pas avoir été emballé…
Ce film nous montre à travers le suivi de divers personnages comment plus ou moins tout le monde avait une raison de vouloir la chute du dictateur roumain, le tout sur un fond de musique du Boléro de Ravel, symbolisant cette agglutination progressive d'un nombre croissant de dissidents. Toutefois le film est très enjolivé et finalement ne montre pas les raisons profondes de la révolution, en autre la famine et la misère qui sévissaient dans le pays. Je me rappelle avoir vu un reportage sur Nadia Comaneci qui expliquait que même les athlètes olympiques ne mangeaient pas leur faim. Le scénario est bien écrit, les acteurs sont bons mais le tout est plus un film de fiction qu'un véritable film documentaire car trop éloigné de la réalité de cette époque.
Bon film mais pas une comédie comme cela est "vendu" par sa bande annonce. Plutôt une comédie dramatique et une évocation de la chute de Ceausescu par petites touches de vies et de destins. Le film n'est pas trépidant mais vaut pour sa fin qui ferme la boucle de tous les récits. Bien joué, bien filmé mais à part la scène de la lettre au Père Noël vous ne rirez pas beaucoup ! Reste un film intéressant
Caméra tremblée, plans resserrés, personnages très bien campés, scénario choral et goulot d'étranglement où les pièces du puzzle se rapprochent inexorablement. Comment rester soi-même et moral quand toute une société est sous le couvercle d'une police politique oppressive et omniprésente ? Clins d'oeil francophiles appuyés : répétition des "Bonnes" de Jean Genet, discrète présence d'une affiche de "Farenheit 451" de Truffaut et rôle majeur du Boléro de Ravel. Une magnifique réussite. Merci à Ciné 32 d'Auch d'avoir programmé ce film plus de trois mois après sa sortie.
Très bon film. Le démarrage est un peu lent, mais ensuite c"edt un régal ! Décrit bien la perversité d'un régime communiste qui étouffe les personnalités, créedes peurs et génère la soumission Heureusement ces régimes finissent par pourrir
Même si on ne s'intéresse pas particulièrement à la Roumanie et même si décembre 89 nous semble loin, il faut aller voir ce film, politique dans son essence mais humain, sensible, psychologique et dramatique par son approche. Le réalisateur croise des histoires individuelles, d'apparence assez anodines, mais finalement très parlantes et délivre ainsi finement par une approche très éloquente des caractères et des situations un message très humain et universel. Après 'On ira' qui retraçait les temps très noirs de la dictature brésilienne, 'Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé' montre, sans aucune lourdeur, l'emprise psychologique de la machine oppressive du régime de Ceaucescu sur tous les roumains des années 80. Comment ne pas en trembler d'effroi, en 2025, alors que les opinions publiques européennes semblent perdre leurs repères démocratiques ? Le vote souverain des roumains en ce moment pourrait nous faire craindre un retour en arrière ?
C'est un film qui se mérite ! Le premier quart du film nécessite une grande concentration pour réussir à y pénétrer. Mais cet effort en vaut vraiment la peine tant, petit à petit, tout se met en place, avec humour et cruauté pour aboutir à un final inattendu, époustouflant et émouvant
Les derniers jours du régime de Ceauscu, à travers les destins de plusieurs personnages sont ici décrits à la façon d'une tragicomédie. Ce monde finissant est absurde, mais aussi cruel, en un mot, ubuesque! Un film saisissant sur un épisode de l'histoire roumaine qui garde encore aujourd'hui de nombreuses zones d'ombre.
j'ai beaucoup dormi. les 20 dernières minutes sont effectivement réussies mais, pour y arriver, il faut passer par des longeurs de mise en place des personnages contraignantes.
Ceaucescou a laissé de mauvais souvenirs que ce film nous rappelle de façon bien judicieuse au moment où la Roumanie s interroge sur son prochain Président
.Le choix de la musique est celle du Boléro de Ravel. Curieux choix se dit on au début, de plaquer cette musique de ballet élégante sur un tel canevas...Mais peu à peu on comprend mieux l'intention du cinéaste, et l' articulation savante du film. Car Le Boléro est construit sur une lente montée des instruments, créant cette musique circulaire, et envoutante que rien ne semble pouvoir arrêter, brodant autour d'un thème obsédant, et joué de plus en plus fort. Une danse dont les mouvements s'agrandissent au fil de l'arrivée de nouveaux musiciens. Je n'avais pas compris jusqu'à cette projection combien ce boléro magique à la même dynamique révolutionnaire que ces hommes et ces femmes qui a un moment donné se sacrifient pour donner le meilleur d'eux mêmes. Le "Ca suffit" c'est ce fameux coup de cymbale, surenchéri par la grosse caisse, où nous plongeons dans l'apothéose et la délivrance. Avant que ne viennent les bravos enthousiastes du public....Je n'en dis pas plus mais une petite allumette et un pétard seront la baguette du chef d'orchestre qui va vous donner cette nouvelle version d'anthologie du boléro . Bogdan Mureşanu réalise là un film précieux, mémoriel, et qui restitue très bien l'époque de terreur présente en Roumanie, dont les lubies du dictateur et de son épouse médusait l'opinion le monde. Ainsi la transformation au bulldozer de Bucarest pour faire place à un palais immense et pharaonique. Le nom de Timisoara a longtemps fait les pages des journaux, à cette époque charnière, et la chute de Ceausescu a été de l'ordre du catharsis, comme celle de l'empire soviétique et ses satellites poupées gigogne. C'est dans cette dynamique traumatisante que l'action s'installe. Le régime est menacé mais n'en est que plus violent et imprévisible. Il suffit de pas grand chose.... .Nous avons maintenant nos influenceurs, eux avaient leurs indics, présents à tous les niveaux de la société! Et la paranoïa en Roumanie était aussi présente qu'en Allemagne de l'est sous la Stasi. Impossible d'ailleurs de ne pas penser au superbe film "Good bye Lénine ". Toute la dynamique du film est malheureusement d'actualité. C'est elle qui fournit les scénarios aux metteurs en scènes Iraniens. Si la démocratie gagnait du terrain à cette époque, on constate malheureusement le mouvement inverse à l'heure actuelle. Le grand talent du réalisateur a été non de faire un plan large, mais de zoomer sur des destins individuels, d'hommes et de femmes assez ordinaires, dans cette société où il était bien difficile de ne pas se compromettre, de gré ou de force. C'est en cela que l'on se sent le plus près du climat de suspicion et de crainte dans lequel vivaient les Roumains. Le scénario s'articule sur le suivi de trois dynamiques en marche, s'alternant.. Deux adolescents qui veulent fuir la Roumanie. Un couple dont le mari est ouvrier, et parfois supplétif du régime. Une femme vieillissante déprimée après avoir été chassée de sa maison condamnée à la destruction, qui fut longtemps fidèle au régime. Et puis cette jeune femme, une comédienne conviée (obligée faudrait il dire) à prendre la place de la vedette prévue pour le discours du premier de l'an à la TV, et qui a fuit à l'étranger... L'ode au président n'est pas facile à assumer... C'est parfois très âpre, violent, mais jamais insupportable. Les acteurs se sont appuyés au mieux sur un scénario intelligent, avec des scènes de comédie qui rappellent le néo réalisme Italien, par son truculence et sa drôlerie. Fellini aurait adoré ce film, et ces scènes familiales de huit clos, bruts de coffrage rappelant parfois "Affreux sales et méchants", d'Ettore Scola..