Note moyenne
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.Le choix de la musique est celle du Boléro de Ravel. Curieux choix se dit on au début, de plaquer cette musique de ballet élégante sur un tel canevas...Mais peu à peu on comprend mieux l'intention du cinéaste, et l' articulation savante du film. Car Le Boléro est construit sur une lente montée des instruments, créant cette musique circulaire, et envoutante que rien ne semble pouvoir arrêter, brodant autour d'un thème obsédant, et joué de plus en plus fort.
Une danse dont les mouvements s'agrandissent au fil de l'arrivée de nouveaux musiciens. Je n'avais pas compris jusqu'à cette projection combien ce boléro magique à la même dynamique révolutionnaire que ces hommes et ces femmes qui a un moment donné se sacrifient pour donner le meilleur d'eux mêmes. Le "Ca suffit" c'est ce fameux coup de cymbale, surenchéri par la grosse caisse, où nous plongeons dans l'apothéose et la délivrance. Avant que ne viennent les bravos enthousiastes du public....Je n'en dis pas plus mais une petite allumette et un pétard seront la baguette du chef d'orchestre qui va vous donner cette nouvelle version d'anthologie du boléro .
Bogdan Mureşanu réalise là un film précieux, mémoriel, et qui restitue très bien l'époque de terreur présente en Roumanie, dont les lubies du dictateur et de son épouse médusait l'opinion le monde. Ainsi la transformation au bulldozer de Bucarest pour faire place à un palais immense et pharaonique. Le nom de Timisoara a longtemps fait les pages des journaux, à cette époque charnière, et la chute de Ceausescu a été de l'ordre du catharsis, comme celle de l'empire soviétique et ses satellites poupées gigogne. C'est dans cette dynamique traumatisante que l'action s'installe. Le régime est menacé mais n'en est que plus violent et imprévisible. Il suffit de pas grand chose....
.Nous avons maintenant nos influenceurs, eux avaient leurs indics, présents à tous les niveaux de la société! Et la paranoïa en Roumanie était aussi présente qu'en Allemagne de l'est sous la Stasi. Impossible d'ailleurs de ne pas penser au superbe film "Good bye Lénine ". Toute la dynamique du film est malheureusement d'actualité. C'est elle qui fournit les scénarios aux metteurs en scènes Iraniens. Si la démocratie gagnait du terrain à cette époque, on constate malheureusement le mouvement inverse à l'heure actuelle.
Le grand talent du réalisateur a été non de faire un plan large, mais de zoomer sur des destins individuels, d'hommes et de femmes assez ordinaires, dans cette société où il était bien difficile de ne pas se compromettre, de gré ou de force. C'est en cela que l'on se sent le plus près du climat de suspicion et de crainte dans lequel vivaient les Roumains.
Le scénario s'articule sur le suivi de trois dynamiques en marche, s'alternant.. Deux adolescents qui veulent fuir la Roumanie. Un couple dont le mari est ouvrier, et parfois supplétif du régime. Une femme vieillissante déprimée après avoir été chassée de sa maison condamnée à la destruction, qui fut longtemps fidèle au régime.
Et puis cette jeune femme, une comédienne conviée (obligée faudrait il dire) à prendre la place de la vedette prévue pour le discours du premier de l'an à la TV, et qui a fuit à l'étranger... L'ode au président n'est pas facile à assumer...
C'est parfois très âpre, violent, mais jamais insupportable. Les acteurs se sont appuyés au mieux sur un scénario intelligent, avec des scènes de comédie qui rappellent le néo réalisme Italien, par son truculence et sa drôlerie. Fellini aurait adoré ce film, et ces scènes familiales de huit clos, bruts de coffrage rappelant parfois "Affreux sales et méchants", d'Ettore Scola..
Une danse dont les mouvements s'agrandissent au fil de l'arrivée de nouveaux musiciens. Je n'avais pas compris jusqu'à cette projection combien ce boléro magique à la même dynamique révolutionnaire que ces hommes et ces femmes qui a un moment donné se sacrifient pour donner le meilleur d'eux mêmes. Le "Ca suffit" c'est ce fameux coup de cymbale, surenchéri par la grosse caisse, où nous plongeons dans l'apothéose et la délivrance. Avant que ne viennent les bravos enthousiastes du public....Je n'en dis pas plus mais une petite allumette et un pétard seront la baguette du chef d'orchestre qui va vous donner cette nouvelle version d'anthologie du boléro .
Bogdan Mureşanu réalise là un film précieux, mémoriel, et qui restitue très bien l'époque de terreur présente en Roumanie, dont les lubies du dictateur et de son épouse médusait l'opinion le monde. Ainsi la transformation au bulldozer de Bucarest pour faire place à un palais immense et pharaonique. Le nom de Timisoara a longtemps fait les pages des journaux, à cette époque charnière, et la chute de Ceausescu a été de l'ordre du catharsis, comme celle de l'empire soviétique et ses satellites poupées gigogne. C'est dans cette dynamique traumatisante que l'action s'installe. Le régime est menacé mais n'en est que plus violent et imprévisible. Il suffit de pas grand chose....
.Nous avons maintenant nos influenceurs, eux avaient leurs indics, présents à tous les niveaux de la société! Et la paranoïa en Roumanie était aussi présente qu'en Allemagne de l'est sous la Stasi. Impossible d'ailleurs de ne pas penser au superbe film "Good bye Lénine ". Toute la dynamique du film est malheureusement d'actualité. C'est elle qui fournit les scénarios aux metteurs en scènes Iraniens. Si la démocratie gagnait du terrain à cette époque, on constate malheureusement le mouvement inverse à l'heure actuelle.
Le grand talent du réalisateur a été non de faire un plan large, mais de zoomer sur des destins individuels, d'hommes et de femmes assez ordinaires, dans cette société où il était bien difficile de ne pas se compromettre, de gré ou de force. C'est en cela que l'on se sent le plus près du climat de suspicion et de crainte dans lequel vivaient les Roumains.
Le scénario s'articule sur le suivi de trois dynamiques en marche, s'alternant.. Deux adolescents qui veulent fuir la Roumanie. Un couple dont le mari est ouvrier, et parfois supplétif du régime. Une femme vieillissante déprimée après avoir été chassée de sa maison condamnée à la destruction, qui fut longtemps fidèle au régime.
Et puis cette jeune femme, une comédienne conviée (obligée faudrait il dire) à prendre la place de la vedette prévue pour le discours du premier de l'an à la TV, et qui a fuit à l'étranger... L'ode au président n'est pas facile à assumer...
C'est parfois très âpre, violent, mais jamais insupportable. Les acteurs se sont appuyés au mieux sur un scénario intelligent, avec des scènes de comédie qui rappellent le néo réalisme Italien, par son truculence et sa drôlerie. Fellini aurait adoré ce film, et ces scènes familiales de huit clos, bruts de coffrage rappelant parfois "Affreux sales et méchants", d'Ettore Scola..
Le film n'est pas décousu, il s'agit au contraire d'un patchwork d'histoires qui avancent toutes à un rythme peut-être légèrement trop proche du réel, et qui sont bel et bien liées entre elles. Cependant, les pièces du tissus ne sont pas cousues assez serrées, et le film est long, il met beaucoup de temps à construire la belle scène de fin.
Et bien, le rythme clairement il en manque mais progressivement on s’attache aux personnes et on se rappelle ses faits historiques, un film à intéressant
Un film incroyable qui fait ressentir le joug de la dictature et la schizophrénie qu'il en résulte..
Beaucoup d'humour et un regard incisif sur ceux qui collaborent ou pas avec le régime en place. c'est une vision désabusée mais pleine de nostalgie de cette époque de la fin du régime Ceaucescu, je recommande vivement ce film.
Les cinéastes roumains aiment bien aborder la chute de Ceausescu d'une manière ooriginale. On se souvient du formidable 12h08 à l'Est de Bucarest de Corneliu Porumboiu. Ce nouvel an ne l'est pas autant (original) mais reste à un haut niveau. Le réalisateur Bogdan Muresanu réussit même à injecter une dose d'humour distanciée. Les 2h08 ne se sentent pas.
Je conseille de rester jusqu'au générique de fin, vous ne le regretterez pas.
Je conseille de rester jusqu'au générique de fin, vous ne le regretterez pas.
Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé de Bogdan Muresanu relate les derniers jours du régime de Nicolae Ceaușescu au travers de différents personnages. Chacun joue sa partition dans cette symphonie de la cacophonie. C'est intelligent et drôle.
Un format 4:3 avec des petits effets polaroid 70s pour renforcer la désuètude du communisme de la fin des années 80. La caméra bouge / tremblotte parfois pour gagner le sérieux d'un reportage.
Le montage est dynamique et précis.
Côté musique, du pop-rock d'époque, tout est dans les paroles d'un socialisme fantasmé. Ainsi qu'un long canon de Pachelbel, je ne vous dis que ça !
A noter une fin qui prend le large en passant au format 16:9.
Un format 4:3 avec des petits effets polaroid 70s pour renforcer la désuètude du communisme de la fin des années 80. La caméra bouge / tremblotte parfois pour gagner le sérieux d'un reportage.
Le montage est dynamique et précis.
Côté musique, du pop-rock d'époque, tout est dans les paroles d'un socialisme fantasmé. Ainsi qu'un long canon de Pachelbel, je ne vous dis que ça !
A noter une fin qui prend le large en passant au format 16:9.
Belle mise en perspective de la cruauté dérisoire mais bien réelle et des petits accommodements quotidiens a une dictature à bout de souffle. Scénario riche, sévère, souvent drôle et à un point hilarant. Du cinéma de haute facture.
C'est un film qui se mérite ! Le premier quart du film nécessite une grande concentration pour réussir à y pénétrer. Mais cet effort en vaut vraiment la peine tant, petit à petit, tout se met en place, avec humour et cruauté pour aboutir à un final inattendu, époustouflant et émouvant
Difficile d'apprécier si pas roumain et vue en vo. Personnages mal définis , rythme lent , différentes histoires qui mène a la scene finale mais qui n'ont pas de lien. Long et pas passionnant.
Film assez décousu sur la Roumanie de 1989. Les rapports entre les gens sont malaisants, les hommes sont violents avec leurs femmes, femmes et hommes boivent beaucoup d'alcool, les fils ne se soucient pas beaucoup de leurs parents une fois adultes... Des longueurs. Ça ne m'a pas trop plu.
Film surprenant où se mêle l’horreur d’une dictature avec des scènes facétieuses excellentes. Les cuts brutaux et la caméra à l’épaule peuvent être gênants. Le montage ressemble à kaléidoscope identique au film « les uns et les autres » de Lelouch avec le Boléro de Ravel en surligneur
Ceaucescou a laissé de mauvais souvenirs que ce film nous rappelle de façon bien judicieuse au moment où la Roumanie s interroge sur son prochain Président
« Les Tigres à Paris»
Plongée dans le monde des Sri-Lankais de Paris, en tout cas ceux qui soutiennent les Tigres (qualifiés de terroristes internationalement) dans leur pays, en guerre contre leur gouvernement. Un jeune flic d’origine les infiltre. On est pris dans ce monde d’entraide mais surtout violent, mafieux où le parrain a droit de vie et de mort sur ses « sujets ». Les coutumes locales l’emportent sur tout, on pourrait ne pas être à Paris si ce n’est les plaques de rues que l’on reconnaît ! L’intrigue et le suspens sont haletants, et on voudrait vraiment que le jeune flic en sorte vivant…
Plongée dans le monde des Sri-Lankais de Paris, en tout cas ceux qui soutiennent les Tigres (qualifiés de terroristes internationalement) dans leur pays, en guerre contre leur gouvernement. Un jeune flic d’origine les infiltre. On est pris dans ce monde d’entraide mais surtout violent, mafieux où le parrain a droit de vie et de mort sur ses « sujets ». Les coutumes locales l’emportent sur tout, on pourrait ne pas être à Paris si ce n’est les plaques de rues que l’on reconnaît ! L’intrigue et le suspens sont haletants, et on voudrait vraiment que le jeune flic en sorte vivant…
Une très belle surprise , drôle , poétique et politique malgré l’histoire douloureuse que cela raconte . Un très bon casting avec des seconds rôles géniaux .
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