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Une bonne manière d évoquer un événement historique en l occurence le chute de Ceausescu à travers le regard de plusieurs personnages et de plusieurs couches de la société roumaine. Le film prend le partie de jouer sur le ridicule d un régime ou plus rien ne tient et de montrer une population à la fois résignée par des années de dictature mais toujours avec une lueur d espoir de changement. C est bien fait bien joué et bien emmené même si j avoue que cela ne m a pas touché.
Il y a quelques bonnes idées, mais elles sont dans l'ensemble mal exploitées. La réalisation est aussi terne que le régime de Ceaucescu. On aurait aimé voir les notables retourner leurs vestes et se livrer à toutes sortes de manoeuvres pour conserver leurs places. De plus, le changement de régime est fortement idéalisé, puisque, dans la réalité, la plus grande partie des cadres, policiers et chefs militaires qui soutenaient le "génie des Carpathes" sont restés en place. On imagine ce qu'aurait pu faire un réalisateur comme Dino Risi avec un sujet pareil...
Un film choral séduisant et grinçant mais manquant un peu de rythme qui suit plusieurs personnages ordinaires dont les destins s’entrecroisent à la veille d’un bouleversement historique qu’aucun ne peut encore pleinement saisir. 2,75
Un film qui aurait pu être interessant sur les derniers moments du régime Ceaucescu a la fin des années 80 en Roumanie, mais dont le traitement n’est malheureusement pas a la hauteur.
Le rythme est beaucoup trop lent pour un film si long (ceci expliquant peut être cela…) et au bout du compte c’est surtout l’ennui qui prédomine.
Comme en plus c’est souvent filmé a l’épaule, ce que je n’apprécie pas trop, difficile en ce qui me concerne d’avoir un jugement positif.
Ce n’est pourtant pas mauvais loin de la, et vu les bonnes critiques, peut être suis je passé a coté de quelque chose, mais pour les raisons énoncées ci dessus, je reconnais ne pas avoir été emballé…
Le rythme est beaucoup trop lent pour un film si long (ceci expliquant peut être cela…) et au bout du compte c’est surtout l’ennui qui prédomine.
Comme en plus c’est souvent filmé a l’épaule, ce que je n’apprécie pas trop, difficile en ce qui me concerne d’avoir un jugement positif.
Ce n’est pourtant pas mauvais loin de la, et vu les bonnes critiques, peut être suis je passé a coté de quelque chose, mais pour les raisons énoncées ci dessus, je reconnais ne pas avoir été emballé…
Ce film particulièrement intelligent nous plonge dans l'absurdité la plus totale qu'était la Roumanie de Ceaucescu. On aimerait croire que c'est du passé, mais hélas, la réalité nous rattrape... Humour noir, excellent montage, histoires parallèles qui se rejoignent, et une fin magnifique sur le Boléro de Ravel, c'est vraiment bien!
Un film magnifique sur la révolution en Roumanie, illustré de façon magistrale par les histoires de différents protagonistes. Une tragi-comédie envoûtante.
Bogdan Mureşanu nous replace en décembre 1989, après la chute du mur de Berlin, dans cette Roumanie sombre, socialiste, en ébullition, notamment lors des célèbres évènements de Timișoara. Entre drame et humour, de nombreuses scènes sont juste extraordinaires, la caméra se glisse dans au cœur de l’ action, dans ces préparatifs de Noël, mais aussi des déménagements forcés, et les images glaçantes de cette dictature de Nicolae Ceausescu l’ illustrent admirablement, aussi bien dans les décors, les R12 de Dacia ( les 1300 ) bonnes à tout faire ( taxis, berlines, camionnettes, Police ), les appartements « vintage », et ce froid vif et mordant. Il m’ a fallu un certain temps pour m’ adapter à ce rythme d’ un autre temps, aux rapports hommes/femmes si déséquilibrés, aux conditions de vie, avec les coupures électriques ou de gaz, ce que vivent des pays en guerre actuellement…. Cela parait si loin, et pourtant ça existe encore ! Un climat sombre, de complots, de délations et de peur, où les acteurs réussissent à nous faire sourire, dans leurs interprétations de l’ absurde, en bande large, de l’ idiotie plate au drame, de la crainte à la mort. Sans compter la riche idée de mélanger dans les studios de télé, les tentatives de montage de scènes à la gloire de la dictature, et le direct en parallèle, où tout va basculer. Quel moment de cinéma. Incontournable ! Cerise sur le gâteau : une réelle lettre au père Noël, toute simple, et si lumineuse de vérité. Je retiendrai pour ma part « une petite étincelle pourrait tout faire exploser »…… Extra…. !!**
Le Père Noël est une ordure. Un bijou d'humour et de désespoir mêlés dans cette tragicomédie qui met en scène le destin de personnes venues de tous les horizons de la société roumaine 24 heures avant la chute du Staline des Carpathes. Un étudiant qui tente de fuir le pays; une vieille femme expulsée de sa maison dans le cadre des grands travaux conducatoresques ; un réalisateur de la TV sollicité pour une opération de propagande ; une actrice rétive ; un ouvrier confronté à une délation involontaire et adorable : soumission, paranoïa et une noire drôlerie qui font penser à Cioran. La Roumanie, ce pays où même le suicide est impossible à cause des coupures de gaz... Jusqu'à l'explosion finale !
Un très bon film qui fait découvrir ou redécouvrir l histoire méconnue de la révolution en Roumanie. De très belles tranches de vie avec des images d archives.
Portrait de la Roumanie juste avant la chute de Ceausescu
Ce premier film du roumain Bogdan Muresanu a fait le tour des festivals et n’en est pas rentré bredouille. Dans ce récit haletant où tragique se mêle à un humour noir savoureux, dans une forme chorale, il conte la vie de six personnages dans les quatre jours précédant la chute de Ceausescu. Comme « Good bye Lenine » est le film qui incarne la chute du régime est allemand, celui-ci pourrait bien être le chainon manquant de la révolution roumaine.
Plongé dans ce moment où une dictature vacille, prête à s’effondrer ; nous, spectateurs, connaissons l’issue imminente a contrario du peuple ; le spectateur, sachant, est placé devant ce moment crucial de l’histoire roumaine avec beaucoup d’intelligence. Traité sous forme de farce, c’est truculent et absurde. Deux scènes vont rester graver longtemps dans ma mémoire comme de grand moment d’écriture : l’actrice prête à tout pour éviter de chanter les éloges du dictateur pour la télé nationale ; et la lettre du père Noël du petit, une lettre sous forme de bombe.
Ce film dit au combien une dictature s’immisce dans chaque interstice du quotidien de ces six personnages et infuse le privé, le professionnel et l’intime. Il raconte de manière très précise et chirurgicale tous les aspects d’une vie sous la dictature. Porté par un gros travail sur l’esthétisme ; l’image, le son et la musique ; puis le montage alterné montre bien que toutes ces existences sont imbriquées. Par contre la mise en scène reste assez académique. Muresanu a voulu reproduire l’image de l’époque ; donc on est en 4 :3 jusqu’au final passant en 16 :9, symbole d’enfermement dans un premier temps et de liberté et d’ouverture des horizons dans son final. Cependant, j’ai eu beaucoup de mal avec le grain d’un autre temps, la colorisation en vue de coller à une époque, et pire que tout, cette caméra épaule souvent tremblotantes aux cadres approximatifs. Musicalement, le film se termine par le « Boléro » de Ravel, classique qui a inspiré le metteur en scène. Et c’est vrai que lorsque le célèbre morceau arrive dans les 20 dernières minutes ; c’est une révélation, la structure du film est construite comme un crescendo orchestral et livre un vrai feu d’artifice final.
Dans un film choral, quelques histoires prennent toujours le dessus ; dans cette cocotte-minute prérévolutionnaire, sans conteste, le personnage de l’actrice est le plus ample et le plus intéressant.
Un vrai bon moment qui met l’accent sur la difficulté de se soustraire de ceux qui sont à la botte des dictateurs en place.
Ce premier film du roumain Bogdan Muresanu a fait le tour des festivals et n’en est pas rentré bredouille. Dans ce récit haletant où tragique se mêle à un humour noir savoureux, dans une forme chorale, il conte la vie de six personnages dans les quatre jours précédant la chute de Ceausescu. Comme « Good bye Lenine » est le film qui incarne la chute du régime est allemand, celui-ci pourrait bien être le chainon manquant de la révolution roumaine.
Plongé dans ce moment où une dictature vacille, prête à s’effondrer ; nous, spectateurs, connaissons l’issue imminente a contrario du peuple ; le spectateur, sachant, est placé devant ce moment crucial de l’histoire roumaine avec beaucoup d’intelligence. Traité sous forme de farce, c’est truculent et absurde. Deux scènes vont rester graver longtemps dans ma mémoire comme de grand moment d’écriture : l’actrice prête à tout pour éviter de chanter les éloges du dictateur pour la télé nationale ; et la lettre du père Noël du petit, une lettre sous forme de bombe.
Ce film dit au combien une dictature s’immisce dans chaque interstice du quotidien de ces six personnages et infuse le privé, le professionnel et l’intime. Il raconte de manière très précise et chirurgicale tous les aspects d’une vie sous la dictature. Porté par un gros travail sur l’esthétisme ; l’image, le son et la musique ; puis le montage alterné montre bien que toutes ces existences sont imbriquées. Par contre la mise en scène reste assez académique. Muresanu a voulu reproduire l’image de l’époque ; donc on est en 4 :3 jusqu’au final passant en 16 :9, symbole d’enfermement dans un premier temps et de liberté et d’ouverture des horizons dans son final. Cependant, j’ai eu beaucoup de mal avec le grain d’un autre temps, la colorisation en vue de coller à une époque, et pire que tout, cette caméra épaule souvent tremblotantes aux cadres approximatifs. Musicalement, le film se termine par le « Boléro » de Ravel, classique qui a inspiré le metteur en scène. Et c’est vrai que lorsque le célèbre morceau arrive dans les 20 dernières minutes ; c’est une révélation, la structure du film est construite comme un crescendo orchestral et livre un vrai feu d’artifice final.
Dans un film choral, quelques histoires prennent toujours le dessus ; dans cette cocotte-minute prérévolutionnaire, sans conteste, le personnage de l’actrice est le plus ample et le plus intéressant.
Un vrai bon moment qui met l’accent sur la difficulté de se soustraire de ceux qui sont à la botte des dictateurs en place.
Un film choral qui met du temps à demarrer ! Roumain en Sous-titré français, plusieurs personnages, plusieurs histoires, rien qui nous accompagne vraiment au debut, des scenes un peu inutiles. Mais une fois la premiere demi heure passée, on est lancé dans une aventure amusante et tendue, riche en details qui ont toute leur importance sous la dictature roumaine. Un bon film historique.
Caméra tremblée, plans resserrés, personnages très bien campés, scénario choral et goulot d'étranglement où les pièces du puzzle se rapprochent inexorablement. Comment rester soi-même et moral quand toute une société est sous le couvercle d'une police politique oppressive et omniprésente ? Clins d'oeil francophiles appuyés : répétition des "Bonnes" de Jean Genet, discrète présence d'une affiche de "Farenheit 451" de Truffaut et rôle majeur du Boléro de Ravel. Une magnifique réussite. Merci à Ciné 32 d'Auch d'avoir programmé ce film plus de trois mois après sa sortie.
bien filmé quoique de nombreuses scenes sont un peu longuettes, à la fin cela fait à mon avis une bonne demi heure qui alourdit le film.
Les derniers jours du régime de Ceauscu, à travers les destins de plusieurs personnages sont ici décrits à la façon d'une tragicomédie. Ce monde finissant est absurde, mais aussi cruel, en un mot, ubuesque! Un film saisissant sur un épisode de l'histoire roumaine qui garde encore aujourd'hui de nombreuses zones d'ombre.
Un vrai fim « choral ». D’abord parce qu’il conte en parallèle l’histoire, concentrée sur deux jours, de cinq personnages principaux. Ensuite par le formidable épilogue musical qui les relie en les juxtaposant. Chacune des cinq situations décrites gagne en intensité tout au long du film, et certaines idées sont absolument mémorables. L’œuvre constitue à la fois une critique féroce et sarcastique du régime de Ceausescu, et un superbe hommage à différentes formes de « résistance ». Un premier film tout à fait réussi, avec lequel Bogdan Muresanu donne au cinéma Roumain une nouvelle œuvre phare.
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