Derniers Avis : Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé - Page 4
Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé
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Psychogirl
20 critiques
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3,5
Publiée le 7 mai 2025
Une ambiance délétère et anxiogène même si nous connaissons la chute depuis 1989. Au travers des critiques j’ai lu de l’humour, du comique. Non, franchement pas. Une détresse terrible pour ceux qui ont vécu sous cet état totalitaire
Je n’ai absolument pas accroché à ce film. Ennuyeux,j’ai trouvé trop brouillon ces 6 histoires parallèles, pas drôle comme lu partout dans les critiques, très déçue car le sujet était pourtant intéressant. De plus, certains acteurs jouent moyennement bien. Mais je pense que mon avis restera marginal, donc allez y malgré tout si cela vous tente.
Nous sommes fin décembre 1989, Bucarest perçoit tout juste les échos des manifestations et la rumeur d’une répression à Timisoara...dans les studios de la télévision nationale roumaine, on a mis en boite le programme du réveillon à la gloire de Ceausescu, mais l’animatrice vient de passer à l’Ouest...En catastrophe l’équipe dégote une actrice vaguement ressemblante pour tourner les gros plans...L’officier de la Securitate , Ionut Dinca, vient persuader sa mère de déménager de sa villa promise à la démolition pour répondre au délire de remodelage de la ville par Ceausescu et être reloger dans un bloc neuf...le déménageur mobilisé découvre en rentrant chez lui que son garçon de 7 ans a posté une lettre au Père Noel, demandant comme cadeau pour lui-même une locomotive , pour sa mère un nouveau sac à main car l’ancien s’est déchiré, et pour son père Gelu, que le vieux Nico meurt car c’est ce qu’il souhaite...des histoires absurdes comme celles-ci, le premier long métrage de Bogdan Muresanu en recèle quelques autres...entremêlant en ces journées des 20 et 21 décembre 1989, les destins de personnages confrontés à un régime autoritaire qu’ils ne savent pas déliquescent , la force comique et dramatique du film tenant au fait que les personnages se soumettent à un ordre, que nous spectateurs, savons qu’il vit là ses derniers jours....le ton est grinçant, le rythme , caméra à l’épaule , efficace... le film détone par son humour à froid et son approche très directe de l’Histoire dans « la tradition roumaine de l’humour noir » Le film a obtenu le prix Orizzonti à la dernière Mostra de Venise.
A vu « Ce nouvel an qui n’est jamais arrivé » premier film du réalisateur roumain, Bogdan Muresanu. Film puzzle, film coup de poing, film de Maitre. C’est à peine croyable que ce long métrage soit un premier film tant il est d’une grande maturité et totalement maitrisé. Le scénario combine 6 personnages, 6 histoires, 6 destins qui vont tous se côtoyer dans les 20 minutes d’une conclusion magistrale. Le montage nous fait très vite passer d’une histoire à l’autre avec fluidité ingéniosité et logique. 20 décembre 1989 à Bucarest. Le couple Ceausescu est au pouvoir pour sa dernière journée. Dès la première minute du film qui s’ouvre sur un matin comme les autres, nous entrons de plein fouet dans une atmosphère de tension, de fébrilité où le peuple à peur de son dictateur, de sa hiérarchie, de son voisin, de son conjoint… Un réalisateur de télévision prépare une émission de Noël propagandiste, une vieille dame est expulsée de chez elle, un enfant écrit sa lettre au Père Noël, un étudiant cherche à fuir le pays, une comédienne est en plein doute, un ouvrier en bâtiment en crise de panique… Avec humour et profondeur ces personnages universels vont être acteurs malgré eux et/où spectateurs de cette journée historique. Le format carré 4:3 enferme les protagonistes et la caméra à l’épaule suit au plus près les visages inquiets et renfermés. La coda verra le format de l’écran passer en 16:9 (rectangulaire) et la caméra se poser totalement, comme si les personnages avaient tout à coup un peu plus de place pour respirer au son d’un Boléro de Ravel entêtant. Boléro qui comme chacun le sait tourne en boucle sur lui même avec un effet d’accumulation au fur et à mesure que les instruments entrent en scène, un peu comme une voix, plus un voix peuvent créer une révolution. C’est judicieux et très imparable. Les situations sont truculentes et dramatiques, absurdes et angoissantes. Le spectateur est balancé entre rires amers et frissons. Film choral où la distribution est absolument homogène et épatante. Je retiendrai Nicoleta Hancu dans le rôle de Florine l’actrice prise dans un dilemme ingérable, Emilia Dobrin dans celui de la vieille dame fatiguée mais résolue et le petit Luca Toma. Un très grand film et peut être même un chef d’oeuvre.
j'ai beaucoup dormi. les 20 dernières minutes sont effectivement réussies mais, pour y arriver, il faut passer par des longeurs de mise en place des personnages contraignantes.
Le 21 décembre 1989, en direct à la télévision roumaine, le dictateur Nicola Ceaușescu est hué par la foule. Il sera exécuté quatre jours plus tard avec sa femme après un procès expéditif. Ce Nouvel An qui n’est jamais arrivé, Grand Prix du dernier festival de Venise, suit pas à pas la vie de six Bucarestois ordinaires la veille de la chute du régime : un ouvrier dont le fils vient d’envoyer au Père Noël une bien embarrassante missive, un réalisateur à la télévision nationale obligé de retourner dans l’urgence la soirée du Nouvel An et de trouver une nouvelle actrice après la défection de la précédente, son fils qui a décidé de fuir le pays, un employé de la Securitate, la police secrète, sa mère qui refuse d’abandonner la maison où elle a toujours vécu….
On connaît la richesse du cinéma roumain depuis la Palme d’or ô combien méritée attribuée en 2007 à Christian Mungiu pour "Quatre mois, trois semaines, deux jours". On sait que la fin du régime de Ceaușescu est un de ses sujets de prédilection. Ainsi "12h08 à l’est de Bucarest" (2006) de Corneliu Porumboiu montrait avec une cruelle ironie comment les Roumains avaient souvent héroïsé leur participation à la chute de la dictature.
"Ce Nouvel An…" a une texture quasi documentaire. Il vaut d’abord par son échantillonnage sociologique : quatre hommes, deux femmes, de tous les âges et de tous les milieux. Parmi eux, un, l’employé de la Securitate, sert le régime, deux autres, l’actrice et le fils, le détestent, les trois autres le subissent avec résignation. Il vaut surtout par la finesse des caractères dépeints : ni héros, ni salaud, chacun a ses raisons et interroge celles que nous aurions eues si nous avions été dans la même situation. Défendre des valeurs, certes ; mais surtout sauver sa peau et celle des siens face à un avenir encore inconnu.
"Ce Nouvel An…" souffre d’une faiblesse structurelle. On en sait par avance la fin. On sait comment l’histoire se finira et on sait qu’elle se finira « bien », par la chute du dictateur et la fin de la dictature. Cette connaissance rétrospective éclaire d’un jour moins dramatique les événements traversés par les six protagonistes. Le drame devient moins dramatique (on ne tremble pas quand Laurențiu est arrêté), la comédie plus drôle. Il est caractéristique que l’épisode le plus réussi du film soit le plus ironique : la lettre au père Noël du fils de Gelu l’ouvrier.
Un joli film d'ambiance. Celle, irrespirable d'une dictature "populaire" sur le point de s'écrouler, en qui plus grand monde ne croit mais dans laquelle tout le monde a peur.
Un film fait par un roumain, sur la chute de Ceausescu, et apprécié par les cinéphiles roumains d'aujourd'hui. Voilà qui méritE que l'on s'y arrête, et il y a de bons arguments pour. Un chouia trop long certes, une caméra mobile, des scènes sombres (comme la société de l'époque), le scénario est une mosaïque des destins individuels qui ne savent pas de quoi demain sera fait, qui ne sont pas des grands héros, serviteurs ou résistants, bref des gens ordinaires comme vous et moi. L'humour n'est pas absent (la lettre au Père noël, la déclaration télévisée de remerciements lors du réveillon au gentil leader et bienfaiteur), mais la tonalité générale reste dramatique: perdre sa maison, son emploi, son enfant, le passage en revue des écueils ratisse large, et tisse un faisceau de destins entrecroisés. On s'y perd au début, mais la sincérité et la justesse des personnages nous embarque dans l'aventure, et si on connait le dénouement de cette semaine de fin 89, on a envie de connaitre le sort de ces personnages individuels, proches de nous, dans leurs doutes, leurs craintes et leurs petites fourberies au quotidien. Après le récent Radio Prague, nous voici de nouveau plongés, dans les grands basculements de l'histoire post Union Soviétique du siècle dernier. Un premier film tourné avec conviction et beaucoup d'engagement. cinéma - mai 2025
Brouillon, trop trop long, le film, qui traîne, aurait pu faire une heure de moins, sans problème. Grosse déception, pour moi qui étais en Roumanie au moment des événements, je ne m’y retrouve pas. La fin, sur fond de réelles images, réveille le spectateur endormi, avec la montée crescendo (ça marche toujours !) du Boléro de Ravel.
Alors que le régime de Ceausescu est sur le point de s’effondrer on suit le destin croisé de six roumains proches ou non du pouvoir. Bogdan Muresanu nous parle de ce point de bascule que va connaitre son pays en nous racontant la grande Histoire en utilisant la petite. Et il le fait avec une bonne dose d’humour qui allège l’ambiance de plomb de l’époque, la lettre au Père Noël est par exemple hilarante. Un film sympa sur un monde qui s’écroule.
Très bon film. Le démarrage est un peu lent, mais ensuite c"edt un régal ! Décrit bien la perversité d'un régime communiste qui étouffe les personnalités, créedes peurs et génère la soumission Heureusement ces régimes finissent par pourrir
Vu hier. On a bien apprécié le film. Le rythme est lent mais les acteurs sont juste et font bien ressentir la mentalité des Roumains dans les derniers jours du régime communiste.