Bon film mais pas une comédie comme cela est "vendu" par sa bande annonce. Plutôt une comédie dramatique et une évocation de la chute de Ceausescu par petites touches de vies et de destins. Le film n'est pas trépidant mais vaut pour sa fin qui ferme la boucle de tous les récits. Bien joué, bien filmé mais à part la scène de la lettre au Père Noël vous ne rirez pas beaucoup ! Reste un film intéressant
Film choral qui évoque, à partir d'une tranche de vie de plusieurs personnages, le contexte humain qui régnait lors de la chute du régime de Ceaucescu en Roumanie.
C'est réussi, certaines scènes sont mêmes particulièrement savoureuses, dans ce titre qui constitue pour ma part une très bonne surprise.
On est en présence ( selon moi) de ce que le cinéma roumain qui est arrivé jusqu'à nous a produit de plus accompli.
Excellent 1er film du réalisateur Roumain Bogdan Mureşanu qui réalise là un film Choral truculent et dominé par un sens de l’absurde imparable à travers une Chronique tragicomique des derniers jours du régime de Ceauşescu !
Un film passionnant sur le papier, mais bien ennuyeux une fois en salle, bavard et long pour ne rien dire, quelques très rares scènes intéressantes dont l’épilogue mais qui joue sur la facilité du boléro de Ravel pour émotionner.
À travers Ce Nouvel An qui n’est jamais arrivé, Bogdan Mureșanu signe un premier long métrage d’une richesse rare. Mêlant habilement humour noir et tension historique, il capte avec finesse l’atmosphère crépusculaire des derniers jours du régime Ceaușescu. Le choix du format 4:3 étouffant, la caméra portée et l’esthétique proche du documentaire immergent le spectateur au cœur d’une société paranoïaque, où la peur et l’absurde cohabitent jusque dans les gestes les plus banals.
Le film impressionne par son écriture chorale, parfaitement maîtrisée : six destins ordinaires se croisent dans une fresque tragi-comique portée par la montée inexorable du Boléro de Ravel. Une montée en tension magistrale qui culmine avec la fameuse scène du discours de Ceaușescu, moment-clé de la révolution roumaine.
Bogdan Mureșanu parvient à éviter tout didactisme. Il préfère ausculter l’humain dans ses contradictions : entre terreur, espoir et résignation. L'ironie douce-amère du film – où les personnages vivent la tragédie sans savoir que l’histoire leur réserve une issue heureuse – touche profondément.
La reconstitution historique est impressionnante de précision sans jamais écraser le récit. Quant au casting, il sonne juste du début à la fin, incarnant à merveille cette humanité vacillante au bord du chaos.
Ce Nouvel An qui n’est jamais arrivé est une œuvre forte et sensible, qui nous rappelle que la conquête de la liberté n’est jamais anodine, et que l’histoire s’écrit souvent dans le fracas mêlé d’absurde et d'espoir. Un film qui mérite largement d’être vu et revu.
Revivre une page histoire vécue il n'y a pas si longtemps peut se révéler décevant ou enthousiasmant. Personnellement, j'ai été enthousiasmé par ce film. Bogdan Muresanu, réalisateur de "Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé" a réussi à m'emporter dans cette fin d'année 1989, après la chute du Mur de Berlin, dans une Roumanie corsetée par la dictature de Nicolae Ceausescu où tout le monde soupçonne tout le monde et dénonce à qui mieux mieux. Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé faisait partie des dix films sélectionné pour le Festival des Nouveaux Talents d'Annonay, Ardèche (Festival du Premier Film) et ce fut une projection prenante, surprenante, réussissant même à faire rire et sourire. Le parcours de chacun des principaux personnages est remarquablement mené dans une ambiance d'époque parfaitement réussie. Bogdabn Muresanu, présent lors de la projection, a été acclamé et son film le méritait bien.
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2,0
Publiée le 9 janvier 2025
S'il n'y a pas de fumée sans feu, on a déjà dépassé ce stade dans la Roumanie de 1989 lorsque le pays vivait un moment charnière et historique après les événements de Timișoara. Bogdan Muresanu suit plusieurs personnes pour montrer comment ils ont vécu la fin de la dictature dans leur pays à travers des histoires qui s'entrecroisent parfois. Au centre du récit, il y a l'enregistrement de l'émission de fin d'année avec des changements forcés en raison des circonstances... Comme pour un film à sketches, il y a ce risque d'avoir des histoires inégales et c'est exactement le cas ici. Déjà, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le film avec une introduction brusque et la présentation trop rapide de nombreux personnages. Malheureusement, à part une ou deux histoires, je n'ai pas trouvé la plupart des vignettes très intéressantes que ce soit à cause de l'écriture de certains protagonistes ou de la faiblesse des enjeux par rapport au changement qui est en train de se produire dans le pays. L'effet miroir ne fonctionne pas et cela donne un film languissant auquel je n'ai finalement pas accroché.
En novembre 2023, l'Arras Film Festival présentait Libertate, un film roumain qui évoquait les débuts de la révolution de 1989, à travers un récit choral. Un an plus tard, toujours à Arras, un nouveau film roumain, sur le même mode, aborde la dernière journée avant le basculement, à Bucarest et dans ses environs. Plusieurs personnages, d'âge et de conditions dissemblables, nous sont donc présentés à l'écran et il faut un certain temps pour identifier ceux que l'on va retrouver au fil des minutes, sachant que les interactions entre les différents protagonistes sont plus ou moins importantes. Le réalisateur, Bogdan Mureşanu, est assez habile pour varier les tonalités, les moments les plus absurdes succédant aux plus dramatiques mais c'est bien la veine tragi-comique qui est la plus efficace, permettant de s'immiscer dans les foyers ou la télévision roumaine, alors que, par prudence, gloire est toujours rendue à Nicolae Ceaușescu, en public, et beaucoup moins, euphémisme, dans les cercles privés. Ce nouveau film consacré à cette période cruciale de l'histoire contemporaine de la Roumanie n'est sans doute ni le meilleur ni le dernier à traiter du sujet mais il faut accorder à Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé la capacité de parvenir à faire que notre intérêt aille crescendo, jusqu'aux très émouvantes séquences finales.