Derniers Avis : Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé - Page 3
Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé
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Regine C.C
46 abonnés
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3,5
Publiée le 17 mai 2025
Ce film nous montre à travers le suivi de divers personnages comment plus ou moins tout le monde avait une raison de vouloir la chute du dictateur roumain, le tout sur un fond de musique du Boléro de Ravel, symbolisant cette agglutination progressive d'un nombre croissant de dissidents. Toutefois le film est très enjolivé et finalement ne montre pas les raisons profondes de la révolution, en autre la famine et la misère qui sévissaient dans le pays. Je me rappelle avoir vu un reportage sur Nadia Comaneci qui expliquait que même les athlètes olympiques ne mangeaient pas leur faim. Le scénario est bien écrit, les acteurs sont bons mais le tout est plus un film de fiction qu'un véritable film documentaire car trop éloigné de la réalité de cette époque.
un film choral, social et engagé, plutôt caustique, plus desespere que drôle. un film qui a du mal à partir, trop bavard et peu attachant mais au fil des scènes s éclaircit et devient intéressant jusqu aux scènes finales, indéniablement réussies.
Pourquoi un format 4:3 ? Pour faire plus "d'époque" ? En plus des suites de gros plans et de multiples scènes caméra à l'épaule, par souci d'économie ? Au total, on en ressort un peu nauséeux. Dommage, le sujet aurait mérité moins d'effets...
Pour son premier long métrage en tant que réalisateur, le roumain Bogdan Mureşanu a choisi de concentrer son récit sur les journées des 20 et 21 décembre 1989. Le rideau de fer a été définitivement ouvert 3 mois 1/2 auparavant et le mur de Berlin est tombé un mois 1/2 auparavant. Par contre, la Roumanie de Ceauşescu est toujours vivante. En suivant le destin de 6 personnages sur ces 2 jours de décembre, Mureşanu va nous expliquer comment la chute brutale du régime s'est amorcée. Un étudiant a décidé de partir à l'ouest ; son père, réalisateur à la télé d'état, a un gros problème, la comédienne choisie pour un film de propagande ayant fui le pays ; un inspecteur de la police politique doit déménager sa mère, malade et très réticente à ce déménagement, depuis sa maison sur le point d'être démolie dans le cadre d'un programme imposé par Ceauşescu ; le déménageur apprend avec stupeur que son fils de 7 ans a posté une lettre pour le père Noël faisant état d'un souhait de cadeau pour son père qui pourrait lui valoir de graves ennuis ; la comédienne choisie pour remplacer la dissidente est très réticente à l'idée de chanter les louanges du dictateur et elle fait tout pour tenter d'échapper à ce fardeau. Tourné en format dit carré (4/3), ce film, présenté et primé dans la section Orizzonti du Festival de Venise 2024, respecte la tradition roumaine des films corrosifs, à la fois drôles et émouvants. On peut toutefois lui trouver le défaut d'être parfois un peu trop long.
Même si on ne s'intéresse pas particulièrement à la Roumanie et même si décembre 89 nous semble loin, il faut aller voir ce film, politique dans son essence mais humain, sensible, psychologique et dramatique par son approche. Le réalisateur croise des histoires individuelles, d'apparence assez anodines, mais finalement très parlantes et délivre ainsi finement par une approche très éloquente des caractères et des situations un message très humain et universel. Après 'On ira' qui retraçait les temps très noirs de la dictature brésilienne, 'Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé' montre, sans aucune lourdeur, l'emprise psychologique de la machine oppressive du régime de Ceaucescu sur tous les roumains des années 80. Comment ne pas en trembler d'effroi, en 2025, alors que les opinions publiques européennes semblent perdre leurs repères démocratiques ? Le vote souverain des roumains en ce moment pourrait nous faire craindre un retour en arrière ?
A quelques heures de la chute du sanglant dictacteur roumain Ceaucescu, le spectateur suit plusieurs personnages de la société civile qui se débattent dans leur vie quotidienne avec les contradictions et les absurdités du régime totalitaire. Un premier film réussi, notamment dans sa capacité à restituer un univers gris, uniforme et terriblement ennuyeux. Les seules libertés étaient finalement la mort, la fuite ou la folie. Un témoignage indispensable sur le "bonheur" dans les républiques socialistes soviétiques.
Une très bonne mise en scène et des acteurs geniaux mettent en valeur ce film sur les derniers jours de ceacescu . Quelques moments droles, tristes, insolites. Bref on ne s ennuie pas devant ce film.
C’est l’événement qui fait le film, et les histoires qui tournent autour. Pour tout dire, ce qui est présenté est assez effrayant mais très plausible. Malheureusement, le rythme assez faible et la manière de filmer (« à l’ancienne ? ») rend l’ensemble assez laborieux. C’est un peu dommage. Au bout du compte, je vais me replonger dans le récit des événements évoqués dans le film.
Un excellent premier film qui ne rate pas sa cible La vie des roumains au crépuscule de ceaucescu De l humour du rire du sourire.. Un film populaire oui Mais 25 ans après le fascisme rode à Bucarest comme Dracula rode dans les carpates Et que font les roumains?
Les dernières heures du régime de Ceaucescu vécues par divers personnages représentant différentes catégories de la société roumaine. L'angoisse, la colère réprimée, le désespoir sont encore palpables avant que soudain tout bascule. L'heure est grave, mais une sorte de comique de l'absurde fait office de soupape, et le cinéaste réussit avec maestria un numéro d'équilibriste entre comédie et tragédie. Un film très réussi.
Des premiers films de cette originalité on en redemande ! Merci. On retrouve aussi l’esprit des comédies à l’italienne. Parfaitement interprété. Savoureux. Bravo.
mais quelle déception! j'ai cru aveuglement les avis et je suis tombée sur un film très longuet, ennuyeux, ce qu'on m'avait vendu pour une comédie ...La réalisation, les dialogues, la lumière quasiment éteinte , m'ont plongée dans une ennui inconfortable ...
Six personnages, six destins dans les tourments de l'Histoire, celle de leur pays, en quelques jours qui vont amener à la chute du dictateur communiste. Six personnes qui sont six facettes du peuple roumain qui vivent dans la peur ou l'angoisse alors que le pays semble se réveiller de sa torpeur. Un massacre, des rumeurs, et finalement quelques soubresauts font apparaître une lueur d'espoir que tous ne voient pas arriver ou que certains ne veulent pas croire. Le scénario est assez génial car il touche du doigt la grande Histoire à travers des destins authentiques, où la lâcheté côtoie le courage, où la peur se mêle à l'espoir. Mais surtout le réalisateur avec son panel représentatif mixe les genres, de la chronique historique il y a aussi un peu de comédie satirique, du drame social, du pamphlet à l'humour noir mais également une pincée de dérision et un brin de fantaisie. Le film ne pêche finalement que par une longueur qui instaure une certaine lassitude en milieu de film où le récit tourne un peu en rond avant une dernière partie enlevée et savoureuse. Un très bon moment ludique qui réussit la gageure de divertir autant qu'apprendre. Site :
En ces temps où certains sont tentés par un retour aux régimes autoritaires, il est bon de faire des films pour en montrer la réalité. "Ce nouvel an qui n'est jamais arrivé" est exactement cela : une plongée dans le quotidien d'un État policier où la parole et les déplacements ne sont pas libres. Un monde où une naïve lettre au père Noël de votre fils peut vous envoyer en prison, où vous êtes tenu de participer à des célébrations d'une régime que vous abhorrez, où vous ne pouvez plus faire confiance à personne (ni votre fils, ni un simple chauffeur de taxi) car à Bucarest "une personne sur dix est un espion et une sur quatre est un mouchard"... Pour décrire cette société d'oppression, le cinéaste en passe par quatre destins croisés, et très très lointainement connectés. Le dispositif fonctionne très bien, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais dans ce film de 2h20. spoiler: Le final est d'ailleurs très bien orchestré.
On peut être dérouté par le décalage entre l'annonce d'un film d'humour noir (bande-annonce, presse) et la réalité plus sombre de ce que l'on voit. L'humour est très très parcimonieux dans ce film surtout noir. Un autre petit décalage, qui paraitra peut-être dérisoire, tient au fait qu'il est bizarre de voir un film qui se passe dans le morne et glacial hiver d'Europe centrale, sous un ciel plombé par les nuages, quand on est en fin de printemps sous le soleil et désormais les 31 degrés de début mai... Une sortie en plein mois de novembre ou janvier aurait aidé. Tout ceci étant dit, il s'agit là d'un bon film qu'on reverra sans doute d'un autre œil quand on sera tous sous le diktat de régimes fascisants où une majorité d'électeurs nous aura entraîné, et qu'on se dira qu'on avait pourtant été prévenus... Mais bon, à ce moment-là, ce genre de films sera interdit, et donc cette prise de conscience ne s'opèrera même pas... Gloups.