"Près de 70 ans après le film de Jack Arnold, devenu une référence du cinéma de science-fiction, L’Homme qui rétrécit renaît sous la direction de Jan Kounen avec Jean Dujardin dans le rôle-titre. Revisité à l’aune des angoisses contemporaines, ce récit d’un homme qui diminue inexorablement interroge toujours, à travers les fondements de l’identité, de la vulnérabilité et de la place de l’individu dans un monde démesuré. Reste à savoir si cette version 2025 parvient à retrouver la puissance symbolique et la force troublante de ses prédécesseurs."
"Ce n’est pas la première fois que Jean Dujardin voit sa taille diminuer à l’écran, mais cette adaptation de L’Homme qui rétrécit ne flirte plus avec la comédie romantique. Il incarne ici Paul, un architecte qui semble frappé d’une malédiction après avoir traversé un phénomène météorologique en mer. Dès les premières scènes, il est fréquemment piégé dans des plans larges, signe annonciateur de son effacement progressif face à l’immensité du monde et du cosmos. On sent cependant chez Kounen une certaine précipitation : une volonté de faire descendre rapidement son héros dans la cave – lieu symbolique où se joue le cœur du récit, entre tourments et révélations. Paul disparaît brutalement de sa vie professionnelle et familiale, pour se confronter à l’isolement. Plus qu’un survival, le film choisit de s’attarder sur son voyage intérieur."
"A l'instar du roman, le film explore de manière philosophique l’infini, l’insignifiance, la petitesse humaine. Mais ici, le tout s’accompagne d’une accentuation du suspense, d’un certain goût pour l’horreur (notamment via la confrontation avec un chat, puis une araignée), et surtout d’un usage appuyé des effets spéciaux – à la fois pratiques et numériques – qui offrent au spectateur une expérience spectaculaire. Kounen et son équipe livrent une démonstration technique remarquable, là où les blockbusters hollywoodiens (comme Ant-Man) préfèrent le tout-numérique aseptisé. [...] Un travail intéressant sur le son participe également à ce sentiment de vertige, en adoptant parfois le point de vue sensoriel du personnage. Dommage toutefois que cet effort soit régulièrement noyé sous les nappes mélodiques – un peu trop envahissantes – du piano d’Alexandre Desplat. Le rythme, haché par un chapitrage parfois artificiel, interrompt certains moments de contemplation ou d’abandon sensoriel, qui auraient mérité de s’étirer davantage."
spoiler: "Comme son prédécesseur, L’Homme qui rétrécit version 2025 reste une série B de luxe : divertissante, ambitieuse, mais qui, paradoxalement, ne bouleverse pas autant qu’elle le pourrait. Le film n’invente rien, mais joue avec les outils visuels de son temps pour nous plonger dans une odyssée tragique, où l’humanité reprend sa place dans l’univers. Une place infiniment petite. Et c’est précisément dans cette acceptation du néant que le héros trouve une forme de salut. Ce n’est pas une impasse, mais une issue. Une disparition choisie et assumée. Et c’est peut-être là que réside la véritable force du film, dans ce discours philosophique qui cumule les angoisses humaines pour mieux les transcender – en dépouillant Paul de tout ce qui faisait de lui un homme, un époux, un père, un employé, une proie… et, finalement, un souvenir. Un geste de cinéma qu’il convient de découvrir en salles malgré toutes les faiblesses qu’on lui trouve."
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VU EN AVANT PREMIERE J'ai hésité à venir voir le film car dès la Bande d'annonce, je me suis dit que l'histoire serait ennuyeuse. Je me suis retrouvée immergée dans une atmosphère malaisante accentuée par une bande son qui m'a vraiment dérangée. Jean Dujardin est quant à lui impeccable dans son rôle mais il y a des longueurs (je me suis endormie) des absurdités ( comment peut-on sortir d'un aquarium aux parois lisses sans échelle ???) des redondances ( le coup de l'araignée qui attaque...).
20 millions pour ça ?!? Sérieux ? Un type qui devient minuscule et qui finit dans une cave pendant des semaines à se battre contre une araignée ? C'est mou, c'est lent, il n'y a aucune explication, aucune fin, c'est juste triste. Le cinéma français est tombé bien bas pour produire un tel navet. Pourquoi faire un drame philosophique alors qu'il y avait matière à faire une excellente comédie d'aventure familiale ? Rien ne fonctionne dans ce film, c'est juste minable.
Bande originale sans âme, une cave toute propre, une voix off débilitante au contenu niais, Jean Dujardin respire fort dans son petit corps. Le travail sur le son se limite à baisser la voix et à étouffer tout le reste, des décors éritqués, rien à retenir de ce film, tout à gagner en allant revoir l’original de 1957.
Avec le grand Jean Dujardin en affiche, moi et mon ami étions littéralement impatients de découvrir ce film, qui est une reprise de la fameuse œuvre « l’homme qui rétrécît » parue en 1957. Ayant loupé 10 min lors du début du film, nous avons raté la raison de pourquoi Paul rétrécissait… Une fois Paul coincé dans le sous sol, je me suis dirigé sur Tiktok tellement l’ennui était présent. Aucune action, aucun synopsis pendant 45min… Le grand combat contre l’araignéspoiler: e était tout de même incroyable et mémorable ! Des combats j’en ai vu, mais des combats aussi violents, jamais ! Ça me fera de la culture cinématographique en plus !
Au delà de la performance technique expliquée par les protagonistes (c’est tout l’intérêt des avant première), réflexion intéressante sur la vie au sein de notre univers, la mort, la disparition... J’avais vu le film des années 60 qui m’avait marqué, ce remake y fait honneur... Jean Dujardin est bon
Non non et non. Franchement comment aimer ... Un film ennuyeux , long , où il ne se passe rien ou plutôt si il rétrécit..... Enfin encore un abus des fonds du CNC...
Cette adaptation de la thématique de l'homme qui rétrécit est surprenante de sobriété et de véracité.
Avec un départ composé de quelques interactions humaines, le film s'oriente clairement ensuite vers un one man show dans lequel Jean Dujardin peut laisser s'exprimer tout son talent.
Son jeu d'acteur est totalement réussi. Le film est très intéressant. Les interrogations sur la vie et les regrets voire remords sont ici très bien représentés.
Attention, il ne s'agit pas d'un film amusant, c'est même tout le contraire on est plus sur une tragédie.
Mais on se laisse captiver et on sort de la salle avec la sensation d'en savoir un peu plus sur nous-même.
Pathétique ! Un scénario banal, des situations dramatiques telephonees, des effets spéciaux en carton pâte, de la guimauve pseudo philosophique à repetition. Rien à garder si ce n'est quelques instqnts furtifs avec un poisson rouge et l'escalade d'une perche pas si lisse que cela.
Beaucoup aimé ce film inventif et sensible. Les images sont très belles et l'histoire captivante avec des thèmes tels que la solitude, la place dans la société , l'espoir, la famille, la vie ... On peut s'identifier au héro qui lutte dans un monde devenu gigantesque et dangereux. Le film alterne des moments calmes et lents avec des scènes spectaculaires. C'est un film qui reste et qui enrichit.
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2,0
Publiée le 20 janvier 2026
Près de dix ans après "Un homme à la hauteur", Jean Dujardin incarne une nouvelle fois un homme qui est confronté à un problème de taille dans tous les sens du terme. À la manière d'un "Benjamin Button", il subit un processus inversé qui ne concerne pas son âge, mais sa taille. Une catastrophe humaine, physique et mentale qui l'oblige à surmonter de nouveaux défis. S'il s'agit du remake de "The Incredible Shrinking Man" de Jack Arnold, j'ai surtout pensé à "Honey, I Shrunk the Kids" en voyant ce film. La citation du début laisse penser à quelque chose de philosophique ou existentiel, mais ce n'est pas le cas. Du moins, je n'ai pas été convaincu par le fond du film. "L'homme qui rétrécit" ressemble plutôt à un film de survie sur un homme confronté à des choses insignifiantes pour une personne de taille normale, mais qui deviennent dangereuses pour quelqu'un de minuscule. Ces scènes-là ne m'ont pas plus convaincu et semblent s'éterniser. En somme, une déception, car je m'attendais à beaucoup mieux.
Je suis hyper fan du film de Jack Arnold que j'ai bien dû voir une dizaine de fois. Reprendre cette adaptation en 2025 était une vraie surprise et une curieuse option. La qualité du remake n'est pas à remettre en cause, tout y est, le chat, l'araignée, les marches, la grille de la fenêtre, les sons trop forts... Les échelles qui évoluent sont bien mises en valeur sans exagération. La question qui se pose est pourquoi ne pas avoir chercher à adapter ce film à la sauce 2025 ? Avec de l'électronique, un robot aspirateur, un mixeur, des enceintes connectées, une tondeuse automatique... Bref, une modernisation. Au final je suis à la fois heureux de voir ce remake réussi, et déçu ne pas l'avoir vu évoluer en 70 ans.
Un film philosophique sur notre place dans le monde, par le biais d'un homme qui ne va faire que rétrécir. Je n'ai pas vu le film original, donc pas de comparaison. J'ai trouvé le concept intéressant, d'autant plus que l'expression « les petites bêtes ne mangent pas les grosses » prend tout son sens face au rétrécissement de Paul, incarné par Jean Dujardin. Le rythme cependant s’essouffle et traîne parfois en longueur, m'ayant fait décroché plusieurs fois de l'histoire. Il n'en reste pas moins agréable à regarder, surtout concernant des scènes de tension face à de nouveaux dangers. Pas mal. Mon blog : cinephile critique