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The CritizMan
65 abonnés
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3,5
Publiée le 9 novembre 2025
Il y a un petit goût de tromperie sur la marchandise : on ne voit finalement pas tant que ça Jean Dujardin rétrécir, sans doute faute d’un budget à la hauteur du concept. Mais visuellement, c’est superbe. La mise en scène est très cool, les décors en practical XXL sont impressionnants — allez voir les BTS postés par Universal, ça vaut le détour. Dommage que le scénario soit aussi précipité : le phénomène météorologique qui provoque la mutation arrive trop tôt, sans vraie montée dramatique. Un beau film d’auteur au fond, mais qui aurait mérité plus d’ampleur.
Jan Kounen est un auteur qui touche un peu à tout. Qui expérimente. On est donc guère étonné de le retrouver à la tête d’un projet aussi ambitieux et risqué que celui-ci. Il a été découvert avec le film punk et culte « Doberman » il y a trente ans et depuis il a aussi bien traîné ses guêtres sur le grand écran que pour faire des courts-métrages, des séries voire même des films expérimentaux. Il expérimente d’ailleurs souvent dans ces films. Et concernant ceux-ci, il a abordé des genres aussi variés que le biopic d’époque (celui sur Coco Chanel), le western fantastique (« Blueberry ») ou encore la comédie comme dans son dernier film, « Mon cousin ». Des films pas toujours convaincants si ce n’est un dernier qu’on n’a pas cité : le culte, délirant et génial « 99 francs », déjà` avec Jean Dujardin, sur le monde de la publicité. Pas étonnant donc de le retrouver à la tête d’un projet aussi risqué et conceptuel adapté de l’illustre roman éponyme de Richard Matheson (et déjà adapté par l’auteur lui-même pour Jack Arnold en 1957). Une œuvre qui plongeait donc dans la science-fiction que l’on pourrait appeler de quantique (comme peuvent l’être les films sur la téléportation ou le voyage dans le temps) et qui partait plutôt dans l’horreur. Et puis il y a eu un dérivé, une version familiale inspirée par ces œuvres tutélaires : le film d’aventures pour toute la famille « Chérie, j’ai rétréci les gosses ». Et bien la version tricolore « L’homme qui rétrécit » cru 2025 ne ressemble ni à l’un, ni à l’autre. Et tant mieux, me direz-vous? Oui et non...
D’abord oui parce qu’elle évite le simple remake à velléité mercantile sen mode grosse production franchouillarde. Et oui aussi parce qu’une simple nouvelle adaptation similaire n’aurait d’utilité que pour sa modernisation de l’histoire mais cela permet néanmoins la possibilité d’effets spéciaux dernier cri que n’existaient pas les années 50 et les années 80. Donc cela fait plaisir de voir un film, surtout français, avec des effets spéciaux aussi réussis et impressionnants. Et puis si ces films ne sont pas tous géniaux, on ne peut lui enlever : Jan Kounen est un très bon faiseur d’images qui en jettent, probablement grâce à son passé de publicitaire et cette nouvelle version de « L’homme qui rétrécit » est formellement impeccable. Et non parce qu’on aurait rêvé d’un grand film d’aventures plein de moments spectaculaires dignes des plus grands blockbusters hollywoodiens. Ce que le film n’est pas du tout. Le script choisit une voie certes audacieuse mais peut-être un peu frustrante : celle du survival en solo dans un espace clos à connotation introspective et philosophique. Après une mise en route intrigante et prenante qui voit Dujardin rapetisser petit à petit, une fois qu’il est enfermé dans la cave et se retrouve en solo, on serait presque dans « Seul au monde » et son mode survie avec les moyens du bord (un film qu’on a le droit de ne pas apprécier). La seconde partie finit donc par un peu ennuyer et la fin ouverte n’aide pas à considérer de meilleure façon le film. Quant à la dissertation philosophique en voix off, on n’est clairement pas convaincu car sa vacuité et sa trivialité n’apporte aucune véritable réflexion pertinente. Voilà donc un film ambitieux mais au positionnement étrange qui nous laisse un peu sur notre faim. Dans le même genre et bien plus passionnant et poétique, revoyez plutôt le malaimé et pourtant magnifique « Downsizing » d’Alexander Payne avec Matt Damon.
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Très bonne surprise pour ce film dont je ne connaissais ni le roman de Richard Matheson ni le film adapté en 1957.
En regardant les critiques allocine je m'attendais à un mauvais moment pendant environ 1h40. A ce demander si on est plus motivé à poster un avis négatif que l'inverse :-) vu les avis non développés.
Il est possible que l'adaptation/remake d'un film puisse générer une attente voir une opposition. Pour ceux qui sont habitués à l'oeuvre original ce peut être un frein à un remake. Pour ma part j'ai quelques exemples où je prefere la version original (Le Spountz, Le Jouet, Total recall et probablement prochainement Running man :-) )
La critique étant subjective en fonction de nos valeurs, nos gouts, nos expériences nos émotions, voici donc mon avis personnel. Les paysages et la temperature des images nous réconforte au début du film. Vient ensuite la problématique du rétrécisissement qui a première vue est technique mais oriente la réflexion de notre place dans la société d'hier d'aujourd'hui et à venir. Les décors sont très réalistes (chambre pour poupée, carton géant, tapette à souris, clou, aiguille etc...). Les effets d'incrustation sont fluides et immersifs. On se sent emporter avec le personnage. Les sons accompagnent les scenes (amplification, réalisme, ex l'ascension de la table avec les bruits du vents au sommet) La musique est également un plaisir. Bref je comprend que l'on soit déçu par un remake mais pour ceux qui ne connaissent ni le roman ni le film de 1957 il faut laisser la surprise et la découverte d'un film travaillé.
Alors comme beaucoup de critiques, oui jean Dujardin joue très bien, les effets spéciaux sont très bien,il y a beaucoup de scènes intéressante, mais ce qui ne me vas pas , c'est la façon dont est joué par la femme et la fille d'avoir leur mari/père qui est de plus en plus petit, pas du tout assez dramatique pour moi,on dirait presque qu'il a une maladie comme les autres樂, il n'y a pas de montée crescendo de tous ça, il y a de temps en temps du suspense, mais trop de longueur et de philosophie qui gâche le film a mon sens En fait le réalisateur veut plutôt mettre l'accent sur les questionnements existentielle quand on est confronté à une mort qui devient inéluctable.
Un film poétique, philosophique, beau et bien joué! Mais visiblement cela ne suffit plus à faire le succès aujourd'hui! Marrant comment les médias de gauche (le monde, télérama...) n'ont pas aimé...pas assez de bien pensance certainement! Un film sur l'humilité de l'homme, à voir malgré les critiques.
Un homme qui rétrécit, l’idée de départ est top pour les enfants. Mais le film est une réelle déception. On s’attend à ce que l’homme retrouve sa taille et qu’il retrouve sa famille, spoiler:
Réinterpréter le chef-d’œuvre de Richard Matheson n’était pas chose aisée. Kounen parvient pourtant à en préserver l’essence tout en l’inscrivant dans une vision cinématographique moderne. Le scénario mêle introspection, tension psychologique et symbolisme existentiel, offrant une réflexion saisissante sur la condition humaine, la peur de disparaître et le rapport à la grandeur et à la fragilité.
N'ayant pas lu le livre, je ne sais pas si l'histoire y est mieux exploitée mais elle est ici pleine d'incohérences (chaussures? Échelle de l'aquarium ?) Les deux personnages féminins sont sous exploitées alors qu'il y'a aurait eu tant de chose à dire sur l'évolution de leurs relations face au changement. Même ses peurs à lui sont peu mises en avant. Je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment, mais clairement un film et une histoire bien en dessous de ce que cela aurait pu être.
Le film a l’audace de s’aventurer davantage sur le terrain philosophique que sur celui du pur divertissement fantastique. Comme souvent, Dujardin est impeccable en homme perdu dans l’infiniment petit, acceptant peu à peu sa disparition pour mieux renaître dans une nouvelle existence insolite. Les effets spéciaux sont réussis, même si certaines proportions semblent parfois un peu approximatives. En revanche, le travail sur le son est remarquable — c’est sans doute l’un des vrais points forts du film. Bref, sans être exceptionnel, c’est un film original et plaisant, qui parvient à mêler réflexion et spectacle avec une certaine élégance.
Une belle réinterprétation du désormais film culte de Jack Arnold de 1957. Sans tomber dans la copie conforme, cette version, très bien interprètée par un Jean Dujardin inspiré se laisse suivre avec plaisir. De beaux effets spéciaux au service de l'histoire. Une très belle surprise finalement.
On ne pouvait pas s'attaquer à ce standard des années 50 sans y laisser des plumes !... Certes le scénario est respecté avec les scènes mythiques avec le chat et l'araignée, mais il n'y a aucune modernité dans l'action. Les scènes sont longues et les dialogues creux voire quasi absents. Seul point positif : la fin du film n'est pas horrible comme dans l'original. Je me suis ennuyée pendant 1 h 40
Il fallait bien tout le poids d’un Jean Dujardin pour initier pareil remake, celui d’un vieux classique de la SF américaine de série B (pour lequel j’ai personnellement une grande affection) et pour imposer Jan Kounen, le plus cascadeur des réalisateurs hexagonaux, aux commandes. Le projet était intriguant…et le résultat, meilleur qu’espéré. Passée la scène d’exposition qui ne sert qu’à opposer la normalité de la vie de Paul et le phénomène qui le frappe de façon aléatoire, ‘L’homme qui rétrécit’ se mue en film très physique, chiche en dialogues et qui repose presque exclusivement sur la prestation de son acteur principal. Les principaux éléments de la version 1959 de Jack Arnold (la maison de poupée, le chat, les allumettes, l’araignée,...) sont de retour mais Jan Kounen ajoute quelques nouveautés de son crû, qui nourrissent d’autres objectifs que d’en rajouter sur l’héroïsme de l’homme obligé de ré-assimiler à toute vitesse la logique de survie la plus primale. Au-delà d’effets spéciaux parfaitement maîtrisés et de l’éternel plaisir qu’on prend à observer des objets du quotidien prendre des proportions gigantesques, une épingle se transformer en épée et un petit soldat de plomb en totem inspirant, ‘L’homme qui rétrécit’ fonctionne également grâce à son premier degré forcené: il ne cherche jamais consciemment à appuyer sur l’absurdité et les possibilités ludiques de la situation, ni à expliquer ou à justifier rationnellement ce qui arrive à Paul : l’exigence de suspension d’incrédulité est, elle aussi, totale pour que le film puisse fonctionner. Insistant moins sur la mission de domination de l’homme sur son environnement que son prédécesseur, plus fataliste et poétique, ‘L’homme qui rétrécit’ choisit d’aligner des réflexions métaphysiques incitant au lâcher-prise face à ce qui arrive, pas extraordinaires mais qui font le taf et lui permettent de se hisser au-dessus de la simple succession gratuite de dangers et de péripéties picaresques.
Je suis super déçu du film surtout que jean Dujardin joue dedans j’avais hâte d’aller le voir et franchement super déçu, lent, on ne comprend rien à rien c’est dommage
Jan Kounen avait probablement un stock de pellicule à écouler pour faire un film aussi loooong ! La dernière partie est carrément soporifique et la voix off et sentencieuse sur "la place de l'humain sur cette terre" est d'un ennui... ! Quant à l'environnement "gigantesque" face à l'homme "miniaturisé", il n'est que rarement convaincant. Bref, un film sans intérêt.