Ce film est génial... alors certes je l'aurais mille fois préféré avec un autre acteur car personnellement Jean Dujardin m'horripile mais pour autant, j'ai adoré ça. L'histoire est palpitante et originale et voir ce pauvre monsieur rapetisser de jour en jour est assez malaisant... en plus ses batailles contre les araignées, les fourmis et les embûches en tout genre dans son propre garage sont vraiment agréables à suivre... bref ce film est prenant et jouissif et je suis content de l'avoir vu avec les copains.
Troisième adaptation du célèbre roman de Richard Matheson, « L'Homme qui Rétrécit » marque le retour de Jan Kounen à un cinéma de genre ambitieux. Le réalisateur signe un divertissement soigné, porté par une véritable envie de moderniser ce classique de la science-fiction. Si la mise en scène exploite avec efficacité les changements d'échelle et offre plusieurs séquences visuellement réussies, le scénario peine à maintenir la même intensité sur la durée. L'aventure alterne moments de tension et passages plus contemplatifs, au risque de casser son élan. Jean Dujardin livre une prestation convaincante, tout en sobriété, donnant de l'épaisseur à un personnage confronté à la perte de ses repères. Les effets spéciaux, globalement réussis, servent le récit sans jamais l'éclipser, même si certaines images numériques manquent parfois de naturel. Derrière le spectacle, le film interroge avec justesse la fragilité de l'homme, le rapport à la famille et la place de l'individu dans un monde qui le dépasse. Sans retrouver toute la force philosophique du matériau d'origine, cette relecture demeure solide et accessible. Un film honorable, qui séduira les amateurs de science-fiction sans totalement les surprendre.
À ranger à côté de « Chérie, j'ai Rétréci les Gosses » de Joe Johnston (1990), pour son vertige ludique d'un monde familier devenu démesuré.
Un remake qui mérite vraiment d’être vu ! Les effets spéciaux ont bien sûr, beaucoup évolué depuis la version de Jack Arnold en 1957, offrant ainsi une immersion saisissante. Ce film se révèle être à la fois un survival et un conte philosophique. Il s’articule autour de la voix off de Paul (interprété par Jean Dujardin), qui nous invite à réfléchir sur la place de l’homme dans l’univers et sur la résilience.
Personnellement, j’aurais aimé explorer plus en profondeur la descente aux enfers de Paul. Si je devais émettre une critique négative, ce serait que l’on arrive un peu trop rapidement au cœur de l’action dans ce survival.
Bien que cette nouvelle version ne parvienne pas à détrôner le chef-d’œuvre de 1957, elle n’en reste pas moins un très bon film, aussi ambitieux que captivant. À voir sans hésitation ! 8/10
Rien d’exceptionnel dans ce film. Jean Dujardin fait ce qu’il peut mais n’est pas aidé par ce scénario faiblard. Les effets spéciaux paraissent avoir 30 ans de retard.
spoiler: Synopsis :
C'est l'histoire de Paul, un homme lambda qui a un travail, une maison et une famille. Et du jour au lendemain, il commence à rétrécir inexorablement.
Histoire / Scénario : Rien de bien nouveau dans ce film, avec un scénario qui a déjà été fait un bon paquet de fois, et bien mieux.
Casting : Le seul que je reconnais, c'est Jean Dujardin, qui a l'air toujours en forme. Les autres ne me parlent pas, mais vu qu'il n'y a que lui que l'on voit, ce n'est pas bien grave.
Effets spéciaux / Décors : Mon dieu, un film français avec des effets spéciaux ! Et en plus, ils sont plutôt bons, il faut quand même le signaler. Quant aux décors, on reste en grande partie dans la cave où Jean Dujardin est enfermé à cause de sa taille.
Mon avis : Ce film n'est pas mauvais, mais il n'a malheureusement rien d'intéressant. Jean Dujardin diminue de taille et c'est tout, voilà le film, rien d'autre. Pas de rebondissement, de recherche ou d'explications. C'est chiant, et la fin, n'en parlons même pas !
En réadaptant pour le cinéma l’œuvre de Richard Matheson, Jan Kounen en décuple la tristesse sous-jacente au point de changer Paul en moraliste dont les préceptes servent de ligature entre les séquences, au même titre que les dates. Le motif du cercle, perceptible dès l’ouverture et décliné sous divers aspects spoiler: (rond-point, œil d’un cyclone en constitution ou du spectateur, formes visibles grâce à l’IRM) , renvoie à deux réalités que le film conjugue : l’observation du monde et de la condition humaine, dans la mesure où le rapetissement produit un changement d’échelle grâce auquel mieux appréhender son environnement immédiat, et la boucle spoiler: que dessine l’entrelacs de la vie et de la mort, infernale et inéluctable . Il s’agit alors pour Paul non plus de « se battre » à la manière de Scott, leitmotiv américain par excellence que défendaient le roman comme le long métrage de Jack Arnold, mais de contempler, de restituer une spiritualité à ce qui en a été privé par notre consommation ordinaire des êtres et des choses – on pense beaucoup à la poésie de Francis Ponge –, en témoigne spoiler: le traitement réservé à l’araignée, menace initiale qui devient peu à peu une entité supérieure, quasi divine . De façon générale, Jan Kounen refuse l’épique, dégradé à quelques accélérations, pour lui préférer le tragique, et pense le spectacle du rétrécissement telle une mise en abyme des fictions qui en feraient un espace de jeu et de combats homériques : les effets spéciaux ne sont pas une fin en soi mais contribuent au malheur ambiant – et, en cela, le geste artistique du cinéaste français est bien plus pertinent que celui de son confrère et prédécesseur américain. La partition musicale d’Alexandre Desplat restitue parfaitement cette préférence tonale et diffuse une mélancolie douce. Une petite réussite porteuse de grandes réflexions sur l’existence, quelque peu desservie par sa lourdeur moraliste.
L'origine du projet, on la connaît tous. Et c'est tout à l'honneur de Dujardin que d'avoir voulu enlever la poussière sur le film de Jack Arnold, tout en y mettant de ses propres deniers. Mais arrive le moment où les seules bonnes intentions ne suffisent pas, surtout quand on souhaite remettre au goût du jour pareil monument du cinéma. C'est bien simple : absolument rien ne va. A commencer par le processus de rétrécissement du personnage. C'est beaucoup trop brutal. On essaye deux ou trois chemises et emballé, c'est pesé. Alors oui, ça permet une entrée en matière plus rapide que dans l'original, mais on y perd sérieusement en crédibilité. Et ensuite ? Plus ça va aller, moins ça va aller. La scène du chat est expédiée, celle de la fuite d'eau tout bonnement absente et la scène de l'araignée divisée en trois, mais pour rien. Il n'y a jamais l'ombre d'un début de mise en scène et jamais l'ombre du début d'une tension quelle qu'elle soit. Quant à Dujardin... ce n'est pas mieux. Sa prestation est fade au maximum. Et comme on ne voit pratiquement que lui, j'aime autant vous dire que le temps finit par paraître bien long. Je peux comprendre que toute l'équipe qui a bossé là-dessus a mal vécu le lourd échec du film, mais franchement, comment pouvait-il en être autrement ?
Théorie : spoiler: pour moi, l'homme qui rétrécit meurt au début du film. Pendant qu'il nage, il se noie. Celui qui rentre à la maison n'est pas le protagoniste mais la douleur de son absence, le deuil personnifié. Lorsqu'il quitte enfin la maison, sa fille accepte son souvenir comme une réminiscence joyeuse de son passage sur terre.
Une idée intéressante (bien que reprise d’un livre et d’un film antérieurs) mais mal exploitée. Le film est long et ennuyeux, il ne se passe rien, c’est creux et il n’y a pas vraiment d’histoire. Les effets spéciaux sont cependant très bien faits.
Très beau scénario et original. L’idée initiale est simple et efficace, et elle donne naissance à un véritable film de science-fiction. Bon, personnellement je ne l’aurais pas traitée comme ça et c’est avec ce postulat que je trouve des choses à redire sur le scénario. Je trouve que le personnage principal manque singulièrement d’intelligence dans l’anticipation de sa pathologie…
Concernant la réalisation, elle n’est pas parfaite mais n’handicape pas outrageusement la globalité du film.
Honnêtement et franchement c’est un bon film dont la fin est spoiler: une porte ouverte .
Techniquement ce film est bien réussi avec des trucages qui font leurs effets !! Jean Dujardin est vraiment un bon acteur quelque soit le registre et il le démontre encore une fois dans ce huis clos. J'ai aimé l'ambiance générale du film
Un ovni dans le cinéma français, atypique, brillamment interprété par un Jean Dujardin investi et réalisé avec précision et justesse par Jan Kounen, l'aventure survivaliste d'un homme normal réduit à l'échelle d'un insecte, se confrontant à un monde hostile et pourtant tellement commun. Un film philosophique sur l'existence de l'Homme et sa place dans la chaîne animale, un remake plutôt réussi malgré quelques longueurs et une ambiance franchement anxiogène.
Je n’ai pas vu la version originale de Jack Arnold (1957), je n’ai donc aucun point de comparaison pour critiquer L’homme qui rétrécit. Je vais donc me baser uniquement sur cette version de Jan Kounen qui, à mon sens, a été injustement boudée à sa sortie.
Il n’est pas parfait, c’est loin d’être un chef-d’œuvre, soyons clairs, mais ça reste un bon film, divertissant et fait avec sincérité. Jean Dujardin s’investit pleinement dans le projet et parvient à nous plonger dans un environnement hostile et dangereux, dû à son rétrécissement incessant que personne ne peut expliquer. Il devra donc faire face à toutes sortes d’insectes et d’animaux devenus forcément gigantesques, ainsi qu’à toutes les difficultés que son syndrome implique.
La question qui saute rapidement aux yeux : comment ont été dépensés les 21 millions d’euros de budget ? Avec un tel confort, nous pouvions nous attendre à une œuvre encore plus approfondie, à des effets spéciaux plus chiadés, bref, à une œuvre portée à un niveau supérieur car il y avait vraiment de quoi faire.
3/10 il faut faire attention quand on s'attaque à une telle histoire de ne pas la massacrer, d'autant que la première version était réussie. Effets spéciaux moches, personnage mal construit, le film ne parvient pas à installer du suspense, on se nuit ferme