2466 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
461 critiques spectateurs
5
42 critiques
4
92 critiques
3
114 critiques
2
121 critiques
1
57 critiques
0
35 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Taxi driver
1 abonné
10 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Quand le cinéma Français sort de sa zone de confort pour nous livrer une aventure métaphysique brillante .Dujardin livre une performance de haut vol , magnifiée par la caméra d’un Kounen inspiré et novateur . Le tout porté pas la superbe musique d’Alexandre Desplat .
Super adaptation du livre de Richard Matheson Jean Dujardin qui cherche un sens à la vie du haut de ses quelques centimètres nous offre un jeu d'acteur très performant
Une bonne surprise, le film n'est pas fondamentalement utile parce qu'il n'offre que peu d'innovations par rapport à l'excellent film/livre d'origine mais ça reste joliment fait. Pour chipoter ça met un peu de temps à démarrer, la voix off n'est pas vraiment nécessaire, deux scènes présentent des FX quelque peu discutables (Dujardin rétréci face à sa femme puis sa fille) et les attaques animales sont moins tendues et effrayantes que dans l'original, mais Kounen et Dujardin s'en sortent bien quand même, L'histoire reste un peu mélancolique mais philosophiquement “optimiste” au final!
Près de 20 ans après «99 francs», Jean Dujardin et Jan Kounen refont équipe pour cette nouvelle adaptation du roman S-F de Richard Matheson (Je suis une légende).
Nous contant l'histoire de Paul, un homme touché par un phénomène météorologique inexpliqué et se mettant à rétrécir inexorablement au fil du temps, Kounen nous propose un film qui, dans sa longue exposition, a eu du mal à me convaincre. La faute à un ton étrange, parfois trop léger, en décalage avec le propos du film, ainsi qu'à une direction d'acteurs qui laisse à désirer (j'ai clairement eu du mal à croire au couple Dujardin-Croze, sonnant faux). Sans oublier cette voix-off entêtante, qui fait plus cinéma auteurisant et un peu lourdingue qu'autre chose.
C'est quand Paul se retrouve prisonnier de sa propre cave et que l'ordre des choses se retrouve renversé que le film m'a un peu plus accroché, notamment de par son aspect formel, le travail sur les perspectives et les échelles (m'ayant un peu rappelé ce qui avait déjà été fait sur «Chérie, j'ai rétréci les gosses»), de plus en plus impressionnantes au fil du récit, ou encore sur le son, qui s'amplifie plus Paul rétrécit.
Un second chapitre un peu plus aventureux et presque dénué de paroles, où Paul, seul, va devoir se réadapter avec ce qui l'entoure s'il veut survivre, et proposant quelques scènes sous tension (spoiler: notamment ce face-à-face silencieux avec cette araignée gigantesque et terrifiante ), mais qui pourtant est marqué par un rythme en dents-de-scie pour m'immerger vraiment dans le film.
Bref, une volonté bienvenue de proposer un autre type de cinéma français, une sorte d'expérience sensorielle et visuelle pas déplaisante à suivre, mais qui a du mal à vraiment s'incarner ici de par le traitement parfois trop artificiel, trop poussif de son récit. Un moyen-métrage aurait sans doute suffi pour cette nouvelle version, plus introspective.
La première adaptation cinéma, signée Jack Arnold (L'étrange créature du Lac Noir), m'avait laissé un souvenir plus marquant. 5,5-6/10.
Un remake de L'homme qui rétrécit, classique remarquable et indémodable ? Pourquoi pas, si c'est accompagné d'idées originales et d'effets spéciaux adaptés. Sur ce dernier point, rien à redire, l'aspect visuel est l'atout majeur du film de Jan Kounen. En revanche, la voix off qui vient pontifier et lénifier dès les premières minutes est un gros point faible, d'autant plus qu'elle revient à intervalles réguliers pour nous annoncer que, oui, nous les humains ne sommes que poussière dans l'ordre de l'univers et que chaque vie ne représente qu'un moment très bref de l'histoire du monde. Il faut que le héros ait perdu de sa hauteur pour se diriger inexorablement vers l'infiniment petit pour que cette philosophie basique nous soit servi sur un plateau comme une nouvelle inédite et sensationnelle. Oublions plutôt et concentrons-nous sur les tourments de l'individu taille basse, confronté à des dangers majuscules. Le film ne devient rien de plus qu'un manuel de survie particulier où un chat et une araignée deviennent des ennemis mortels. C'est à la chaîne alimentaire que se confronte désormais le nain Dujardin (oui, le jeu de mots est honteux) et cela se suit d'un œil plus ou moins attentif, eu égard à la prévisibilité de la chose et, incidemment, au souvenir du long métrage de Jack Arnold et à son somptueux noir et blanc. Dujardin, justement, fait ce qu'il peut et pas des tonnes, mais il est, lui aussi, piégé par le côté programmatique du film.
Le scénario etait pourtant intéressant. Au dela de la qualité (mal employé) du comédien Dujardin , ce film est d’un ennui absolument terrifiant , c’est mou, mou et encore mou. Il n’y a aucune scène ou l’on trouve un peu d’action notamment lorsqu’il se retrouve dans les 3 quarts du film dans la cave où il doit affronter les petits animaux tels que araignée, moustique, fourmi…..!! Bref ! Je me suis ennuyé malheureusement !! Je l’éviterai le jour où il sera diffusé sur les chaînes de la TNT
Partant d'une idée absurde, la descent graduelle vers le ridicule semble inévitable.
Pas vraiment fan du Jean Dujardin depuis ses excellents débuts avec Alexandra Lamy dans une série télévisée de caméos de vie de couple, je le savais déjà bon danseur. Nageur? Aussi paraît-il (je n'ai pas vu Brice de Nice). Il joue un chef d'entreprise qui ne fonctionne plus trop bien. Il veut tout contrôler. Avec sa femme, il fait des gestes physiques de macho au lit ainsi que dans le reste de leur maison avec vue sur dunes et mer (Belges?) Papa poule qui gâte Mia, son unique enfant.
Ils vivent un peu isolés du monde et le spectateur est triste pour eux et l'ambience lourde.
La fin: al niente.
C'est une histoire d'eau. Et L'ombre.
Se voulant un peu philosophique pa les bords, il finit par ennuyer et se déclarer plutôt prétentieux.
Gulliver n'est pas loin de tout cela, mais Matheson n'est pas Swift - loin s'en faut.
Dujardin joue Dujardin. Elise joue les émotions de A à N et sa fille n'est pas une bonne actrice.
Alexandre Desplats n'écrit pas de mauvaise musique pour les films, mais semble en avoir un grand stock dans 26 tiroirs de musique non spécifique. On aurait eu droit aux tiroirs 18, 19 et 23 ici.
Comment peut on autant rater un film avec tant de bonnes choses?????? Acteur incroyable, effets parfait, son incroyable, localisation parfaite ... résultat: ennuyeux au possible!! Des scenes inutiles et barbantes. Des dialogues meme pas digne de telenovelas... Explications zero!!! Extremement décus!!!
Comme l’indique le générique, il s’agit du remake du film éponyme (« The incredible shrinking man ») (1957) de l’Américain Jack Arnold (1916-1992), classique du cinéma de genre et lui-même adapté du roman éponyme (1956) de Richard Matheson (1926-2013). Le film reprend les scènes mythiques de l’original (spoiler: notamment celle de l’araignée ) et bénéficie d’une excellente réalisation en matière d’effets spéciaux et du sens de l’ellipse (spoiler: le film se déroule du 7 mai au 7 août ) mais qui est gâchée par la voix off de Jean Dujardin (Paul, l’homme du titre, patron d’un chantier naval de la côte belge) qui nous explique sa philosophie de la vie, un poil prétentieuse à la façon d’un animateur de stage de développement personnel. Commentaire superfétatoire car les images parlent d’elles-mêmes, le spectateur n’ayant pas besoin d’explications sur son état d’esprit. Il s’agit d’abord d’un film de genre, à voir au premier degré, et qui comprend, de façon discrète, un 2e degré, très Albert Camus, sur la condition humaine et son absurdité. Inutile d’en rajouter, y compris à la fin, en invoquant le cosmos, façon de rappeler les images de « 2001, l’odyssée de l’espace » (1968) de Stanley Kubrick.
Cette adaptation de la thématique de l'homme qui rétrécit est surprenante de sobriété et de véracité.
Avec un départ composé de quelques interactions humaines, le film s'oriente clairement ensuite vers un one man show dans lequel Jean Dujardin peut laisser s'exprimer tout son talent.
Son jeu d'acteur est totalement réussi. Le film est très intéressant. Les interrogations sur la vie et les regrets voire remords sont ici très bien représentés.
Attention, il ne s'agit pas d'un film amusant, c'est même tout le contraire on est plus sur une tragédie.
Mais on se laisse captiver et on sort de la salle avec la sensation d'en savoir un peu plus sur nous-même.
Le film est excellent mais il faut prendre un peu de recul. l'histoire est surprenante mais une fois dedans, on voit la performance de l'acteur, la réalisation pas une mince affaire avec les perspectives de plan, les décors a l'échelle et oui c'est tourné en studio.
Ben j y suis allé sans grande attentes mais je trouver ce film plutôt pas mal certes c est un remake mais ça n as rien a voir jean Dujardin qui d’habitude en fait des tonnes est très bon dans son rôle
Avec L’Homme qui rétrécit, Jan Kounen et Jean Dujardin livrent une méditation sur la proportion, la mesure et la perte. Le film s’ouvre comme une fable tranquille avant de glisser vers l’expérience métaphysique d’un homme qui se découvre minuscule face à ce qu’il croyait maîtriser.
Dès les premières minutes, Kounen impose son regard. Les plans s’étirent, la caméra se fait contemplative. De subtiles contre-plongées inscrivent d’emblée une étrangeté visuelle : l’homme est filmé du sol, comme observé par ce monde qu’il domine encore sans savoir qu’il en deviendra bientôt l’hôte minuscule. Cette grammaire visuelle fonde la poésie du film : une poésie des proportions. Chaque plan semble interroger la mesure de l’homme dans l’espace. La mer, la table, le plafond deviennent d’imperceptibles colosses. L’univers ne change pas ; c’est le regard qui bascule.
Quand le phénomène s’enclenche, Kounen refuse le spectaculaire. Le film reste intérieur, concentré sur la lente désintégration du corps. La caméra se resserre, les sons s’élargissent, le moindre objet devient horizon. Jean Dujardin, dans un registre inédit, incarne cette disparition avec une rigueur presque ascétique. Son jeu repose sur la retenue : pas de cris, pas d’effets. Il avance vers le néant avec la conscience lucide d’un homme qui se regarde s’effacer. L’acteur, que l’on associait à la virtuosité comique, se dépouille ici de toute séduction pour atteindre une forme d’absolu dramatique.
Le rétrécissement devient la métaphore d’un dépouillement spirituel. À mesure que Paul perd ses repères physiques, il gagne en lucidité. Le film ne parle plus de science, mais d’être. L’homme qui se réduit découvre l’immensité de ce qu’il ignorait : la matière, la peur, le silence, le souffle. Kounen inverse le mouvement traditionnel du héros : plus il s’efface, plus il voit. Le plan final, d’une beauté sobre, consacre cette conversion : l’infiniment petit devient l’infiniment grand.
Avec ce film, Kounen rompt la clôture d’un cinéma français trop souvent prisonnier de ses tics comiques et de ses cadres domestiques. Il retrouve la grandeur du mythe et la précision du détail. Et Dujardin, en assumant cette traversée radicale, prouve qu’un acteur issu de la légèreté peut réintroduire la gravité dans le regard national. Ensemble, ils rappellent que la fable, même fantastique, peut être un acte de pensée.
L’Homme qui rétrécit se déploie comme une allégorie de la perception : celle que l’on a de soi et celle que l’on projette sur les autres. Plus le héros diminue, plus se révèle le filtre à travers lequel il regardait le monde. La déformation de son corps devient miroir de nos propres angles morts : nos certitudes de taille, de pouvoir, d’importance. En filmant la perte comme illumination, Jan Kounen signe une œuvre rare où la caméra pense. Et Jean Dujardin, par sa maîtrise du silence et du retrait, offre au cinéma français un visage neuf : celui d’un homme qui, en disparaissant, nous apprend à voir.