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22sur20 | Alex
111 abonnés
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3,5
Publiée le 22 octobre 2025
L’HOMME QUI RÉTRÉCIT : 14/20
La technique de ce film est impressionnante. C’est super bien foutu, on y croit à mort. Les faux décors, les incrustations, les effets spéciaux, le chat… on sent que tout a été bossé, planifié, étudié au millimètre pour rendre le tout crédible et grandiose. Et ça se ressent vraiment à l’écran.
Le film est très triste, pas good vibes du tout — j’vous le dis tout de suite, vous allez pas vous taper des barres. La solitude, la quête du bonheur, l’abandon : les thèmes abordés sont assez durs, et accentués par une narration quasi philosophique tout au long du film, avec la voix de Jean Dujardin qui vient encore un peu plus plomber l’ambiance.
Jean, justement, nous livre une performance quasi parfaite. Il s’est clairement éclaté à faire ce film (il nous l’a dit de vive voix, donc je peux l’affirmer sans trembler).
Le rythme est assez lent, et j’ai trouvé certains passages un peu longs et mous. Certes, la cadence sert le propos du film, mais bon… quand même. Heureusement, l’ensemble reste très original et parvient à capter notre attention grâce à son côté loufoque et insolite.
En bref, j’ai du mal à dire si le film va être un succès ou non, mais une chose est sûre : il ne m’a pas laissé indifférent.
VU EN AVANT PREMIERE J'ai hésité à venir voir le film car dès la Bande d'annonce, je me suis dit que l'histoire serait ennuyeuse. Je me suis retrouvée immergée dans une atmosphère malaisante accentuée par une bande son qui m'a vraiment dérangée. Jean Dujardin est quant à lui impeccable dans son rôle mais il y a des longueurs (je me suis endormie) des absurdités ( comment peut-on sortir d'un aquarium aux parois lisses sans échelle ???) des redondances ( le coup de l'araignée qui attaque...).
Vu en avant-première. Voilà un film de science-fiction français digne des blockbusters us avec ce supplément d’âme que le cinéma français sait souvent apporter : une réflexion sur la vie et notre place dans l’univers. Les effets spéciaux sont excellents, le son a ici toute son importance et la salle de cinéma est le lieu idéal pour en apprécier toutes les subtilités. Jean Dujardin est magnifique de retenue et de justesse dans la peau d’un homme lambda qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Bel hommage au film originel des années 50. On en veut d’autres des films comme ça : Hollywood devrait s’en inspirer !
Des prouesses techniques et visuels fortes au service d'une histoire qui avec d'humilité, viennent faire descendre l'homme de son piédestal et lui rappeler que du jour au lendemain, il peut passer du prédateur à la proie, du prédateur à la proie. Une œuvre qui questionne sur notre place dans l'immensité de ce monde en plaçant l'homme dans l'infiniment petit. Le message est clair et efficace et l'exécution est plutôt bien réussie. Le film manque simplement de rythme à mon goût, à partir de la longue séquence survival dans la cave de Paul.
La séance débat-discussion après le film entre l'interviewer, l'astrophysicien, Jan Kounen et Jean Dujardin était intéressante !
Un huit clos survivaliste résolument tendre et amenant une réflexion pertinente sur la toute relativité des choses, des gens et de la vie. Parfois des longueurs compensées par un Jean Dujardin magistral, des effets spéciaux efficaces et une BO qui colle parfaitement à l'histoire.
J’ai eu l’occasion de voir ce film en avant-première hier, mais malheureusement je suis assez déçue. Le jeu d’acteur de Jean Dujardin, est parfait, il est vraiment très bon dans ce rôle. En revanche il ne se passe vraiment pas grand-chose, c’est long, très long, et pas franchement intéressant. Sans doute le réalisateur a-t-il voulu faire une sorte de parabole sur le sens de la vie, un rappel à la théorie de l’existentialisme. Mais franchement lorsque l’on va voir ce type de film, on s’attend à autre chose. Dommage, il y avait matière à, et un acteur exceptionnel …
Vue en avant première Un fait surnaturel plonge le personnage principal joué par Dujardin (bien sous tout rapport sur le plan familial et professionnel) au fur et à mesure dans un isolement total. Pour les bons points, c’est bien joué et réalisé et les effets spéciaux sont assez bluffants de réalisme. Gros bémol: il n’y a quasiment pas d’enjeu. Lorsque le personnage se retrouve façon « seul au monde » dans sa cave, il s’accroche à la vie sans avoir le moindre espoir de pouvoir retrouver sa vie d’avant. Sa volonté héroïque à rester vivant est donc dénuée de sens. De plus, cela empêche au spectateur de s’identifier sans compter la dimension surnaturelle. D’ailleurs, on regrette l’absence ne serait-ce que d’une ébauche d’explication sur le rétrécissement. La conclusion du film s’attache uniquement à l’enfant… Exit sa femme, sa famille, ses amis, ses employés etc… Surprenant! En résumé, il y a bien trop de choses qui ne sont pas abordées pour pouvoir emporter l’adhésion et l’intérêt du spectateur.
"Près de 70 ans après le film de Jack Arnold, devenu une référence du cinéma de science-fiction, L’Homme qui rétrécit renaît sous la direction de Jan Kounen avec Jean Dujardin dans le rôle-titre. Revisité à l’aune des angoisses contemporaines, ce récit d’un homme qui diminue inexorablement interroge toujours, à travers les fondements de l’identité, de la vulnérabilité et de la place de l’individu dans un monde démesuré. Reste à savoir si cette version 2025 parvient à retrouver la puissance symbolique et la force troublante de ses prédécesseurs."
"Ce n’est pas la première fois que Jean Dujardin voit sa taille diminuer à l’écran, mais cette adaptation de L’Homme qui rétrécit ne flirte plus avec la comédie romantique. Il incarne ici Paul, un architecte qui semble frappé d’une malédiction après avoir traversé un phénomène météorologique en mer. Dès les premières scènes, il est fréquemment piégé dans des plans larges, signe annonciateur de son effacement progressif face à l’immensité du monde et du cosmos. On sent cependant chez Kounen une certaine précipitation : une volonté de faire descendre rapidement son héros dans la cave – lieu symbolique où se joue le cœur du récit, entre tourments et révélations. Paul disparaît brutalement de sa vie professionnelle et familiale, pour se confronter à l’isolement. Plus qu’un survival, le film choisit de s’attarder sur son voyage intérieur."
"A l'instar du roman, le film explore de manière philosophique l’infini, l’insignifiance, la petitesse humaine. Mais ici, le tout s’accompagne d’une accentuation du suspense, d’un certain goût pour l’horreur (notamment via la confrontation avec un chat, puis une araignée), et surtout d’un usage appuyé des effets spéciaux – à la fois pratiques et numériques – qui offrent au spectateur une expérience spectaculaire. Kounen et son équipe livrent une démonstration technique remarquable, là où les blockbusters hollywoodiens (comme Ant-Man) préfèrent le tout-numérique aseptisé. [...] Un travail intéressant sur le son participe également à ce sentiment de vertige, en adoptant parfois le point de vue sensoriel du personnage. Dommage toutefois que cet effort soit régulièrement noyé sous les nappes mélodiques – un peu trop envahissantes – du piano d’Alexandre Desplat. Le rythme, haché par un chapitrage parfois artificiel, interrompt certains moments de contemplation ou d’abandon sensoriel, qui auraient mérité de s’étirer davantage."
spoiler: "Comme son prédécesseur, L’Homme qui rétrécit version 2025 reste une série B de luxe : divertissante, ambitieuse, mais qui, paradoxalement, ne bouleverse pas autant qu’elle le pourrait. Le film n’invente rien, mais joue avec les outils visuels de son temps pour nous plonger dans une odyssée tragique, où l’humanité reprend sa place dans l’univers. Une place infiniment petite. Et c’est précisément dans cette acceptation du néant que le héros trouve une forme de salut. Ce n’est pas une impasse, mais une issue. Une disparition choisie et assumée. Et c’est peut-être là que réside la véritable force du film, dans ce discours philosophique qui cumule les angoisses humaines pour mieux les transcender – en dépouillant Paul de tout ce qui faisait de lui un homme, un époux, un père, un employé, une proie… et, finalement, un souvenir. Un geste de cinéma qu’il convient de découvrir en salles malgré toutes les faiblesses qu’on lui trouve."
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Du désir vintage à la fable philosophique , la voix off de Dujardin donne de l’épaisseur à son personnage, et jan kounen laisse le spectateur décider de la fin …c’est joliment fait
Vu en AP le 20 octobre. Bon, je ne vais pas spoiler, tout le monde connaît l’histoire. Bien entendu j'ai en mémoire le véritable chef d'œuvre de Arnold. ici, las, rien ne fonctionne. Dujardin comme Croze ont l’air de s’emmerder grave. Aucune poésie, une voix narrative omniprésente et vaine qui nous déroule des poncifs lourdauds comme la vie nous réserve des surprises ! Ben tient !! Bon, oui, l'araignée, mais on aurait pu appeler le film l’invasion des araignées géantes et donner le prix d’interprétation à l’araignée. C’est la meilleure dans le film !! Vous embêtez pas. Revoyez l’original ;-)
Vu en avant-première…bon, bof ! Très déçu. Bien que le roman soit considéré comme un des plus abouti de Matheson, sur grand écran ça ne vaut évidement pas “je suis une légende” du même auteur. La très bonne prestation de Jean Dujardin, ne suffit pas à sauver le film, aux effets spéciaux assez médiocres.