L’Homme qui rétrécit est une adaptation du roman éponyme de l’écrivain américain Richard Matheson, publié en 1956 aux États-Unis. Il a connu une autre adaptation sur le grand écran signée Jack Arnold en 1957.
Jean Dujardin ne se contente pas de tenir le rôle principal du film. C’est en effet lui qui est à l’initiative du projet. En effet, l’acteur rêvait depuis longtemps d’une nouvelle adaptation du roman culte de Richard Matheson.
L’Homme qui rétrécit a bénéficié d’un budget confortable de 21 millions d’euros ce qui le classe à la septième position des films les plus chers du cinéma français en 2025.
Ce n’est pas la première fois que Jean Dujardin se voit "rapetisser" au cinéma. En effet, grâce à la magie des effets spéciaux, il a déjà interprété un homme de petite taille (1m40) dans la comédie romantique Un homme à la hauteur de Laurent Tirard (2016), face à Virginie Efira.
Le film a été tourné entre le 6 mai et le 22 juillet 2024 dans plusieurs communes des Hauts-de-France (Calais, Dunkerque et Zuydcoote) ainsi qu’en Belgique.
L’Homme qui rétrécit permet à Jean Dujardin et Marie-Josée Croze de se donner de nouveau la réplique, quinze ans après Un balcon sur la mer de Nicole Garcia (2010). Par ailleurs, le film permet également à l’acteur français de collaborer de nouveau avec Jan Kounen, qui l’avait dirigé dans 99 Francs (2007).
Jan Kounen a conçu L’Homme qui rétrécit comme une adaptation du libre de Richard Matheson mais également du film de Jack Arnold. Toutefois, à la différence de ce long-métrage, il a davantage choisi de focaliser le récit sur la relation entre le personnage principal avec sa femme et sa fille. Ce qui n’était pas le cas dans le film de 1957 où il était question d’un couple qui n’avait pas d’enfant.
Pour parvenir aux effets spéciaux spécifiques du film, Jan Kounen a utilisé la technique particulière du motion control. Il s’agit d’un système informatique qui permet de contrôler et de reproduire à l’identique un même mouvement de caméra. Autrement dit, le réalisateur n’a pas utilisé de fond vert et n’a pas non plus reconstitué quasi intégralement un univers en 3D photoréaliste. Lors du tournage, Jean Dujardin et les décors étaient filmés séparément. Le comédien était filmé avec une caméra mobile puis ce déplacement était enregistré pour le reproduire à l’identique lorsque les décors étaient filmés. Enfin, la dernière étape consistait à assembler les deux images.
Le film est dédié à Richard Matheson, l’auteur du livre adapté, et à Jack Arnold, le premier cinéaste qui en a signé l’adaptation. Mais ce n’est pas tout. Jan Kounen a également dédié son film à Jules Verne, sans qui l’écrivain américain n’aurait pas pu écrire son livre, et à Georges Méliès, sans qui Jack Arnold n’aurait pas réalisé son film. Le réalisateur français a ainsi imaginé une dédicace qui raconterait un "séquençage ADN".
Pour l’un des plans du film dans lequel le personnage de Jean Dujardin se retrouve dans le creux de la main de son épouse en train de s’endormir, le comédien a songé à une nouvelle peu connue de Charles Bukowski, La plus belle femme de la ville, qui l’avait beaucoup marquée. Il était question d’un homme qui rétrécissait, comme c’est le cas dans le film, et qui devenait le "petit jouet" de sa femme.
L’Homme qui rétrécit devient quasiment muet après les trente premières minutes. Un exercice auquel s’était déjà frotté Jean Dujardin dans le film The Artist de Michel Hazanavicius (2011), qui était un hommage affirmé à la grande époque du muet.
Marie-Josée Croze, qui joue ici le personnage de la femme de Jean Dujardin, a une tendresse particulière pour la version américaine de L’Homme qui rétrécit par Jack Arnold. En effet, il s’agissait de l’un de ses deux films préférés, avec Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli, lorsqu’elle était petite. Deux longs-métrages qui, de son propre aveu, ont eu un impact considérable sur sa vie.
L’Homme qui rétrécit marque le premier rôle important au cinéma de la jeune actrice Daphné Richard, dix ans, qui joue ici Mia, la fille des personnages interprétés par Jean Dujardin et Marie-Josée Croze. Auparavant, elle avait essentiellement été aperçue dans des rôles secondaires comme Les Petites victoires de Mélanie Auffret (2022) et Natacha (presque) hôtesse de l’air (2025).