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Tout est survolé, les personnages, leur ressenti, les interrelations. Beaucoup de lenteur, qui nuit à la tension montante, voire l'annihile. Une sorte de froideur qui laisse le spectateur sur la touche. On est bien loin de "Jusqu'à la garde".
Premier film remarqué de la réalisatrice et scénariste Nathalie Najem sur le thème du harcèlement de couple (et d'ancien couple) qui met la tension de la part d'un homme accro à la drogue, dangereux persécuteur, sur son ex femme, mère d'une fille de lui, qui essaye de se reconstruire et galère pour vivre au quotidien, puis la nouvelle conquête qui subit le présent. Long métrage réaliste qui doit beaucoup sur le jeu des comédiens à commencer par Bastien Bouillon impressionnant en type inquiétant, j'avais peur de le voir en faire des tonnes ou jouer dans la caricature ce genre de rôle mais il est incroyable. Zita Hanrot amène beaucoup de sensibilité et de détresse pour son personnage de même que Alexia Chardard qui est une révélation. Bonne mise en scène urbaine dans la ville de Nice et sa plage. Une œuvre à découvrir.
un excellent film, avec de très bons acteurs, la petite fille est magnifique de vérité. le méchant ne l'est pas forcément. un bon moment avec quelques tensions
une mise en image très fine abordée par petites touches ou l on découvre progressivement la force cachée de ce duo de femmes victimes d'un ex mari et amant toxique et harceleur.
excellents acteurs qui sont tous trois englués dans cette relation destructrice
excellents acteurs qui sont tous trois englués dans cette relation destructrice
Le scénario assez intéressant mais le jeu et le développement restent moins réussis malgré la tentative première. Cela donne un aspect prévisible au film, avec quelques lenteurs ou clichés (et qu’on aurait pu clairement éviter). Le sujet est la relation toxique. A certains moments on voit « le mechant » comme souffrant aussi ce qui donne de suite le relief au film, mais la fin trop dramatique et totalement non crédible tue un peu tout. Si l’histoire avait été coupée 15-20min avant, ce serait bien mieux !
Je sors de ce film et je suis vraiment emballée. Une direction d’acteurs top. Mention spéciale à Marianne Basler dans un second rôle puisant.
Nathalie Najem, signe son premier long-métrage. Elle aborde le thème de l’emprise et la violence faites aux femmes avec beaucoup de justesse qui nous permet de comprendre l’indicible,les multiples facettes des violences masculines dans les relations amoureuses.
Je salue la Magnifique interprétation des trois Acteurs principaux.
Je salue la Magnifique interprétation des trois Acteurs principaux.
un film bouleversant sur les violences conjugales dans un univers sombre plonger au coeur de Nice avec un suspense haletant . un film qui restera dans les mémoires .
Des acteurs magnifiques, un scénario et une réalisation qui nous tiennent en haleine. Un ressenti très fort de l’imbrication des personnages, une authenticité et une force dans les dialogues qui font qu’on emporte avec soi des phrases du film.
AUX JOURS QUI VIENNENT - Nathalie Najem | ⭐ 7/10
Le premier long-métrage de Nathalie Najem s'attaque à un sujet délicat, celui de la violence psychologique et de ses répercussions sur les victimes.
Si le sujet a déjà été transposé de nombreuses fois à l'écran, le film choisit un angle quelque peu différent en mettant en lumière les destins croisés de Laura, une mère célibataire, et de Shirine, la nouvelle compagne de son ex-compagnon, Joachim, un homme manipulateur. Ainsi, la sororité entre Laura et Shirine, qui se forme au fil du récit, offre un message de résistance et de solidarité féminine assez touchant.
Drame social (la maman célibataire qui peine à joindre les deux bouts), comédie romantique (la nouvelle histoire d'amour naissante de l'ex-compagne), thriller conjugal (dans les rapports du personnage de Joachim à la fois avec son ex et avec sa nouvelle compagne), l'on pourrait reprocher au film de trop mélanger les genres et de multiplier les axes narratifs, au risque d'en survoler la plupart. C'est pourtant lorsqu'il s'emploie à décrire le quotidien des femmes victimes de cette emprise (compagnes, fille et mère de Joachim) et les conséquences de celle-ci sur leurs vies que le film est le plus convaincant, bien plus que lors d'une dernière partie qui cherche à faire monter une tension dramatique de manière un peu forcée et déjà vue.
L'on reste donc au final assez loin de l'impact émotionnel d'un Jusqu'à la Garde, de Xavier Legrand. Le film a toutefois le mérite de ne pas tomber dans une trop grande caricature de l'homme manipulateur et machiavélique comme dans l'Amour et les Forets de Valérie Donzelli.
Sans effets spectaculaires, et grâce aux performances tout en retenue de ses très bons acteurs, la réalisatrice parvient à montrer clairement la manipulation et les mécanismes qui mènent à la violence, en dressant sans caricature le portrait de l'agresseur et de ses victimes.
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Le premier long-métrage de Nathalie Najem s'attaque à un sujet délicat, celui de la violence psychologique et de ses répercussions sur les victimes.
Si le sujet a déjà été transposé de nombreuses fois à l'écran, le film choisit un angle quelque peu différent en mettant en lumière les destins croisés de Laura, une mère célibataire, et de Shirine, la nouvelle compagne de son ex-compagnon, Joachim, un homme manipulateur. Ainsi, la sororité entre Laura et Shirine, qui se forme au fil du récit, offre un message de résistance et de solidarité féminine assez touchant.
Drame social (la maman célibataire qui peine à joindre les deux bouts), comédie romantique (la nouvelle histoire d'amour naissante de l'ex-compagne), thriller conjugal (dans les rapports du personnage de Joachim à la fois avec son ex et avec sa nouvelle compagne), l'on pourrait reprocher au film de trop mélanger les genres et de multiplier les axes narratifs, au risque d'en survoler la plupart. C'est pourtant lorsqu'il s'emploie à décrire le quotidien des femmes victimes de cette emprise (compagnes, fille et mère de Joachim) et les conséquences de celle-ci sur leurs vies que le film est le plus convaincant, bien plus que lors d'une dernière partie qui cherche à faire monter une tension dramatique de manière un peu forcée et déjà vue.
L'on reste donc au final assez loin de l'impact émotionnel d'un Jusqu'à la Garde, de Xavier Legrand. Le film a toutefois le mérite de ne pas tomber dans une trop grande caricature de l'homme manipulateur et machiavélique comme dans l'Amour et les Forets de Valérie Donzelli.
Sans effets spectaculaires, et grâce aux performances tout en retenue de ses très bons acteurs, la réalisatrice parvient à montrer clairement la manipulation et les mécanismes qui mènent à la violence, en dressant sans caricature le portrait de l'agresseur et de ses victimes.
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"Aux jours qui viennent" s’inscrit dans la grande tradition du cinéma d’auteur français. Il aborde un thème essentiel — celui de la violence conjugale — avec sérieux et justesse, mais sans véritable éclat. Ce sujet, déjà largement exploré au fil des années, semble ici traité de manière trop convenue. Malgré l’implication visible des comédiens, le film peine à se démarquer ou à offrir une perspective nouvelle. Une œuvre appliquée, certes, mais qui n'arrive pas à tirer son épingle du jeu.
Certes peu révolutionnaire dans la forme, Aux Jours qui viennent est un film aux scènes marquantes : la violence d'un homme envers ses femmes et ex est si bien représentée que le spectateur en a des frissons (lorsqu'il la suit dans la nuit au mépris des regards par exemple). Zita Hanrot, Bastien Bouillon, et la petite Maya Hirsbein assurent une partition impeccable.
Film assez édifiant sur les violences domestiques et l'emprise. Le début est assez flou dans la présentation des personnages. Puis l'histoire se met en route et devient très anxiogène.
Excellente interprétation dans ce film haletant et réalisé avec justesse et talent.
Le couple phare est incroyable, Bastien Bouillon est monstrueux dans ce rôle, manipulateur, inquiétant, juste bluffant !
Je conseille fortement
Le couple phare est incroyable, Bastien Bouillon est monstrueux dans ce rôle, manipulateur, inquiétant, juste bluffant !
Je conseille fortement
Joachim (Bastien Bouillon) est un homme violent, prisonnier de ses addictions, qui fait souffrir les femmes qui tombent sous son emprise. Laura (Zita Hanrot) a réussi à s’en libérer. Elle élève désormais seule à Nice leur fille, Lou, et se reconstruit lentement, même si la vie quotidienne n’est pas toujours facile. Joachim est désormais en couple avec Shirine (Alexia Chardard) et manifeste à son égard les premiers symptômes de la jalousie et de l’agressivité, identiques à ceux dont Laura a si douloureusement pâti. Aussi c’est elle que Shirine appelle à l’aide.
Aux jours qui viennent est un film à thème, sur la violence masculine. On ne saurait l’en blâmer tant le sujet est d’une douloureuse actualité. Sur ce thème-là, "Jusqu’à la garde" fut peut-être l’un des meilleurs films français de ces dix dernières années. D’ailleurs "Aux jours qui viennent" souffre de l’ombre portée de ce précédent d’anthologie, couvert de prix (quatre Césars en 2019).
Le film a un défaut : un scénario qui multiplie les incohérences. Il aurait gagné à se concentrer sur la ville de Nice que Nathalie Najem filme comme n’importe quelle métropole, pluvieuse et bruyante, loin de l’image de carte postale qu’on en a. Il fait un long détour inutile par la Sicile. Il se termine par une scène totalement improbable sur le rooftop d’un hôtel de luxe.
Le film a en revanche une qualité : l’interprétation de ses acteurs. Il faut dire un mot de Maya Hirsbein, la gamine de neuf ans à peine qui interprète le rôle de la fille de Laura. Belle comme un cœur, elle évite le piège dans lequel tombent souvent les très jeunes acteurs et présente une telle ressemblance avec sa mère sur scène qu’on sort de la salle convaincu qu’elle en est réellement la fille à la ville. Mention aussi à Zita Hanrot, découverte dans "Fatima" qui lui valut le César du meilleur jeune espoir féminin en 2016. On la revoit toujours avec plaisir ("La Vie scolaire", "Rouge") mais on regrette qu’elle peine à trouver le film ou le rôle qui feront d’elle une star.
Mais celui qui aimante l’écran, c’est Bastien Bouillon. Le gentil flic de "La Nuit du 12", le gentil pote peroxydé de "Partir un jour" démontre l’ampleur de son talent en se muant en toxico pas gentil du tout, susceptible d’exploser d’une seconde à l’autre et d’assommer de coups sa compagne. Sa prestation écrase celle des autres actrices pourtant talentueuses (on retrouve avec plaisir Marianne Basler, dans le rôle de la mère perchée de Joachim, dans deux scènes parfaites) et donne au film toute sa toxicité.
Aux jours qui viennent est un film à thème, sur la violence masculine. On ne saurait l’en blâmer tant le sujet est d’une douloureuse actualité. Sur ce thème-là, "Jusqu’à la garde" fut peut-être l’un des meilleurs films français de ces dix dernières années. D’ailleurs "Aux jours qui viennent" souffre de l’ombre portée de ce précédent d’anthologie, couvert de prix (quatre Césars en 2019).
Le film a un défaut : un scénario qui multiplie les incohérences. Il aurait gagné à se concentrer sur la ville de Nice que Nathalie Najem filme comme n’importe quelle métropole, pluvieuse et bruyante, loin de l’image de carte postale qu’on en a. Il fait un long détour inutile par la Sicile. Il se termine par une scène totalement improbable sur le rooftop d’un hôtel de luxe.
Le film a en revanche une qualité : l’interprétation de ses acteurs. Il faut dire un mot de Maya Hirsbein, la gamine de neuf ans à peine qui interprète le rôle de la fille de Laura. Belle comme un cœur, elle évite le piège dans lequel tombent souvent les très jeunes acteurs et présente une telle ressemblance avec sa mère sur scène qu’on sort de la salle convaincu qu’elle en est réellement la fille à la ville. Mention aussi à Zita Hanrot, découverte dans "Fatima" qui lui valut le César du meilleur jeune espoir féminin en 2016. On la revoit toujours avec plaisir ("La Vie scolaire", "Rouge") mais on regrette qu’elle peine à trouver le film ou le rôle qui feront d’elle une star.
Mais celui qui aimante l’écran, c’est Bastien Bouillon. Le gentil flic de "La Nuit du 12", le gentil pote peroxydé de "Partir un jour" démontre l’ampleur de son talent en se muant en toxico pas gentil du tout, susceptible d’exploser d’une seconde à l’autre et d’assommer de coups sa compagne. Sa prestation écrase celle des autres actrices pourtant talentueuses (on retrouve avec plaisir Marianne Basler, dans le rôle de la mère perchée de Joachim, dans deux scènes parfaites) et donne au film toute sa toxicité.
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