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Domvill
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3,5
Publiée le 15 août 2025
une mise en image très fine abordée par petites touches ou l on découvre progressivement la force cachée de ce duo de femmes victimes d'un ex mari et amant toxique et harceleur. excellents acteurs qui sont tous trois englués dans cette relation destructrice
Le scénario assez intéressant mais le jeu et le développement restent moins réussis malgré la tentative première. Cela donne un aspect prévisible au film, avec quelques lenteurs ou clichés (et qu’on aurait pu clairement éviter). Le sujet est la relation toxique. A certains moments on voit « le mechant » comme souffrant aussi ce qui donne de suite le relief au film, mais la fin trop dramatique et totalement non crédible tue un peu tout. Si l’histoire avait été coupée 15-20min avant, ce serait bien mieux !
Nathalie Najem, signe son premier long-métrage. Elle aborde le thème de l’emprise et la violence faites aux femmes avec beaucoup de justesse qui nous permet de comprendre l’indicible,les multiples facettes des violences masculines dans les relations amoureuses. Je salue la Magnifique interprétation des trois Acteurs principaux.
un film bouleversant sur les violences conjugales dans un univers sombre plonger au coeur de Nice avec un suspense haletant . un film qui restera dans les mémoires .
Des acteurs magnifiques, un scénario et une réalisation qui nous tiennent en haleine. Un ressenti très fort de l’imbrication des personnages, une authenticité et une force dans les dialogues qui font qu’on emporte avec soi des phrases du film.
AUX JOURS QUI VIENNENT - Nathalie Najem | ⭐ 7/10
Le premier long-métrage de Nathalie Najem s'attaque à un sujet délicat, celui de la violence psychologique et de ses répercussions sur les victimes.
Si le sujet a déjà été transposé de nombreuses fois à l'écran, le film choisit un angle quelque peu différent en mettant en lumière les destins croisés de Laura, une mère célibataire, et de Shirine, la nouvelle compagne de son ex-compagnon, Joachim, un homme manipulateur. Ainsi, la sororité entre Laura et Shirine, qui se forme au fil du récit, offre un message de résistance et de solidarité féminine assez touchant.
Drame social (la maman célibataire qui peine à joindre les deux bouts), comédie romantique (la nouvelle histoire d'amour naissante de l'ex-compagne), thriller conjugal (dans les rapports du personnage de Joachim à la fois avec son ex et avec sa nouvelle compagne), l'on pourrait reprocher au film de trop mélanger les genres et de multiplier les axes narratifs, au risque d'en survoler la plupart. C'est pourtant lorsqu'il s'emploie à décrire le quotidien des femmes victimes de cette emprise (compagnes, fille et mère de Joachim) et les conséquences de celle-ci sur leurs vies que le film est le plus convaincant, bien plus que lors d'une dernière partie qui cherche à faire monter une tension dramatique de manière un peu forcée et déjà vue.
L'on reste donc au final assez loin de l'impact émotionnel d'un Jusqu'à la Garde, de Xavier Legrand. Le film a toutefois le mérite de ne pas tomber dans une trop grande caricature de l'homme manipulateur et machiavélique comme dans l'Amour et les Forets de Valérie Donzelli.
Sans effets spectaculaires, et grâce aux performances tout en retenue de ses très bons acteurs, la réalisatrice parvient à montrer clairement la manipulation et les mécanismes qui mènent à la violence, en dressant sans caricature le portrait de l'agresseur et de ses victimes.
"Aux jours qui viennent" s’inscrit dans la grande tradition du cinéma d’auteur français. Il aborde un thème essentiel — celui de la violence conjugale — avec sérieux et justesse, mais sans véritable éclat. Ce sujet, déjà largement exploré au fil des années, semble ici traité de manière trop convenue. Malgré l’implication visible des comédiens, le film peine à se démarquer ou à offrir une perspective nouvelle. Une œuvre appliquée, certes, mais qui n'arrive pas à tirer son épingle du jeu.
Certes peu révolutionnaire dans la forme, Aux Jours qui viennent est un film aux scènes marquantes : la violence d'un homme envers ses femmes et ex est si bien représentée que le spectateur en a des frissons (lorsqu'il la suit dans la nuit au mépris des regards par exemple). Zita Hanrot, Bastien Bouillon, et la petite Maya Hirsbein assurent une partition impeccable.
Film assez édifiant sur les violences domestiques et l'emprise. Le début est assez flou dans la présentation des personnages. Puis l'histoire se met en route et devient très anxiogène.
Excellente interprétation dans ce film haletant et réalisé avec justesse et talent. Le couple phare est incroyable, Bastien Bouillon est monstrueux dans ce rôle, manipulateur, inquiétant, juste bluffant ! Je conseille fortement
Joachim (Bastien Bouillon) est un homme violent, prisonnier de ses addictions, qui fait souffrir les femmes qui tombent sous son emprise. Laura (Zita Hanrot) a réussi à s’en libérer. Elle élève désormais seule à Nice leur fille, Lou, et se reconstruit lentement, même si la vie quotidienne n’est pas toujours facile. Joachim est désormais en couple avec Shirine (Alexia Chardard) et manifeste à son égard les premiers symptômes de la jalousie et de l’agressivité, identiques à ceux dont Laura a si douloureusement pâti. Aussi c’est elle que Shirine appelle à l’aide.
Aux jours qui viennent est un film à thème, sur la violence masculine. On ne saurait l’en blâmer tant le sujet est d’une douloureuse actualité. Sur ce thème-là, "Jusqu’à la garde" fut peut-être l’un des meilleurs films français de ces dix dernières années. D’ailleurs "Aux jours qui viennent" souffre de l’ombre portée de ce précédent d’anthologie, couvert de prix (quatre Césars en 2019).
Le film a un défaut : un scénario qui multiplie les incohérences. Il aurait gagné à se concentrer sur la ville de Nice que Nathalie Najem filme comme n’importe quelle métropole, pluvieuse et bruyante, loin de l’image de carte postale qu’on en a. Il fait un long détour inutile par la Sicile. Il se termine par une scène totalement improbable sur le rooftop d’un hôtel de luxe.
Le film a en revanche une qualité : l’interprétation de ses acteurs. Il faut dire un mot de Maya Hirsbein, la gamine de neuf ans à peine qui interprète le rôle de la fille de Laura. Belle comme un cœur, elle évite le piège dans lequel tombent souvent les très jeunes acteurs et présente une telle ressemblance avec sa mère sur scène qu’on sort de la salle convaincu qu’elle en est réellement la fille à la ville. Mention aussi à Zita Hanrot, découverte dans "Fatima" qui lui valut le César du meilleur jeune espoir féminin en 2016. On la revoit toujours avec plaisir ("La Vie scolaire", "Rouge") mais on regrette qu’elle peine à trouver le film ou le rôle qui feront d’elle une star.
Mais celui qui aimante l’écran, c’est Bastien Bouillon. Le gentil flic de "La Nuit du 12", le gentil pote peroxydé de "Partir un jour" démontre l’ampleur de son talent en se muant en toxico pas gentil du tout, susceptible d’exploser d’une seconde à l’autre et d’assommer de coups sa compagne. Sa prestation écrase celle des autres actrices pourtant talentueuses (on retrouve avec plaisir Marianne Basler, dans le rôle de la mère perchée de Joachim, dans deux scènes parfaites) et donne au film toute sa toxicité.
Je suis toujours dans l'euphorie Bastien Bouillon ! Après "Partir un jour" et "Connemara" (qui sort en septembre et dont ma critique sort bientôt) dans lesquels il joue un rôle similaire, j'avais hâte de le voir à contre-emploi.... Et j'ai été servie !
Fini les sourires ou regards bienveillants et cette sexytude qui m'avait fait fondre. Place ici à tout autre rôle : on le voir amaigri, drogué, colérique... En gros LE pervers narcissique par excellence ! Wahou quel choc de le voir dans ce rôle, j'étais pas prête !
Il est tout en nuances, alternant le chaud et le froid de manière déconcertante : j'ai eu un choc !
Ici, je l'ai détesté, haït même sur certaines scènes ! J'ai été bluffée de voir comment il pouvait changer de regard et d'attitude en un claquement de doigt : c'est vraiment ma révélation de l'année ! (Une nomination aux Césars ça serait pas mal ^^)
C'est un film très dur à voir psychologiquement ! On assiste au parcours des deux femmes de sa vie à des stades de vie différents. La première, jouée par Zita Hanrot, qui s'est sortie de l'emprise de cet homme avec sa fille et qui essait d'avancer comme elle peut dans ce monde qui ne lui fait pas de cadeau. Et la seconde, jouée par Alexia Chardard, toute jeune, qui est totalement sous emprise et qui réalise petit à petit l'engrenage dans lequel elle est emprisonnée et qui réussi à demander de l'aide avant qu'il ne soit trop tard.
C'est un film très dur à voir sur l'emprise et comment se sortir d'une relation toxique de codépendance... Ce thème est traité avec une justesse incroyable, constamment sur le fil, en ne tombant jamais dans les clichés et en évitant les facilités qui auraient pu faire tomber le film dans le pathos et le larmoyant. Bravo !
C'est un film qu'il faut voir, il m'a mis en colère et m'a heurté au plus profond. Vous ne sortirez pas indemne de votre séance, c'est un film qui dénonce et permet de mettte en lumière un fait de société plus répandu qu'il n'y paraît.
À Nice et en Sicile deux femmes en prise à la violence du même homme. L’une qui s’en est sorti en emportant leur fille et l’autre, celle qui est tombée amoureuse après et qui sent le piège se refermer sur elle. Bon film sur les prédateurs avec un joli casting, la gamine est excellente. Et Bastien Bouillon, toujours aussi juste, devient le personnage qu’il chassait dans « La Nuit du 12 ».
Sur un sujet qui invite à la caricature, un film subtil et passionnant. Qui se terminera bien plus tard que le générique de fin en discussions passionnantes et constructives entre hommes et femmes