Aux jours qui viennent
Note moyenne
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72 critiques spectateurs

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Fenêtre sur salle
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129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2025
 AUX JOURS QUI VIENNENT - Nathalie Najem | ⭐ 7/10

Le premier long-métrage de Nathalie Najem s'attaque à un sujet délicat, celui de la violence psychologique et de ses répercussions sur les victimes.

Si le sujet a déjà été transposé de nombreuses fois à l'écran, le film choisit un angle quelque peu différent en mettant en lumière les destins croisés de Laura, une mère célibataire, et de Shirine, la nouvelle compagne de son ex-compagnon, Joachim, un homme manipulateur. Ainsi, la sororité entre Laura et Shirine, qui se forme au fil du récit, offre un message de résistance et de solidarité féminine assez touchant.

Drame social (la maman célibataire qui peine à joindre les deux bouts), comédie romantique (la nouvelle histoire d'amour naissante de l'ex-compagne), thriller conjugal (dans les rapports du personnage de Joachim à la fois avec son ex et avec sa nouvelle compagne), l'on pourrait reprocher au film de trop mélanger les genres et de multiplier les axes narratifs, au risque d'en survoler la plupart. C'est pourtant lorsqu'il s'emploie à décrire le quotidien des femmes victimes de cette emprise (compagnes, fille et mère de Joachim) et les conséquences de celle-ci sur leurs vies que le film est le plus convaincant, bien plus que lors d'une dernière partie qui cherche à faire monter une tension dramatique de manière un peu forcée et déjà vue.

L'on reste donc au final assez loin de l'impact émotionnel d'un Jusqu'à la Garde, de Xavier Legrand. Le film a toutefois le mérite de ne pas tomber dans une trop grande caricature de l'homme manipulateur et machiavélique comme dans l'Amour et les Forets de Valérie Donzelli.

Sans effets spectaculaires, et grâce aux performances tout en retenue de ses très bons acteurs, la réalisatrice parvient à montrer clairement la manipulation et les mécanismes qui mènent à la violence, en dressant sans caricature le portrait de l'agresseur et de ses victimes.

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Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2025
"Aux jours qui viennent" s’inscrit dans la grande tradition du cinéma d’auteur français. Il aborde un thème essentiel — celui de la violence conjugale — avec sérieux et justesse, mais sans véritable éclat. Ce sujet, déjà largement exploré au fil des années, semble ici traité de manière trop convenue. Malgré l’implication visible des comédiens, le film peine à se démarquer ou à offrir une perspective nouvelle. Une œuvre appliquée, certes, mais qui n'arrive pas à tirer son épingle du jeu.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2025
Certes peu révolutionnaire dans la forme, Aux Jours qui viennent est un film aux scènes marquantes : la violence d'un homme envers ses femmes et ex est si bien représentée que le spectateur en a des frissons (lorsqu'il la suit dans la nuit au mépris des regards par exemple). Zita Hanrot, Bastien Bouillon, et la petite Maya Hirsbein assurent une partition impeccable.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2025
Film assez édifiant sur les violences domestiques et l'emprise. Le début est assez flou dans la présentation des personnages. Puis l'histoire se met en route et devient très anxiogène.
Sylvie Paris
Sylvie Paris

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2025
Excellente interprétation dans ce film haletant et réalisé avec justesse et talent.
Le couple phare est incroyable, Bastien Bouillon est monstrueux dans ce rôle, manipulateur, inquiétant, juste bluffant !
Je conseille fortement
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2025
Joachim (Bastien Bouillon) est un homme violent, prisonnier de ses addictions, qui fait souffrir les femmes qui tombent sous son emprise. Laura (Zita Hanrot) a réussi à s’en libérer. Elle élève désormais seule à Nice leur fille, Lou, et se reconstruit lentement, même si la vie quotidienne n’est pas toujours facile. Joachim est désormais en couple avec Shirine (Alexia Chardard) et manifeste à son égard les premiers symptômes de la jalousie et de l’agressivité, identiques à ceux dont Laura a si douloureusement pâti. Aussi c’est elle que Shirine appelle à l’aide.

Aux jours qui viennent est un film à thème, sur la violence masculine. On ne saurait l’en blâmer tant le sujet est d’une douloureuse actualité. Sur ce thème-là, "Jusqu’à la garde" fut peut-être l’un des meilleurs films français de ces dix dernières années. D’ailleurs "Aux jours qui viennent" souffre de l’ombre portée de ce précédent d’anthologie, couvert de prix (quatre Césars en 2019).

Le film a un défaut : un scénario qui multiplie les incohérences. Il aurait gagné à se concentrer sur la ville de Nice que Nathalie Najem filme comme n’importe quelle métropole, pluvieuse et bruyante, loin de l’image de carte postale qu’on en a. Il fait un long détour inutile par la Sicile. Il se termine par une scène totalement improbable sur le rooftop d’un hôtel de luxe.

Le film a en revanche une qualité : l’interprétation de ses acteurs. Il faut dire un mot de Maya Hirsbein, la gamine de neuf ans à peine qui interprète le rôle de la fille de Laura. Belle comme un cœur, elle évite le piège dans lequel tombent souvent les très jeunes acteurs et présente une telle ressemblance avec sa mère sur scène qu’on sort de la salle convaincu qu’elle en est réellement la fille à la ville. Mention aussi à Zita Hanrot, découverte dans "Fatima" qui lui valut le César du meilleur jeune espoir féminin en 2016. On la revoit toujours avec plaisir ("La Vie scolaire", "Rouge") mais on regrette qu’elle peine à trouver le film ou le rôle qui feront d’elle une star.

Mais celui qui aimante l’écran, c’est Bastien Bouillon. Le gentil flic de "La Nuit du 12", le gentil pote peroxydé de "Partir un jour" démontre l’ampleur de son talent en se muant en toxico pas gentil du tout, susceptible d’exploser d’une seconde à l’autre et d’assommer de coups sa compagne. Sa prestation écrase celle des autres actrices pourtant talentueuses (on retrouve avec plaisir Marianne Basler, dans le rôle de la mère perchée de Joachim, dans deux scènes parfaites) et donne au film toute sa toxicité.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 332 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2025
Je suis toujours dans l'euphorie Bastien Bouillon ! Après "Partir un jour" et "Connemara" (qui sort en septembre et dont ma critique sort bientôt) dans lesquels il joue un rôle similaire, j'avais hâte de le voir à contre-emploi.... Et j'ai été servie !

Fini les sourires ou regards bienveillants et cette sexytude qui m'avait fait fondre. Place ici à tout autre rôle : on le voir amaigri, drogué, colérique... En gros LE pervers narcissique par excellence ! Wahou quel choc de le voir dans ce rôle, j'étais pas prête !

Il est tout en nuances, alternant le chaud et le froid de manière déconcertante : j'ai eu un choc !

Ici, je l'ai détesté, haït même sur certaines scènes !
J'ai été bluffée de voir comment il pouvait changer de regard et d'attitude en un claquement de doigt : c'est vraiment ma révélation de l'année !
(Une nomination aux Césars ça serait pas mal ^^)

C'est un film très dur à voir psychologiquement !
On assiste au parcours des deux femmes de sa vie à des stades de vie différents.
La première, jouée par Zita Hanrot, qui s'est sortie de l'emprise de cet homme avec sa fille et qui essait d'avancer comme elle peut dans ce monde qui ne lui fait pas de cadeau.
Et la seconde, jouée par Alexia Chardard, toute jeune, qui est totalement sous emprise et qui réalise petit à petit l'engrenage dans lequel elle est emprisonnée et qui réussi à demander de l'aide avant qu'il ne soit trop tard.

C'est un film très dur à voir sur l'emprise et comment se sortir d'une relation toxique de codépendance...
Ce thème est traité avec une justesse incroyable, constamment sur le fil, en ne tombant jamais dans les clichés et en évitant les facilités qui auraient pu faire tomber le film dans le pathos et le larmoyant. Bravo !

C'est un film qu'il faut voir, il m'a mis en colère et m'a heurté au plus profond.
Vous ne sortirez pas indemne de votre séance, c'est un film qui dénonce et permet de mettte en lumière un fait de société plus répandu qu'il n'y paraît.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2025
À Nice et en Sicile deux femmes en prise à la violence du même homme. L’une qui s’en est sorti en emportant leur fille et l’autre, celle qui est tombée amoureuse après et qui sent le piège se refermer sur elle. Bon film sur les prédateurs avec un joli casting, la gamine est excellente. Et Bastien Bouillon, toujours aussi juste, devient le personnage qu’il chassait dans « La Nuit du 12 ».
Thomas Desarnaud
Thomas Desarnaud

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2025
Sur un sujet qui invite à la caricature, un film subtil et passionnant. Qui se terminera bien plus tard que le générique de fin en discussions passionnantes et constructives entre hommes et femmes
Myriam F.
Myriam F.

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2025
Un fort moment où la peur,l'angoisse, la délivrance conjugue l'ensemble du film ou Bastirn Bouillon faut preuve d'excellence
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2025
Aux jours qui viennent se rêve en chant funèbre post-pandémique, mais sonne comme un slam de CM2 récité sur fond de piano mouillé. Les acteurs errent dans des décors vides, comme s’ils cherchaient la sortie de secours d’un film qu’ils n’ont jamais compris. La mise en scène se prend pour du Haneke, mais accouche d’un Instagram morose sous filtre sépia. Et pourtant, au milieu des ruines, une réplique : “Je n’attends plus rien, alors tout peut venir” — éclair de grâce dans un brouillard de prétention.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2025
Aux esprits chagrins qui se plaindraient de voir sortir de nombreux films traitant de l'emprise, des violences domestiques, voire de la sororité, il est facile de répondre qu'il était largement temps d'en parler et que le cinéma, français, en particulier, n'y songeait guère, auparavant, sans compter l'abondance de longs métrages au caractère viril assumé. Passons donc et regardons Aux jours qui viennent, la première réalisation de Nadia Najem. Si le film laisse une bonne impression d'ensemble, notamment dans son versant thriller, très percutant, il possède quelques faiblesses dans son écriture, le volet social est survolé, les ellipses se révèlent parfois peu convaincantes, sa construction, avec deux vies parallèles de femmes mal équilibrées et enfin sa mise en scène, nonchalante par endroits. Le sujet reste fort, cependant, et souvent prenant, notamment quand Bastien Bouillon est à l'écran, stupéfiant en homme à la fois terrifiant et dépendant. Face à lui, Zita Hanrot et Alexia Chardard assurent des prestations de bonne facture (la fillette est également remarquable), mais le film ne creuse peut-être pas suffisamment leurs personnages, en accordant une très grande place à leur tourmenteur. Loin de démériter, Aux jours qui viennent n'a pas la même puissance d'effroi que Jusqu'à la garde de Xavier Legrand ou encore l'étouffant Ne dis rien de Icíar Bollaín, qui reste inégalé pour évoquer le lourd sujet des violences conjugales.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 470 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2025
Ce n'est pas un grand film même s'il est bien interprété, l'histoire est assez prévisible et elle fait écho à un thème déjà abordé avec un précédent film sorti un an presque jours pour jours (Jamais plus, it ends with us de Justin Baldoni). On ressort de cette histoire sans plus de certitude qu'on en a avant d'en avoir vu sa conclusion, c'est un film pour illustrer un débat de société mais pas un film pour aller se distraire au cinéma et oublier ses soucis dans un moment de détente ou rester pantois devant un moment d'histoire ou une intrigue machiavélique, pourtant s'il avait été davantage traité en mode thriller (chose qui aurait tout à fait été possible, les américains savent très bien faire et on en a aussi un aperçu dans quelques scènes), l'ensemble aurait été bien meilleur et en tout cas plus captivant... L'été est décidément une saison plutôt pauvre pour le cinéma.
Fancy Fair
Fancy Fair

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5,0
Publiée le 29 juillet 2025
Un film fort qui nous tient en haleine. Avec des scènes percutantes.
Une magnifique interprétation des comédiens (ennes)
Bastien Bouillon parfait dans son rôle inquiétant et touchant à la fois
Superbe Zita Hanrot maman solo toujours tiraillée et en quête de bonheur
La justesse et la force d 'Alexia Chardard dans un rôle douloureux.
Bravo a Nathalie Najem pour son premier long métrage elle tape fort.
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2025
Toute la tension de cet énième, mais hélas encore nécessaire, film sur l'emprise d'un homme sur ses compagnes qu'il juge étant ses propriétés, vient de l'excellent Bastien Bouillon car sous son doux physique et sa voix charmeuse se dissimule le pire des salauds.
Les deux actrices se débattent dans ses toiles mortifères et seule la petite Lou, sa fille, semble avoir un regard innocent mais lucide dur ce qu'est son père.
Un excellent thriller qui vous fera bondir dur votre siège plus d'une fois !
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