je l'ai vu au cinema. Et c'est le meilleur role de Bastien Bouillon. Le travail du suspense est tres efficace. Et la chute, aquatique, est poetiquement surprenante.
Ce drame psychologique construit à la manière d’un thriller évoque les violences conjugales au sein d’une relation et le problème de la masculinité toxique. La constance du scénario parvenant avec brio à reconstruire le modèle et mécanismes conduisant à ce type de relation est à louer malgré quelques maladresses et une dernière partie plus faible. Pour autant, la qualité de l’interprétation portant des personnages écrits sans entrer dans la caricature est également une belle force d’un premier long-métrage imparfait surtout lorsque le récit glisse vers une tension quelque peu artificielle.
Voilà un film nécessaire sur le harcélement et l'emprise d'un homme sur son ex-compagne, sa fille et sa nouvelle conquête. On peut y voir Bastien Bouillon dans un rôle de personnage paumé, accro à la drogue, et ne supportant pas la frustration d'une séparation. C'est criant de réalisme et la sororité des deux vicimes (Zita Hanrot et Alexia Chardard) plus la petite fille est un bouclier face à ce personnage détestable. Mélange de film social puis de thriller, l'ensemble dépeint le quotidien oppressant de femmes traquées par un homme violent.
Film psychologique, sans être un thriller. Il ne se passe pas grand chose mais ça n'est pas particulièrement dérangeant. Ca permet de s'attacher à comprendre les personnages et les enjeux latents. Il y a beaucoup de couches à chacun d'eux, et honnêtement il faut savoir jouer pour porter ce film. Tout est dans la gestuelle, les non-dits. C'est fort de savoir transmettre ça. Bastien Bouillon retourne aux personnages toxiques et torturés dont il a l'habitude. Dommage, je le trouvais plus parlant/attachant dans les rôles plus léger (Partir un Jour <3). C'est quand même réussi, bien que pour moi le personnage le plus intéressant soit celui de Laura (Zita Hanrot), joué magnifiquement bien. Sans contexte, sans vue sur le passé, on comprend d'elle toutes ses nuances, son amour pour Joachim, sa déception, sa peur. On voit à la fois l'emprise de son ex sur elle, mais également sa libération de cette emprise par sa seule force.
D'autres films avant celui-ci ont parfaitement su retranscrire les relations toxiques (Mon roi de Maiwen). Ici, le manque d'unité et de rythme du scénario saute aux yeux, il avance trop par à-coups pour espérer maintenir l'intérêt tout le long, malgré un excellent duo d'acteurs.
"Aux jours qui viennent" est un film qui observe au plus près une relation toxique et la lente prise de conscience de celle qui la subit. L’histoire suit une femme prise dans les filets d’un compagnon manipulateur, un pervers narcissique au charme trompeur, dont la violence se diffuse par petites touches, presque invisibles au départ, avant de devenir impossible à nier. Sur le papier, tout est là. Zita Hanrot livre une prestation d’une grande justesse, jamais démonstrative, tandis que Bastien Bouillon est glaçant de banalité dans ce rôle d’homme qui détruit sans hausser la voix. La mise en scène est sobre et réaliste. Et pourtant, malgré la qualité évidente du jeu et la sincérité du propos, quelque chose résiste. L’émotion peine à surgir, l’empathie reste à distance. Peut-être parce que le film reste trop sage, trop contenu, comme s’il n’osait jamais pleinement faire basculer le spectateur dans la douleur intérieure de son héroïne.
« Aux jours qui viennent » rejoint la longue liste de films sur les violences psychologiques et l’emprise. Sa seule vraie particularité est d’aborder l’après-séparation, l’après-violence, et le lien entre deux femmes confrontées au même homme. Honorable dans son intention de mettre en lumière les violences conjugales invisibles, il laisse pourtant un net goût de déjà-vu et peinera à marquer durablement.
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3,0
Publiée le 27 novembre 2025
Laura et Shirine sont liées par Joachim, un homme qui est l'ex de la première et le compagnon de la seconde. S'il peut parfois avoir des tensions entre deux femmes dans ce cas de figure, ce n'est pas le cas entre elles. Laura a même plutôt de la compassion pour elle, car elle sait ce qu'elle risque de vivre. Si l'on remarque rapidement le caractère toxique de Joachim, on ne sait pas vraiment où Nathalie Najem veut nous mener surtout si on aborde le film à l'aveugle. Ces recherches en Italie sèment un peu le doute sur la nature de l'histoire. La réalisatrice n'emprunte jamais les codes d'un thriller domestique, mais on ressent progressivement de la tension au fur et à mesure que la peur de ces femmes augmente. Il y a des longueurs au cours de certaines balades sans grand intérêt, mais le film est efficace et glaçant quand il entre dans le vif du sujet. Au final, ça n'apporte rien de nouveau, mais c'est pas mal et incarné par un très bon trio.
HANROT est une mère seule à élever sa fille, à cause d’un BOUILLON toxique, le père. CHARDARD est une gentille femme bousculée par cet énergumène insaisissable et violent. Film choral à 4 personnages principaux qui s’appellent, se solidarisent, s’opposent au fil des séquences. Ils rient d’un rien comme des gamins puis jaloux provoquent une esclandre en pleine rue et dans le bus devant la pauvre fifille. L’épilogue surprendra en faveur de la morale et de la justice. L’image est délavée à faible définition mais ce n’est pas l’essentiel : la situation dramatique surnage au-delà de la forme. Pas mal !
S'il traite de l'emprise et de la violence conjugale, la mise en place de ce drame est d'abord confuse. Puis, le récit se traîne, manque d'épaisseur, de tension et le sujet reste finalement en surface, mal maîtrisé. L'aspect thriller de fin est en outre assez rocambolesque.
J'ai regardé le film ! et je suis perplexe quand au message du réalisateur , est ce l'enfance difficile de Joachim ? !! film lent ! et quelque peu déprimant !!! mais captivant ! malgré tout : les acteurs sont très bons comme: Ztta Hanrot , la jeune maya Hirsbein et Alexias Chardard sans oublier Bastien Bouillon ! bref je dirai à voir .....avec modération !
Si vous aimez les blessures, les douleurs, l'abandon et la glauquerie des quotidiens interlopes, vous aimerez ce film noir. si vous aimez les romances constructives, les histoires ayant un sens et les morales limpides, vous serez fort déçu. La faute à une narration désordonnée et des rebondissements aussi imprévus que peu aidants à la compréhension.