Cette fois l'homme n'est pas "normal" et simplement violent physiquement, mais un junkie paumé avec une bonne dose de pervers narcissique. Il y a donc une dimension médicale qui pourrait faire dire que ce n'est pas sa faute, c'est la drogue qui parle ! Mais quoi qu'il en soit, tous les autres paramètres se retrouvent par contre un cran en-deça du magnifique et tragique film "Jusqu'à la Garde" (2018). Ici la tension est bien moindre, le danger moins palpable et moins assuré. Le scénario passe d'abord beaucoup de temps sur le quotidien de Laura/Zantot, alors que pour Shirine/Chardard on apprend juste un peu sur son travail ce qui crée un décalage, par là même il est dommage qu'on n'apprenne rien sur la relation passée entre Laura et Joachim. Le vrai soucis du film réside dans un soucis de rythme, trop monocorde, sans montée en puissance réelle outre 2-3 passages marquants... SPOILERS voir site !... Par contre, le choix de tourner en liberté dans des lieux publics sans avertissement au près du public crée des véritables scènes hyper réalistes où on constate la lâcheté des uns ou l'indifférence des autres. Le plus gros défaut arrive à la fin. Le film reste plein d'acuité, pertinent et lucide avec une belle description du chemin à parcourir vers le courage et la résilience. Note indulgente ! Site : Selenie
Un très beau film, poignant, qui nous met insidieusement dans un état de grande tension. Bastien Bouillon est formidable, complexe et fiévreux, tout comme Zita Hanrot, vibrante d’émotions contenues, et Alexia Chardard, excellente. La réalisation est toute en finesse et l'apparente tranquillité du début du film va laisser place peu à peu à un climat étouffant dans lequel on est en totale empathie avec les personnage féminins. Le personnage masculin est complexe, ambivalent, tantôt doux tantôt loup. Le scénario est très habilement construit autour des trois personnages, l'image très belle et la bande sonore riche et soignée avec une partition musicale qui fait monter la tension. Seules réserves les quelques scènes liées aux métiers des personnages, un peu moins réussies. Mais l'ensemble est un film fort sur un sujet dont il faut parler. A voir de toute urgence !
Très bon film, très tendu, avec de très bons acteurs, actrices, la petite est superbe, joue très bien, ça doit être tellement difficile de demander à des enfants de jouer ce genre de rôle
Si on ne peut que louer l'existence de films qui traitent de la maltraitance conjugale, on peut aussi regretter le manque de soins accordés par Nathalie Najem à son scénario.
Il y a certes quelques traits psychologiques du personnage de la mère et du jeune homme auteur de violences envers son conjoint qui sont abordés, mais les deux autres personnages féminins seront malheureusement survolés.
Aucun traitement de la formation des deux couples ( c'est pourtant à ce moment de la relation, celle qui demande la plus grande vigilance qu'on peut tomber dans une relation toxique ).
On passera, sur les ellipses du scénario pas vraiment aligné avec un sujet qui demande pourtant de la précision, le nombre de scènes sans grand intérêt qu'on nous propose avant de s'intéresser enfin frontalement au sujet ( seules les dernières 30 minutes trouvent un peu d'allant ).
Un bon sujet, même indispensable à traiter, ne fait pas forcément un film réussi. En voilà un ( autre ) exemple.
Évidemment, ce difficile sujet mérité d’être traité. La lenteur relative de ce film met en valeur la montée crescendo de la violence, excellament interprétée par B Bouillon. Une note particulière à la jeune actrice, confondante de naturel.
Un film psychologique sur les violences conjugales. La réalisatrice nous propose deux des versants de ces violences : l’emprise et les traumatismes par le prisme de deux actrices, Zita Hanrot et Alexia Chardard, qui incarnent pleinement. Bastien Bouillon est quant à lui extrêmement convaincant dans ce rôle d’homme possessif, violent et manipulateur. On regrettera les quelques longueurs où la tension, présente du début à la fin du film, s’essouffle.
Film intéressant pour son analyse des violences conjugales et de l'emprise masculine mais que de longueurs... avec une mise en scène sans imagination que sauvent d'excellents acteurs.
Un très grand film qui va marquer la rentrée cinématographique. La réalisation est juste impeccable. Le scénario génère un suspense assez génial à faire pâlir les meilleures oeuvres américaines du genre « thriller ». Les acteurs sont bluffants. Chapeau aux artistes qui nous offrent une telle oeuvre en cet été 2025.
Ce premier long métrage de Nathalie Najem prouve qu’on tient avec cette scénariste une réalisatrice de très grand talent. On ne peut que souhaiter un grand succès public à "Aux jours qui viennent", ce qui permettrait presque à coup sûr à Nathalie Najem de pouvoir continuer dans cette voie de la réalisation. Comme d'habitude, la critique complète est disponible sur le site dont la dénomination agrège les mots critique et film avec le tiret du 6 entre les 2.
Vu dans le cadre de la première édition du festival ciné citoyen de Vannes, trois personnages qui se sont construits autour de la violence et de la relation toxique. Tout en nuance et contradictions, le scénario avance implacablement. La prestation de Bastien Bouillon est à saluer.