Aux jours qui viennent
Note moyenne
3,4
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72 critiques spectateurs

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Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2025
Certes peu révolutionnaire dans la forme, Aux Jours qui viennent est un film aux scènes marquantes : la violence d'un homme envers ses femmes et ex est si bien représentée que le spectateur en a des frissons (lorsqu'il la suit dans la nuit au mépris des regards par exemple). Zita Hanrot, Bastien Bouillon, et la petite Maya Hirsbein assurent une partition impeccable.
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2025
Ce premier long métrage de Nathalie Najem prouve qu’on tient avec cette scénariste une réalisatrice de très grand talent. On ne peut que souhaiter un grand succès public à "Aux jours qui viennent", ce qui permettrait presque à coup sûr à Nathalie Najem de pouvoir continuer dans cette voie de la réalisation. Comme d'habitude, la critique complète est disponible sur le site dont la dénomination agrège les mots critique et film avec le tiret du 6 entre les 2.
remyll
remyll

256 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2025
Un très grand film qui va marquer la rentrée cinématographique. La réalisation est juste impeccable. Le scénario génère un suspense assez génial à faire pâlir les meilleures oeuvres américaines du genre « thriller ». Les acteurs sont bluffants. Chapeau aux artistes qui nous offrent une telle oeuvre en cet été 2025.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2025
Joachim (Bastien Bouillon) est un homme violent, prisonnier de ses addictions, qui fait souffrir les femmes qui tombent sous son emprise. Laura (Zita Hanrot) a réussi à s’en libérer. Elle élève désormais seule à Nice leur fille, Lou, et se reconstruit lentement, même si la vie quotidienne n’est pas toujours facile. Joachim est désormais en couple avec Shirine (Alexia Chardard) et manifeste à son égard les premiers symptômes de la jalousie et de l’agressivité, identiques à ceux dont Laura a si douloureusement pâti. Aussi c’est elle que Shirine appelle à l’aide.

Aux jours qui viennent est un film à thème, sur la violence masculine. On ne saurait l’en blâmer tant le sujet est d’une douloureuse actualité. Sur ce thème-là, "Jusqu’à la garde" fut peut-être l’un des meilleurs films français de ces dix dernières années. D’ailleurs "Aux jours qui viennent" souffre de l’ombre portée de ce précédent d’anthologie, couvert de prix (quatre Césars en 2019).

Le film a un défaut : un scénario qui multiplie les incohérences. Il aurait gagné à se concentrer sur la ville de Nice que Nathalie Najem filme comme n’importe quelle métropole, pluvieuse et bruyante, loin de l’image de carte postale qu’on en a. Il fait un long détour inutile par la Sicile. Il se termine par une scène totalement improbable sur le rooftop d’un hôtel de luxe.

Le film a en revanche une qualité : l’interprétation de ses acteurs. Il faut dire un mot de Maya Hirsbein, la gamine de neuf ans à peine qui interprète le rôle de la fille de Laura. Belle comme un cœur, elle évite le piège dans lequel tombent souvent les très jeunes acteurs et présente une telle ressemblance avec sa mère sur scène qu’on sort de la salle convaincu qu’elle en est réellement la fille à la ville. Mention aussi à Zita Hanrot, découverte dans "Fatima" qui lui valut le César du meilleur jeune espoir féminin en 2016. On la revoit toujours avec plaisir ("La Vie scolaire", "Rouge") mais on regrette qu’elle peine à trouver le film ou le rôle qui feront d’elle une star.

Mais celui qui aimante l’écran, c’est Bastien Bouillon. Le gentil flic de "La Nuit du 12", le gentil pote peroxydé de "Partir un jour" démontre l’ampleur de son talent en se muant en toxico pas gentil du tout, susceptible d’exploser d’une seconde à l’autre et d’assommer de coups sa compagne. Sa prestation écrase celle des autres actrices pourtant talentueuses (on retrouve avec plaisir Marianne Basler, dans le rôle de la mère perchée de Joachim, dans deux scènes parfaites) et donne au film toute sa toxicité.
lionelb30

535 abonnés 2 903 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2025
Pas une comédie. Film assez lent mais qui tient en haleine durant tout le film , un peu oppressant avec des acteurs plutôt bien et la jeune actrice très bien.
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2025
Très beau film, bien interprété et d’une vérité désarmante. Bastien Bouillon excelle dans un rôle bien plus opaque qu’à l’accoutumée. Une réussite.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2025
 AUX JOURS QUI VIENNENT - Nathalie Najem | ⭐ 7/10

Le premier long-métrage de Nathalie Najem s'attaque à un sujet délicat, celui de la violence psychologique et de ses répercussions sur les victimes.

Si le sujet a déjà été transposé de nombreuses fois à l'écran, le film choisit un angle quelque peu différent en mettant en lumière les destins croisés de Laura, une mère célibataire, et de Shirine, la nouvelle compagne de son ex-compagnon, Joachim, un homme manipulateur. Ainsi, la sororité entre Laura et Shirine, qui se forme au fil du récit, offre un message de résistance et de solidarité féminine assez touchant.

Drame social (la maman célibataire qui peine à joindre les deux bouts), comédie romantique (la nouvelle histoire d'amour naissante de l'ex-compagne), thriller conjugal (dans les rapports du personnage de Joachim à la fois avec son ex et avec sa nouvelle compagne), l'on pourrait reprocher au film de trop mélanger les genres et de multiplier les axes narratifs, au risque d'en survoler la plupart. C'est pourtant lorsqu'il s'emploie à décrire le quotidien des femmes victimes de cette emprise (compagnes, fille et mère de Joachim) et les conséquences de celle-ci sur leurs vies que le film est le plus convaincant, bien plus que lors d'une dernière partie qui cherche à faire monter une tension dramatique de manière un peu forcée et déjà vue.

L'on reste donc au final assez loin de l'impact émotionnel d'un Jusqu'à la Garde, de Xavier Legrand. Le film a toutefois le mérite de ne pas tomber dans une trop grande caricature de l'homme manipulateur et machiavélique comme dans l'Amour et les Forets de Valérie Donzelli.

Sans effets spectaculaires, et grâce aux performances tout en retenue de ses très bons acteurs, la réalisatrice parvient à montrer clairement la manipulation et les mécanismes qui mènent à la violence, en dressant sans caricature le portrait de l'agresseur et de ses victimes.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2025
À Nice et en Sicile deux femmes en prise à la violence du même homme. L’une qui s’en est sorti en emportant leur fille et l’autre, celle qui est tombée amoureuse après et qui sent le piège se refermer sur elle. Bon film sur les prédateurs avec un joli casting, la gamine est excellente. Et Bastien Bouillon, toujours aussi juste, devient le personnage qu’il chassait dans « La Nuit du 12 ».
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 599 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2025
Une gifle.

Scénariste prolifique et reconnue, c’est le 1er film en tant que réalisatrice pour Nathalie Najem. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ces 100 minutes de drame sous haute tension sont une parfaite réussite dans le genre. Nice, de nos jours. Laura, la trentaine, essaie de se reconstruire après une relation tumultueuse avec Joachim. Elle mène une vie en apparence tranquille, en élevant seule sa petite fille. Mais l’accident de Shirine, la nouvelle compagne de Joachim, va faire ressurgir son passé. Les deux femmes, en proie à la violence du même homme, vont peu à peu se soutenir… Une véritable découverte, sur le thème de l’emprise et des violentes faites aux femmes, le tout défendu par un casting en état de grâce.
De toute évidence, la cinéaste a voulu raconter une histoire intime mais avec une dimension universelle, et surtout éviter les caricatures. Elle ne voulait pas d’un récit où l’homme est, selon ses dires, méchant dès la première image et la femme simplement aveuglée. Aussi les deux personnages féminins sont-ils car ni victimes passives ni figures héroïques idéalisées. Elle ouvre ainsi la voie à un discours sur la sororité, la honte, la résilience, et la difficulté de juger clairement des relations humaines. Autre point fort, de nombreuses scènes ont été tournées dans des lieux publics, sans blocage ni figuration organisée. Les acteurs ont été plongés dans le réel, avec des passants non avertis autour d’eux. Belle musique originale de Tal Zana qui m’a semblé inspirée du Cum Dederit de Vivaldi. Donc beaucoup d’atouts pour ce 1er film qui, malgré quelques coups de mou dans le rythme, fait passer un excellent moment de cinéma intimiste. A voir !
Côté casting, comme je l’ai dit plus haut, on continue de mesurer l’immense talent de Bastien Bouillon, qui de film en film, tous aussi différents que La nuit du 12, Le Comte de Monte-Cristo, Monsieur Aznavour ou Partir un jour, s’impose comme un de nos acteurs de tout 1er plan. Zita Hanrot, qu’on voit décidément trop peu sur les écrans, est magnifique tout comme Alexia Chardard. Un retour apprécié, celui de Marianne Basler. Mais la grande découverte reste la petite Maya Hirsbein, absolument épatante, dont a su préserver la fraîcheur et la vérité du jeu enfantin. Nathalie Najem parvient à trouver la note juste, sans effets spectaculaires, pour donner à voir très clairement la manipulation et les mécanismes qui mènent à la violence. Du thriller psychologique au centre d’une spirale sans fin. Prenant et très juste.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2025
Aux esprits chagrins qui se plaindraient de voir sortir de nombreux films traitant de l'emprise, des violences domestiques, voire de la sororité, il est facile de répondre qu'il était largement temps d'en parler et que le cinéma, français, en particulier, n'y songeait guère, auparavant, sans compter l'abondance de longs métrages au caractère viril assumé. Passons donc et regardons Aux jours qui viennent, la première réalisation de Nadia Najem. Si le film laisse une bonne impression d'ensemble, notamment dans son versant thriller, très percutant, il possède quelques faiblesses dans son écriture, le volet social est survolé, les ellipses se révèlent parfois peu convaincantes, sa construction, avec deux vies parallèles de femmes mal équilibrées et enfin sa mise en scène, nonchalante par endroits. Le sujet reste fort, cependant, et souvent prenant, notamment quand Bastien Bouillon est à l'écran, stupéfiant en homme à la fois terrifiant et dépendant. Face à lui, Zita Hanrot et Alexia Chardard assurent des prestations de bonne facture (la fillette est également remarquable), mais le film ne creuse peut-être pas suffisamment leurs personnages, en accordant une très grande place à leur tourmenteur. Loin de démériter, Aux jours qui viennent n'a pas la même puissance d'effroi que Jusqu'à la garde de Xavier Legrand ou encore l'étouffant Ne dis rien de Icíar Bollaín, qui reste inégalé pour évoquer le lourd sujet des violences conjugales.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2025
Très bon film sur la violence masculine envers les femmes, bon scénario avec aussi au menu la drogue qui n'arrange rien
ben desiles
ben desiles

56 abonnés 118 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2025
Ni bien, ni mal. J'aime beaucoup Bastien Bouillon, mais il n'était peut-être pas le meilleur choix pour le rôle. Le problème avec ce film, c'est que sur un sujet effrayant, le film n'effraie jamais vraiment. Le spectateur n'est jamais "pris aux tripes". Tout reste vraiment très "soft"...
Charles-Maxime
Charles-Maxime

62 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2025
Un film psychologique sur les violences conjugales. La réalisatrice nous propose deux des versants de ces violences : l’emprise et les traumatismes par le prisme de deux actrices, Zita Hanrot et Alexia Chardard, qui incarnent pleinement. Bastien Bouillon est quant à lui extrêmement convaincant dans ce rôle d’homme possessif, violent et manipulateur. On regrettera les quelques longueurs où la tension, présente du début à la fin du film, s’essouffle.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :

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Il y a cette lumière — traîtresse, crue, transparente — qui enveloppe Nice comme un linceul d’été. Une lumière qui ne cache rien, qui révèle les failles, les mensonges, les visages usés derrière les façades encore jeunes. Aux jours qui viennent ne s’ouvre pas : il recommence. Parce que Laura vit déjà après. Après Joachim. Après le chaos, l’abandon, l’éclat d’un amour devenu poison. Mais voilà, tout revient. Un accident. Une femme. Une autre. Shirine. Et l’écho du mal qu’on croyait laissé derrière.

Le film n’est pas un manifeste. Il ne martèle rien. Il regarde. Il respire. Il suit des corps qui hésitent, des voix qui craquent, des silences trop longs. Nathalie Najem, pour son premier long-métrage, évite l’effet, contourne le pathos, refuse les majuscules. Elle filme l’emprise comme on filme un fantôme : jamais frontalement, mais toujours là, présent, collé aux gestes, incrusté dans les regards.

Zita Hanrot est stupéfiante de tension contenue. Elle incarne une Laura qui ne cherche pas à plaire, qui ne s’explique plus, qui avance avec les cendres encore chaudes. Bastien Bouillon, lui, joue Joachim comme un gouffre à façade humaine. Lisse, séduisant, inquiétant. Il ne crie jamais. Il blesse doucement. Alexia Chardard, Shirine, c’est l’innocence encore persuadée qu’elle peut réparer un homme. Elle est l’avant de Laura. Laura est son après.

La mise en scène est feutrée, discrète, presque documentaire. Pas de musique appuyée. Pas de travelling flamboyant. Des chambres, des couloirs, des stations de tram, des bouches qui s’ouvrent trop tard. Najem capte le banal pour y loger la terreur. Et dans cette banalité : la naissance d’une solidarité. Pas héroïque. Pas spectaculaire. Mais juste. Essentielle.

Il n’y a pas de résolution dans Aux jours qui viennent. Juste des échappées. Des mains tendues sans promesse. Des départs sans certitude. Une mère, une fille, un nouveau monde peut-être. Et c’est ça qui bouleverse : l’absence de discours. Le refus du slogan. Juste des visages. Des douleurs. Et une lumière. Toujours là.
christophe R.
christophe R.

14 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2025
Un excellent film psychologique avec un scénario qui maintient le suspense jusqu’au bout. Le film raconte l’histoire d’un homme drogué qui persécute sa compagne et son ex compagne.
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