S'il traite de l'emprise et de la violence conjugale, la mise en place de ce drame est d'abord confuse. Puis, le récit se traîne, manque d'épaisseur, de tension et le sujet reste finalement en surface, mal maîtrisé. L'aspect thriller de fin est en outre assez rocambolesque.
Premier film remarqué de la réalisatrice et scénariste Nathalie Najem sur le thème du harcèlement de couple (et d'ancien couple) qui met la tension de la part d'un homme accro à la drogue, dangereux persécuteur, sur son ex femme, mère d'une fille de lui, qui essaye de se reconstruire et galère pour vivre au quotidien, puis la nouvelle conquête qui subit le présent. Long métrage réaliste qui doit beaucoup sur le jeu des comédiens à commencer par Bastien Bouillon impressionnant en type inquiétant, j'avais peur de le voir en faire des tonnes ou jouer dans la caricature ce genre de rôle mais il est incroyable. Zita Hanrot amène beaucoup de sensibilité et de détresse pour son personnage de même que Alexia Chardard qui est une révélation. Bonne mise en scène urbaine dans la ville de Nice et sa plage. Une œuvre à découvrir.
Film assez édifiant sur les violences domestiques et l'emprise. Le début est assez flou dans la présentation des personnages. Puis l'histoire se met en route et devient très anxiogène.
Nathalie Najem, signe son premier long-métrage. Elle aborde le thème de l’emprise et la violence faites aux femmes avec beaucoup de justesse qui nous permet de comprendre l’indicible,les multiples facettes des violences masculines dans les relations amoureuses. Je salue la Magnifique interprétation des trois Acteurs principaux.
un film bouleversant sur les violences conjugales dans un univers sombre plonger au coeur de Nice avec un suspense haletant . un film qui restera dans les mémoires .
Ce film mérite d’être vu ; il traite avec sobriété et justesse de la manipulation et des violences au sein du couple et il est servi par une interprétation de qualité
Film intéressant pour son analyse des violences conjugales et de l'emprise masculine mais que de longueurs... avec une mise en scène sans imagination que sauvent d'excellents acteurs.
Ce n'est pas un grand film même s'il est bien interprété, l'histoire est assez prévisible et elle fait écho à un thème déjà abordé avec un précédent film sorti un an presque jours pour jours (Jamais plus, it ends with us de Justin Baldoni). On ressort de cette histoire sans plus de certitude qu'on en a avant d'en avoir vu sa conclusion, c'est un film pour illustrer un débat de société mais pas un film pour aller se distraire au cinéma et oublier ses soucis dans un moment de détente ou rester pantois devant un moment d'histoire ou une intrigue machiavélique, pourtant s'il avait été davantage traité en mode thriller (chose qui aurait tout à fait été possible, les américains savent très bien faire et on en a aussi un aperçu dans quelques scènes), l'ensemble aurait été bien meilleur et en tout cas plus captivant... L'été est décidément une saison plutôt pauvre pour le cinéma.
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3,0
Publiée le 27 novembre 2025
Laura et Shirine sont liées par Joachim, un homme qui est l'ex de la première et le compagnon de la seconde. S'il peut parfois avoir des tensions entre deux femmes dans ce cas de figure, ce n'est pas le cas entre elles. Laura a même plutôt de la compassion pour elle, car elle sait ce qu'elle risque de vivre. Si l'on remarque rapidement le caractère toxique de Joachim, on ne sait pas vraiment où Nathalie Najem veut nous mener surtout si on aborde le film à l'aveugle. Ces recherches en Italie sèment un peu le doute sur la nature de l'histoire. La réalisatrice n'emprunte jamais les codes d'un thriller domestique, mais on ressent progressivement de la tension au fur et à mesure que la peur de ces femmes augmente. Il y a des longueurs au cours de certaines balades sans grand intérêt, mais le film est efficace et glaçant quand il entre dans le vif du sujet. Au final, ça n'apporte rien de nouveau, mais c'est pas mal et incarné par un très bon trio.
"Aux jours qui viennent" est un film qui observe au plus près une relation toxique et la lente prise de conscience de celle qui la subit. L’histoire suit une femme prise dans les filets d’un compagnon manipulateur, un pervers narcissique au charme trompeur, dont la violence se diffuse par petites touches, presque invisibles au départ, avant de devenir impossible à nier. Sur le papier, tout est là. Zita Hanrot livre une prestation d’une grande justesse, jamais démonstrative, tandis que Bastien Bouillon est glaçant de banalité dans ce rôle d’homme qui détruit sans hausser la voix. La mise en scène est sobre et réaliste. Et pourtant, malgré la qualité évidente du jeu et la sincérité du propos, quelque chose résiste. L’émotion peine à surgir, l’empathie reste à distance. Peut-être parce que le film reste trop sage, trop contenu, comme s’il n’osait jamais pleinement faire basculer le spectateur dans la douleur intérieure de son héroïne.
D'autres films avant celui-ci ont parfaitement su retranscrire les relations toxiques (Mon roi de Maiwen). Ici, le manque d'unité et de rythme du scénario saute aux yeux, il avance trop par à-coups pour espérer maintenir l'intérêt tout le long, malgré un excellent duo d'acteurs.
Il suffit d'un rien pour se retrouver sous l'emprise d'une personne qu'on pense pouvoir sauver d'elle même. Mais parfois l'issue ne passe que par la collaboration des victimes quand elles réalisent qu'elles n'ont plus le choix. Tenu, intense, très bien amené "aux jours qui viennent" est un drame qui entraine son public au rythme des confrontations et des décisions de son personnage principal. Bastien Bouillon et Zita Hanrot y sont excellent !
Ce drame psychologique construit à la manière d’un thriller évoque les violences conjugales au sein d’une relation et le problème de la masculinité toxique. La constance du scénario parvenant avec brio à reconstruire le modèle et mécanismes conduisant à ce type de relation est à louer malgré quelques maladresses et une dernière partie plus faible. Pour autant, la qualité de l’interprétation portant des personnages écrits sans entrer dans la caricature est également une belle force d’un premier long-métrage imparfait surtout lorsque le récit glisse vers une tension quelque peu artificielle.
Un très bon drame, tendu et tenu, dans des décors Niçois et Sicilien, avec Bastien Bouillon dans un rôle à contre-emploi, et Zita Hanrot toujours excellente, qui dépeint une forme de masculinité toxique et les ravages d'une relation d'emprise, pendant et après la séparation selon la situation de chacune des deux héroïnes.
Voilà un film nécessaire sur le harcélement et l'emprise d'un homme sur son ex-compagne, sa fille et sa nouvelle conquête. On peut y voir Bastien Bouillon dans un rôle de personnage paumé, accro à la drogue, et ne supportant pas la frustration d'une séparation. C'est criant de réalisme et la sororité des deux vicimes (Zita Hanrot et Alexia Chardard) plus la petite fille est un bouclier face à ce personnage détestable. Mélange de film social puis de thriller, l'ensemble dépeint le quotidien oppressant de femmes traquées par un homme violent.