un grand film . génial à tous points de vue. mise en scène en lien avec l'époque, ( mais malheureusement encore trop souvent d'actualité ) renouant magistralement avec le néo réalisme italien,où l'on cotoie le rire et le drame : On y voit, on reçoit ,de plein fouet la violence " ordinaire " d'un homme dans son couple et l' acceptation silencieuse de presque tous .Tout cela ,Merveilleusement" théâtral," musiques/chants excellents. Actrices extraordinaires, ( dont l'une est la réalisatrice inspirée) acteurs finement choisis. un suspense... . Quintessence de l'excellence italienne, avec un plus, fait par des femmes pour les femmes et l'humanité. oui un hymne à la liberté et la vie .
N'en déplaise aux esthètes du cinéma, et ils semblent nombreux sur ce site, si ce film a eu un retentissement inattendu de l'autre côté des Alpes, c'est qu'il a largement été utilisé pour défendre la cause féminine. Notamment à la suite d'un terrible féminicide, connu sous le nom du "Femminicidio Cecchettin", des manifestants reprenant certaines des répliques du film sur leur panneaux. Le film a aussi fait l'objet d'une diffusion devant les sénateurs afin de les sensibiliser un peu plus à la cause féminine, bien que ce jour-là, les élus étaient bien peu nombreux. Certaines écoles ont également projeté "C'è ancora domani", grâce, par exemple aux don anonyme d'un chef d'entreprise. Pour toutes ces raisons, le film a eu en Italie un écho incroyable. Bon, sur l'aspect cinématographique, maintenant, je ne me risquerai à aucun jugement, n'ayant pas la licence de bien des lecteurs de ce site. Cependant, que le film soit en noir et blanc, que les scènes de violence soient chorégraphiées, la colonne sonore parfois volontairement décalée et le ton résolument humoristique renforcent, selon moi, le sentiment de violence et d'injustice que subit cette femme et le mal être que vit le spectateur. Certes, la fin peut paraître anecdotique, puisque tout le monde s'attend à une autre issue, mais ce serait oublier que, pour une femme, spoiler: abandonner ses enfants serait dramatique, spécialement en Italie à cette époque où le divorce n'était pas autorisé. Et si aujourd'hui le droit de vote est tellement banal que plus personne ne l'utilise , il constituait à l'époque un premier pas de ce long chemin qu'est la cause féminine. Alors, oui, rien que pour cette raison, j'encourage les femmes et les hommes à aller voir ce film. Et tant pis pour les puriste du 7ème Art.
2 heures a voir cette pauvre Delia se faire casser la gueule par son mari devant ses enfants. 2 heures à voir sa fille prendre lentement mais sûrement le même chemin de victime de violence domestique.
un film aux gros sabots qui passe a côté de son sujet, pire, qui méprise son sujet et les tenants et aboutissants de la tyrannie conjugale, et par la meme occasion met un soufflet claquant supplémentaire à toutes ces femmes battues, et leurs enfants victimes de l’exemple parental, à qui l’intrigue n’apporte aucune délivrance autre qu’une leçon lénifiante et pontifiante parfaitement à côté de la plaque.
Ce n’est pas un mauvais film mais c’est comme un plat de pâtes trop salées. Même bien cuites c’est immangeable.
Pompeux et ampoulé. On peut donc tromper une fois cinq millions de personnes. Seul le personnage de Marcella et sa psychologie bien dosée nous a interrogé et ému. La violence faite aux femmes est traitée de façon légère, presque détachée. Pourquoi donc en faire le sujet du film. On regrette le cinéma italien qui comme le cinéma français n’a pas survécu aux nouveaux médias. Mais on peut toujours être surpris.
Alors c'est cela, ce nouveau chef d'œuvre du cinéma italien qui a réussi à faire venir 5 millions de spectateurs dans les salles de la péninsule ! C'est vraiment à se taper la tête contre les murs ! Franchement, ce n'est pas parce qu'un film veut se montrer à la pointe du féminisme et, en particulier, dénoncer les violences familiales faites aux femmes, qu'on doit accepter un grand n'importe quoi en matière de cinéma. Dès le début, on comprend qu'il n'y aura aucune finesse et que la réalisatrice va faire tout ce qu'il ne faut pas faire lorsqu'on cherche à défendre une cause : charger la barque à ras bord en exagérant les situations ce qui a pour effet de prêter le flanc à l'incrédulité sur l'ensemble du "dossier". Tourner en noir et blanc cette histoire dont l'action se déroule en 1946 ? Pourquoi pas, sauf que cela rend encore plus cruelle la comparaison avec le néoréalisme d'un Vittorio de Sica ou avec la "Comédie à l'italienne" d'un Dino Risi ou d'un Ettore Scola, des modèles que la réalisatrice a cherché très maladroitement à imiter. Et cette idée de mettre du rap en accompagnement musical de ces images "vintage", d'où vient elle, à quoi sert elle ? La réalisatrice a-t-elle voulu montrer par ce biais que notre époque connaissait toujours les violences conjugales ? Si c'est le cas, le procédé est à la fois très lourd et très naïf. Même la surprise que réservent les 5 dernières minutes n'arrive pas à sauver ce film qui traite un sujet important de façon pachydermique. 5 millions de spectateurs en Italie !!! A titre de comparaison sur les effets du marketing sur la fréquentation d'un film, je me demande combien de spectateurs ont été voir "Primadonna", autre film italien récent, tout autant féministe, mais qui lui est un véritable bijou de finesse et d'émotion ?
Très déçu par ce film, ses loooooooooongueurs, et surtout sa fin absurde (et totalement ratée). A force de vouloir nous embarquer sur des fausses pistes, le scénario devient improbable et non crédible. Les parties dansées au moment où le mari bat sa femme m'ont parues totalement déplacées, faisant passer ces moments tragiques pour légers, voire comiques. Je pense que c'est une erreur majeure de réalisation. Je n'ai pas non plus aimé la photographie, une lumière plate digne d'un téléfilm. Idem pour la déco : rien ne traine, tout est propre, tout brille, alors qu'il s'agit d'une famille pauvre.
long, lent et personnellement j ai trouvé cela oppressant. pas réussi à rentrer dans le film qui est peut être fait pour un public italiens grosse déception
Excellent film tant par ses actrices et acteurs que par son scénario, ses images peaufinées et sa bande son décalée. Le film explore la condition féminine en 1946, en Italie. On s'émeut pas mal, on est pris par l'intrigue, on vibre avec l'héroïne, on a envie d'en faire sa meilleure amie, on rit beaucoup aussi et ce dosage de sentiments est très bien équilibré, tout en finesse. Je me suis bien fait avoir vers la fin, comme pas mal de monde, le twist est réussi!!! Avec panache. Un super moment de cinéma. Et une belle envie de découvrir d'autres films de cette réalisatrice.
Nous sommes au printemps 1946 dans le Testaccio, un quartier populaire du sud de Rome. Delia (Paola Cortellesi) y vit sous l’emprise de son mari, Ivano (Valerio Mastandrea). Elle élève sa fille aînée qui est sur le point de se marier, au risque de reproduire les erreurs que sa mère a commises, et deux garçons turbulents. Son mari, aussi machiste que violent, la bat comme plâtre au vu et au su de ses trois enfants et de ses voisins qui n’y peuvent mais. Delia rêve à la vie qu’elle aurait pu avoir si elle avait épousé Nino, le mécanicien qui l’avait courtisée plus jeune et qui est toujours épris d’elle. Dans quelques jours se tiendra le référendum qui marquera la fin de la monarchie en Italie et auquel les femmes auront, pour la première fois, le droit de participer.
"Il reste encore demain" nous vient d’Italie où il a rencontré un succès époustouflant. Sorti en octobre dernier, il y est devenu un phénomène de société, plébiscité par plus de cinq million d’entéres comme le proclame triomphalement son affiche française, au risque d’en faire son principal argument de vente. C’est le premier film de Paola Cortellesi, qui y interprète le rôle principal.
C’est un film étonnant, qui mérite amplement son succès. C’est bien sûr au premier chef un film féministe, dont la sortie en France coïncide opportunément, à quelques jours près, avec la Journée internationale des droits des femmes. Le sort de son héroïne brise le cœur. Sa résilience suscite une empathie immédiate. La conclusion du film, qu’on imaginait se diriger gentiment vers une fin attendue, surprend et, à la réflexion, convainc.
Mais c’est surtout un film remarquablement mis en scène, qui fait preuve d’une maîtrise étonnante pour une première réalisation. C’est un film en noir et blanc et en format carré, qui convoque par son esthétique les grands classiques du néo-réalisme : Delia occupe un logement similaire à celui de l’héroïne de "Bellissima" de Visconti et, comme elle, administre des piqûres à domicile à ses patients. Comme Sofia Loren dans "Une journée particulière", elle étend son linge sur les toits plats de Rome, avec le monument à Victor-Emmanuel II en arrière-plan.
Mais c’est pour autant un film très contemporain qui emprunte à plusieurs genres : au naturalisme, au thriller (la dernière scène est construite autour d’un suspense haletant) et même à la comédie musicale. La musique, très riche, fait le pari – que je trouve moyennement convaincant – de l’anachronisme.
Un aspect du film m’a chiffonné. Ses personnages sont monolithiques : Ivano, comme son père, y est unanimement détestable, Delia, comme sa fille, y est totalement admirable. Cette caractérisation prend en otage le spectateur, condamné à haïr Ivano et à prendre fait et cause pour Delia, autant qu’il prive le film d’une grande partie de sa subtilité.
Drôle et grave en même temps. Un merveilleux film dans la lignée d’Ettore Scola, un noir et blanc très actuel, bande son parfaite, les acteurs sont tous magnifiques. Un très grand film
Sans être le chef d’œuvre que j’attendais au vu des critiques, ça reste un joli film mais son style n’est pas celui que j’aime le plus. C’est une histoire de goût, mais ce coté burlesque n’est pas de là bienvenue, ça ne fait ni rire et c’est pas vraiment compréhensif. Pour ma part c’est surtout ce côté là qui est de trop. Le scénario quand à lui est très bien fait, et la fin est grandiose!